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      <titleStmt>
        <title>Manuscrits de Sophie Germain, Français 9115, vues 101–120 — transcription</title>
        <author>Sophie Germain</author>
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          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-15">2026-09-15</date>)</resp>
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          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">germain.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
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      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Lecture automatique — non vérifiée</edition>
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      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-16">2026-09-16</date>
        <availability status="free">
          <licence target="https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/">CC0 1.0</licence>
          <p>Le manuscrit transcrit est dans le domaine public. Cette
          transcription est une première lecture automatique, non vérifiée, placée
          dans le domaine public (CC0) ; aucune image n'est reproduite — le
          fac-similé est celui de Gallica, cité vue par vue. Source gallica.bnf.fr /
          Bibliothèque nationale de France. La source LaTeX dont ce fichier
          dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/germain-project.</p>
        </availability>
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      </publicationStmt>
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          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Paris</settlement>
            <repository>Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits and Bibliothèque de l'Arsenal</repository>
            <collection>Manuscrits de Sophie Germain</collection>
            <idno type="shelfmark">Français 9115</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Papiers de Sophie GERMAIN. — Recueil de dissertations et problèmes mathématiques et physiques.</head>
          <msContents>
            <summary>Vues 101 à 120 du volume, dans la
            numérotation de Gallica (une vue par image) ; lot 6 de vingt vues.
            La foliotation au crayon de la BnF, quand elle a pu être lue, est
            donnée par un milestone[@unit='folio'] ; elle n'est jamais déduite.
            Les vues absentes de la transcription ne portent rien à lire et sont
            omises ; le saut dans la numérotation en est le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>1801-1900</origDate><note>Datation du catalogue, reproduite telle quelle.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875">https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875</ref>
                <note>Fac-similé numérique de la Bibliothèque nationale de France
                sur Gallica, servi par l'API IIIF. L'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> pointe la vue correspondante dans
                le lecteur de Gallica.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription de manuscrits de mathématiciens numérisés dans Gallica, une passe de vingt vues
        par conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi> (vue de Gallica) ;
        <hi rend="monospace">\folio</hi> devient <hi rend="monospace">milestone[@unit='folio']</hi>
        (foliotation de la BnF, jamais déduite).</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="germain-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/germain-project">https://github.com/Commutator-IO/germain-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
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      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-15" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-16" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="6">
<p><note type="editorial" resp="#pass">Numérotation des feuillets. La série à l'encre des lots précédents se
poursuit : 50 (vue 101), 51 (vue 103), 52 (vue 105), 53 (vue 107), 54 (vue
109), 55 (vue 111), « 55 bis » au-dessus d'un « 66 » biffé (vue 113), puis,
sur les pages imprimées collées, 56 (vue 115), 57 (vue 117) et 58 (vue 119).
Les feuillets numérotés 55 et 55 bis sont écrits sur l'autre face, vues 112
et 114. Les brouillons portent en outre les lettres « A » (vue 101), « B »
(vue 103) et « D » (vue 107). L'imprimé est paginé 82 à 86 aux vues 116 à
120. Tous ces nombres ont été lus sur la vue ; aucune foliotation au crayon
de la Bibliothèque n'a été lue, et aucun « f. » n'est donc porté ici. Les
vues 102, 104, 106, 108 et 110 sont blanches (l'écriture du recto s'y voit
par transparence), les vues 111 et 113 ne portent que leur numéro : elles ne
sont pas transcrites.</note></p>
<pb n="101" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f101.item"/><p>Le solide doué des forces d'élasticité est un système de points
matériels mobiles
<note type="editorial" resp="#pass">cette ligne de tête est écrite au-dessus du premier alinéa ; le mot
« élasticité » est repris à la plume. Elle est suivie, après « est »,
d'une lettre « A » isolée, peut-être un renvoi (la vue 95 porte
« Commencement de la p. A »). Dans la marge de gauche, en regard,
« N° 1 ». Le nombre 50 est à l'encre en haut à droite.</note></p>
<p>Lorsque, par l'effet d'une cause extérieure le solide a changé de forme,
les points matériels qui le composent ont été déplacés : ce déplacement
ne consiste pas uniquement dans le changement de leur distance
mutuelle ; mais il se compose encore de l'espace qu'un point donné et
ceux qui l'environnent ont parcourus d'un commun mouvement.
<note type="editorial" resp="#pass">« le » est écrit par-dessus « un » au début de la deuxième ligne.</note></p>
<p>Le solide abandonné à lui même tend à se rétablir dans sa forme
naturelle ; chacun des points mobiles qui a changé de place, est alors
animé par des forces proportionnelles <del><gap reason="illegible"/></del> à son déplacement
absolu et les espaces <del><gap reason="illegible"/></del> parcourus doivent être mesurés par
rapport à des points fixes.
<note type="editorial" resp="#pass">« des » est écrit au-dessus de « une », que la correction
remplace. Sous « proportionnelles » et sous « les espaces », deux lignes
ajoutées entre les lignes sont biffées d'un trait épais et ne se lisent
pas ; la seconde est en outre entourée au crayon, et un petit mot
« une » s'y rattache à gauche.</note></p>
<p>Si à raison de la <del><unclear>liaison</unclear></del> <unclear>symétrie</unclear> qui
<del>unit</del> entre les positions des particules qui composent l'élément
du solide, <note type="authorial" place="margin">indépendamment</note> les espaces parcourus, dans un
même tems, par les divers points matériels, <del>peuvent être
considérés comme un <unclear>tout</unclear> fait et qu'on ait réussi à</del>
permettent de les d'exprimer, alors, la quantité et la
<unclear>liaison</unclear> de tous <del>ce déplacement collectif</del> ces
déplacemens : <del>on connoîtra par conséquent</del> il sera facile
<unclear>d'imprimer</unclear> aussi quelles sont les <note type="authorial" place="margin">simultanées</note>
forces qui agissent sur l'élément au moment où le solide abandonné à lui
même tend à reprendre sa forme naturelle.
<note type="editorial" resp="#pass">passage repris en tous sens, dont l'état final n'est pas cohérent.
« symétrie » est écrit au-dessus du mot biffé, « entre » au-dessus de
« unit » ; « permettent de les » au-dessus de « peuvent être
considérés », le verbe qui suivait restant sous la rature ; « alors, la
quantité et la liaison de tous » au-dessus de « ce déplacement
collectif », et « ces déplacem » dans la marge de gauche, au début de la
ligne suivante ; « il sera facile d'imprimer » sous la ligne, en regard
de « on connoîtra par conséquent » biffé. Le « à » devant « d'exprimer »
est surchargé en « d' ». Le sens attendroit « d'exprimer » dans « il sera
facile d'imprimer », mais le point sur l'<hi rend="italic">i</hi> se lit sur la vue.
« indépendamment » et « simultanées » sont écrits dans la marge de
gauche, en regard des lignes où ils sont ici placés, sans signe de
renvoi.</note></p>
<pb n="103" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f103.item"/><p>La question des surfaces <del>n'a</del> n'avoit pas été d'abord complettement
éclaircie, les expériences de Mr Chladni étoient uniquement relatives aux
cas des simples plaques. Les programmes publiés par l'accademie ont exigé
l'explication de ces expériences, le mot surface y est employé mais il
n'y est pas défini et le sens général porte à croire, que dans la pensée
des <del>auteurs</del> les commissaires, la question étoit bornée à l'ordre
des faits dont la connoissance récente <del>avoit alors frappé</del>
excitoit alors l'attention publique.
<note type="editorial" resp="#pass">en haut du feuillet, le nombre 51 à l'encre et, à sa droite, la
lettre « B » d'un trait appuyé — la vue 95 renvoie à « Commencement de la
p. A » et ouvre un alinéa par « À B. ». « n'avoit » est écrit au-dessus de
« n'a » biffé, « les commissaires » au-dessus de « auteurs », « excitoit »
et « alors » au-dessus des mots biffés de la dernière ligne.</note></p>
<p>Dans le mémoire publié en 1814 par un des membres de l'accademie il ne
s'agit aussi que des seules surfaces planes.</p>
<p>C'est dans le mémoire couronné qui fut présenté en 1815 qu'on trouve les
premiers essais sur la théorie des surfaces courbes ; à raison de sa plus
grande simplicité on avoit <del>choisi</del> traité le cas des surfaces
cylindriques. <del>En 18<unclear>21</unclear> j'ai publié un mémoire</del></p>
<p>Dans mes recherches sur la théorie des surfaces publiées en 1821
<del>je suis revenue sur</del> j'ai encore choisi le même exemple
j'ai cherché à généraliser l'hypothèse que j'avois proposé à l'occasion
des surfaces planes. Guidée par l'analogie j'ai <del>clairement</del>
exprimé la condition relative à la direction du mouvement condition qui
renferme le caractère propre de la question.
<note type="editorial" resp="#pass">« j'ai encore choisi », suivi d'une croix de renvoi, est écrit
au-dessus de « je suis revenue sur » biffé. « j'ai cherché à généraliser
l'hypothèse » et, sous cette ligne, « que j'avois proposé à l'occasion des
surfaces planes » sont ajoutés entre les lignes, cette dernière addition
entourée d'un trait qui la rattache à « l'hypothèse » ; ils sont ici mis à
la suite. Un signe semblable à un « 3 » termine la ligne après
« l'hypothèse ». Le trait qui court sous « 1821 » et sous « le même
exemple » appartient à cet encadrement et n'est pas lu comme une rature.</note></p>
<p>J'avoue pourtant que je ne comprenois pas alors cette question aussi
nettement que je la conçois aujourd'hui et je <unclear>reconnoîtrai</unclear> avec
une véritable satisfaction combien les <del><gap reason="illegible"/> variété</del> des
expériences <del>relatives</del> d'autre direction de mouvemens de
Mr Savart <del><gap reason="illegible"/></del> par leur <unclear>opposition</unclear> m'a aidé à
développer les conséquences des principes que j'avois déjà fixé.
<note type="editorial" resp="#pass">« relatives » (biffé, d'une encre plus pâle), « d'autre direction de
mouvemens » et « par leur opposition » sont écrits au-dessus de la ligne
qui porte « de Mr Savart » ; le mot biffé après « Savart » est effacé par
un trait épais.</note></p>
<pb n="105" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f105.item"/><p>La discussion établie <del>entre deux auteurs qui s'occupent de</del> qui
s'est à l'occasion de ce genre de questions me donne lieu de penser
<del>que</del> qu'encore aujourd'hui le caractère de la surface <del>n'a pas
été remarqué ;</del> n'est pas généralement <del>elle m'engage</del> connue.
<del>si on y avoit réfléchi l'objection qu'il ne s'agissoit que d'une
surface dont l'épaisseur est infiniment petite n'auroit pas été proposée
à l'auteur du mémoire publié en 1814 et ce savant géomètre ne l'auroit
pas accepté.</del> Je crois utile d'<gap reason="illegible"/> <del>sur ce que j'ai dit
ailleurs.</del> d'insister sur ce qu'elle Je vais essayer d'en donner une idée
complette.
<note type="editorial" resp="#pass">le nombre 52 est à l'encre en haut à droite. Le haut du feuillet
porte deux états superposés, qui ne se laissent pas démêler sûrement.
L'état premier, écrit sur les lignes et biffé ligne à ligne, puis barré
d'une grande croix sur ses trois dernières lignes, est donné d'abord ;
entre les lignes, plus serrés, viennent « qui s'est à l'occasion de »
au-dessus de « entre deux auteurs… », « qu'encore aujourd'hui » au-dessus
de « que le caractère », « n'est pas généralement ; elle m'engage » (ces
deux derniers mots biffés) au-dessus de « n'a pas été remarqué », puis
« connue. Je crois utile d’… » sous cette ligne, le dernier mot
illisible ; « sur ce que j'ai dit ailleurs. d'insister sur ce qu'elle » et
« Je vais essayer d'en donner une idée complette » dans les intervalles
suivants. L'ordre adopté ici est celui des lignes du feuillet ; « qui
s'est » n'est pas suivi du participe qu'on attendroit.</note></p>
<p>L'expression <hi rend="italic">surface</hi> admise par une sorte de prévision longtems
avant qu'on en ait déterminé le véritable sens, désigne un solide qu'on
peut regarder comme formé par la superposition d'un nombre infini de
couches <del>dont</del> qu'une l'épaisseur infiniment petite rapproche le
plus possible de l'idée mathématique de la surface.
<note type="editorial" resp="#pass">« qu'une » est écrit au-dessus de « dont » biffé ; « l'épaisseur »
n'est pas corrigé.</note></p>
<p>Tous les points situés sur la perpendiculaire à un plan tangent donné
parcourent durant le mouvement des espaces égaux la distance entre ces
points ne change pas par l'effet du mouvement et aucun d'eux n'est
<del>tant</del> porté vers les tranches voisines. Tous ces conditions qui
<unclear>resultoit</unclear> <del>toutes de</del> la direction attribuée au
mouvement qui entraîne l'invariabilité de la figure qu'affectent les
différentes couches qui composent <del>et</del> l'épaisseur <del>qui</del>
<del>et de la</del> du solide <del>ne seroient pas semblables</del> ne seroit
pas <del>semblable</del> <del><gap reason="illegible"/></del> la même pour toute les couches et
<del>elles</del> cette figure ne seroit pas non plus indépendante
<del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>ces deux fois</unclear> <del>tout</del> de l'épaisseur.
Or l'expérience atteste que dans les cas de vibrations qui appartiennent
<del>aucun genre</del> aux surface les figures nodales observées
<del>sont semblables sur</del> sur les faces opposées sont semblables et que
l'épaisseur n'influe pas sur <del>le déplacement des points de la
surface.</del> <del>les</del> formation de ces figures.
<note type="authorial" place="margin"><del>sans doute il ne faut pas confondre</del> Peut-être est il
inutile de remarquer que les figures qu'affectent la surface</note>
<note type="editorial" resp="#pass">« par l'effet du mouvement » est écrit au-dessus de « pas et aucun
d'eux » ; « qui entraîne l'invariabilité de la figure », précédé d'une
croix de renvoi et d'un « et qui entre » biffé, est porté en trois lignes
serrées au bout de la ligne « attribuée au mouvement » ; « l'épaisseur »
est écrit une première fois au-dessus de « qui composent » ; « cette
figure » au-dessus de « elles » biffé, « non plus » au-dessus de « pas
indépendante », et, sous ce mot, « ces deux fois » suivi d'un mot biffé,
dont la place dans la phrase n'est pas claire. « Or » est ajouté
au-dessus de « L'expérience », « observées » au-dessus de « sont
semblables sur », « les formation de ces figures » (le premier mot biffé) au-dessus de « le
déplacement » et sous la ligne. Le début de la ligne « l'épaisseur qui »
est couvert de taches d'encre. Les sept lignes de la note marginale sont
écrites dans la marge de gauche, en regard des cinq dernières lignes du
feuillet ; les trois premières sont biffées.</note></p>
<pb n="107" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f107.item"/><p>pour la première fois et <del>en</del> effet mon hypothèse étoit tout à fait
étrangère à la considération de l'élément du solide <del>elle</del>
exprimoit uniquement la courbure qu'une cause extérieure avoit imprimée
à l'élément de la surface plane ; cependant une simple opération de
calcul a suffi pour <unclear>en tirer</unclear> une équation <del>qui</del> dont
personne ne conteste l'exactitude.
<note type="editorial" resp="#pass">en haut à droite, le nombre 53 à l'encre ; à la fin de la première
ligne, après « hypothèse », la lettre « D » d'un trait appuyé, comme le
« B » de la vue 103. Le feuillet commence au milieu d'une phrase.</note></p>
<p>Si <del>dans le cas des surfaces, à</del> par rapport aux surfaces dont la
<del>simple</del> plaque <del>est un</del> offre un cas particulier, le solide
ne pouvoit être légitimement regardé comme formé par la superposition
d'un nombre infini de couches d'une épaisseur infiniment petite,
assujetties à suivre dans leur mouvement toutes les circonstances du
mouvement de la couche superficielle. Comment, sans qu'il ait
<del>rien</del> été statué <del>par rapport</del> sur la dépendance
<del>du mouvement</del> entre les déplacement des points qui composent
<del>cette</del> ces couches et celui des autres points du solide
l'équation formée par la considération de la surface seule, seroit elle
devenue, à l'aide d'une simple multiplication par un coefficient
dépendant de l'épaisseur, l'expression <del>du mouvement</del> des
changemens survenus dans l'élément d'un solide.
<note type="editorial" resp="#pass">« sur » est écrit au-dessus de « par rapport » biffé. Sous ce
paragraphe, un long trait horizontal à la plume.</note></p>
<p><del>J'ai beaucoup insisté sur ce point parce qu'il est fondamental</del>
Cette notion est fondamentale en l'adoptant nous nous bornerons à
exprimer le déplacement des points qui appartiennent à la surface et
nous arriverons facilement <del>à</del> ensuite à l'équation générale du
solide</p>
<pb n="109" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f109.item"/><p>terminé par deux faces parallèles d'une courbure quelconque sous la
réserve expresse que les mouvemens de tous les points d'un tel solide
s'exécutent dans des directions perpendiculaires aux plans tangens à la
surface qui le recouvre.
<note type="editorial" resp="#pass">le nombre 54 est à l'encre en haut à droite. Le feuillet commence au
milieu d'une phrase.</note></p>
<p>La question relative à l'épaisseur sera traitée à part On verra plus tard
comment le cas d'une épaisseur qui ne seroit pas la même alors dans
<del>toutes</del> les tranches du solide, pourvu <del>que le mouvement ne
la fasse pas varier</del> toutefois qu'elle demeura invariable par l'effet du
mouvement, peut être ramené au cas d'une ou à l'égalité l'épaisseur
<del>uniforme</del>. <del>j'ai traité cette question dans un <gap reason="illegible"/>
mémoire présenté depuis longtems à l'accademie dont on a <gap reason="illegible"/></del>
<note type="editorial" resp="#pass">« plus tard » est écrit au-dessus de « verra comment », « alors »
au-dessus de « pas la », « toutefois qu'elle demeura invariable par » et
« l'effet du mouvement » au-dessus et au-dessous de « que le mouvement ne
la fasse », « un » puis « ou à l'égalité » au-dessus de « au cas d'une »,
un petit « et » au-dessus de « uniforme » ; « j'ai traité », écrit une
seconde fois au-dessus de la ligne, est biffé comme la première. L'état
final de la phrase n'est pas arrêté sur le feuillet. Les deux dernières
lignes sont biffées d'un trait épais.</note></p>
<p>quant à présent nous <del>admettrons</del> supposerons <del>l'épaisseur</del>
l'égalité <del>cette uniformité</del> d'<del>épaisseur</del> cette égalité
<note type="editorial" resp="#pass">« supposerons » et « l'égalité » sont écrits au-dessus de la ligne,
« d'épaisseur » (biffé) et « cette égalité » au-dessous.</note></p>
<p><del>et</del> Après avoir établi <del>que</del> qu'à l'égard des surfaces les
mouvement des points du solide seront déterminé lorsqu'on connoîtra ceux
des points qui appartiennent à la couche superficielle de ce solide
<del>celui de la surface nous allons chercherons qu'elles sont les
espaces parcourus par les points qui environnent un point donné de
tangence.</del> il nous reste à montrer qu'à raison de la direction attribuée
au mouvement que les espaces parcourus <del>durant le mouvement</del>, par
les points qui environnent un point donné de la surface peuvent être
commodément mesurés par le changement <del><gap reason="illegible"/></del>, des distances
<del>être</del> <del>survenues</del> les mêmes points et le plan tangent au
point donné.
<note type="editorial" resp="#pass">« qu'à l'égard » est écrit au-dessus de « que », « des surfaces »
au-dessus de « déterminé » ; « ceux des points qui appartiennent à la
couche superficielle de ce solide » occupe l'intervalle au-dessous de la
ligne ; « qui le recouvre », le deuxième mot biffé, est écrit au-dessus de
« les espaces parcourus » dans le passage biffé. « qu'à raison de la
direction » est ajouté au bout de la ligne et « attribuée au mouvement »
au-dessous, en regard de « que les espaces », sans que « que » soit biffé.
Le mot biffé dans la marge, devant « des distances », ne se lit pas ;
« survenues », biffé, est écrit au-dessus de « être ».</note></p>
<p>La considération de la courbure moyenne qui pour le dire en passant
seroit applicable à tous les cas où la courbure <del>est</del> un des
élémens admis dans les formules <del>et ici</del> est ici <del>d'une très
grande importance</del> de grand secours.
<note type="authorial" place="margin"><unclear>les N°s suivans</unclear> seront <unclear>consacrés</unclear> à
démontrer son existence et à développer ses propriétés</note>
<note type="editorial" resp="#pass">« en » est ajouté en tête de la ligne « passant ». La note
marginale est écrite dans la marge de gauche, en six lignes, en regard de
ce dernier alinéa.</note></p>
<pb n="112" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f112.item"/><p>Le cas dont je me suis spécialement occupée <del>Nous nous occuperons
uniquement du cas où tous</del> offre ces conditions <del>on</del>
<unclear>supposé</unclear> que les points d'un solide, dont l'épaisseur est fort
petite et dont les faces présentent une courbure quelconque, se meuvent
dans des directions perpendiculaires aux divers <del>points</del> plans
tangens. Le <gap reason="illegible"/> choix d'un de ces plans il résulte de la direction
attribuée au mouvement que tous les points situés sur la perpendiculaire
prolongée jusqu'à la face opposée du solide, parcourent, d'un commun
mouvement, des espaces égaux ; <del>en sorte</del> et que si l'épaisseur
par conséquent étoit divisée en un nombre quelconque de couches
parallèles aux faces <del>du solide</del> la courbure de chacune d'elles
seroit semblable à celle des faces mêmes
<note type="editorial" resp="#pass">feuillet écrit sur la face qui ne porte pas de numéro ; l'autre
face, vue 111, ne porte que le nombre 55 à l'encre, et l'écriture de
celle-ci la traverse. « Le cas dont je me suis spécialement occupée » est
écrit au-dessus de la ligne biffée, « offre ces conditions on supposé
que » au-dessous. « plans » est écrit au crayon au-dessus de « points »
biffé ; « étoit » est d'une encre plus pâle, dans la marge, et « par
conséquent » est au-dessus de « si l'épaisseur ». Le mot devant « choix »
ne se lit pas. Après « mêmes », un signe de renvoi en forme de boucle
croisée, dont l'appel n'a pas été trouvé sur le feuillet.</note></p>
<p>Si on se borne à considérer les simples mouvemens qui <del>d'une
amplitude fort qui s'exécutent dans</del> les vibrations, le cas <del>dont</del>
il s'agit <del><gap reason="illegible"/></del> avec celui des surfaces élastiques vibrantes
<del>et que ce n'est que cette dénomination</del> <del><gap reason="illegible"/> que je</del>
<del>et cette dénomination est d'autant plus convenable qu'elle semble
destinée à rappeler que l'épaisseur peut alors être regardé comme formé
d'une infinité de</del> <del>par la superposition</del> <del><gap reason="illegible"/></del>
<del>surface d'une épaisseur infiniment petite</del>
<note type="editorial" resp="#pass">« simples » est écrit au-dessus de « mouvemens », « il s'agit »
au-dessus de « dont » biffé et du mot biffé qui le suit, « élastiques
vibrantes » au-dessus de « et que ce n'est que cette ». Tout le reste de
l'alinéa, six lignes et leurs additions interlinéaires, est biffé ligne à
ligne ; au-dessus de « surface », un mot biffé ne se lit pas. Dans la
marge de gauche, en regard de « plus convenable », « ont montré » est
écrit d'une encre pâle ou au crayon, sans renvoi.</note></p>
<p>L'identité des figures nodales qu'on observe sur les faces opposées est
une suite nécessaire de l'identité de leur courbure <del>et</del>
<unclear>confirmée</unclear> <del><gap reason="illegible"/></del> <del>ingénieuses</del> les ingénieuses
expériences de Mr Savart <del>lui en donne lieu de remarquer qu'elle
est</del>
<note type="authorial" place="margin">qu'elle est en effet le <del>caractère</del> signe distinctif de
ce <del>cas</del> genre <del>cas</del> de vibrations</note>
<note type="editorial" resp="#pass">« confirmée » est écrit d'une encre pâle entre les lignes, au-dessus
de « et » ; « ingénieuses » est biffé une première fois entre les lignes.
La dernière ligne est biffée d'un trait qui la traverse, et sa lecture est
incertaine ; la note marginale, écrite en six lignes dans la marge de
gauche en regard des cinq dernières lignes, avec « en effet » d'une encre
pâle, prend la suite de la phrase. Le bas du feuillet est blanc.</note></p>
<pb n="114" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f114.item"/><p><formula notation="TeX" rend="display">\frac{1}{R} - \frac{1}{R} = \left(\frac{1}{r} - \frac{1}{r'}\right) \sin a \sin (a + 2A) \qquad (1)</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{1}{R} - \frac{1}{R'} = \left(\frac{1}{r} - \frac{1}{r'}\right) \sin a \sin (2A - a) \qquad (2)</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{1}{R} + \frac{1}{R''} - \frac{2}{R'} = \left(\frac{1}{r} \quad \frac{1}{r'}\right) \sin^2 a \; 2 \cos 2A \qquad (3)</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">feuillet écrit sur la face qui ne porte pas de numéro, d'une plume
plus fine et d'une encre plus pâle que les feuillets précédents, sauf les
trois équations du haut, repassées à l'encre noire et empâtées. L'autre
face, vue 113, porte en haut à droite « 55 bis » et, au-dessous, un « 66 »
biffé ; l'écriture de celle-ci la traverse. Les accents des <formula notation="TeX">R</formula> ne sont
pas sûrs : l'encre a bavé sur le second dénominateur de l'équation (1),
dont on ne lit que le <formula notation="TeX">R</formula>, et
le signe qui sépare <formula notation="TeX">\frac{1}{r}</formula> de <formula notation="TeX">\frac{1}{r'}</formula> dans l'équation (3)
est couvert d'une tache, et laissé en blanc ici. Le second facteur de
l'équation (1) est écrit par-dessus une première rédaction ; celui de
l'équation (2) est surchargé et se lit « <formula notation="TeX">\sin (2A - a)</formula> » avec doute.</note></p>
<p>si <formula notation="TeX">\frac{1}{r} = \frac{1}{r'}</formula>, c'est à dire si la surface est une
sphère, si <formula notation="TeX">a = 0</formula> ou <formula notation="TeX">180</formula>. si <formula notation="TeX">A = 45</formula> c'est à dire si deux sections
font le même angle à droite et à gauche du plan de moyenne courbure avec
ce plan le second membre de l'équation (3) est nul. Nous concluerons de
là que la somme des rayon de courbure des deux sections est égale à la
somme des rayons de courbure principale
<note type="editorial" resp="#pass">« c'est à dire si la surface est une sphère » est écrit au-dessus
de la ligne ; « <formula notation="TeX">A</formula> » est écrit sur une lettre reprise, et le « 1 » de
« 180 » sur un autre chiffre. « Nous concluerons de là que la somme des
rayon de courbure des deux sections est égale à la somme des rayons de
courbure principale » est bien ce que porte le feuillet : ce que
l'équation (3) établit porte sur les courbures, non sur les rayons.</note></p>
<p><del>Se rayon dont la section dont dont le rayon est <formula notation="TeX">R</formula> est plus près
de la section de</del>
<note type="editorial" resp="#pass">ces deux lignes sont barrées d'un grand trait oblique ; « rayon »
et « la section dont » y sont en outre biffés d'un trait. En regard, en
marge à droite, deux petits traits.</note></p>
<p>D'après l'hypothèse les sections <formula notation="TeX">R'</formula>, <formula notation="TeX">R</formula> et <formula notation="TeX">R</formula> font les angle <formula notation="TeX">A - a</formula>,
<formula notation="TeX">A</formula> et <formula notation="TeX">A + a</formula> avec la section de plus grande courbure, en comparant les
seconds membres des <del>deux</del> équations (1) et (2) on voit que la
différence <formula notation="TeX">\frac{1}{R} - \frac{1}{R'}</formula> et par conséquent la diminution de
courbure entre les section <formula notation="TeX">(A - a)</formula> et <formula notation="TeX">A</formula> est plus petite que celle qui
a lieu entre les section <formula notation="TeX">A</formula> et <formula notation="TeX">a + A</formula> également distantes entr'elles que
le sont les premières. c'est à dire que <del>la courbure</del> si on part de
<formula notation="TeX">45^\circ</formula>, l'augmentation de la courbure sera d'autant plus rapide pour
un même angle entre deux plans consécutifs, que le système de ces deux
plans fera un angle plus petit avec celui de plus grande courbure.
<note type="editorial" resp="#pass">« les sections <formula notation="TeX">R'</formula>, <formula notation="TeX">R</formula> et <formula notation="TeX">R</formula> » : les accents du second et du
troisième <formula notation="TeX">R</formula> ne se lisent pas ; « les » est écrit sur un autre mot. Le
« <formula notation="TeX">A + a</formula> » de la première ligne est écrit sur un signe repris.</note></p>
<p>Les deux parties de la courbe qui marque les différences De courbure
entre les différentes sections normales d'un même élément sont,
symétriques autour de l'ordonnée de moyenne courbure une de ces parties,
celle entre la section de plus grande courbure et la section de <formula notation="TeX">45^\circ</formula>,
est convexe du côté de <del>l'a</del> diamètre qui tient la place du plan
tangent l'autre est concave vers le même diamètre. La courbure diminuera
donc d'autant plus pour un même angle entre deux sections consécutives que
l'on s'approchera davantage de <del>l'ang</del> la section de moyenne
courbure
<note type="editorial" resp="#pass">« qui » est écrit sur une lettre reprise ; « la » devant
« section », à la quatrième ligne, est d'une encre plus pâle. Le reste du
feuillet est blanc.</note></p>
<div type="section">
<head>Pièce imprimée : mémoire de Legendre sur la détermination des fonctions Y et Z</head>
<pb n="115" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f115.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">feuillet imprimé, collé sur un feuillet de montage : première page du
mémoire. Le nombre 56 est à l'encre en haut à droite du feuillet ; un
timbre rond de la « Bibliothèque impériale » est apposé à côté du nom de
l'auteur. La
page ne porte pas de numéro imprimé ; au pied, « T. XI. » à gauche et la
signature « 11 » au milieu.</note></p>
<p>MÉMOIRE</p>
<p>SUR</p>
<p><hi rend="italic">La détermination des fonctions Y et Z qui satisfont à l'équation
<formula notation="TeX">4(x^n - 1) = (x - 1)(Y^2 \pm nZ^2)</formula>, n étant un nombre premier
<formula notation="TeX">4i \mp 1</formula>.</hi></p>
<p>PAR M. LEGENDRE.</p>
<p>Lu à l'Académie, le 11 octobre 1830.</p>
<p>Dans les articles 511 et 512 de ma Théorie des nombres, troisième édition,
j'ai donné des règles fort simples pour calculer les coefficients de la
fonction Y qui satisfait à l'équation <formula notation="TeX">4X = Y^2 \pm nZ^2</formula>, où l'on désigne
par <formula notation="TeX">n</formula> le nombre premier <formula notation="TeX">4i \mp 1</formula> et par X le quotient de <formula notation="TeX">x^n - 1</formula>
divisé par <formula notation="TeX">x - 1</formula>. Ces règles sont fondées sur la supposition que les
coefficients des différents termes de la fonction Y sont moindres que
<formula notation="TeX">\frac{1}{2}n</formula>, en les prenant avec le signe convenable ; cette propriété a
lieu en effet pour toutes les valeurs de <formula notation="TeX">n</formula> comprises dans le tableau de
l'art. 512, et elle se vérifierait également pour quelques-unes des valeurs
suivantes, mais elle cesse d'avoir lieu pour des valeurs plus grandes et il
arrive au contraire que les coefficients de <formula notation="TeX">x</formula> dans la fonction Y, loin
d'être plus</p>
<pb n="116" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f116.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 82 imprimée, verso du feuillet précédent, au titre courant
« MÉMOIRE ». Le signe à l'encre en haut à gauche est le « 56 » de la vue
115 vu par transparence.</note></p>
<p>petits que <formula notation="TeX">\frac{1}{2}n</formula>, deviennent progressivement plus grands que <formula notation="TeX">n</formula>,
à mesure que <formula notation="TeX">n</formula> augmente, même plus grands que <formula notation="TeX">n^2</formula>, <formula notation="TeX">n^3</formula>, etc. Les
règles dont nous parlons ne font donc plus connaître les vrais coefficients
de Y, mais seulement les restes de ces coefficients divisés par <formula notation="TeX">n</formula>, ce qui
peut être utile pour vérifier les valeurs calculées par d'autres méthodes,
et il en résulte toujours, conformément à ce qui a été dit dans l'article
511, que le polynome Y, dont les premiers termes sont
<formula notation="TeX">2x^m + x^{m-1} + \frac{3 \mp n}{4}x^{m-2} + \text{etc.}</formula> contient
nécessairement tous ses termes au nombre de <formula notation="TeX">m + 1</formula> sans qu'aucun d'eux
puisse devenir nul, ce qui n'a pas toujours lieu pour le polynome Z du
degré <formula notation="TeX">m - 1</formula>, qui peut être complet ou incomplet suivant les différents
cas. Voici maintenant une méthode sûre et exacte pour déterminer, dans tous
les cas, les polynomes Y et Z qui satisfont à l'équation
<formula notation="TeX">4X = Y^2 \pm nZ^2</formula>.</p>
<p>Soit d'abord <formula notation="TeX">n = 4i + 1</formula> ou <formula notation="TeX">m = 2i</formula>, valeur qui répond à l'équation
<formula notation="TeX">4X = Y^2 - nZ^2</formula>, si on fait en général
<formula notation="TeX" rend="display">Y + Z\sqrt{n} = 2x^m + A_1 x^{m-1} + A_2 x^{m-2} + A_3 x^{m-3} + \text{etc.}</formula>
la forme connue des polynomes Y et Z étant
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l}
Y = 2x^m + x^{m-1} + a_2 x^{m-2} + a_3 x^{m-3} + \text{etc.} \\
Z = \phantom{2x^m + {}} x^{m-1} + b_2 x^{m-2} + b_3 x^{m-3} + \text{etc.},
\end{array}</formula>
on aura les relations suivantes entre les coefficients <formula notation="TeX">A</formula>, <formula notation="TeX">a</formula>, <formula notation="TeX">b</formula> :
<formula notation="TeX" rend="display">A_1 = 1 + \sqrt{n}, \quad A_2 = a_2 + b_2\sqrt{n}, \quad A_3 = a_3 + b_3\sqrt{n},</formula>
et en général <formula notation="TeX">A_k = a_k + b_k\sqrt{n}</formula> ; ainsi pour avoir les valeurs des
fonctions Y et Z, il suffira de connaître celles des coefficients <formula notation="TeX">A_2</formula>,
<formula notation="TeX">A_3</formula>, etc.</p>
<pb n="117" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f117.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 83 imprimée, au titre courant « SUR UNE QUESTION D'ANALYSE. », sur
un second feuillet collé sur son propre feuillet de montage. Le nombre 57
est à l'encre en haut à droite ; au pied, la signature « 11. ».</note></p>
<p>Soit <formula notation="TeX">g</formula> l'une des racines primitives du nombre premier <formula notation="TeX">n</formula> : si l'on
désigne par <formula notation="TeX">\alpha</formula> l'un des termes de la suite
<formula notation="TeX" rend="display">1,\ g^2,\ g^4,\ g^6 \ldots\ldots g^{n-3}, \qquad (1)</formula>
et par <formula notation="TeX">\beta</formula> l'un des termes de la suite
<formula notation="TeX" rend="display">g,\ g^3,\ g^5,\ g^7 \ldots\ldots g^{n-2},</formula>
on sait que ces deux suites de nombres, diminués des multiples de <formula notation="TeX">n</formula>
qu'ils peuvent contenir, donnent par leur réunion la suite des nombres
naturels <formula notation="TeX">1, 2, 3 \ldots\ldots n - 1</formula> ; on sait de plus que <formula notation="TeX">r</formula> étant
l'une quelconque des racines imaginaires de l'équation <formula notation="TeX">r^n - 1 = 0</formula>, le
produit de tous les facteurs <formula notation="TeX">x - r^\alpha</formula>, sera égal à l'un des deux
polynomes <formula notation="TeX">\frac{1}{2}(Y + Z\sqrt{n})</formula>, <formula notation="TeX">\frac{1}{2}(Y - Z\sqrt{n})</formula>, et le
produit de tous les facteurs <formula notation="TeX">x - r^\beta</formula> sera égal à l'autre polynome ;
d'ailleurs comme le signe de <formula notation="TeX">\sqrt{n}</formula> peut être pris à volonté, on
pourra supposer généralement
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l}
(x - r)(x - r^{g^2})(x - r^{g^4}) \ldots (x - r^{g^{n-3}}) \\
\quad = x^m + \frac{1}{2}A_1 x^{m-1} + \frac{1}{2}A_2 x^{m-2} + \frac{1}{2}A_3 x^{m-3} + \text{etc.}
\end{array}</formula></p>
<p>Appelons <formula notation="TeX">S_1</formula> la somme des racines <formula notation="TeX">r^\alpha</formula>, <formula notation="TeX">S_2</formula> la somme de leurs
carrés <formula notation="TeX">r^{2\alpha}</formula>, <formula notation="TeX">S_3</formula> la somme de leurs cubes <formula notation="TeX">r^{3\alpha}</formula>, etc. ; ces
sommes étant supposées connues, on pourra déterminer les coefficients
<formula notation="TeX">A_1</formula>, <formula notation="TeX">A_2</formula>, <formula notation="TeX">A_3</formula>, etc., au moyen des équations suivantes :</p>
<p>(1) La suite des valeurs de <formula notation="TeX">\alpha</formula> est aussi représentée dans un autre
ordre, par celle des carrés <formula notation="TeX">1, 4, 9, 16 \ldots m^2</formula>, diminués des multiples
de <formula notation="TeX">n</formula> qu'ils peuvent contenir.
<note type="editorial" resp="#pass">note infrapaginale de l'imprimé, sous un filet ; son appel est le
« (1) » placé à droite de la première suite.</note></p>
<pb n="118" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f118.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 84 imprimée, au titre courant « MÉMOIRE », verso du feuillet
précédent ; le signe à l'encre en haut à gauche est le « 57 » de la vue
117 vu par transparence.</note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">(1) \qquad
\begin{array}{l}
-\frac{1}{2}A_1 = S_1 \\
-2.\frac{1}{2}A_2 = S_2 + S_1.\frac{1}{2}A_1 \\
-3.\frac{1}{2}A_3 = S_3 + S_2.\frac{1}{2}A_1 + S_1.\frac{1}{2}A_2 \\
-4.\frac{1}{2}A_4 = S_4 + S_3.\frac{1}{2}A_1 + S_2.\frac{1}{2}A_2 + S_1.\frac{1}{2}A_3 \\
-5.\frac{1}{2}A_5 = S_5 + S_4.\frac{1}{2}A_1 + S_3.\frac{1}{2}A_2 + S_2.\frac{1}{2}A_3 + S_1.\frac{1}{2}A_4 \\
\text{etc.}
\end{array}</formula></p>
<p>A l'égard de la somme désignée en général par <formula notation="TeX">S_k</formula>, elle ne peut avoir
que l'une des deux valeurs <formula notation="TeX">-\frac{1}{2} + \frac{1}{2}\sqrt{n}</formula>,
<formula notation="TeX">-\frac{1}{2} - \frac{1}{2}\sqrt{n}</formula>.</p>
<p>On peut supposer <formula notation="TeX">S_1 = -\frac{1}{2} - \frac{1}{2}\sqrt{n}</formula>, et alors on
aura
<formula notation="TeX" rend="display">S_k = -\tfrac{1}{2} - \tfrac{1}{2}\sqrt{n}, \text{ si } k \text{ appartient à la série des nombres } \alpha ;</formula>
et
<formula notation="TeX" rend="display">S_k = -\tfrac{1}{2} + \tfrac{1}{2}\sqrt{n}, \text{ si } k \text{ appartient à la série des nombres } \beta .</formula></p>
<p>Dans le premier cas, le nombre <formula notation="TeX">k</formula> serait un résidu quadratique de <formula notation="TeX">n</formula>, et
on aurait, suivant la notation ordinaire, <formula notation="TeX">\left(\frac{k}{n}\right) = 1</formula> ;
dans le second cas, le nombre <formula notation="TeX">k</formula> serait un non-résidu et on aurait
<formula notation="TeX">\left(\frac{k}{n}\right) = -1</formula> ; donc dans tous les cas on aura, au moyen
du symbole <formula notation="TeX">\left(\frac{k}{n}\right)</formula>,
<formula notation="TeX" rend="display">(2) \qquad S_k = -\tfrac{1}{2} - \tfrac{1}{2}\sqrt{n}.\left(\frac{k}{n}\right).</formula></p>
<p>Étant donnés <formula notation="TeX">n</formula> et <formula notation="TeX">k</formula>, on pourra toujours déterminer <hi rend="italic">a priori</hi>
celle des deux valeurs <formula notation="TeX">+1</formula> et <formula notation="TeX">-1</formula> qui convient au symbole
<formula notation="TeX">\left(\frac{k}{n}\right)</formula>. Ainsi on connaîtra successivement toutes les
sommes <formula notation="TeX">S_1</formula>, <formula notation="TeX">S_2</formula>, <formula notation="TeX">S_3</formula>, etc., ce qui permettra de déterminer les
coefficients <formula notation="TeX">A_1</formula>, <formula notation="TeX">A_2</formula>, <formula notation="TeX">A_3</formula>, par le moyen des équations (1). Ensuite
la fonction <formula notation="TeX">2x^m + A_1 x^{m-1} + A_2 x^{m-2} + A_3 x^{m-3} + \text{etc.}</formula>
prendra la forme
<note type="editorial" resp="#pass">le bas de la page imprimée est blanc : le texte reprend à la p. 85.</note></p>
<pb n="119" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f119.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 85 imprimée, au titre courant « SUR UNE QUESTION D'ANALYSE. », sur
un troisième feuillet collé sur son feuillet de montage. Le nombre 58 est à
l'encre en haut à droite.</note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l}
2x^m + (1 + \sqrt{n})x^{m-1} + (a_2 + b_2\sqrt{n})x^{m-2} \\
\qquad + (a_3 + b_3\sqrt{n})x^{m-3} + \text{etc.}
\end{array}</formula>
d'où l'on tire les valeurs séparées des fonctions Y et Z, savoir :
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l}
Y = 2x^m + x^{m-1} + a_2 x^{m-2} + a_3 x^{m-3} + \text{etc.} \\
Z = \phantom{2x^m + {}} x^{m-1} + b_2 x^{m-2} + b_3 x^{m-3} + \text{etc.}
\end{array}</formula></p>
<p>Telle est la méthode par laquelle on trouvera les fonctions Y et Z qui
satisfont à l'équation <formula notation="TeX">4X = Y^2 - nZ^2</formula>, lorsque le nombre premier <formula notation="TeX">n</formula> est
de la forme <formula notation="TeX">4i + 1</formula> ; elle servira également à résoudre l'équation
<formula notation="TeX">4X = Y^2 + nZ^2</formula>, lorsque le nombre premier <formula notation="TeX">n</formula> est de la forme <formula notation="TeX">4i - 1</formula>.
Il suffira pour cela de mettre <formula notation="TeX">-n</formula> à la place de <formula notation="TeX">n</formula> dans la valeur de
<formula notation="TeX">S_1</formula>, c'est-à-dire, de prendre
<formula notation="TeX">S_1 = -\frac{1}{2} - \frac{1}{2}\sqrt{-n}</formula> ; on déterminera ensuite
généralement <formula notation="TeX">S_k</formula> au moyen de la formule
<formula notation="TeX">S_k = -\frac{1}{2} - \frac{1}{2}\sqrt{-n}.\left(\frac{k}{n}\right)</formula> en y
substituant la valeur particulière de <formula notation="TeX">\left(\frac{k}{n}\right)</formula> qu'on peut
toujours trouver <hi rend="italic">a priori</hi>. Alors connaissant par les équations (1)
les valeurs des coefficients <formula notation="TeX">A</formula>, <formula notation="TeX">A_2</formula>, <formula notation="TeX">A_3</formula>, etc. qui seront tous de la
forme <formula notation="TeX">a + b\sqrt{-n}</formula>, on en déduira comme ci-dessus la valeur de la
fonction <formula notation="TeX">2x^m + A_1 x^{m-1} + A_2 x^{m-2} + \text{etc.}</formula>, et ensuite celles
des fonctions Y et Z.
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">A</formula>, <formula notation="TeX">A_2</formula>, <formula notation="TeX">A_3</formula> » : l'indice du premier <formula notation="TeX">A</formula> manque dans
l'imprimé.</note></p>
<div type="subsection">
<head>Exemple I.</head>
<p>Pour continuer le tableau de l'art. 512, prenons <formula notation="TeX">n = 31</formula>. Comme les
diverses valeurs de <formula notation="TeX">S_k</formula> ne peuvent être que P et Q, savoir
<formula notation="TeX">P = -\frac{1}{2} - \frac{1}{2}\sqrt{n}</formula>,
<formula notation="TeX">Q = -\frac{1}{2} + \frac{1}{2}\sqrt{n}</formula>, ayant déja fait <formula notation="TeX">S_1 = P</formula>, nous
déterminerons les sommes suivantes <formula notation="TeX">S_2</formula>, <formula notation="TeX">S_3</formula>, <formula notation="TeX">S_4</formula>, etc. au moyen des
symboles <formula notation="TeX">\left(\frac{2}{n}\right)</formula>, <formula notation="TeX">\left(\frac{3}{n}\right)</formula>,
<formula notation="TeX">\left(\frac{4}{n}\right)</formula>, <formula notation="TeX">\left(\frac{5}{n}\right)</formula>, etc.
<note type="editorial" resp="#pass">le bas de la page imprimée est blanc. Pour <formula notation="TeX">n = 31</formula>, de la forme
<formula notation="TeX">4i - 1</formula>, la règle qui précède demanderoit <formula notation="TeX">\sqrt{-n}</formula> ; l'imprimé écrit ici
<formula notation="TeX">\sqrt{n}</formula>, et c'est ce qui est transcrit.</note></p>
<pb n="120" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f120.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">p. 86 imprimée, au titre courant « MÉMOIRE », verso du feuillet
précédent ; le signe à l'encre en haut à gauche est le « 58 » de la vue
119 vu par transparence.</note></p>
<p>Or on trouve par les principes connus
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l}
\left(\frac{2}{31}\right) = 1,\ \left(\frac{3}{31}\right) = -\left(\frac{31}{3}\right) = -1,\ \left(\frac{4}{31}\right) \text{ ou en général } \left(\frac{c^2}{31}\right) = 1, \\
\quad \left(\frac{5}{31}\right) = \left(\frac{31}{5}\right) = 1,\ \left(\frac{6}{31}\right) = \left(\frac{2}{31}\right).\left(\frac{3}{31}\right) = -1,\ \left(\frac{7}{31}\right) = -\left(\frac{31}{7}\right) \\
\quad = -\left(\frac{3}{7}\right) = \left(\frac{7}{3}\right) = 1,\ \left(\frac{8}{31}\right) = \left(\frac{2c^2}{31}\right) = \left(\frac{2}{31}\right) = 1,\ \left(\frac{9}{31}\right) = 1, \\
\quad \left(\frac{10}{31}\right) = \left(\frac{2}{31}\right).\left(\frac{5}{31}\right) = 1, \text{ etc.},
\end{array}</formula>
on a donc
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l}
S_1 = S_2 = S_4 = S_5 = S_7 = S_8 = S_9 = S_{10} = P \\
S_3 = S_6 = Q.
\end{array}</formula></p>
<p>Ensuite par l'application des équations (1) on trouvera
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l}
A_1 = 1 + \sqrt{-n} \\
A_2 = -7 + \sqrt{-n} \\
A_3 = -11 - \sqrt{-n} \\
A_4 = 2 - 2\sqrt{-n} \\
A_5 = 8 \\
A_6 = -3 + \sqrt{-n} \\
A_7 = -5 - \sqrt{-n} \\
A_8 = 5 - \sqrt{-n}.
\end{array}</formula></p>
<p>Arrivé aux termes moyens <formula notation="TeX">A_7</formula> et <formula notation="TeX">A_8</formula> on peut se dispenser d'aller plus
loin, car il est facile de voir qu'on doit changer simplement le signe de la
partie réelle dans les coefficients précédents à compter de <formula notation="TeX">A_7</formula>, ce qui
donnera
<note type="editorial" resp="#pass">le bas de la page imprimée est blanc ; la suite de l'exemple est sur
la vue 121, hors de ce lot.</note></p>
</div>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
