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      <titleStmt>
        <title>Manuscrits de Sophie Germain, Français 9115, vues 21–40 — transcription</title>
        <author>Sophie Germain</author>
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          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-12">2026-09-12</date>)</resp>
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          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">germain.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
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      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Lecture automatique — non vérifiée</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-16">2026-09-16</date>
        <availability status="free">
          <licence target="https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/">CC0 1.0</licence>
          <p>Le manuscrit transcrit est dans le domaine public. Cette
          transcription est une première lecture automatique, non vérifiée, placée
          dans le domaine public (CC0) ; aucune image n'est reproduite — le
          fac-similé est celui de Gallica, cité vue par vue. Source gallica.bnf.fr /
          Bibliothèque nationale de France. La source LaTeX dont ce fichier
          dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/germain-project.</p>
        </availability>
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      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Paris</settlement>
            <repository>Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits and Bibliothèque de l'Arsenal</repository>
            <collection>Manuscrits de Sophie Germain</collection>
            <idno type="shelfmark">Français 9115</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Papiers de Sophie GERMAIN. — Recueil de dissertations et problèmes mathématiques et physiques.</head>
          <msContents>
            <summary>Vues 21 à 40 du volume, dans la
            numérotation de Gallica (une vue par image) ; lot 2 de vingt vues.
            La foliotation au crayon de la BnF, quand elle a pu être lue, est
            donnée par un milestone[@unit='folio'] ; elle n'est jamais déduite.
            Les vues absentes de la transcription ne portent rien à lire et sont
            omises ; le saut dans la numérotation en est le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>1801-1900</origDate><note>Datation du catalogue, reproduite telle quelle.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875">https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875</ref>
                <note>Fac-similé numérique de la Bibliothèque nationale de France
                sur Gallica, servi par l'API IIIF. L'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> pointe la vue correspondante dans
                le lecteur de Gallica.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription de manuscrits de mathématiciens numérisés dans Gallica, une passe de vingt vues
        par conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi> (vue de Gallica) ;
        <hi rend="monospace">\folio</hi> devient <hi rend="monospace">milestone[@unit='folio']</hi>
        (foliotation de la BnF, jamais déduite).</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="germain-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/germain-project">https://github.com/Commutator-IO/germain-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
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      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-12" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-16" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="2">
<p><note type="editorial" resp="#pass">Les deux séries de numéros à l'encre relevées au lot 1 se poursuivent
sans interruption : vues 21, 23, 25, 27, 29, 31, 33, 35, 37, 39 → 11, 12, 13,
14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, accompagnés chacun d'un second nombre biffé → 19,
21, 23, 25, 27, 29, 31, 33, 35, 37 ; vues 22, 24, 26, 28, 30, 32, 34, 36, 38,
40 → 20, 22, 24, 26, 28, 30, 32, 34, 36, 38. Ces numéros ne sont pas au
crayon : aucune foliotation de la Bibliothèque n'a été lue sur ces vues, et
aucun « f. » n'est donc porté dans cette transcription.</note></p>
<pb n="21" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f21.item"/><p>composé, tendent à se replacer dans la situation qu'une cause extérieure leur
a fait perdre.</p>
<p>L'autre suppose une <hi rend="italic">tendance des</hi> molécules des corps à se repousser
mutuellement. Celle-ci ne permet donc pas d'attribuer de forces <hi rend="italic">propres</hi>
à chaque point considéré isolement.</p>
<p>La première, générale comme la définition même des forces d'élasticité,
conduit au terme
<formula notation="TeX" rend="display">-\left( \frac{1}{\rho} + \frac{1}{\rho'}
          - \left( \frac{1}{R} + \frac{1}{R'} \right) \right)
   \delta\left( \frac{1}{\rho} + \frac{1}{\rho'}
          - \left( \frac{1}{R} + \frac{1}{R'} \right) \right)</formula>
et ce terme s'applique, comme on devoit s'y attendre, à toutes les figures
naturelles possibles de la surface.</p>
<p>La seconde ne semble devoir s'appliquer qu'aux seuls cas où les quantités
<formula notation="TeX">\frac{1}{\rho} + \frac{1}{\rho'} - \left( \frac{1}{R} + \frac{1}{R'} \right)</formula>
et <formula notation="TeX">\frac{1}{\rho} - \frac{1}{\rho'}</formula>, sont nulles en même tems.</p>
<p>En effet les forces répulsives ne tendent qu'à diminuer la différence
<formula notation="TeX">\frac{1}{\rho} - \frac{1}{\rho'}</formula> ; l'action des forces répulsives ne peut
donc être épuisée que quand la différence
<formula notation="TeX">\frac{1}{\rho} - \frac{1}{\rho'}</formula> devient nulle. Les forces d'élasticité ne
tendent qu'à diminuer la différence
<formula notation="TeX">\frac{1}{\rho} + \frac{1}{\rho'} - \left( \frac{1}{R} + \frac{1}{R'} \right)</formula> ;
l'action des forces d'élasticité ne peut donc être épuisée que quand la
différence
<formula notation="TeX">\frac{1}{\rho} + \frac{1}{\rho'} - \left( \frac{1}{R} + \frac{1}{R'} \right)</formula>
devient nulle, c'est-à-dire quand la surface a repris sa figure naturelle.
S'il arrivoit que l'équation
<formula notation="TeX">\frac{1}{\rho} + \frac{1}{\rho'} - \left( \frac{1}{R} + \frac{1}{R'} \right) = 0</formula>
n'entraînat pas la condition
<formula notation="TeX">\frac{1}{\rho} - \frac{1}{\rho'} = 0</formula>, les forces répulsives continueroient
d'agir lorsque les forces d'élasticité auroient épuisées leur action. Les deux
hypothèses ne pourroient donc plus s'appliquer à la même nature de surface.
Ainsi, celle qui admet les forces répulsives sera bornée au seul cas où, la
surface considerée dans son état naturel, aura, en chaque point, les rayons
principaux de courbure</p>
<pb n="22" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f22.item"/><p>égaux et dirigés du même côté.</p>
<p>La condition d'une même limite pour les différences
<formula notation="TeX">\frac{1}{\rho} + \frac{1}{\rho'} - \left( \frac{1}{R} + \frac{1}{R'} \right)</formula>
et <formula notation="TeX">\frac{1}{\rho} - \frac{1}{\rho'}</formula>, ne suffit pas pour que les deux
hypothèses soient équivalentes. Si on réfléchit sur leur nature on verra
qu'une différence essentielle les distingue.</p>
<p>L'une veut que la force élastique soit <hi rend="italic">propre</hi> a chaque point matériel
qui compose la surface. L'autre suppose que chacun des mêmes points ne doit la
force dont il est doué qu'a l'action qu'il exerce sur les points adjacens et à
celle à laquelle il est soumis de la part des mêmes points.</p>
<p>Les deux hypothèses ne peuvent donc être équivalentes que dans les cas où les
tendances répulsives sont combinées de manière que leur effet sur chaque point
matériel puisse être considéré isolément et comme ne dépendant plus que de
<del>son</del> déplacement de ce point.</p>
<p>S'il s'agit, par exemple, d'une simple lame droite, le choix
<unclear>de l'hypothèse</unclear> sera parfaitement indifférent.
<note type="editorial" resp="#pass">« de l'hypothèse » est ajouté dans l'interligne, au-dessus de « le choix
sera »</note>
Pour nous en convaincre, imaginons trois points matériels <formula notation="TeX">A</formula>, <formula notation="TeX">B</formula>, <formula notation="TeX">C</formula>
disposés en ligne droite et supposons que chacun de ces points exerce sur les
points adjacens une égale action. La force avec laquelle le point <formula notation="TeX">B</formula> sera
repoussé par le point <formula notation="TeX">A</formula> sera détruite par la force avec laquelle le même
point <formula notation="TeX">B</formula> sera repoussé par le point <formula notation="TeX">C</formula>. Le point <formula notation="TeX">B</formula> ne sera donc plus animé
que par la somme des forces avec lesquelles il repoussera les points adjacens
<formula notation="TeX">A</formula> et <formula notation="TeX">C</formula>. Le point <formula notation="TeX">A</formula> sera animé par la force avec laquelle il repoussera le</p>
<pb n="23" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f23.item"/><p>des trois points se trouvera soumis a la même action que s'ils étoient animés
de forces <hi rend="italic">propres</hi> uniquement dépendantes de leur déplacement et, quelle
que soit l'étendue de la lame élastique elle sera en équilibre lorsque tous
ses points matériels seront placés a distances égales les uns des autres,
c'est-à-dire lorsqu'elle aura repris sa figure naturelle.</p>
<p>Aussi les différences
<formula notation="TeX">\frac{1}{\rho} + \frac{1}{\rho'} - \left( \frac{1}{R} + \frac{1}{R'} \right)</formula>
et <formula notation="TeX">\frac{1}{\rho} - \frac{1}{\rho'}</formula>, ont-elles, alors, non seulement la même
limite, mais encore la même valeur savoir <formula notation="TeX">\frac{1}{\rho}</formula>.</p>
<p>A l'égard des surfaces naturellement planes le choix de l'hypothèse cesse
d'être indifferent. Cependans aucun des points intérieurs d'une telle surface
se trouve animé par des forces qui ont des sphères d'activité égales entre
elles, ces forces tendent donc a produire le même effet que si elles étoient
réunis a leurs centres respectifs, ou, ce qui revient au même, que si elles
étoient <hi rend="italic">propres</hi> a chacun des points intérieurs de la surface.
<note type="editorial" resp="#pass">« Cependans aucun… se trouve animé » : la négation attendue (« n'est
animé ») manque sur le feuillet ; la phrase est transcrite telle quelle</note></p>
<p>L'ensemble de ces points doit se trouver en équilibre par rapport aux forces
répulsives lorsqu'ils seront tous placés à distance égales les uns des
autres ; c'est-à-dire lorsque la surface aura repris sa figure naturelle.</p>
<p>Suivant la remarque de l'habile géomètre dont j'ai plusieurs fois cité le
mémoire, lorsqu'on a seulement égard aux termes qui après les intégrations</p>
<pb n="24" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f24.item"/><p>par parties, restent sous le double signe on a identiquement
<formula notation="TeX" rend="display">\delta \iint \frac{k\, dx\, dy}{\rho\rho'}
  = \iint \delta\!\left( \frac{k}{\rho\rho'} \right) dx\, dy = 0 .</formula>
Puisque c'est par le terme <formula notation="TeX">\iint \delta\!\left( \frac{4k}{\rho\rho'} \right) dx\, dy</formula>
que les deux hypothèses diffèrent, il s'en suit que si le choix de
l'hypothèse est indifferent a l'égard des mêmes points, le résultat de l'une
et l'autre hypothèses devienne pour eux identique.
<note type="editorial" resp="#pass">la valeur du coefficient est lue « <formula notation="TeX">4k</formula> » à la seconde intégrale et
« <formula notation="TeX">k</formula> » à la première ; les deux lectures sont celles du feuillet</note></p>
<p>Il n'en est pas de même pour les points d'extrémités. L'équation à laquelle
ils doivent satisfaire depend du choix de l'hypothèse et, en général, les
conditions auxquelles on peut concevoir que ces points sont assujettis ne
peuvent s'appliquer à la fois aux équations données par l'une et l'autre
hypothèses.</p>
<p>Il est facile d'en voir la raison. Supposons, par exemple, que la plaque
élastique soit terminée par une ligne droite ; pour que les points matériels
situés sur cette ligne soient, par rapport aux forces répulsives, dans le même
cas que les points intérieurs, il faut que la ligne d'extrémité se meuve
parallèlement à elle même, afin que les actions hémisphériques exercés par
chacun des points qui la composent</p>
<pb n="25" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f25.item"/><p>sur les points adjacens, ajoutés aux actions également hémisphériques que les
points adjacens exercent sur les mêmes points d'extrémités, donne
<unclear>pour chacun</unclear> une action sphérique qui, comme pour les points
intérieurs, puisse être censée réunie à leurs centres et devienne ainsi
équivalente aux forces <hi rend="italic">propres</hi> que l'autre hypothèse attribue à tous
les points matériels de la surface.
<note type="editorial" resp="#pass">« pour chacun » est ajouté dans l'interligne, au-dessus de « donne une
action »</note></p>
<p>N° 7 L'auteur du <hi rend="italic">mémoire sur les surfaces élastiques</hi> a borné ses
recherches au cas des surfaces naturellement plane. Cet habile géomètre n'a
pas dissimulé les difficultés que l'on rencontreroit dans l'application de son
hypothèse si on vouloit déterminer les conditions auxquelles les points
d'extrémités peuvent être assujettis ; car on lit le passage suivant p. 202
N° 14 de son memoire :</p>
<quote>« Si le point <hi rend="italic">m</hi> est, au contraire, situé sur le contour de la surface,
ou qu'il en soit très peu éloigné, la sphère d'activité de la force répulsive,
autour de ce point, ne sera plus complète, c'est-à-dire, qu'une portion de son
étendue ne renfermera pas de points de la surface. Alors les intégrales
relatives à <formula notation="TeX">u</formula> et <formula notation="TeX">\varphi</formula> devront être prises dans d'autres limites ; mais
pour trouver l'équation différentielle de la surface élastique en équilibre,
il suffit de considérer les points intérieurs, situés à une distance
quelconque</quote>
<pb n="26" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f26.item"/>
<quote>de son contour ; et l'on n'a besoin d'examiner ce qui arrive aux points
extrêmes, que pour déterminer les forces particulières que l'on doit appliquer
aux limites de la surface pour la tenir en équilibre ; <hi rend="italic">détermination très
délicate</hi>, sur laquelle je me propose de revenir par la suite mais dont il ne
sera pas question dans ce mémoire. »</quote>
<p>Si l'auteur se fut occupé de la détermination dont il parle ici, j'aurois été
à même de comparer l'une et l'autre théories sous des rapports où elles ne
peuvent manquer de différer essentiellement.</p>
<p>Réduite à mes seules lumières, j'avouerai que l'hypothèse des forces
répulsives me semble devoir mener, sauf le cas dont j'ai parlé N° 6, à
considérer la surface plane comme fesant partie d'une sphère dont le rayon
seroit infini, c'est-à-dire comme infinie elle même.</p>
<p>Il me semble en effet que ce n'est que quand les points doués de forces
répulsives appartiennent à une surface sphérique, que l'on peut toujours
regarder l'effort de chacun de ces points pour reprendre sa situation
naturelle comme égale a l'effort des mêmes points pour se mettre dans la
situation où les forces répulsives se font équilibre ; condition qui me paroît
nécessaire pour que les deux hypothèses soient, généralement parlant,
équivalentes.</p>
<pb n="27" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f27.item"/><p>Je ne me dissimule pas que le point de vue sous lequel j'ai envisagé la
question est entièrement neuf ; et c'est pour moi un grand sujet de défiance.</p>
<p>Dans le cas linéaire, les géomètres ont eu recours à la considération de
l'angle de contingence, et ils ont présentés de grandes difficultés à
exprimer, pour la surface, un nombre infini de flexions qui s'exécuteroient à
la fois dans tous les sens. On peut regarder l'hypothèse qui admet la somme
des raisons inverses des deux rayons de principales courbures, comme
introduisant les angles de contingences des deux courbures respectives ; mais
je vais plus loin et je ne regarde les variations de courbures que comme le
resultat de la variation de position de chacun des points matériels dont se
compose la surface. Je crois me conformer en cela a la définition des forces
d'élasticité ; car le corps élastique ne peut tendre à reprendre sa forme et
son étendue naturelles qu'autant que les points materiels qui le composent
tendront eux mêmes à reprendre leur position naturelle. Cette idée est
fondamentale ; elle réduit la question à ses élemens les plus simples, je
supplie les géomètres de lui accorder quelqu'attention.</p>
<pb n="28" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f28.item"/><p>N° 8 Suivant la remarque du savant auteur du <hi rend="italic">Mémoire sur les surfaces
élastiques</hi> (voyez N° 23 p. <unclear>221</unclear>) la plaque élastique en état
d'équilibre est parmi toutes les surfaces de même étendue, celle dans laquelle
l'intégrale
<formula notation="TeX">\iint \left( \frac{1}{\rho} + \frac{1}{\rho'} \right)^{2} k\, dx\, dy</formula>
est un <hi rend="italic">maximum</hi> ou un <hi rend="italic">minimum</hi>.</p>
<p>Si j'ai reussi à prouver que le terme dû aux forces d'élasticité est pour
chaque point de la surface
<formula notation="TeX">-\left( \frac{1}{\rho} + \frac{1}{\rho'} - \left( \frac{1}{R} + \frac{1}{R'} \right) \right)
 \delta\left\{ \frac{1}{\rho} + \frac{1}{\rho'} - \left( \frac{1}{R} + \frac{1}{R'} \right) \right\}</formula> ;
la même remarque s'étendra a la surface élastique de figure quelconque, et on
pourra affirmer que cette surface est, parmi toutes les surfaces de même
étendue, celle pour laquelle l'intégrale
<formula notation="TeX" rend="display">\iint \left\{ \frac{1}{\rho} + \frac{1}{\rho'}
        - \left( \frac{1}{R} + \frac{1}{R'} \right) \right\}^{2} k\, dx\, dy</formula>
est un <hi rend="italic">maximum</hi> ou un <hi rend="italic">minimum</hi>.</p>
<p>J'espere être, par la suite, en état de démontrer que ce théorème conduit en
effet a l'équation de la surface élastique de figure quelconque</p>
<p>Dans les §§ suivans je ne m'occuperai plus que du seul cas des plaques
vibrantes</p>
<pb n="29" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f29.item"/>
<div type="section">
<head>Conclusions analytiques déduites de l'une et l'autre hypothèses</head>
<p>N° 9 Mon hypothèse conduit au terme
<formula notation="TeX">-\left\{ \frac{1}{\rho} + \frac{1}{\rho'}
  - \left( \frac{1}{R} + \frac{1}{R'} \right) \right\}
 \delta\left\{ \frac{1}{\rho} + \frac{1}{\rho'}
  + \left( \frac{1}{R} + \frac{1}{R'} \right) \right\}</formula>
en negligeant les quantités du second ordre, ce terme se réduit ici, à cause
de <formula notation="TeX">\frac{1}{R} + \frac{1}{R'} = 0</formula>, à
<formula notation="TeX">-\left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
 \delta\left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">à la seconde accolade la vue porte un signe <formula notation="TeX">+</formula> devant
<formula notation="TeX">\left( \frac{1}{R} + \frac{1}{R'} \right)</formula>, là où la vue 28 écrit deux fois
<formula notation="TeX">-</formula> dans le même terme</note></p>
<p>Étendu à la surface entière il donne l'intégrale double
<formula notation="TeX" rend="display">-\iint \left\{ \left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
    \delta\left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
    \right\} dx\, dy .</formula></p>
<p>On a en intégrant par parties
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{align*}
  &amp;\iint \left\{ \left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
    \delta\left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
    \right\} dx\, dy \\
  &amp;\quad = \int \left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
      \delta\frac{dz}{dx} . dy
   - \int \frac{d\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right\}}{dx}
      \delta z\, dy \\
  &amp;\qquad + \int \left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
      \delta\frac{dz}{dy} . dx
   - \int \frac{d\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right\}}{dy}
      \delta z\, dx \\
  &amp;\qquad + \iint \left\{ \frac{d^{4}z}{dx^{4}}
      + 2\frac{d^{4}z}{dx^{2}dy^{2}} + \frac{d^{4}z}{dy^{4}} \right\}
      \delta z\, dx\, dy .
\end{align*}</formula></p>
<p>N° 10 L'hypothèse des forces répulsives conduit au terme
<formula notation="TeX">-\left\{ \frac{1}{\rho} - \frac{1}{\rho'} \right\}
 \delta\left\{ \frac{1}{\rho} - \frac{1}{\rho'} \right\}</formula>
en négligeant les quantités du second ordre, ce terme se réduit ici à
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{gather*}
  -\left\{ \sqrt{ \left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)^{2}
     - 4\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} . \frac{d^{2}z}{dy^{2}}
     - \left( \frac{d^{2}z}{dx\,dy} \right)^{2} \right\} } \right\} \\
  \delta\left\{ \sqrt{ \left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)^{2}
     - 4\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} . \frac{d^{2}z}{dy^{2}}
     - \left( \frac{d^{2}z}{dx\,dy} \right)^{2} \right\} } \right\} \\
  = -\left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
     \delta\left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right) \\
   - 2\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} \delta\frac{d^{2}z}{dy^{2}}
     + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \delta\frac{d^{2}z}{dx^{2}}
     - 2\frac{d^{2}z}{dx\,dy} \delta\frac{d^{2}z}{dx\,dy} \right\} .
\end{gather*}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">le coefficient de l'accolade est lu <formula notation="TeX">-2</formula> ; la différentiation du radical
donnerait <formula notation="TeX">+2</formula>, mais le feuillet porte le signe négatif, ici comme à la
vue 30</note></p>
<p>Étendu à la surface entière il donne l'intégrale double
<formula notation="TeX" rend="display">-\iint \left\{ \left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
     \delta\left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
   - 2\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} \delta\frac{d^{2}z}{dy^{2}}
     + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \delta\frac{d^{2}z}{dx^{2}}
     - 2\frac{d^{2}z}{dx\,dy} \delta\frac{d^{2}z}{dx\,dy} \right\} \right\}
   dx\, dy</formula>
en intégrant par parties on trouve :</p>
<pb n="30" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f30.item"/><p><formula notation="TeX" rend="display">\begin{align*}
  &amp;\iint \left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} \delta\frac{d^{2}z}{dy^{2}}
    + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \delta\frac{d^{2}z}{dx^{2}}
    - 2\frac{d^{2}z}{dx\,dy} \delta\frac{d^{2}z}{dx\,dy} \right\} dx\, dy \\
  &amp;\quad = \int \frac{d^{2}z}{dx^{2}} \delta\frac{dz}{dy} . dx
   - \int \frac{d^{3}z}{dx^{2}dy} \delta z\, dx
   + \iint \frac{d^{4}z}{dx^{2}dy^{2}} \delta z . dx\, dy \\
  &amp;\qquad + \int \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \delta\frac{dz}{dx} . dy
   - \int \frac{d^{3}z}{dy^{2}dx} \delta z . dy
   + \iint \frac{d^{4}z}{dx^{2}dy^{2}} \delta z . dx\, dy \\
  &amp;\qquad - 2\left\{ -\int \frac{d^{2}z}{dx\,dy} \delta\frac{dz}{dx} . dx
   - \int \frac{d^{3}z}{dy^{2}dx} . \int \delta\ill{}\, dy
   + \iint \frac{d^{4}z}{dx^{2}dy^{2}} \delta z\, dx\, dy \right\}
   + \frac{d^{2}z}{dx\,dy} \delta z .
\end{align*}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">dans la dernière accolade un terme est biffé puis récrit par-dessus, et
ni la couche biffée ni la correction ne se laissent lire : la vue porte
« <formula notation="TeX">\int \delta</formula> », un mot rayé, puis « <formula notation="TeX">dy</formula> », avec « <formula notation="TeX">dy</formula> » repris au-dessous.
Le terme « <formula notation="TeX">+\,\frac{d^{2}z}{dx\,dy}\delta z</formula> » est ajouté sur une ligne
propre, sous l'accolade</note></p>
<p>On a par conséquent en ayant égard à la valeur de
<formula notation="TeX">\iint \left\{ \left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
\delta\left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right) \right\}
dx\, dy</formula>
donnée N° précédent et en effaçant ce qui se détruit :
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{align*}
  &amp;\iint \left\{ \left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
     \delta\left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
   - 2\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} \delta\frac{d^{2}z}{dy^{2}}
     + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \delta\frac{d^{2}z}{dx^{2}}
     - 2\frac{d^{2}z}{dx\,dy} \delta\frac{d^{2}z}{dx\,dy} \right\} \right\}
     dx\, dy \\
  &amp;\quad = \int \left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
      \delta\frac{dz}{dx} . dy
   - \int \frac{d\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right\}}{dx}
      \delta z\, dy \\
  &amp;\qquad + \int \left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
      \delta\frac{dz}{dy} . dx
   - \int \frac{d\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right\}}{dy}
      \delta z\, dx \\
  &amp;\qquad - 2\left\{ \int \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \delta\frac{dz}{dx} . dy
      \ill{} \int \frac{d^{3}z}{dy^{2}dx} \delta z\, dy \right\} \\
  &amp;\qquad - 2\left\{ \int \frac{d^{2}z}{dx^{2}} \delta\frac{dz}{dy} . dx
      \struck{- \int \frac{d^{3}z}{dx^{2}dy} \delta\frac{dz}{dx} . dx}
      \struck{- \int \frac{d^{3}z}{dx^{2}dy} \delta z\, dx} \right\} \\
  &amp;\qquad + 4\left\{ \frac{d^{2}z}{dx\,dy} \delta z
      - \int \frac{d^{2}z}{dx\,dy} \delta\frac{dz}{dx} dx
      - \int \frac{d^{2}z}{dx\,dy} \delta\frac{dz}{dy} dy \right\} \\
  &amp;\qquad + \iint \left\{ \frac{d^{4}z}{dx^{4}}
      + 2\frac{d^{4}z}{dx^{2}dy^{2}} + \frac{d^{4}z}{dy^{4}} \right\}
      \delta z\, dx\, dy .
\end{align*}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">ces deux dernières accolades sont les plus retouchées du lot : le signe
qui joint les deux intégrales de la première est couvert d'un pâté d'encre et
n'a pas été lu ; dans la seconde, deux groupes sont rayés, et la lecture de la
couche annulée reste douteuse ; le <formula notation="TeX">2</formula> de « <formula notation="TeX">-2</formula> » est repassé à l'encre</note></p>
<p>N° 11 Conformement à ce qui a été dit N° 6, les termes qui restent sous le
double signe, c'est-à-dire ceux qui se rapportent aux points intérieurs sont
indépendans du choix de l'une ou l'autre hypothèses.</p>
<p>Si on multiplie la somme de ces termes par le coefficient constant <formula notation="TeX">n^{2}</formula>
proportionnel à l'épaisseur et a l'élasticité naturelle de la surface, et que
l'on ajoute le terme</p>
<pb n="31" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f31.item"/><p><formula notation="TeX">\frac{d^{2}z}{dt^{2}}</formula> dû aux forces accélératrices, on aura, en ayant égard
au signe
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{d^{2}z}{dt^{2}} + n^{2}\left( \frac{d^{4}z}{dx^{4}}
  + 2\frac{d^{4}z}{dx^{2}dy^{2}} + \frac{d^{4}z}{dy^{4}} \right) = 0</formula>
pour l'équation de la plaque élastique vibrante.</p>
<p>C'est en effet cette équation qui avoit été calculée d'après mon hypothèse et
qui se trouve dans la pièce que j'ai envoyée pour le concours de janvier 1814.</p>
<p>A l'égard des termes qui se rapportent aux extremités calculés suivant l'une
et l'autre hypothèses, ils ne peuvent, en général, être regardés comme
équivalens. Cependans si on vouloit que la surface plane fut infinie, on
auroit <formula notation="TeX">x</formula> et <formula notation="TeX">y</formula> pareillement infinis et par conséquent <formula notation="TeX">dx = 0</formula>, <formula notation="TeX">dy = 0</formula> ;
les termes qui se rapportent aux extremités disparoîtroient d'eux mêmes et,
comme je l'ait dit N° 7, le choix de l'hypothèse seroit parfaitement
indifferent.</p>
<p>Dans tout autre cas il me reste a examiner commens la différence entre les
mêmes termes s'accomode avec l'experience.</p>
</div>
<div type="section">
<head>Comparaison entre les resultats du calcul et les phénomènes observés</head>
<p>N° 12 Mon but actuel n'etant pas de traiter la théorie des surfaces
élastiques, mais seulement de mettre le lecteur à même d'apréciér les
differentes hypothèses employés à la recherche de l'équation</p>
<pb n="32" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f32.item"/><p>de ce genre de surfaces ; je n'indiquerai parmi les phénomènes qui ont été
expliqués dans les mémoires que j'ai présentés a l'accademie, que ceux qui ont
un rapport direct avec le choix de l'hypothèse.</p>
<p>J'éviterai le plus possible de citer les faits particuliers, et d'entrer dans
le détail de leur explication.</p>
<p>L'approbation de l'institut est une garantie suffisante de l'accord entre
l'experience et la théorie déduite de mon hypothèse. Je partirai donc de cet
accord comme d'un point convenu ; et, en bornant les exemples à un petit
nombre, je tacherai de faire apréciér la différence des resultats obtenus du
calcul, suivant que l'on employe l'une ou l'autre hypothèses proposées.</p>
<p>N° 13 En suivant mon hypothèse nous avons trouvé, N° 9, que les termes
relatifs aux limites sont :
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{align*}
  &amp;\int \left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
      \delta\frac{dz}{dx} . dy
   - \int \frac{d\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right\}}{dx}
      \delta z\, dy \\
  &amp;\quad + \int \left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
      \delta\frac{dz}{dy} . dx
   - \int \frac{d\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right\}}{dy}
      \delta z\, dx
\end{align*}</formula></p>
<p>L'hypothèse des forces répulsives nous a donné, N° 10, aussi pour les limites
les termes suivans :
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{align*}
  &amp;\int \left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
      \delta\frac{dz}{dx} . dy
   - \int \frac{d\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right\}}{dx}
      \delta z\, dy \\
  &amp;\quad + \int \left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
      \delta\frac{dz}{dy} . dx
   - \int \frac{d\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right\}}{dy}
      \delta z\, dx
\end{align*}</formula></p>
<pb n="33" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f33.item"/><p><formula notation="TeX" rend="display">\begin{align*}
  &amp;-2\left\{ \int \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \delta\frac{dz}{dx} . dy
     + \int \frac{d^{3}z}{dy^{2}dx} \delta z\, dy \right\} \\
  &amp;\quad - 2\left\{ \int \frac{d^{2}z}{dx^{2}} \delta\frac{dz}{dy} . dx
     - 2\int \frac{d^{2}z}{dx\,dy} \delta\frac{dz}{dx} . dx
     - \int \frac{d^{3}z}{dx^{2}dy} \delta z\, dx \right\}
\end{align*}</formula>
ou, en effaçant ce qui se détruit et mettant au lieu de
<formula notation="TeX">\int \frac{d^{2}z}{dx\,dy} \delta\frac{dz}{dx} dx</formula> sa valeur
<formula notation="TeX">\frac{d^{2}z}{dx\,dy} \delta z - \int \frac{d^{3}z}{dx^{2}dy} \delta z\, dx</formula> :
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{align*}
  &amp;2\frac{d^{2}z}{dx\,dy} \delta z
   + \int \left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} - \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
      \delta\frac{dz}{dx} . dy
   - \int \frac{d\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} \ill{} \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right\}}{dx}
      \delta z\, dy \\
  &amp;\quad - 4\int \frac{d^{2}z}{dx\,dy} \delta\frac{dz}{dx}\, dx
   + \int \left( \frac{d^{2}z}{dy^{2}} - \frac{d^{2}z}{dx^{2}} \right)
      \delta\frac{dz}{dy} . dx
   - \int \frac{d\left\{ \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \ill{} \frac{d^{2}z}{dx^{2}} \right\}}{dy}
      \delta z\, dx \\
  &amp;\quad - 4\int \frac{d^{2}z}{dx\,dy} \delta\frac{dz}{dy}\, dy
\end{align*}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">aux deux accolades différentiées le signe qui joint les deux dérivées
secondes est couvert d'un pâté d'encre et n'a pas été lu ; les parenthèses qui
précèdent, où le même couple paraît, portent un signe <formula notation="TeX">-</formula></note></p>
<p>Supposons qu'il s'agisse d'une plaque parallélogramme et que <formula notation="TeX">x</formula>, par exemple,
soit constant pour tous les points qui appartiennent à la ligne d'extrémité ;
suivant mon hypothèse l'équation
<formula notation="TeX" rend="display">\left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right) \delta\frac{dz}{dx}
  - \frac{d\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right\}}{dx}
    \delta z = 0 .</formula>
aura lieu pour tous ces points. On pourra y satisfaire en supposant à la fois
ou, <formula notation="TeX">\frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} = 0</formula> et <formula notation="TeX">\delta z = 0</formula> ;
ou,
<formula notation="TeX">\frac{d\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right\}}{dx} = 0</formula>
et <formula notation="TeX">\delta\frac{dz}{dx} = 0</formula>.</p>
<p>Dans le mémoire envoyé pour le concours de janvier 1814 j'ai expliqué un grand
nombre de figures et de sons correspondans, à l'aide de l'intégrale
<del><formula notation="TeX">z = \ldots\, \sin\frac{my\pi}{A} \sin</formula></del>
<formula notation="TeX" rend="display">z = \ldots\, \sin\frac{my\pi}{A} \sin . \frac{nx\pi}{A} .</formula>
<formula notation="TeX">m</formula> et <formula notation="TeX">n</formula> étant des nombres entiers il est évident qu'aux extrémités
c'est-à-dire lorsque <formula notation="TeX">x = A</formula> ou <formula notation="TeX">x = 0</formula> on a <formula notation="TeX">\sin\frac{nx\pi}{A} = 0</formula> et par
conséquent aussi <formula notation="TeX">\frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} = 0</formula> et
<formula notation="TeX">z = 0</formula>.</p>
<pb n="34" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f34.item"/><p>Lorsque <formula notation="TeX">x = \frac{A}{2}</formula> on a <formula notation="TeX">\cos\left( \frac{n x \pi}{A} \right)
= \cos . n . \frac{\pi}{2} = 0</formula> et par conséquent aussi
<formula notation="TeX">\frac{dz}{dx} = 0</formula> et
<formula notation="TeX">\frac{d\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right\}}{dx} = 0</formula>.</p>
<p>La surface est partagée par des lignes d'extrèmités qui se croissent à angles
droits. Celles qui satisfont aux conditions <formula notation="TeX">z = 0</formula> et
<formula notation="TeX">\frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} = 0</formula> sont les lignes nodales de
la surface. Celles qui satisfont aux conditions <formula notation="TeX">\frac{dz}{dx} = 0</formula> et
<formula notation="TeX">\frac{d\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right\}}{dx} = 0</formula>
se meuvent sans cesser d'être parallèles à leur position naturelle ; c'est ce
qu'il est aisé de sentir en remarquant que, la position initiale de la plaque
étant supposée horisontale, <formula notation="TeX">\frac{dz}{dx}</formula> exprime la tangente de l'angle que
la ligne d'extrémité fait avec l'horison. Ces dernières lignes sont appellées
libres par analogie aux points d'extrémités libres dont Euler s'est occupé
dans son mémoire sur la lame.</p>
<p>Les lignes dont je viens de parler peuvent être situées dans l'intérieure de
la plaque : leur nombre dépend des valeurs de <hi rend="italic">m</hi> et de <hi rend="italic">n</hi>. Elles
jouissent de cette propriété que si la plaque est coupée suivant ces lignes,
les parties separées donnent le même son que la plaque entière et présentent
des figures nodales dont la réunion reproduit la figure nodale observée sur la
plaque avant sa division.</p>
<pb n="35" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f35.item"/><p>N° 13 En conservant les suppositions précédentes, si on adopte l'hypothèse des
forces répulsives l'équation
<note type="editorial" resp="#pass">le numéro 13 est employé deux fois : la vue 32 ouvre déjà un « N° 13 »,
consacré à l'hypothèse de l'auteur ; celui-ci, consacré à l'hypothèse des
forces répulsives, porte le même numéro sur le feuillet</note>
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{gather*}
  2\frac{d^{2}z}{dx\,dy} \delta z
  + \int \left( \frac{d^{2}z}{dx^{2}} - \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right)
     \delta\frac{dz}{dx}\, dy
  - \int \frac{d\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} \ill{} \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right\}}{dx}
     \delta z . dy = 0 \\
  - 4\int \frac{d^{2}z}{dx\,dy} \delta\frac{dz}{dy}\, dy
\end{gather*}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">le « <formula notation="TeX">=0</formula> » est porté à la fin de la première ligne, le dernier terme
étant renvoyé au-dessous ; le signe entre les deux dérivées secondes de
l'accolade différentiée est couvert d'un pâté d'encre</note>
devra avoir lieu pour tous les points qui appartiennent à la ligne
d'extrémité ; <del>et en effet</del> les conditions <formula notation="TeX">\delta z = 0</formula> et
<formula notation="TeX">\frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} = 0</formula> se réduisant ici à
<formula notation="TeX">\sin\left( \frac{n x \pi}{A} \right) = 0</formula> entraîneront la condition
<formula notation="TeX">\frac{d^{2}z}{dx^{2}} - \frac{d^{2}z}{dy^{2}} = 0</formula>. <del>De même aussi</del>
mais elles ne feront pas disparoître le terme
<formula notation="TeX">4\int \frac{d^{2}z}{dx\,dy} \delta\frac{dz}{dy}\, dy</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">« mais elles ne feront pas disparoître le terme… » est écrit dans
l'interligne et au-dessus de la ligne suivante, en remplacement de « De même
aussi », rayé</note></p>
<p>Les conditions <formula notation="TeX">\delta\frac{dz}{dx} = 0</formula>,
<formula notation="TeX">\frac{d\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + \frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right\}}{dx} = 0</formula>
se réduisant a <formula notation="TeX">\cos\left( \frac{n x \pi}{A} \right) = 0</formula> entraîneront les
conditions
<formula notation="TeX">\frac{d\left\{ \frac{d^{2}z}{dx^{2}} + 3\frac{d^{2}z}{dy^{2}} \right\}}{dx} = 0</formula>
et <formula notation="TeX">\frac{d^{2}z}{dx\,dy} = 0</formula>.</p>
<p>Ainsi, dans les cas qui se rapportent à l'intégrale
<formula notation="TeX">z = \ldots\, \sin\left( \frac{m y \pi}{A} \right)
\sin\left( \frac{n x \pi}{A} \right)</formula>,
<del>cas dans lesquels la ligne de repos ne satisfait plus aux conditions</del>
des extrémités ; mais pour celle qui se meut parallèlement à sa situation
initiale, les équations d'extrémités données par l'une et l'autre hypothèses
sont satisfaites par les mêmes conditions ; et, comme je l'ai annoncé N° 6,
<del>le choix de l'hypothèse est indifférent parce</del> qu'elles deviennent
alors entièrement équivalentes <del>et ne sont plus que deux manières
différentes d'envisager un seul et même objet</del>.
<note type="editorial" resp="#pass">tout ce passage est remanié en deux couches, avec des mots rayés et des
corrections dans l'interligne ; la lecture de la couche annulée est donnée
pour ce qu'elle vaut, et le texte retenu est celui qui subsiste</note></p>
<p>N° 14 L'intégrale linéaire
<formula notation="TeX" rend="display">z = \ldots\, \left(
   A\left( a\, e^{\frac{\omega x}{A}} + b\, e^{-\frac{\omega x}{A}}
     + c \sin\frac{x\omega}{A} + d \cos\frac{x\omega}{A} \right)
   + B\left( a\, e^{\frac{\omega y}{A}} + b\, e^{-\frac{\omega y}{A}}
     + c \sin\frac{y\omega}{A} + d \cos\frac{y\omega}{A} \right) \right)</formula></p>
<pb n="36" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f36.item"/><p>m'a servi à expliquer comment, le son restant le même, les figures nodales les
plus bizares et les plus variées remplaçent souvent, sur la plaque quarrée les
simples lignes droites dont la théorie indique la formation.</p>
<p>Le son et le nombre des lignes droites nodales dependent de la valeur de
<formula notation="TeX">\omega</formula>. Si on fait successivement <formula notation="TeX">A = 0</formula> et <formula notation="TeX">B = 0</formula>, la figure nodale sera
composée des lignes droites tracées parallèlement à l'une ou l'autre des
lignes d'extremités. L'intersection des lignes nodales formées dans l'une et
l'autre suppositions <formula notation="TeX">A = 0</formula>, <formula notation="TeX">B = 0</formula> détermine sur la surface des points de
repos <hi rend="italic">invariables</hi>.</p>
<p>A chaque valeur relative de <formula notation="TeX">A</formula> et de <formula notation="TeX">B</formula> correspond une nouvelle figure
nodale, les points <hi rend="italic">invariables</hi> appartiennent à chacune d'elles ; elles
affectent d'ailleurs les formes les plus variées. Tantôt elles sont composées
de simples lignes sinueuses en même nombre que les lignes droites qu'elles
remplacent ; tantôt elles offrent des lignes diagonales des courbes rentrantes
&amp;c. Quelquefois même la figure nodale qui se forme sur une moitié de la
plaque appartient à des valeurs differentes de <formula notation="TeX">A</formula> et <formula notation="TeX">B</formula> que celle qui se
montre sur l'autre moitié. Cette variété si étonnante au premier coup d'œil
reçoit cependant une explication satisfesante.</p>
<p>Les lignes nodales passent évidemment par tous les</p>
<pb n="37" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f37.item"/><p>points que satisfont à l'equation <formula notation="TeX">z = 0</formula>, ou, ce qui est la même chose à
l'équation :
<formula notation="TeX" rend="display">A\left\{ a\, e^{\frac{\omega x}{A}} + b\, e^{-\frac{\omega x}{A}}
    + c \sin . \frac{\omega x}{A} + d \cos . \frac{\omega x}{A} \right\}
  + B\left\{ a\, e^{\frac{\omega y}{A}} + b\, e^{-\frac{\omega y}{A}}
    + c \sin . \frac{\omega y}{A} + d \cos . \frac{\omega y}{A} \right\} = 0 .</formula>
Pour les points <hi rend="italic">invariables</hi> la condition <formula notation="TeX">z = 0</formula> est satisfaite en
vertu des deux équations :
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{gather*}
  a\, e^{\frac{\omega x}{A}} + b\, e^{-\frac{\omega x}{A}}
   + c \sin . \frac{\omega x}{A} + d \cos . \frac{\omega x}{A} = 0 \\
  a\, e^{\frac{\omega y}{A}} + b\, e^{-\frac{\omega y}{A}}
   + c \sin . \frac{\omega y}{A} + d \cos . \frac{\omega y}{A} = 0
\end{gather*}</formula></p>
<p>Dans tout autre cas les valeurs de
<formula notation="TeX">a\, e^{\frac{\omega x}{A}} + e^{-\frac{\omega x}{A}} + \&amp;c</formula>,
<formula notation="TeX">a\, e^{\frac{\omega y}{A}} + e^{-\frac{\omega y}{A}} + \&amp;c</formula>, et par
conséquent aussi celle de <formula notation="TeX">x</formula> et <formula notation="TeX">y</formula>, qui satisfont a la condition
<formula notation="TeX">z \ill{} 0</formula>, dépendent nécessairement de la valeur relative des constantes
<formula notation="TeX">A</formula> et <formula notation="TeX">B</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">le signe entre <formula notation="TeX">z</formula> et <formula notation="TeX">0</formula> est couvert d'un pâté d'encre et n'a pas été
lu ; la même condition est écrite « <formula notation="TeX">z = 0</formula> » quelques lignes plus haut</note></p>
<p>Si on adopte mon hypothèse la séparation des variables <formula notation="TeX">x</formula> et <formula notation="TeX">y</formula> qui présente
notre <del>équation</del> intégrale comme une généralisation de celle qui
convient au cas linéaire n'a rien qui doive étonner ; car quelque soit la
forme a laquelle la surface ait été ployée par l'action d'une cause
extérieure, elle tend a reprendre la forme qu'elle affectoit avant l'action
supposée.</p>
<p>Mais si on veut au contraire que l'elasticité soit due à des forces
répulsives, comment concevoir l'application d'une pareille intégrale ? Les
forces repulsives n'agissent elles pas sur tous les points situés dans leur
sphère d'activité, comment donc ces forces deviendroient-elles ici linéaires
et n'agiroient-elles plus que dans des directions dont les fils croisés
imaginés par Euler a l'occasion des surfaces tendues, donneroient une juste
idée ?</p>
<pb n="38" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f38.item"/><p>N° 15 J'ajouterai encore quelques observations relatives à un phénomène que
j'ai déja fait connoître (M. pour janvier 1814)</p>
<p>Si on applique un corps mou à un des bords d'une plaque élastique en observant
de distribuer également la masse sur tous les points de la ligne
d'application, et qu'on fasse vibrer ensuite la plaque ainsi chargée ; on
obtiendra la même figure et le même son que si la même plaque étoit riellement
prolongée d'une quantité égale en poids au corps ajouté. Il arrive delà que,
plus on augmente ce poids, plus aussi la ligne voisine de l'extrèmité chargée
s'en trouve rapprochée.</p>
<p>Je suis parvenue, comme je l'ai dit dans le mémoire déja cité, à obtenir un
son juste, d'une plaque assez chargée pour que l'intervalle entre deux lignes
nodales intérieures fut dix fois plus grand que la partie de la même plaque
comprise entre l'extrèmité chargée et la ligne nodale la plus voisine.</p>
<p>La manière de vibrer qui est l'objet de cette experience appartient à
l'intégrale <formula notation="TeX">z = \ldots\, \sin\left( \frac{m y \pi}{A} \right)
\sin\left( \frac{n x \pi}{A} \right)</formula> ; les lignes nodales sont toutes alors
des lignes d'extrèmités analytiques, entorte, que si la plaque étoit
riellement séparée en autant de parties, et qu'on parvient à leur imprimer le
même ébranlement que lorsqu'elles sont reunies ; le son que chacune d'elles
rendroient</p>
<pb n="39" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f39.item"/><p>seroit le même qu'avant leur séparation. On a donc le singulier phénomène
d'une partie dix fois moins grande qu'une autre dont le son correspondant est
pourtant le même.</p>
<p>J'ai eu depuis occasion d'observer le même fait sur des surfaces courbes. J'ai
toujours trouvé que le poids de la cire collante que j'appliquois à une des
extrèmités de la surface, fesoit varier la figure et le son, des mêmes
quantités que si cette surface étoit riellement prolongée dans le sens de la
dimension chargée, d'une étendue égale en poids, à la cire ajoutée.</p>
<p>L'influence de la substitution se réduit à rendre le son moins intense et les
lignes nodales plus larges. Ces deux effets doivent être attribués a la
résistance qu'une substance tenace oppose naturellement à la vibration de la
surface. Ils ne peuvent manquer d'avoir lieu à la fois ; car lorsque le son est
très intense les lignes nodales sont fort nettes parceque le mouvement des
parties voisines devant alors sensible.
<note type="editorial" resp="#pass">la phrase reste inachevée sur le feuillet : rien ne suit « devant alors »
avant le mot « sensible », porté seul à la ligne</note></p>
<p>A l'aide de mon hypothèse, le phénomène dont je viens de parler recoit une
explication fort naturelle. Une surface d'une grandeur déterminée, lorsqu'elle
se prête à une vibration donnée, est susceptible de rendre un certain son et
de présenter une figure nodale correspondante. Aucun des points matériels qui
la composent est alors doué d'une force propre</p>
<pb n="40" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f40.item"/><p>en vertu de laquelle il tend à reprendre sa position naturelle. Si durant le
mouvement une portion de la surface élastique est remplacée par une matière
inerte, chacun des points élastiques conservés garde la même tendance à
reprendre sa position naturelle, et la surface continue de se mouvoir comme
auparavant. Les mouvemens alternatifs sont à la vérité plus foibles, non
seulemens parceque la matière inerte n'y participe pas, mais encore parceque
sa presence gène la vibration</p>
<p>Si on veut, au contraire, que l'élasticité soit due aux forces répulsives,
comment concevoir qu'il ne s'opere aucun changement essentiel lorsque des
points matériels auxquels de pareilles forces ne sauroient être attribuées
remplacent, par leur poids, les points qui sont doués de ces forces ?</p>
<p>Il s'est élevé plus d'une fois entre les géometres des discussions relatives
aux principes métaphysiques admis dans le calcul. Souvent alors, le lecteur,
qui négligeoit d'examiner les raisons apportés de part et d'autre, avoit à
balancer l'autorité de deux noms célèbres.</p>
<p>Un pareil prestige n'est pas de mon côté, et loin delà, il est contre moi ; je
n'ai donc pas à craindre que, si je me trompe, on admette mon erreur sans
examen. J'ai bien plûtôt a craindre que les géometres justement avares de leur
tems</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">la vue 40 s'arrête au milieu de la phrase ; le texte se poursuit à la
vue 41, hors de ce lot</note></p>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
