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    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Manuscrits de Sophie Germain, Français 9115, vues 701–720 — transcription</title>
        <author>Sophie Germain</author>
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          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-22">2026-09-22</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5.5 (claude-opus-5-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">germain.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Lecture automatique — non vérifiée</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-23">2026-09-23</date>
        <availability status="free">
          <licence target="https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/">CC0 1.0</licence>
          <p>Le manuscrit transcrit est dans le domaine public. Cette
          transcription est une première lecture automatique, non vérifiée, placée
          dans le domaine public (CC0) ; aucune image n'est reproduite — le
          fac-similé est celui de Gallica, cité vue par vue. Source gallica.bnf.fr /
          Bibliothèque nationale de France. La source LaTeX dont ce fichier
          dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/germain-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://germain.commutator.io/">https://germain.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Paris</settlement>
            <repository>Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits and Bibliothèque de l'Arsenal</repository>
            <collection>Manuscrits de Sophie Germain</collection>
            <idno type="shelfmark">Français 9115</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Papiers de Sophie GERMAIN. — Recueil de dissertations et problèmes mathématiques et physiques.</head>
          <msContents>
            <summary>Vues 701 à 720 du volume, dans la
            numérotation de Gallica (une vue par image) ; lot 36 de vingt vues.
            La foliotation au crayon de la BnF, quand elle a pu être lue, est
            donnée par un milestone[@unit='folio'] ; elle n'est jamais déduite.
            Les vues absentes de la transcription ne portent rien à lire et sont
            omises ; le saut dans la numérotation en est le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>1801-1900</origDate><note>Datation du catalogue, reproduite telle quelle.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875">https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875</ref>
                <note>Fac-similé numérique de la Bibliothèque nationale de France
                sur Gallica, servi par l'API IIIF. L'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> pointe la vue correspondante dans
                le lecteur de Gallica.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription de manuscrits de mathématiciens numérisés dans Gallica, une passe de vingt vues
        par conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi> (vue de Gallica) ;
        <hi rend="monospace">\folio</hi> devient <hi rend="monospace">milestone[@unit='folio']</hi>
        (foliotation de la BnF, jamais déduite).</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="germain-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/germain-project">https://github.com/Commutator-IO/germain-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
    </encodingDesc>
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      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-22" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-23" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="36">
<p><note type="editorial" resp="#pass">Numérotation des feuillets. En haut à droite, à l'encre, une série d'un nombre par feuillet, sur la face qui le porte : 345 (vue 702, recto blanc), 346 (704), 347 (706), 348 (708), 349 (710), 350 (712), 351 (714, blanc), 352 (716), 353 et 354 (718, deux feuillets sur une même feuille de montage), 355 et 356 (720, de même) ; la vue 700, hors de ce lot, porte 344. Sans lacune ; les revers écrits n'en portent pas. Elle occupe la place de la foliotation de la Bibliothèque mais est tracée à la plume : aucun « f. » n'est donc porté. Les vues 702, 703, 705, 707, 711, 714, 715 et 717 sont des faces blanches, où ne se voit que l'écriture de l'autre face par transparence ; elles ne sont pas transcrites.</note></p>
<pb n="701" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f701.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Revers écrit d'un petit feuillet monté bas sur sa feuille ; aucun nombre n'y est écrit. Le recto, vue 700, hors de ce lot, porte en haut à droite, à l'encre, 344, et semble blanc à la vignette : ce qui s'y voit en bas à gauche est l'écriture de cette page lue par transparence. Au-dessus du feuillet paraît le bas d'une autre feuille, blanche, où transparaît une écriture à l'envers. La page commence par une phrase entière et s'arrête au milieu d'une autre, au tiers inférieur du feuillet, le reste blanc.</note></p>
<p><unclear>Si</unclear> par le pôle dela sphère on mène un nombre infini
de méridien et qu'on <del><unclear>fait</unclear></del> trace en même tems un nombre
infini de parallèles la surface hemisphérique sera
partagée en un nombre infini dequadrilatères rectangulaires
les quadrilatères compris entre deux parallèles <unclear>seront</unclear> tous
plus grands que les quadrilatères qui en nombre égal composent
la zone comprise entre l'un des mêmes parallèles et le suivant
<del>c'est ce q</del> car <del>et</del> mais comme chacun de ces quadrilatères
est supposé infiniment petit la difference entre ceux qui
composent deux zones contiguës doit être négligeable
ala <gap reason="illegible"/>. Si on suppose que sur l'un des côtés méridiens
d'un des parallélogrammes <supplied resp="#pass">qui s'appuyent sur l'equateur</supplied> il existe un foyer <del>de chaleur</del>
qui envoye une quantité <formula notation="TeX">f</formula> de chaleur, que
<formula notation="TeX">f\ f'\ f''\ f'''</formula>&amp;c soient les <del>quantités de chaleur qui partent
par les côtés méridiens des differens</del> temperatures de
differens parallelogrammes qui s'appuient sur l'equateur
<formula notation="TeX">a\ a'\ a''\ a'''</formula>&amp;c les temperatures des parallelogrammes qui
ont <del>s'appuient</del> sur le premier parallèle
<note type="editorial" resp="#pass">« Si » : les premières lettres ressemblent à « ti » ; c'est la forme que prend son <hi rend="italic">s</hi> initial dans « si on suppose », plus bas sur la même page, d'où la lecture. « seront » est récrit sur un autre mot, et l'ensemble se lit aussi « sauront ». Le mot barré après « qu'on » pourrait être « fait » ou « faire ». Après « négligeable », au début de la ligne suivante, « ala » puis un mot de quatre ou cinq lettres qui se lit « poté » et ne donne pas de sens ; il est laissé illisible. « qui s'appuyent sur l'equateur » est écrit au-dessus de la ligne, d'une plume plus fine, au-dessus de « il existe un foyer ». La page passe de « quadrilatères » à « parallélogrammes » pour les mêmes éléments. La phrase s'arrête sur « sur le premier parallèle », « ont » restant sans complément après la rature de « s'appuient » ; le reste du feuillet est blanc.</note></p>
<pb n="704" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f704.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">En haut à droite, à l'encre : 346. Petit feuillet monté bas sur sa feuille, écrit sur ses deux tiers inférieurs ; il commence par une phrase entière et finit par un trait, au bas du feuillet. Aucune autre numérotation.</note></p>
<p>Voici encore une autre demonstration dela propriété du nombre 2 d'être résidu
ou non résidu des nombres premiers suivant leurs formes par rapport a 8. mais
celle-ci ne peut servir pour distinguer les nombres <formula notation="TeX">8K+5</formula> des nombres <del>dans
les quels</del> <formula notation="TeX">8K+1</formula> dans lesquels <formula notation="TeX">K</formula> est divisibles par une puissance paire
de 2.</p>
<p>On peut aumoins demontrer que pour les nombres <formula notation="TeX">4K+3</formula> 2 est <supplied resp="#pass">non</supplied> résidu lorsque
<formula notation="TeX">K</formula> est pair et <del>non</del> résidu lorsque <formula notation="TeX">K</formula> est impair en effet <formula notation="TeX">K</formula> étant <formula notation="TeX">=2K'</formula>
<formula notation="TeX">p=4K+3=8K'+2+1</formula>    <formula notation="TeX">-1\equiv 2(4K'+1)</formula>
<formula notation="TeX">-1</formula> est non résidu ; <formula notation="TeX">4K'+1</formula> a un nombre pair de facteurs de laforme
<formula notation="TeX">4h-1</formula> parconséquent, comme tous les facteurs premiers de <formula notation="TeX">4K'+1</formula> <del>son</del> dela forme
<formula notation="TeX">4h+1</formula> sont résidus et que ceux dela forme <formula notation="TeX">4h-1</formula> pris avec le signe <formula notation="TeX">-</formula> sont
egalement résidus le produit <formula notation="TeX">4K'+1</formula> est résidu <del>pa</del> d'où il résulte 2 non
résidu. Au contraire lorsque <formula notation="TeX">K=2K'+1</formula> <formula notation="TeX">p=8K'+7=2(4K'+3)+1</formula>, <formula notation="TeX">-1\equiv 2(4K'+3)</formula>
<formula notation="TeX">4K'+3</formula> a un nombre impair de facteurs dela forme <formula notation="TeX">4h-1</formula> parconséquent c'est <formula notation="TeX">-(4K'+3)</formula>
au lieu de <formula notation="TeX">4K'+3</formula> qui est résidu et 2 est alors résidu. car <formula notation="TeX">1\equiv -2(4K'+3)</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Le 3 de « <formula notation="TeX">4K+3</formula> », de « <formula notation="TeX">4K'+3</formula> » et de « <formula notation="TeX">2(4K'+3)</formula> » a la longue queue qui le fait lire 9 ; « <formula notation="TeX">p=4K+3=8K'+2+1</formula> » et l'argument établissent 3. Dans « <formula notation="TeX">8K'+2+1</formula> », le 8 est récrit sur un autre chiffre, sans doute un 4. Le « non » ajouté au-dessus de « résidu », à la première ligne de l'alinéa, remplace le « non » biffé de la ligne suivante. Pour la forme des facteurs, la lettre est une petite <hi rend="italic">h</hi> (« <formula notation="TeX">4h-1</formula> », « <formula notation="TeX">4h+1</formula> ») là où les nombres étudiés ont une capitale <formula notation="TeX">K</formula> ; au début de la ligne « <formula notation="TeX">4h-1</formula> parconséquent » et dans « <formula notation="TeX">4h+1</formula> sont résidus » la lettre est récrite sur une autre, peut-être <formula notation="TeX">K'</formula>. Le signe de congruence à trois traits est le sien.</note></p>
<p>On peut encore démontrer que 2 est résidu pour les nombres <formula notation="TeX">4n+1</formula> dans lesquels
<formula notation="TeX">n</formula> est divisible par une puissance impaire de 2</p>
<p>En effet soit <formula notation="TeX">N</formula> pairement pair et <formula notation="TeX">2n=N</formula>    <formula notation="TeX">4n+1=2N+1=p</formula>, <formula notation="TeX">-1</formula> est résidu
(mod. <formula notation="TeX">p</formula>) aussi bien que tous les facteurs premiers de <formula notation="TeX">N</formula> et parconséquent leur produit
et <formula notation="TeX">N</formula> lui même puis qu'il est supposé ne contenir qu'une puissance paire de 2
donc a cause de <formula notation="TeX">-1\equiv 2N</formula> 2 est aussi résidu. mais on voit que cette methode
n'apprend rien pour le cas <formula notation="TeX">p=2^{2m}n+1</formula> —
<note type="editorial" resp="#pass">« tous les facteurs premiers de <formula notation="TeX">N</formula> » : ses facteurs premiers impairs, puisque <formula notation="TeX">N</formula> est pairement pair ; la page ne le précise pas. « qu'une » est écrit serré, comme « q'uune ». Dans « <formula notation="TeX">p=2^{2m}n+1</formula> », « <formula notation="TeX">2m</formula> » est écrit au-dessus du 2. La page finit sur un trait horizontal.</note></p>
<pb n="706" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f706.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">En haut à droite, à l'encre : 347. En haut à gauche, un « 1 » suivi d'un trait oblique, de la même encre que le texte : peut-être un numéro de feuillet de sa main, dans la manière de la première rédaction des v. 210–216 (le chiffre suivi d'un trait oblique) ; rien sur la page ne dit à quoi il se rapporte. Le titre est suivi d'un trait horizontal. Le feuillet, monté sur sa feuille, est écrit jusqu'au bord inférieur, et la dernière ligne s'y arrête ; son revers, vue 707, est blanc.</note></p>
<p>Observations sur les nombres premiers de la forme <formula notation="TeX">4n+1</formula>
considérés comme résidus d'autres nombres premiers demême forme</p>
<p>Si on a un nombre premier <formula notation="TeX">P=4N+1</formula> tel que <formula notation="TeX">P</formula> soit résidu de
<formula notation="TeX">p=4n+1</formula> <formula notation="TeX">-P</formula> sera egalement résidu (mod <formula notation="TeX">p</formula>) ; on aura donc
<formula notation="TeX">X^2\equiv -P</formula> (mod <formula notation="TeX">p</formula>) ou <formula notation="TeX">X^2+P=Mp</formula>.</p>
<p>Comme il est demontré d'ailleurs que tout nombre premier de la forme
<formula notation="TeX">4n+1</formula> est la somme de deux quarrés, on a sans aucune nouvelle<del>s</del>
supposition<del>s</del>, et en observant que quelque soit <formula notation="TeX">M</formula> il peut toujours
etre considéré comme la somme de quatre quarrés. et mettant
<formula notation="TeX">A^2+B^2</formula> au lieu de <formula notation="TeX">P</formula>, <formula notation="TeX">a^2+b^2</formula> au lieu de <formula notation="TeX">p</formula> et <formula notation="TeX">p^2+q^2+r^2+s^2</formula> au lieu
de <formula notation="TeX">M</formula> ;    <formula notation="TeX">X^2+A^2+B^2=(a^2+b^2)(p^2+q^2+r^2+s^2)</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">=(ap\pm bq)^2+(pb\mp qa)^2+(ar\pm bs)^2+(as\mp br)^2</formula>
On peut supposer <formula notation="TeX">ap=bq</formula>, <formula notation="TeX">pb+qa=A</formula>    <formula notation="TeX">ar\pm bs=B</formula>    <formula notation="TeX">as\mp br=X</formula>
Des deux premières équations il résulte ; d'abord dela première, a cause de <formula notation="TeX">a</formula>
et <formula notation="TeX">b</formula> premiers entr'eux, <formula notation="TeX">p=bm</formula>, <formula notation="TeX">q=am</formula>, et dela seconde <formula notation="TeX">A=m(b^2+a^2)</formula>
On auroit encore pû supposer <formula notation="TeX">A=ap+bq</formula>, <formula notation="TeX">pb=qa</formula> d'où il
résulteroit <formula notation="TeX">p=am'</formula>    <formula notation="TeX">q=bm'</formula>    <formula notation="TeX">A=m'(b^2+a^2)</formula>, c'est adire que
<formula notation="TeX">A</formula> se réduiroit toujours au produit du nombre premier <formula notation="TeX">p</formula> par un nombre
quelconque. Comme il est indifferent de prendre <formula notation="TeX">r</formula> et <formula notation="TeX">s</formula> au lieu de
<formula notation="TeX">p</formula> et <formula notation="TeX">q</formula> puisque les quantités que ces lettres representent ne sont assujetties
a aucune condition particulière, on voit que les suppositions que
l'on vient d'examiner sont les seules par lesquelles on puisse égaler
terme a terme les deux membres de l'équation que l'on considère ;
car, si on fesoit <formula notation="TeX">A=pb\pm qa</formula> et <formula notation="TeX">B=ap\mp qb</formula>, il en résulteroit
<formula notation="TeX">A^2+B^2=(a^2+b^2)(p^2+q^2)</formula>, c'est adire, que, <formula notation="TeX">A^2+B^2</formula> ne pourroit
être un nombre premier
<note type="editorial" resp="#pass">La lettre <formula notation="TeX">p</formula> sert à la fois pour le nombre premier <formula notation="TeX">4n+1</formula> et pour l'un des quatre carrés de <formula notation="TeX">M</formula> ; la page ne les distingue pas, et on les laisse tels. Les capitales <formula notation="TeX">P</formula> et <formula notation="TeX">X</formula> ont un tracé propre, distinct de <formula notation="TeX">p</formula> et de <formula notation="TeX">x</formula>. « nouvelles suppositions » : le <hi rend="italic">s</hi> final des deux mots est barré d'une petite croix, ce qui ramène au singulier (voir hand.md, v. 314). Dans « <formula notation="TeX">A^2+B^2</formula> ne pourroit », les exposants sont écrits au-dessus des lettres, un peu décalés.</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">c'est adire par ces manieres que en <unclear>produisent</unclear> aucune</note>
N.ota Je ne vois pas d'ailleurs que l'on puisse affirmer que
le produit de deux nombres qui ne seroient, l'un et l'autre
décomposables en 4 quarrés que d'une seule façon, ne le soit que de <formula notation="TeX">\underline{2}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">« N.ota » : un N suivi de « ota » en exposant, souligné. La note marginale est écrite en quatre lignes serrées dans la marge de gauche, en face des deux dernières lignes, la dernière sur le bord même du feuillet ; un petit signe en forme de point d'exclamation, entre la note et « décomposables », semble la rattacher à cette ligne. Sa dernière ligne se lit « en produi… aucune », la fin du verbe prise dans une surcharge. La page s'arrête sur le « 2 » souligné, au bord inférieur du feuillet ; le revers est blanc et la suite n'est pas sur la vue suivante écrite (v. 708), qui commence un autre texte.</note></p>
<pb n="708" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f708.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">En haut à droite, à l'encre : 348. Aucune autre numérotation ; pas de numéro de page de sa main. Le feuillet, monté bas sur sa feuille, est écrit d'une main posée et régulière, presque sans rature ; le texte se poursuit au revers, vue 709. Au-dessus du titre transparaît, à l'envers, l'écriture du revers.</note></p>
<p><hi rend="italic">Théorème</hi></p>
<p><formula notation="TeX">\underline{n}</formula> étant un nombre impair plus grand que l'unité, il est impossible
de satisfaire en nombres entiers a l'équation <formula notation="TeX">2z^{2n}=y^{2n}+z^{2n}</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">Ainsi sur la page : la dernière lettre de l'équation a la forme du <formula notation="TeX">z</formula> qui la commence, non celle du <formula notation="TeX">x</formula> de la ligne « z, y et x premiers entr'eux » ; la même équation, quatre lignes plus bas, s'écrit <formula notation="TeX">2z^{2n}=y^{2n}+x^{2n}</formula>. On garde la lettre écrite. « Théorème » et « Démonstration » sont soulignés, et le <formula notation="TeX">n</formula> initial l'est aussi.</note></p>
<p><hi rend="italic">Démonstration</hi></p>
<p>Nous supposerons comme a l'ordinaire, <formula notation="TeX">z</formula>, <formula notation="TeX">y</formula> et <formula notation="TeX">x</formula> premiers entr'eux
et nous observerons que tout diviseur de <formula notation="TeX">z^{2n}</formula> est nécessairement
la somme de deux quarrés.</p>
<p>Cela posé, soit, s'il se peut, <formula notation="TeX">2z^{2n}=y^{2n}+x^{2n}</formula> et parconséquent
<formula notation="TeX">z^n=P^2+Q^2</formula>, <formula notation="TeX">x^n=P^2-Q^2-2PQ</formula>, <formula notation="TeX">y^n=P^2-Q^2+2PQ</formula>. En prenant <formula notation="TeX">z=z'z''</formula>,
<formula notation="TeX">x^{n-1}-x^{n-2}y+\&amp;c=H</formula>, <formula notation="TeX">x^{n-1}+x^{n-2}y+\&amp;c=F</formula>    <formula notation="TeX">z''^n=x^{2n-2}-x^{2n-4}y^2+\&amp;c</formula>
et <formula notation="TeX">2z'^{2n}=x^2+y^2</formula> on aura : <formula notation="TeX">z'^n=p^2+q^2</formula>, <formula notation="TeX">x=p^2-q^2-2pq</formula>, <formula notation="TeX">y=p^2-q^2+2pq</formula>
d'où on tire
<formula notation="TeX" rend="display">\left.\begin{array}{r}
P^2+Q^2=z''^n(p^2+q^2)\\
P^2-Q^2=H(p^2-q^2)\\
2PQ=2Fpq
\end{array}\right\}\ \ldots\ (1)</formula></p>
<p>Il faut encore faire <formula notation="TeX">z''^n=U^2+V^2</formula> ; la première des équations (1)
donne alors <formula notation="TeX">P^2+Q^2=(Uq\pm Vp)^2+(Up\mp Vq)^2</formula>, <formula notation="TeX">P=Uq\pm Vp</formula> et <formula notation="TeX">Q=Up\mp Vq</formula>. En
substituant ces valeurs de <formula notation="TeX">P</formula> et de <formula notation="TeX">Q</formula> dans les deux dernières des
équations (1) elles deviennent
<formula notation="TeX" rend="display">\left.\begin{array}{r}
\{U(p+q)\pm V(p-q)\}\{U(q-p)\pm V(p+q)\}=H(p^2-q^2)\\
2\{(U^2-V^2)pq\pm(p^2-q^2)UV\}=2Fpq
\end{array}\right\}\ \ldots\ (2)</formula></p>
<p>On voit par la première que <formula notation="TeX">VU</formula> doit être divisible par <formula notation="TeX">p^2-q^2</formula> ; la
seconde montre que le même produit <formula notation="TeX">VU</formula> doit aussi être divisible par <formula notation="TeX">pq</formula>.</p>
<p>Soit <formula notation="TeX">z''^{n-1}=V'^2+U'^2</formula>, <formula notation="TeX">z''=v^2+u^2</formula> et parconséquent
<formula notation="TeX" rend="display">z''^n=U^2+V^2=(U'u\pm V'v)^2+(U'v\mp V'u)^2,\ U=U'u\pm V'v,\ V=U'v\mp V'u,</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">VU=(U'^2-V'^2)vu\pm(v^2-u^2)V'U'.</formula></p>
<p>Les valeurs de <formula notation="TeX">VU</formula> données par l'un et l'autre signes devront également
satisfaire ; ainsi, leur somme <formula notation="TeX">2(U'^2-V'^2)vu</formula>, et leur différence, <formula notation="TeX">2(v^2-u^2)U'V'</formula>,
seront l'une et l'autre divisibles par <formula notation="TeX">pq(p^2-q^2)</formula>.</p>
<p>En supposant, comme on le doit <formula notation="TeX">V'</formula> et <formula notation="TeX">U'</formula> premiers entr'eux, <formula notation="TeX">U'^2-V'^2</formula>
et <formula notation="TeX">V'U'</formula> seront également premiers entr'eux, parconséquent <formula notation="TeX">V'U'</formula> ne peut
avoir d'autre diviseur commun avec <formula notation="TeX">2(U'^2-V'^2)vu</formula> que le produit <formula notation="TeX">\underline{vu}</formula>.</p>
<p>Par la même raison <formula notation="TeX">U'^2-V'^2</formula> ne peut avoir d'autre diviseur commun
<note type="editorial" resp="#pass">Les capitales <formula notation="TeX">U</formula>, <formula notation="TeX">V</formula> et les minuscules <formula notation="TeX">u</formula>, <formula notation="TeX">v</formula> sont nettement distinctes sur la page : <formula notation="TeX">U</formula> bouclé en tête comme un <formula notation="TeX">\upsilon</formula>, <formula notation="TeX">V</formula> tracé à gros traits, <formula notation="TeX">u</formula> et <formula notation="TeX">v</formula> petits. Les accolades des systèmes (1) et (2) sont les siennes, avec les points de suspension devant le numéro. Dans (2), le signe <formula notation="TeX">=</formula> de la seconde équation est pris dans un pâté. La page s'arrête au bas du feuillet sur « diviseur commun » ; la phrase continue au revers, vue 709.</note></p>
<pb n="709" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f709.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Revers écrit du feuillet 348 (vue 708), sans numéro ; il continue la phrase de la vue précédente (« Par la même raison <formula notation="TeX">U'^2-V'^2</formula> ne peut avoir d'autre diviseur commun »). Même main régulière, sans rature. La page s'arrête aux trois quarts du feuillet sur l'équation finale, suivie d'un petit trait horizontal : la démonstration est complète.</note></p>
<p>avec <formula notation="TeX">2(v^2-u^2)U'V'</formula> que le nombre <formula notation="TeX">v^2-u^2</formula> ; il faut donc que <formula notation="TeX">2(v^2-u^2)vu</formula> soit
divisible par <formula notation="TeX">(p^2-q^2)pq</formula>.</p>
<p>On ne peut satisfaire a cette condition qu'a l'aide de l'une ou l'autre
des suppositions : <formula notation="TeX">2(v^2-u^2)vu&gt;pq(p^2-q^2)</formula>, <formula notation="TeX">2(v^2-u^2)vu=0</formula>.</p>
<p>Examinons d'abord la première.</p>
<p>En mettant pour <formula notation="TeX">p</formula> et <formula notation="TeX">q</formula> leurs valeurs, <formula notation="TeX">2(v^2-u^2)uv&gt;pq(p^2-q^2)</formula> donne
<formula notation="TeX">32(v^2-u^2)vu&gt;2(y^2-x^2)</formula>. A cause de <formula notation="TeX">2(y-x)=8pq</formula> et <formula notation="TeX">y+x=2(p^2-q^2)</formula>, <formula notation="TeX">2(y^2-x^2)</formula> est <formula notation="TeX">&gt;(x+y)^2</formula>.
La même supposition donne donc aussi <formula notation="TeX">32(v^2-u^2)vu&gt;(x+y)^2</formula>.</p>
<p>Il résulte de l'équation <formula notation="TeX">2z^{2n}=x^{2n}+y^{2n}</formula> que <formula notation="TeX">z^{2n}=z'^{2n}(v^2+u^2)^{2n}</formula> est
plus petit qu'<formula notation="TeX">y^{2n}</formula>. <formula notation="TeX">z'^2(v^2+u^2)^2&lt;y^2</formula> et a plus forte raison <formula notation="TeX">2z'^2(v^2+u^2)vu&lt;y^2</formula>.
Il faut encore observer que <formula notation="TeX">z'</formula> étant impair et la somme de deux
quarrés on a <formula notation="TeX">z'&gt;4</formula> ; parconséquent <formula notation="TeX">32(v^2+u^2)vu&lt;2z'^2(v^2+u^2)vu</formula> et
<formula notation="TeX">32(v^2+u^2)vu&lt;y^2</formula>. On ne peut donc supposer dans aucun cas
<formula notation="TeX">32(v^2-u^2)vu&gt;(y+x)^2</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">2(y-x)=8pq</formula> et <formula notation="TeX">y+x=2(p^2-q^2)</formula> » : le mot entre les deux égalités est un signe bref, comme un <hi rend="italic">d</hi> barré, qu'on rend « et ». Les deux inégalités qui précèdent « On ne peut donc » portent <formula notation="TeX">(v^2+u^2)</formula>, avec le signe <formula notation="TeX">+</formula>, là où la supposition examinée porte <formula notation="TeX">(v^2-u^2)</formula> ; la page est donnée telle quelle. « qu'<formula notation="TeX">y^{2n}</formula> » : l'apostrophe et le <formula notation="TeX">y</formula> sont liés.</note></p>
<p>Voyons a présent quels sont ceux dans lesquels on peut
satisfaire a l'équation <formula notation="TeX">2(v^2-u^2)vu=0</formula>.</p>
<p>Si on prend <formula notation="TeX">v^2-u^2=0</formula>, les nombres <formula notation="TeX">x</formula> et <formula notation="TeX">y</formula> ne pourront être
premiers entr'eux ; c'est cequ'il est aisé de voir a l'aide des
équations (2) car les quantités <formula notation="TeX">F</formula> et <formula notation="TeX">H</formula> ayant alors un
commun diviseur, il faudra que <formula notation="TeX">\underline{x}</formula> et <formula notation="TeX">\underline{y}</formula> ayent pareillement
aussi un diviseur commun.</p>
<p>Si on veut que l'un des facteurs <formula notation="TeX">\underline{v}</formula> ou <formula notation="TeX">\underline{u}</formula>, <formula notation="TeX">\underline{v}</formula>, par exemple,
soit nul, on verra de même que <formula notation="TeX">\underline{x}</formula> et <formula notation="TeX">\underline{y}</formula> ne pourront être
premiers entr'eux que dans le seul cas ou l'on auroit
en même tems <formula notation="TeX">u=1</formula>. Soit donc <formula notation="TeX">u=1</formula>, <formula notation="TeX">v=0</formula>, on trouvera
<formula notation="TeX">U=1</formula>, <formula notation="TeX">V=0</formula>, <formula notation="TeX">P=p</formula>, <formula notation="TeX">Q=q</formula>, <formula notation="TeX">x^n=x</formula>, <formula notation="TeX">y^n=y</formula> et enfin <formula notation="TeX">n=1</formula>. Ce cas
est donc le seul dans lequel il soit possible de
satisfaire a l'équation <formula notation="TeX">2z^{2n}=y^{2n}+x^{2n}</formula>.</p>
<pb n="710" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f710.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">En haut à droite, à l'encre : 349. Même main régulière que les vues 708–709, dont ce feuillet est la suite : il revient sur « le théorème précédent » et en étend la démonstration. Aucune autre numérotation. Le feuillet est écrit sur ses trois quarts supérieurs ; le bas est blanc, et son revers, vue 711, l'est aussi.</note></p>
<p>La même démonstration s'appliqueroit également a l'impossibilité
de l'équation <formula notation="TeX">2z^{2n}=y^{2(n-2d)}+x^{2(n-2d)}</formula> ; il faudroit seulement
mettre <formula notation="TeX">n-2d</formula> au lieu de <formula notation="TeX">\underline{n}</formula> dans les valeurs de <formula notation="TeX">F</formula> <formula notation="TeX">H</formula> et <formula notation="TeX">z''^{2n}</formula> cequi
ne changeroit rien a la forme des équations (1) et (2).</p>
<p>On seroit mené, comme dans le cas du théorème précédent,
a l'une ou l'autre des suppositions <formula notation="TeX">2(v^2-u^2)vu&gt;pq(p^2-q^2)</formula>
ou <formula notation="TeX">2(v^2-u^2)vu=0</formula>. L'impossibilité dela première résulteroit,
à plus forte raison dela condition <formula notation="TeX">z'^{2n}(v^2+u^2)^{\uncertain{8n}}&lt;y^{2n-4d}</formula>.
La seconde donneroit toujours <formula notation="TeX">u=1</formula>, <formula notation="TeX">v=0</formula>, <formula notation="TeX">V=0</formula>, <formula notation="TeX">U=1</formula>, <formula notation="TeX">P=p</formula>, <formula notation="TeX">Q=q</formula>
et parconséquent <formula notation="TeX">x^{n-2d}=x</formula>, <formula notation="TeX">y^{n-2d}=y</formula>    <formula notation="TeX">n-2d=1</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">L'exposant de <formula notation="TeX">(v^2+u^2)</formula> est écrit petit et serré : il se lit « 8n », peut-être « 3n » ; le raisonnement parallèle de la vue 709 porte <formula notation="TeX">(v^2+u^2)^{2n}</formula>, et l'on attendrait ici <formula notation="TeX">2n</formula>. On donne ce que montre la page, sous réserve. Dans « <formula notation="TeX">x^{n-2d}</formula> », le <formula notation="TeX">n</formula> est repassé d'un trait plus gras.</note></p>
<p>En mettant <formula notation="TeX">\underline{n}</formula> au lieu de <formula notation="TeX">n-2d</formula> et réciproquement <formula notation="TeX">n+2d</formula> au lieu
de <formula notation="TeX">\underline{n}</formula> on pourra donc établir le théorème suivant :</p>
<p>Si <formula notation="TeX">\underline{n}</formula> est un nombre impair plus grand que l'unité, quelque
soit d'ailleurs le nombre <formula notation="TeX">\underline{d}</formula>, il est impossible de satisfaire
en nombres entiers a l'équation <formula notation="TeX">2z^{2(n+\uncertain{2}d)}=x^{2n}+y^{2n}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Le chiffre devant <formula notation="TeX">d</formula>, dans l'exposant, est tracé d'un trait lourd, comme récrit sur un autre ; la forme est celle d'un 2, et la phrase précédente (« <formula notation="TeX">n+2d</formula> au lieu de <formula notation="TeX">n</formula> ») appuie la lecture. Un petit trait horizontal, sous l'équation, sépare cet alinéa du théorème qui suit.</note></p>
<p><hi rend="italic">Théorème</hi></p>
<p>Pour toute valeur de <formula notation="TeX">\underline{n}</formula> plus grande que l'unité il est impossible de
satisfaire en nombres entiers a l'équation <formula notation="TeX">Z^{2n}=X^{2n}+Y^{2n}</formula>.</p>
<p><hi rend="italic">Démonstration</hi></p>
<p>Si l'équation <formula notation="TeX">Z^{2n}=X^{2n}+Y^{2n}</formula> étoit possible l'un des nombres <formula notation="TeX">X</formula> et <formula notation="TeX">Y</formula>
seroit pair on auroit donc en prenant <formula notation="TeX">X=2xx'</formula>   
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{rl}
x&amp;=\ldots\,(x)\\
&amp;=\ldots\,(x)'\\
&amp;=\ldots\,(x)''
\end{array}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{ll}
Z^n\pm Y^n=2x'^{2n} &amp; \\
Z^n\mp Y^n=2^{2n-1}x^{2n} &amp; Z\mp Y=2^{2n-1}(x)^{2n}\\
Z^n=x'^{2n}+2^{2n-2}x^{2n} &amp; Z-x'^2=2^{2n-2}(x)'^{2n}\\
\pm Y^n=x'^{2n}-2^{2n-2}x^{2n} &amp; x'^2\mp Y=2^{2n-2}(x)''^{2n}
\end{array}</formula>
et parconséquent <formula notation="TeX">2^{n-1}(x)^{2n}=2^{2n-2}\{(x)'^{2n}+(x)''^{2n}\}</formula>,    <formula notation="TeX">2(x)^{2n}=(x)'^{2n}+(x)''^{2n}</formula>
équation dont l'impossibilité vient d'être demontrée pour toute
valeur de <formula notation="TeX">\underline{n}</formula> plus grande que l'unité.
<note type="editorial" resp="#pass">Dans le théorème et sa démonstration, <formula notation="TeX">Z</formula>, <formula notation="TeX">X</formula> et <formula notation="TeX">Y</formula> sont des capitales droites, distinctes des minuscules <formula notation="TeX">x</formula>, <formula notation="TeX">x'</formula> ; on garde la distinction. Les trois lignes « <formula notation="TeX">x=\ldots(x)</formula> » sont écrites à droite de « en prenant <formula notation="TeX">X=2xx'</formula> », les points de suspension étant les siens ; au-dessus des accents de <formula notation="TeX">(x)'</formula> et de <formula notation="TeX">(x)''</formula>, une petite tache pâle. Les équations sont disposées sur deux colonnes, la colonne de droite commençant à la deuxième ligne de celle de gauche ; on garde cette disposition. Dans « <formula notation="TeX">Z-x'^2=2^{2n-2}(x)'^{2n}</formula> », le 2 initial est pris dans un pâté. « <formula notation="TeX">2^{n-1}</formula> » : l'exposant se lit <formula notation="TeX">n-1</formula>, là où la colonne de droite porte <formula notation="TeX">2^{2n-1}</formula> ; on le laisse tel. La démonstration s'arrête sur « plus grande que l'unité. », aux trois quarts du feuillet.</note></p>
<pb n="712" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f712.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">En haut à droite, à l'encre : 350. Aucune autre numérotation. Feuillet monté bas sur sa feuille, écrit jusqu'au bord inférieur, d'une main rapide ; le texte continue au revers, vue 713. Il commence par une équation, sans titre ni phrase d'introduction : le début du calcul n'est pas sur ce feuillet, et rien n'indique qu'il se trouve aux vues précédentes.</note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\frac{d^2v}{dy^2}=\sin^2\theta\sin^2\varphi.\frac{d^2v}{dr^2}+2\frac{\cos^2\theta\sin.\theta\sin^2\varphi}{r}.\frac{d^2v}{dr.d.\sin\theta}+2\frac{\sin.\varphi\cos.\varphi}{r}.\frac{d^2v}{dr\,d\varphi}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+\frac{\cos^4\theta\sin^2\varphi}{r^2}.\frac{d^2v}{(d.\sin.\theta)^2}+2\frac{\cos^2\theta\cos.\varphi\sin.\varphi}{r^2\sin.\theta}.\frac{d^2v}{d\varphi\,d.\sin\theta}+\frac{\cos^2\varphi}{r^2\sin^2\theta}.\frac{d^2v}{d\varphi^2}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+\frac{dv}{dr}\left\{\frac{\cos^2\theta\sin^2\varphi}{r}+\frac{\cos^2\varphi}{r}\right\}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+\frac{dv}{d.\sin.\theta}\left\{\frac{\cos^2\varphi\cos^2\theta}{r^2\sin.\theta}-\frac{\sin.\theta\cos^2\theta\sin^2\varphi}{r^2}-\frac{2\sin.\theta\cos^2\theta\cos^2\uncertain{\varphi}}{r^2}\right\}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\uncertain{-}\ \frac{dv}{d\varphi}\left\{\frac{\cos.\varphi\sin.\varphi}{r^2\sin^2\theta}+\frac{\cos^2\theta\sin.\varphi\cos.\varphi}{r^2\sin^2\theta}+\frac{\sin.\varphi\cos.\varphi}{r^2}\right\}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Les « <formula notation="TeX">\sin^2\varphi</formula> » des deux premières lignes ont le mot « sin » récrit à l'encre épaisse sur un autre, peut-être « cos ». À la troisième ligne, le dernier terme touche le bord droit du feuillet : après « cos » on voit l'exposant 2 et le début d'une lettre, qu'on offre comme <formula notation="TeX">\varphi</formula> ; l'accolade fermante est sur le bord. Le signe qui ouvre la quatrième ligne est un gros pâté allongé, là où l'on attend un signe ; on l'offre comme <formula notation="TeX">-</formula>, sous réserve (voir hand.md, v. 238).</note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\frac{d^2v}{dx^2}+\frac{d^2v}{dy^2}=\sin^2\theta.\frac{d^2v}{dr^2}+2\frac{\cos^2\theta\sin.\theta}{r}.\frac{d^2v}{dr.d.\sin\theta}+\frac{\cos^4\theta}{r^2}.\frac{d^2v}{(d\sin\theta)^2}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+\frac{1}{r^2\sin^2\theta}.\frac{d^2v}{d\varphi^2}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+\frac{dv}{dr}\left\{\frac{\cos^2\theta}{r}+\frac{1}{r}\right\}+\frac{dv}{d.\sin.\theta}\left\{\frac{\cos^2\theta}{r^2\sin.\theta}-\frac{\sin.\theta\cos^2\theta}{r^2}-2\frac{\sin\theta\cos^2\theta}{r^2}\right\}</formula></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\frac{d^2v}{dz^2}=\cos^2\theta.\frac{d^2v}{dr^2}-2\frac{\cos^2\theta\sin.\theta}{r}.\frac{d^2v}{dr.d.\sin\theta}+\frac{\sin^2\theta\cos^2\theta}{r^2}.\frac{d^2u}{(d\sin.\theta)^2}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{\sin^2\theta}{r}.\frac{dv}{dr}+\frac{dv}{d.\sin\theta}.\left\{\frac{\sin\theta\cos^2\theta}{r^2}+\frac{\sin\theta\cos^2\theta}{r^2}\ \uncertain{-}\ \frac{\sin^3\theta}{r^2}\right\}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">d^2u</formula> » : ainsi sur la page, là où partout ailleurs la fonction est <formula notation="TeX">v</formula>. La seconde ligne de <formula notation="TeX">\frac{d^2v}{dz^2}</formula> commence sans signe. Entre ses deux derniers termes, un pâté semblable au précédent tient la place du signe ; on l'offre comme <formula notation="TeX">-</formula>.</note></p>
<p>N.ota pour l'intelligence de cette équation il faut observer que la
valeur de la differentielle de <formula notation="TeX">\cos\theta</formula> prise par rapport a <formula notation="TeX">\sin\theta</formula>
est <formula notation="TeX">\frac{-\sin\theta}{\sqrt{1-\sin^2\theta}}</formula> et que cette valeur doit être multipliée par
<formula notation="TeX">\frac{d.\sin.\theta}{dz}</formula> cequi donne <formula notation="TeX">\frac{\sin^2\theta}{r}</formula>. On trouve en effaçant cequi se détruit
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{d^2v}{dx^2}+\frac{d^2v}{dy^2}+\frac{d^2v}{dz^2}=\frac{d^2v}{dr^2}+\frac{2}{r}.\frac{dv}{dr}+\frac{\cos^2\theta}{r^2}.\frac{d^2v}{(d\sin.\theta)^2}+\left\{\frac{\cos^2\theta}{r^2\sin\theta}-\frac{\sin\theta}{r^2}\right\}\frac{dv}{d.\sin.\theta}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+\frac{1}{r^2\sin^2\theta}.\frac{d^2v}{d\varphi^2}.</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">« N.ota » : un N suivi de « ota » en exposant, souligné. Dans <formula notation="TeX">\sqrt{1-\sin^2\theta}</formula>, le « sin » est récrit à l'encre épaisse.</note></p>
<p>Si on fait <formula notation="TeX">r</formula> infini l'équation appartient au cylindre on a alors
<formula notation="TeX">\theta=0</formula> parconséquent <formula notation="TeX">\sin\theta=0</formula>    <formula notation="TeX">\cos\theta=1</formula>    parconséquent elle se réduit à
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{d^2v}{dx^2}+\frac{d^2v}{dy^2}+\frac{d^2v}{dz^2}=\frac{d^2v}{dr^2}+\frac{1}{r^2\sin^2\theta}.\frac{d^2v}{d\varphi^2}+\frac{d^2v}{d(r\sin\theta)^2}+\frac{1}{r\sin\theta}.\frac{dv}{d(r\sin\theta)}</formula>
cette équation est en effet celle que M.r Poisson a donné en considérant
le cas général c'est-a-dire celui ou le cylindre est échauffé d'une
manière arbitraire. Si on suppose qu'il n'y ait aucun mouvement
dela chaleur dans le sens de l'axe cequi revient à prendre <formula notation="TeX">\underline{r}</formula> constant
et parconséquent <formula notation="TeX">\frac{d^2v}{dr^2}=0</formula> l'équation est celle que j'avois trouvé
j'avois remarqué, dès lors, que dans cette supposition l'équation
du cylindre se réduit à n'être que celle dela plaque circulaire
abstraction faite de la déperdition de chaleur due dans la plaque isolée
au contact de l'air. Si au lieu de prendre <formula notation="TeX">\theta=0</formula> on prend au contraire
<formula notation="TeX">\theta=90</formula>, <del>le rayon</del> l'axe du cylindre deviendra le rayon dela plaque
le second membre de l'équation se réduira a <formula notation="TeX">\frac{d^2v}{dr^2}+\frac{2}{r}\frac{dv}{dr}+\frac{1}{r^2\sin^2\theta}.\frac{d^2v}{d\varphi^2}-\frac{\sin\theta}{r^2}\frac{dv}{d\sin\theta}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">« M.r Poisson » : M suivi d'un petit r surélevé ; le nom est écrit vite mais se lit. « celle que j'avois trouvé », en fin de ligne, puis « j'avois remarqué » au début de la suivante : la phrase se répète ainsi sur la page. « au lieu » est repassé à l'encre épaisse. Le dernier terme, <formula notation="TeX">\frac{\sin\theta}{r^2}\frac{dv}{d\sin\theta}</formula>, est écrit en deux étages au bord inférieur droit du feuillet, le second facteur sous le premier. Le texte continue au revers, vue 713.</note></p>
<pb n="713" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f713.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Revers écrit du feuillet 350 (vue 712), sans numéro ; il continue le raisonnement du recto, qui s'arrêtait sur l'équation de la plaque circulaire. Même main rapide. La page s'arrête aux trois quarts du feuillet, sur la troisième des quantités de chaleur ; ce qui paraît au-dessous est l'écriture du recto lue par transparence. La suite n'est pas au feuillet suivant, 351 (vue 714), qui est blanc.</note></p>
<p>Pour que cette équation soit identique à celle dela plaque
il faut observer que dans le coefficient <formula notation="TeX">\frac{1}{r^2\sin^2\theta}</formula> de <formula notation="TeX">\frac{d^2v}{d\varphi^2}</formula>
<formula notation="TeX">\sin\theta</formula> doit être pris <formula notation="TeX">=1</formula> puis que <formula notation="TeX">r\sin.\theta</formula> est alors le
rayon entier et que <formula notation="TeX">r</formula> multiplie en effet l'expression
sin. mais que dans le terme <formula notation="TeX">\frac{\sin\theta}{r^2}.\frac{dv}{d.\sin\theta}</formula> <formula notation="TeX">r</formula> ne multiplie
plus <formula notation="TeX">\sin\theta</formula> ensorte que cette expression peut être censée
n'avoir pas de valeur fixe quoique l'usage l'attribue
toujours au cercle dont le rayon est l'unité.</p>
<p>Si dans ce terme <formula notation="TeX">\frac{\sin.\theta}{r^2}.\frac{dv}{d.\sin\theta}</formula> on admet que <formula notation="TeX">\sin\theta</formula>
devienne égal au rayon du cercle dont le rayon
est <formula notation="TeX">r</formula> on aura <formula notation="TeX">\frac{\sin\theta}{r^2}\frac{dv}{d\sin.\theta}=\frac{1}{r}.\frac{dv}{dr}</formula>.
et parconséquent l'équation devient
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{d^2v}{dx}+\frac{d^2v}{dy^2}+\frac{d^2v}{dz^2}=\frac{d^2v}{dr^2}+\frac{1}{r}\frac{dv}{dr}+\frac{1}{r^2}.\frac{d^2v}{d\varphi^2}</formula>
qui est en effet celle dela plaque.
<note type="editorial" resp="#pass">Dans « <formula notation="TeX">r\sin.\theta</formula> est alors le rayon entier », le <formula notation="TeX">r</formula> est repassé et pris dans un pâté. Après « l'expression », en fin de ligne, un pâté ; la ligne suivante commence par « sin. », que le sens rattache à « l'expression ». « <formula notation="TeX">\frac{d^2v}{dx}</formula> » : l'exposant du dénominateur manque sur la page.</note></p>
<p>On peut arriver a l'équation du cône en considérant
la quantité de chaleur qui pendant l'instant <formula notation="TeX">\underline{dt}</formula> entre
par les trois faces qui appartiennent a l'élément de ce solide
l'une de ces quantités sera <formula notation="TeX">Kr^2\sin\theta\cos\theta\,d\theta\,d\varphi.\frac{dv}{dr}</formula>
l'autre seroit <formula notation="TeX">Kr\sin\theta\,d\varphi\,dr.\frac{dv}{r\,d\theta}</formula> si la direction <formula notation="TeX">\frac{dv}{r\,d\theta}</formula> étoit
perpendiculaire a la face <formula notation="TeX">r\sin\theta\,d\varphi\,dr</formula> mais comme elle est
oblique et que l'inclinaison dont il s'agit est mesurée
par l'angle <formula notation="TeX">\theta</formula> cette quantité doit être multipliée par
<formula notation="TeX">\cos.\theta</formula> et elle devient <formula notation="TeX">Kr\sin.\theta\cos\theta\,d\varphi\,dr.\frac{dv}{r\sin\theta}</formula>
enfin la troisième seroit <formula notation="TeX">Kr\cos\theta\,d\theta\,dr.\frac{dv}{r\sin.\theta\,d\varphi}</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">Le <formula notation="TeX">K</formula> est une capitale à boucle, proche d'un <hi rend="italic">k</hi>. Dans « <formula notation="TeX">\frac{dv}{r\sin\theta}</formula> », à la fin de l'avant-dernière ligne, le dénominateur ne porte pas de différentielle ; ainsi sur la page. La page s'arrête sur ce terme ; la suite n'est pas dans ce lot.</note></p>
<pb n="716" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f716.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">En haut à droite, à l'encre : 352. Aucune autre numérotation. En tête, au milieu, souligné, le mot « Cone ». Feuillet monté sur sa feuille, couvert de calculs d'une main rapide jusqu'au bord inférieur ; son revers, vue 717, porte d'autres calculs. Le sujet est celui des vues 712–713 (feuillet 350) : le changement de variables des coordonnées <formula notation="TeX">x</formula>, <formula notation="TeX">y</formula>, <formula notation="TeX">z</formula> aux coordonnées <formula notation="TeX">r</formula>, <formula notation="TeX">\theta</formula>, <formula notation="TeX">\varphi</formula> dans <formula notation="TeX">\frac{d^2v}{dx^2}+\frac{d^2v}{dy^2}+\frac{d^2v}{dz^2}</formula>, pour le cône ; ce feuillet en donne le détail, que le feuillet 350 reprenait au net. Rien ne dit lequel fut écrit d'abord.</note></p>
<p>Cone</p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\frac{dr}{dx}=\sin\theta\cos.\varphi\qquad \frac{d.\sin\theta}{dx}=\frac{\cos^2\theta\cos\varphi}{r}\qquad \frac{d\varphi}{dx}=-\frac{\sin\varphi}{r\sin\theta}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{dr}{dy}=\sin.\theta\sin.\varphi\qquad \frac{d.\sin.\theta}{dy}=\frac{\cos^2\theta\sin\varphi}{r}\qquad \frac{d\varphi}{dy}=\frac{\cos\varphi}{r\sin\theta}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{dr}{dz}=\cos.\theta\qquad \frac{d.\sin.\theta}{dz}=-\frac{\sin\theta\cos\theta}{r}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Le signe <formula notation="TeX">=</formula> de la première ligne est tracé à trois traits ; les autres à deux. Dans « <formula notation="TeX">\frac{\cos^2\theta\cos\varphi}{r}</formula> », le « cos » de <formula notation="TeX">\varphi</formula> est récrit à l'encre épaisse.</note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\frac{dv}{dx}=\frac{dv}{dr}\sin.\theta\cos.\varphi+\frac{dv}{d.\sin\theta}.\frac{\cos^2\theta\cos\varphi}{r}-\frac{dv}{d\varphi}.\frac{\sin\varphi}{r\sin\theta}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{dv}{dy}=\frac{dv}{dr}\sin.\theta\sin.\varphi+\frac{dv}{d.\sin.\theta}\frac{\cos^2\theta\sin.\varphi}{r}+\frac{dv}{d\varphi}.\frac{\cos.\varphi}{r\sin.\theta}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{dv}{dz}=\frac{dv}{dr}\cos\theta-\frac{dv}{d.\sin\theta}.\frac{\cos\theta\sin\theta}{r}</formula></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\frac{d^2v}{dx^2}=\sin\theta\cos.\varphi\left\{\frac{d^2v}{dr^2}.\frac{dr}{dx}+.\frac{d^2v}{dr\,d.\sin\theta}.\frac{d\sin\theta}{dx}+\frac{d^2v}{dr\,d\varphi}.\frac{d\varphi}{dx}\right\}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+\frac{dv}{dr}\left\{\cos\varphi\frac{d.\sin\theta}{dx}-\sin\theta.\sin\varphi\frac{d\varphi}{dx}\right\}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+\frac{\cos^2\theta\cos.\varphi}{r}\left\{\frac{d^2v}{d\sin\theta.dr}.\frac{dr}{dx}+\frac{d^2v}{d.\sin\theta.d\varphi}.\frac{d\varphi}{dx}+\frac{d^2v}{(d.\sin\theta)^2}.\frac{d.\sin\theta}{dx}\right\}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">-\frac{dv}{d.\sin\theta}\left\{\frac{\sin\varphi\cos^2\theta}{r}\frac{d\varphi}{dx}+\frac{\cos^2\theta\,\struck{\sin\theta}}{r^2}\frac{dr}{dx}\right\}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">-\frac{\sin\varphi}{r\sin\theta}\left\{\frac{d^2v}{d\varphi\,dr}.\frac{dr}{dx}+\frac{d^2v}{d\varphi\,d.\sin\theta}.\frac{d.\sin\theta}{dx}+\frac{d^2v}{d\varphi^2}.\frac{d\varphi}{dx}\right\}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">-\frac{dv}{d\varphi}\left\{\frac{\cos\varphi}{r\sin\theta}\frac{d\varphi}{dx}-\frac{\sin\varphi}{r\sin^2\theta}.\frac{d\sin.\theta}{dx}-\frac{\sin\varphi}{r^2\sin\theta}\frac{dr}{dx}\right\}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">=\frac{d^2v}{dr^2}.\sin^2\theta\cos^2\varphi+\frac{d^2v}{d.\sin\theta\,dr}.2\frac{\sin\theta\cos^2\theta\cos^2\varphi}{r}\ \uncertain{-}\ \frac{d^2v}{dr\,d\varphi}.\frac{2\sin\varphi\cos\varphi}{r}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+\frac{d^2v}{(d\sin\theta)^2}\frac{\cos^4\theta\cos^2\varphi}{r^2}-\frac{d^2v}{d.\sin\theta\,d\varphi}.\frac{2\cos^2\theta\cos\varphi\sin\varphi}{r^2\sin\theta}+\frac{d^2v}{d\varphi^2}\frac{\sin^2\varphi}{r^2\sin^2\theta}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+\frac{dv}{dr}\left\{\frac{\cos^2\theta\cos^2\varphi}{r}+\frac{\sin^2\varphi}{r}\right\}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">-\frac{dv}{d.\sin\theta}\left\{\struck{\frac{\cos^2\theta\,\ill{}}{r^2}}\ \frac{\cos^2\theta\sin\theta\cos^2\varphi}{r^2}-\frac{\sin^2\varphi\cos^2\theta}{r^2\sin\theta}\right\}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+\frac{dv}{d\varphi}\left\{\frac{\cos\varphi\sin\varphi}{r^2\sin^2\theta}+\frac{\cos^2\theta\sin\varphi\cos\varphi}{r^2\sin^2\theta}\ \uncertain{+}\ \frac{\sin\varphi\cos\varphi}{r^2}\right\}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Le « sin » barré dans le terme en <formula notation="TeX">\frac{dv}{d.\sin\theta}</formula>, au numérateur de <formula notation="TeX">\frac{\cos^2\theta\sin\theta}{r^2}</formula>, est pris dans une surcharge. Au début de l'accolade de la ligne « <formula notation="TeX">+\frac{dv}{dr}\{\ldots\}-\frac{dv}{d.\sin\theta}\{\ldots\}</formula> », un premier numérateur est barré et noyé dans un gros pâté ; on y lit « cos<formula notation="TeX">^2\theta</formula> » et rien d'autre ; au-dessus, « sin<formula notation="TeX">^2\varphi</formula> » barré. Le numérateur gardé, « cos<formula notation="TeX">^2\theta</formula> sin <formula notation="TeX">\theta</formula> cos<formula notation="TeX">^2\varphi</formula> », est écrit sous la ligne, sur le dénominateur <formula notation="TeX">r^2</formula>. Deux pâtés tiennent la place d'un signe : devant <formula notation="TeX">\frac{d^2v}{dr\,d\varphi}</formula> et devant le dernier terme de la dernière accolade ; on les offre comme <formula notation="TeX">-</formula> et <formula notation="TeX">+</formula> d'après les lignes voisines, sous réserve.</note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\frac{d^2v}{dy^2}=\frac{d^2v}{dr^2}\sin^2\theta\sin^2\varphi+\frac{d^2v}{d\sin\theta.dr}.\frac{2\sin\theta\cos^2\theta\sin^2\varphi}{r}+\frac{d^2v}{dr\,d\varphi}.\frac{2\sin\varphi\cos\varphi}{r}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+\frac{d^2v}{(d.\sin\theta)^2}\frac{\cos^4\theta\sin^2\varphi}{r^2}+\frac{d^2v}{d.\sin\theta\,dr}2\cos^2\theta\cos\varphi\sin.\varphi+\frac{d^2v}{d\varphi^2}.\frac{\cos^2\varphi}{r^2\sin^2\theta}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+\frac{dv}{dr}\left\{\frac{\cos^2\theta\sin^2\varphi}{r}+\frac{\cos^2\varphi}{r}\right\}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+\frac{dv}{d.\sin\theta}\left\{\frac{\cos^2\theta\cos^2\varphi}{r^2\sin\theta}-\frac{\cos^2\theta\sin\theta\sin^2\varphi}{r^2}\right\}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\uncertain{-}\ \frac{dv}{d\varphi}\left\{\frac{\cos\varphi\sin.\varphi}{r^2\sin^2\theta}+\frac{\cos^2\theta\sin\varphi\cos\varphi}{r^2\sin^2\theta}\ \uncertain{+}\ \frac{\sin\varphi\cos\varphi}{r^2}\right\}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">\frac{d^2v}{dy}</formula> » au premier membre, sans l'exposant du dénominateur. À la deuxième ligne, le terme en <formula notation="TeX">2\cos^2\theta\cos\varphi\sin.\varphi</formula> n'a pas de dénominateur, et sa différentielle est écrite « <formula notation="TeX">d.\sin\theta\,dr</formula> » là où la ligne correspondante de <formula notation="TeX">\frac{d^2v}{dx^2}</formula> porte <formula notation="TeX">d.\sin\theta\,d\varphi</formula> ; on garde la page. Deux pâtés encore tiennent la place de signes, devant <formula notation="TeX">\frac{dv}{d\varphi}</formula> et devant le dernier terme ; même réserve.</note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\frac{d^2v}{dx^2}+\frac{d^2v}{dy^2}=\sin^2\theta.\frac{d^2v}{dr^2}+2\frac{\sin\theta\cos^2\theta}{r}.\frac{d^2v}{d.\sin\theta\,dr}+\frac{\cos^4\theta}{r^2}.\frac{d^2v}{(d.\sin\theta)^2}+\frac{d^2v}{d\varphi^2}.\frac{1}{r^2\sin^2\theta}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+\left(\frac{\cos^2\theta}{r}+1\right)\frac{dv}{dr}+\left\{\frac{\cos^2\theta}{r^2\sin\theta}-\frac{\cos^2\theta\sin\theta}{r^2}\right\}\frac{dv}{d\sin\theta}+\struck{\frac{2\sin\varphi\cos\varphi}{r^2\sin^2\theta}.\frac{dv}{d\varphi}}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Le dernier terme est barré de trois traits obliques. « <formula notation="TeX">\left(\frac{\cos^2\theta}{r}+1\right)</formula> » : le <formula notation="TeX">1</formula> est écrit à la hauteur de la barre de fraction, hors du numérateur, et sans <formula notation="TeX">r</formula> ; on le garde tel.</note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\frac{d^2v}{dz^2}=\cos^2\theta\frac{d^2v}{dr^2}-2\frac{\sin\theta\cos^2\theta}{r}.\frac{d^2v}{d.\sin\theta\,dr}+\frac{\sin^2\theta\cos^2\theta}{r^2}\frac{d^2v}{(d\sin\theta)^2}+(\struck{\ill{}}\,\frac{\sin\theta\cos^2\theta}{r^2}\frac{dv}{d.\sin\theta}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{d^2v}{dx^2}+\frac{d^2v}{dy^2}+\frac{d^2v}{dz^2}=\frac{d^2v}{dr^2}+\left(\frac{\cos^2\theta+1}{r}\right)\frac{dv}{dr}+\frac{\cos^2\theta}{r^2}.\frac{d^2v}{(d\sin\theta)^2}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+\frac{1}{r^2\sin^2\theta}.\frac{d^2v}{d\varphi^2}+\left\{\frac{\cos^2\theta}{r^2\sin\theta}+\frac{\sin\theta\cos^2\theta}{r^2}\right\}\frac{dv}{d.\sin\theta}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Dans la ligne de <formula notation="TeX">\frac{d^2v}{dz^2}</formula>, la parenthèse ouvrante du dernier terme est suivie d'un signe ou d'une lettre récrits à l'encre épaisse, qui ne se lisent pas. Au dernier terme de la somme, le facteur <formula notation="TeX">\frac{dv}{d.\sin\theta}</formula> est écrit sous l'accolade, au bord droit.</note></p>
<p>en fesant varier par rapport a <del><formula notation="TeX">d</formula></del> <formula notation="TeX">\sin\theta</formula>. <formula notation="TeX">\cos\theta</formula> et <formula notation="TeX">\cos^2\theta</formula>
Dans <formula notation="TeX">\frac{dv}{dz}</formula>, <formula notation="TeX">\frac{dv}{dx}</formula>, et <formula notation="TeX">\frac{dv}{dy}</formula> cette équation devient
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{d^2v}{dx^2}+\frac{d^2v}{dy^2}+\frac{d^2v}{dz^2}=\frac{d^2v}{dr^2}+\frac{2}{r}\frac{dv}{dr}+\frac{\cos^2\theta}{r^2}.\frac{d^2v}{(d.\sin\theta)^2}+\frac{1}{r^2\sin^2\theta}.\frac{d^2v}{d\varphi^2}+\left\{\frac{\cos^2\theta}{r^2\sin\theta}-\frac{\sin\theta}{r^2}\right\}.\frac{dv}{d.\sin\theta}</formula>
Si on prend <formula notation="TeX">r</formula> infini cequi est le cas du cylindre on a en même tems <formula notation="TeX">\sin=0</formula>    <formula notation="TeX">\cos=1</formula> le
second membre devient <formula notation="TeX">\frac{d^2v}{dr^2}+\frac{1}{r^2\sin^2\theta}.\frac{d^2v}{d\varphi^2}+\frac{d^2v}{d(r\sin\theta)^2}+\frac{1}{r\sin\theta}\frac{dv}{d(r\sin\theta)}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Les deux lignes de prose sont écrites vite, entre les calculs. La première, « en fesant varier par rapport a <formula notation="TeX">\sin\theta</formula>. <formula notation="TeX">\cos\theta</formula> et <formula notation="TeX">\cos^2\theta</formula> », semble expliquer le passage de la somme précédente à la suivante ; le « d » devant <formula notation="TeX">\sin\theta</formula> est barré. « Dans <formula notation="TeX">\frac{dv}{dz}</formula> » : le numérateur est récrit sur une autre lettre. La page s'arrête au bord inférieur du feuillet, sur la même conclusion qu'à la vue 712 : l'équation du cylindre.</note></p>
<pb n="718" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f718.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Deux pièces sur la même feuille de montage. En haut, un feuillet numéroté en haut à droite, à l'encre, 353 ; en bas à droite, un petit feuillet numéroté 354. Le bord supérieur du feuillet 353 dépasse à la vue 714, où son nombre se lit en partie au-dessus du feuillet 351. Aucune autre numérotation.</note></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Feuillet 353. De ce côté, deux lignes seulement, à l'endroit, en tête ; tout le reste de ce qui se voit sur la page (un tableau et un raisonnement barrés d'une grande croix) est l'écriture du revers, vue 719, lue par transparence, et n'est pas repris ici. Les deux lignes finissent une phrase dont le début n'est ni sur ce feuillet ni à la vue précédente écrite.</note></p>
<p>est non résidu d'un nombre premier de la même
forme <formula notation="TeX">4k+3</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">4k+3</formula> » : le 4 a la forme d'un L, comme au petit feuillet ci-dessous (« <formula notation="TeX">4k+3</formula> », « <formula notation="TeX">4K+3</formula> ») ; le trait oblique qui touche le 3 est celui de la croix du revers, vu par transparence.</note></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Petit feuillet 354, écrit sur toute sa hauteur d'une main régulière ; la suite est au revers, vue 719, en bas. Le texte s'ouvre sur « Ici, l'auteur », dans la manière des remarques qu'elle écrit en marge d'une lecture : l'auteur n'est pas nommé.</note></p>
<p>Ici, l'auteur ne dit rien des nombres de la forme
<formula notation="TeX">4k+3</formula>.</p>
<p>J'observe que l'on peut démontrer que les
nombres <formula notation="TeX">12n+7</formula> (lesquels font partie de ceux <formula notation="TeX">4K+3</formula>)
sont non résidus pour quelques nombres premiers
moindres que les nombres dont il s'agit.</p>
<p>En effet si on prend pour <formula notation="TeX">a</formula> le nombre
pair immédiatement plus grand que <formula notation="TeX">\sqrt{\frac{p}{3}}</formula>,
en fesant <formula notation="TeX">p=12n+7</formula>    <formula notation="TeX">3aa-p</formula> sera
<formula notation="TeX">&lt;</formula> que <formula notation="TeX">p</formula> et de la forme <formula notation="TeX">12K+5</formula>.
or en examinant tous les produits des
nombres non divisibles par 12 on voit
qu'un nombre <formula notation="TeX">12K+5</formula> a pour facteur
un nombre de la forme <formula notation="TeX">12K+1</formula> et un
de celle <formula notation="TeX">12K+5</formula>. ou est le produit
de <formula notation="TeX">12K+11</formula> par <formula notation="TeX">12K+7</formula> dans le premier
cas soit <formula notation="TeX">12K+5=q</formula> on aura
<formula notation="TeX">3aa\equiv p</formula> (mod. <formula notation="TeX">q</formula>) mais pour les nombres
<formula notation="TeX">12K+5</formula> <formula notation="TeX">+3</formula> et <formula notation="TeX">-3</formula> sont non résidus et
parconséquent <formula notation="TeX">p</formula> est non résidu (mod <formula notation="TeX">q</formula>)
Dans le second soit <formula notation="TeX">q=12K+7</formula> on a a cause
de <formula notation="TeX">-3</formula> résidu, mais <formula notation="TeX">+3</formula> non résidu (mod. <formula notation="TeX">q</formula>)
<formula notation="TeX">p</formula> non résidu même modul.
On peut démontrer la même chose pour
les nombres <formula notation="TeX">12K+5</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">« Ici » : le I est une grande boucle, lu d'après le sens. « ne dit » est écrit « nedit ». « quelques nombres » est écrit « quelquesnombres ». « <formula notation="TeX">&lt;</formula> que » : le signe est un petit Z couché, comme son signe « plus petit que » ; la phrase le dit en toutes lettres au revers (« sera plus petit que <formula notation="TeX">p</formula> »). « <formula notation="TeX">3aa-p</formula> » est ainsi écrit ; le revers, pour <formula notation="TeX">p=12n+5</formula>, écrit <formula notation="TeX">p-3aa</formula>. « ou est le produit » : l'alternative est entre deux décompositions de <formula notation="TeX">12K+5</formula> ; on garde « ou » tel qu'il est écrit. « modul. » est abrégé ainsi. Le signe de congruence est le sien, à trois traits.</note></p>
<pb n="719" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f719.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Revers des deux feuillets de la vue 718, sur la même feuille de montage. Le revers du feuillet 353, en haut, est écrit tête-bêche par rapport à la vue : il se lit en retournant l'image de 180°, et il est barré d'une grande croix à la plume. Le revers du petit feuillet 354, en bas, se lit à l'endroit ; le « 354 » qu'on voit à l'envers en tête est celui du recto, lu par transparence. Aucun nombre n'est écrit de ce côté. On donne d'abord le revers du feuillet 354, qui continue la vue 718, puis celui du feuillet 353.</note></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Revers du petit feuillet 354. Il écrit pour <formula notation="TeX">p=12n+5</formula> ce que le recto annonçait (« On peut démontrer la même chose pour les nombres <formula notation="TeX">12K+5</formula> »). Le bas du feuillet est blanc, à l'écriture du recto près, lue par transparence.</note></p>
<p>en effet soit <formula notation="TeX">a</formula> le nombre pair immédiatement
plus petit que <formula notation="TeX">\sqrt{\frac{p}{3}}</formula> dans lequel <formula notation="TeX">p=12n+5</formula>
<formula notation="TeX">p-3aa</formula> sera plus petit que <formula notation="TeX">p</formula> ce nombre
sera de la forme <formula notation="TeX">12K+5</formula> et on conclura
comme cidessus qu'il doit être le produit
de <formula notation="TeX">12K+5</formula> par <formula notation="TeX">12K+1</formula>. ou celui de
<formula notation="TeX">12K+11</formula> par <formula notation="TeX">12K+7</formula>. d'où il
résulte que dans le premier cas <formula notation="TeX">p</formula> est
non résidu (mod <formula notation="TeX">12K+5</formula>) et dans
le second non résidu (mod <formula notation="TeX">12K+7</formula>)
<note type="editorial" resp="#pass">« immédiatement » est écrit jusqu'au bord du feuillet, la fin serrée. La phrase finit sans point, et un trait horizontal la sépare du bas du feuillet.</note></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Revers du feuillet 353, lu la vue retournée. Toute la page est barrée d'une grande croix, deux longs traits qui se coupent vers le milieu ; le texte reste lisible dessous et on le donne en entier, sans le marquer comme biffé.</note></p>
<p>A l'égard des nombres <formula notation="TeX">120k+1</formula> il n'y a qu'a prendre un
nombre <formula notation="TeX">10n+2&gt;\sqrt{\frac{5}{2}.120k+1}</formula>
<formula notation="TeX">2(10n+2)^2-5(120k+1)</formula> sera un nombre dela forme
<formula notation="TeX">40k+11</formula> mais pour les nombres <formula notation="TeX">8u+3</formula> (<unclear>ou 11</unclear>) 2 est non résidu
et pour les nombres <formula notation="TeX">20k+11</formula> 5 est résidu (<unclear>ou 19</unclear>)
donc si <formula notation="TeX">40k+11</formula> est le produit des deux facteurs
<formula notation="TeX">40k+1</formula>, <formula notation="TeX">40k+11</formula> et que l'on fasse <formula notation="TeX">4k+11=q</formula>
<formula notation="TeX">2(10n+2)^2\equiv 5(120k+1)</formula> (mod <formula notation="TeX">q</formula>) a cause de 2 non résidu
le premier membre est non résidu et parconséquent a cause
de 5 résidu <formula notation="TeX">120k+1</formula> non résidu (mod. <formula notation="TeX">q</formula>)</p>
<p>1, 3, 7, 9, 11, 13, 17, 19, 21, 23, 27, 29, 31, 33, 37, 39
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{lll}
29.39\equiv 11 &amp; q=40k+29 &amp; \text{2 non résidu 5 résidu}\\
9.19\equiv 11 &amp; q=40k+19 &amp; \text{2 non résidu 5 résidu}\\
21.31\equiv 11 &amp; q\equiv 40k+21 &amp; \text{2 non résidu 5 résidu}\\
33.27\equiv 11 &amp; q\equiv 40k+27 &amp; \text{2 non résidu 5 résidu}\\
7.13\equiv 11 &amp; q\equiv 40k+13 &amp; \text{2 non résidu 5 résidu}\\
37.23\equiv 11 &amp; q\equiv 40k+37 &amp; \\
3.17\equiv 11 &amp; &amp;
\end{array}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Les deux parenthèses de la troisième et de la quatrième ligne se lisent « (lu 11) » et « (lu 19) » : on les offre comme « ou 11 », « ou 19 », d'après le sens, sous réserve ; ce pourraient être des renvois. « <formula notation="TeX">4k+11=q</formula> » : ainsi sur la page, sans le 0 que portent les « <formula notation="TeX">40k+11</formula> » qui précèdent. Dans le tableau, le premier facteur de « <formula notation="TeX">7.13</formula> » est un 7 pris dans un pâté, qui se lit aussi « 07 » ; <formula notation="TeX">7\cdot 13=91\equiv 11</formula> (mod 40), comme les autres produits de la colonne, appuie 7. La deuxième colonne passe du signe <formula notation="TeX">=</formula> au signe <formula notation="TeX">\equiv</formula> à la troisième ligne ; on garde les signes de la page. La ligne « <formula notation="TeX">37.23\equiv 11</formula> » s'arrête sur <formula notation="TeX">q\equiv 40k+37</formula>, suivie d'un trait, et « <formula notation="TeX">3.17\equiv 11</formula> » n'a pas de seconde colonne. Au-dessous, à l'envers de cette lecture, les deux lignes du recto, « est non résidu d'un nombre premier de la même forme », se lisent par transparence.</note></p>
<pb n="720" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f720.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Deux feuillets sur la même feuille de montage : en haut, un feuillet numéroté en haut à droite, à l'encre, 355 ; plus bas, un feuillet plus grand numéroté 356. Sur le premier, à droite, le cachet rond de la Bibliothèque impériale. Aucune autre numérotation. Même sujet qu'aux vues 718–719 : les nombres premiers <formula notation="TeX">4k+3</formula>, pris positivement ou négativement, non-résidus d'un nombre premier moindre ; le feuillet 355 nomme Gauss et son article 125.</note></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Feuillet 355, écrit sur ses deux tiers ; le bas est blanc.</note></p>
<p>En examinant la manière dont Gauss démontre (N.o 125) que tout nombre premier
<formula notation="TeX">p=4n+1</formula> pris negativement est non résidu d'un nombre premier moindre que
<formula notation="TeX">p</formula> on voit que la même demonstration seroit applicable au cas ou <formula notation="TeX">p</formula> ne seroit
pas premier desorte que l'on peut affirmer que tout nombre dela forme
<formula notation="TeX">\uncertain{4n+1}</formula> pris négativement est non résidu de quelque nombre premier moindre
que lui et dela forme <formula notation="TeX">4n+3</formula>. On voit dans la feuille ci-jointe que
tout nombre dela forme <formula notation="TeX">4K+3</formula> pris négativement est non résidu d'un
nombre <del>de la</del> premier de la même forme et moindre que lui il résulte
des ces remarque que : Tout nombre impair <formula notation="TeX">2N+1</formula> pris avec le signe
<formula notation="TeX">-</formula> est non résidu d'un nombre premier dela forme <formula notation="TeX">4K+3</formula>
et <formula notation="TeX">&lt;</formula> que <formula notation="TeX">2N+1</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">« Gauss » : le G est une grande boucle ouverte, le nom se lit. « (N.o 125) » : N suivi d'un petit o surélevé, puis 125. Le 4 de « <formula notation="TeX">4n+1</formula> », « <formula notation="TeX">4K+3</formula> » a la forme d'un L, comme aux vues 718–719. À la cinquième ligne, le premier chiffre de « <formula notation="TeX">4n+1</formula> » est récrit et le dernier est pris dans une surcharge ; le sens, qui reprend le cas de la première ligne, appuie la lecture. « <formula notation="TeX">2N+1</formula> » est écrit au-dessus de « impair », sans signe d'insertion ; on le place là où il est écrit. « des ces remarque » : ainsi sur la page. « <formula notation="TeX">&lt;</formula> » : son signe « plus petit que », un petit Z couché.</note></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Feuillet 356, écrit sur toute sa hauteur ; au pied, sous un trait, une remarque d'une plume plus épaisse, et deux notes dans la marge de gauche, appelées par une croix.</note></p>
<p>Je me propose de démontrer qu'un nombre quelconque de la forme <formula notation="TeX">4K+3</formula>,
pris, tant avec le signe <formula notation="TeX">+</formula>, qu'avec le signe <formula notation="TeX">-</formula>, est non résidu de quelque
nombre premier moindre que lui.</p>
<p>D'abord soit <formula notation="TeX">p=4K+3</formula> et soit proposé de prouver que <formula notation="TeX">-p</formula> est non
résidu d'un nombre <formula notation="TeX">&lt;</formula> que lui. Prenons <formula notation="TeX">2a</formula> pour le nombre pair immédiatement
<formula notation="TeX">&lt;\sqrt{p}</formula>    <formula notation="TeX">p-4aa</formula> sera positif et de la forme <formula notation="TeX">4K+3</formula> et deplus ce nombre
est évidemment <formula notation="TeX">&lt;</formula> que <formula notation="TeX">p</formula>. il est clair que <formula notation="TeX">p-4aa</formula> est premier ou divisible
par un nombre premier de la forme <formula notation="TeX">4K+3</formula>. soit <formula notation="TeX">q</formula> ce nombre on aura
<formula notation="TeX">p\equiv 4aa</formula> (mod. <formula notation="TeX">q</formula>) c'est adire <formula notation="TeX">p</formula> résidu (mod. <formula notation="TeX">q</formula>) et parconséquent <formula notation="TeX">-p</formula> non résidu.</p>
<p>Pour les nombres premiers <formula notation="TeX">4K+3</formula> positivement pris nous distinguerons deux cas
premièrement si <formula notation="TeX">p</formula> est dela forme <formula notation="TeX">8n+3</formula>. <del>soit <formula notation="TeX">a</formula> un nombre quelconque</del>
soit <formula notation="TeX">2a</formula> le nombre pair immédiatement <gap reason="illegible"/> que <formula notation="TeX">\sqrt{\frac{p}{2}}</formula>.    <formula notation="TeX">p-8aa</formula> sera dela
forme <formula notation="TeX">8n+3</formula> et moindres que <formula notation="TeX">p</formula>. ce nombre sera ou premier ou le produit
des facteurs <formula notation="TeX">8K+1</formula> <formula notation="TeX">8K+3</formula> <del>et</del> <formula notation="TeX">8K+7</formula> <formula notation="TeX">8K+5</formula> <del>et</del> a cause de 2 non résidu
(mod. <formula notation="TeX">8K+3</formula>) et (mod. <formula notation="TeX">8K+5</formula>) nommons <formula notation="TeX">q</formula> le facteur de l'une de ces
formes qui divise <formula notation="TeX">p-8aa</formula> on aura <formula notation="TeX">p\equiv 2(2a)^2</formula> (mod. <formula notation="TeX">q</formula>) d'où il
résulte <formula notation="TeX">p</formula> non résidu même modul.
<note type="editorial" resp="#pass">« <del>soit <formula notation="TeX">a</formula> un nombre quelconque</del> » : la fin de la ligne est barrée d'un trait continu ; « quelconque » se devine sous le trait. Le signe entre « immédiatement » et « que <formula notation="TeX">\sqrt{\frac{p}{2}}</formula> » est noyé dans un pâté : on attendrait <formula notation="TeX">&lt;</formula> ou <formula notation="TeX">&gt;</formula>, et on ne le lit pas. Les deux « et » donnés comme biffés, entre les paires de facteurs, sont couverts chacun d'une tache d'encre ; peut-être seulement surchargés. « moindres » : ainsi, au pluriel.</note></p>
<p>Secondement si <formula notation="TeX">p</formula> est dela forme <formula notation="TeX">8K+7</formula>. soit <formula notation="TeX">a</formula> un nombre impair <formula notation="TeX">&lt;</formula> que <formula notation="TeX">\sqrt{\frac{p}{2}}</formula>
<formula notation="TeX">p-2aa</formula> sera dela forme <formula notation="TeX">8K+5</formula> or tout nombre <formula notation="TeX">8K+5</formula> s'il n'est premier
a pour facteur <formula notation="TeX">8K+1</formula> et <formula notation="TeX">8K+5</formula>, ou <formula notation="TeX">8K+7</formula> et <formula notation="TeX">8K+3</formula> nommons donc
<formula notation="TeX">q</formula> le facteur de l'une des formes <formula notation="TeX">8K+5</formula> et <formula notation="TeX">8K+3</formula> qui divise <formula notation="TeX">p-2aa</formula>
et nous concluerons comme ci-dessus <formula notation="TeX">p\equiv 2aa</formula> (mod. <formula notation="TeX">q</formula>)    <formula notation="TeX">p</formula> non résidu (mod. <formula notation="TeX">q</formula>).</p>
<p>La condition que <formula notation="TeX">2a</formula> soit immédiatement plus petit de <formula notation="TeX">\sqrt{p}</formula>, dans le premier
cas démontré, et <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">\sqrt{\frac{p}{2}}</formula> dans le second, est évidemment superflue<formula notation="TeX">^{+}</formula>
il suffit de prendre <formula notation="TeX">2a&lt;</formula> que <formula notation="TeX">\sqrt{p}</formula> et <formula notation="TeX">2a&lt;\sqrt{\frac{p}{2}}</formula>.
<note type="authorial" place="margin"><formula notation="TeX">+</formula> laquelle a l'avantage d'être plus <unclear>aisée</unclear> a <unclear>remplir</unclear></note>
<note type="editorial" resp="#pass">La note marginale, en quatre lignes serrées dans la marge de gauche en face du pied du feuillet, est appelée par la croix qui suit « superflue » ; « l'avantage » est écrit « l'avantage » d'un seul trait, « aisée » et « remplir » sont de lecture douteuse, le dernier mot souligné. Le mot biffé devant <formula notation="TeX">\sqrt{\frac{p}{2}}</formula> est repassé d'un gros trait et ne se lit pas ; peut-être un début de « effectivement ». Le <formula notation="TeX">p</formula> de « <formula notation="TeX">&lt;</formula> que <formula notation="TeX">\sqrt{p}</formula> » est à demi effacé. « <formula notation="TeX">8K+7</formula> et <formula notation="TeX">8K+3</formula> » : le premier 8 ressemble à un 6.</note></p>
<p>Le but de l'auteur étant de passer au théorème fondamental, il s'est borné a demontrer que les nombres<formula notation="TeX">^{+}</formula>
tant positifs que négatifs sont non résidus. Il faut examiner si on ne pourroit pas faire usage dela même <unclear>pro.</unclear> pour en
<note type="authorial" place="margin"><formula notation="TeX">4k+3^{+}</formula></note>
<note type="editorial" resp="#pass">Ces deux lignes, au pied du feuillet sous un trait horizontal, sont d'une plume plus épaisse et d'une écriture plus serrée. La marque qui suit « les nombres », en fin de ligne, est un signe d'appel, et la marge de gauche porte en face, sous la note précédente, « <formula notation="TeX">4k+3</formula> » suivi du même signe : on lit donc « les nombres <formula notation="TeX">4k+3</formula> tant positifs que négatifs ». « l'auteur » est Gauss, que nomme le feuillet 355, et son « théorème fondamental » ; c'est une inférence du transcripteur, la ligne ne le nomme pas. La dernière ligne s'arrête au bord inférieur du feuillet sur « pour en », après une abréviation « pro. » dont la fin se perd : la suite n'est pas sur ce feuillet.</note></p>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
