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    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Manuscrits de Sophie Germain, Français 9115, vues 721–740 — transcription</title>
        <author>Sophie Germain</author>
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          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-22">2026-09-22</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5.5 (claude-opus-5-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">germain.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Lecture automatique — non vérifiée</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-23">2026-09-23</date>
        <availability status="free">
          <licence target="https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/">CC0 1.0</licence>
          <p>Le manuscrit transcrit est dans le domaine public. Cette
          transcription est une première lecture automatique, non vérifiée, placée
          dans le domaine public (CC0) ; aucune image n'est reproduite — le
          fac-similé est celui de Gallica, cité vue par vue. Source gallica.bnf.fr /
          Bibliothèque nationale de France. La source LaTeX dont ce fichier
          dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/germain-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://germain.commutator.io/">https://germain.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Paris</settlement>
            <repository>Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits and Bibliothèque de l'Arsenal</repository>
            <collection>Manuscrits de Sophie Germain</collection>
            <idno type="shelfmark">Français 9115</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Papiers de Sophie GERMAIN. — Recueil de dissertations et problèmes mathématiques et physiques.</head>
          <msContents>
            <summary>Vues 721 à 740 du volume, dans la
            numérotation de Gallica (une vue par image) ; lot 37 de vingt vues.
            La foliotation au crayon de la BnF, quand elle a pu être lue, est
            donnée par un milestone[@unit='folio'] ; elle n'est jamais déduite.
            Les vues absentes de la transcription ne portent rien à lire et sont
            omises ; le saut dans la numérotation en est le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>1801-1900</origDate><note>Datation du catalogue, reproduite telle quelle.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875">https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875</ref>
                <note>Fac-similé numérique de la Bibliothèque nationale de France
                sur Gallica, servi par l'API IIIF. L'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> pointe la vue correspondante dans
                le lecteur de Gallica.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription de manuscrits de mathématiciens numérisés dans Gallica, une passe de vingt vues
        par conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi> (vue de Gallica) ;
        <hi rend="monospace">\folio</hi> devient <hi rend="monospace">milestone[@unit='folio']</hi>
        (foliotation de la BnF, jamais déduite).</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="germain-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/germain-project">https://github.com/Commutator-IO/germain-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
    </encodingDesc>
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      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-22" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-23" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="37">
<p><note type="editorial" resp="#pass">Numérotation des feuillets. En haut à droite, à l'encre, d'une écriture plus ronde, la série qui court dans tout le volume : 357 et 358 (vue 722), 359 (vue 724), 361 au-dessus de 360 (vue 726), 363 au-dessus de 362 (vue 728), 364 (vue 730), 365 (vue 734), 366 (vue 736), 367 (vue 738), 368 (vue 740) ; jamais au dos. Le feuillet des vues 732–733, blanc, n'en porte pas. Cette série occupe la place de la foliotation de la Bibliothèque, mais elle est tracée à la plume et non au crayon, et aucun « f. » n'est donc porté. Tous ces nombres ont été lus sur la vue ; aucun n'est déduit. Ne sont pas transcrites : la vue 721, dos blancs des feuillets 355 et 356 ; la vue 725, dos blanc du feuillet 359 ; la vue 727, dos blancs des feuillets 361 et 360 ; la vue 731, dos blanc du feuillet 364 ; les vues 732 et 733, les deux côtés d'un feuillet blanc sans nombre.</note></p>
<pb n="722" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f722.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Deux petits feuillets montés l'un au-dessus de l'autre sur la même feuille de garde, écrits des deux côtés ; leurs dos forment la vue 723. En haut à droite de chacun, à l'encre, le nombre de la série du volume : « 357 » sur le feuillet du haut, « 358 » sur celui du bas. Le 5 a la queue descendante qui le fait prendre pour un 9 ; on le distingue du 9 bouclé de « 359 » (vue 724).</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin"><hi rend="italic">retournez</hi></note>
Si on se bornoit a vouloir demontrer que tout nombre de la forme
<formula notation="TeX">3k-1</formula> est non residu d'un nombre premier, sans exiger que ce nombre
soit <formula notation="TeX">&lt;</formula> que <formula notation="TeX">3k-1</formula> ; on y parviendroit en considerant un nombre
de la forme <formula notation="TeX">p+3aa</formula> dans lequel <formula notation="TeX">p=3k-1</formula> ; car, <formula notation="TeX">p+3aa</formula> est dela
forme <formula notation="TeX">3k-1</formula> et parconséquent il est, ou premier, ou divisible par
un nombre de la même forme ; soit <formula notation="TeX">q</formula> ce nombre on a
<formula notation="TeX">p\equiv-3aa</formula> (mod. <formula notation="TeX">q</formula>) mais <formula notation="TeX">-3</formula> est non residu pour tout nombre de
la forme <formula notation="TeX">3k-1</formula> donc <formula notation="TeX">p</formula> est aussi non residu (mod. <formula notation="TeX">q</formula>)
si <formula notation="TeX">p</formula> est pair <hi rend="italic">a</hi> doit être supposé impair, et pair si <formula notation="TeX">p</formula> est impair
afin que <formula notation="TeX">p+3aa</formula> soit un nombre impair. car si ce nombre étoit
pair il seroit possible que <formula notation="TeX">2</formula> fut le seul nombre <formula notation="TeX">3k-1</formula> qui le divisât
<hi rend="italic">et on</hi> sait que <supplied resp="#pass">tout nombre impair <formula notation="TeX">\equiv1</formula> (mod 2)</supplied> <del>tout nombre est divisible</del> <del><formula notation="TeX">-3</formula> est residu mod 2. car tous</del>
On voit que dans la suite des differentes valeurs que l'on peut donner a <hi rend="italic">a</hi>
il doit se trouver des valeurs de <formula notation="TeX">p+3aa</formula> divisibles par des valeurs de <formula notation="TeX">q&lt;p</formula>.
<note type="authorial" place="margin">mais je ne sais pas le demontrer</note>
<note type="editorial" resp="#pass">En tête du feuillet, à gauche, au-dessus de la première ligne, un mot souligné, lu « retournez » : la première lettre est peu formée, mais le même mot, souligné et bien lisible, est écrit au bas du feuillet inférieur ; le dos de ce feuillet-ci (vue 723) porte trois lignes. Le « est » de la deuxième ligne est repassé et empâté, non barré. Entre la troisième et la quatrième ligne, au-dessus de « un nombre », un petit groupe biffé et empâté qui commence par « <formula notation="TeX">1+</formula> » : <gap reason="illegible"/>. Le signe de « <formula notation="TeX">p\equiv-3aa</formula> » a trois traits, nettement distincts du signe <formula notation="TeX">=</formula> de « <formula notation="TeX">p=3k-1</formula> » ; il est rendu <formula notation="TeX">\equiv</formula>, ici et partout où il a trois traits. « <hi rend="italic">et on</hi> » est souligné d'un trait épais, qui peut aussi être une rature ; la ligne suivante commence par « On voit que » et le sens ne dit pas si « et on sait que » est maintenu. « tout nombre impair <formula notation="TeX">\equiv1</formula> (mod 2) » est écrit au-dessus de « tout nombre est divisible », qu'il remplace ; la fin de la ligne, « <formula notation="TeX">-3</formula> est residu mod 2. car tous », est barrée d'un trait épais qui court jusqu'au bord. « mais je ne sais pas le demontrer » est écrit en trois lignes serrées au bout de la dernière ligne, contre le bord droit du feuillet.</note></p>
<p><unclear>P.</unclear> 125 L'auteur se borne a démontrer le <del>tout</del> cas des nombres premiers
dela forme <formula notation="TeX">4n+1</formula> parcequ'il n'emploie que celui là dans
sa demonstration de son théorème <del>fondamental</del> (<unclear>V.</unclear> N.o 139. <unclear>§</unclear> 146)
si on vouloit demontrer la proposition generale :</p>
<p>Tout nombre, excepté les quarrés positivement pris, <unclear>est</unclear> <del>résidu</del>
non residu de quelque nombre premier.</p>
<p>Nous observerons qu'en supposant la chose accordée pour les nombres
<formula notation="TeX">4n+1</formula> il ne reste a examiner que ceux <formula notation="TeX">4n+2</formula>, <formula notation="TeX">4n+3</formula> parceque
les nombres <formula notation="TeX">4n</formula> étant multiples d'un quarré seront non residu
si <formula notation="TeX">n</formula> l'est.</p>
<p>Pour les nombres, <formula notation="TeX">4n+2</formula></p>
<p>Soit <formula notation="TeX">4n+2+(2k+1)^{2}</formula> ce nombre est dela forme <formula notation="TeX">4k+3</formula>
et parconséquent divisible par un nombre premier dela
même forme soit <formula notation="TeX">q</formula> ce nombre on aura <formula notation="TeX">4n+2\equiv-(2k+1)^{2}</formula>
et a cause de <formula notation="TeX">-1</formula> non residu (mod <formula notation="TeX">4k+3</formula>) <formula notation="TeX">4n+2</formula> sera
également non residu (mod. <formula notation="TeX">4k+3=q</formula>). Je n'ai pas vu
comment demontrer <formula notation="TeX">-(4n+2)</formula> non residu</p>
<p><note type="authorial" place="margin"><hi rend="italic">Retournez</hi></note>
<note type="editorial" resp="#pass">« P. 125 » est écrit dans la marge, devant la première ligne ; la première lettre est un grand trait vertical, lu P. Dans la parenthèse, la lettre avant « N.o » est lue V. avec doute, et le signe entre « 139 » et « 146 », en forme de <formula notation="TeX">\delta</formula>, est lu § avec doute : il a la forme du § de « §126 » en tête de la vue 724 (&amp; n'est pas exclu). Un trait horizontal traverse « fondamental » par le milieu ; il est donné comme biffure, avec doute. « Tout nombre … pris, » se termine par un mot court lu « est » avec doute (« et » est possible), puis par un mot barré lu « résidu » ; la ligne suivante s'ouvre sur une tache d'encre dans la marge, et de petites marques sont écrites au-dessus de « residu ». La lettre de « <formula notation="TeX">4n+1</formula> », « <formula notation="TeX">4n+2</formula> » est un <formula notation="TeX">n</formula> ou un <formula notation="TeX">u</formula> ; celle de « <formula notation="TeX">2k+1</formula> », « <formula notation="TeX">4k+3</formula> » un <formula notation="TeX">k</formula> : les deux sont gardées comme on les lit. Un trait passe sur « Soit » et sur « et parconséquent », sans doute ses traits de liaison ; ces mots ne sont pas donnés comme barrés. Au-dessous, un court trait horizontal, puis, au bas du feuillet, « Retournez », souligné, d'une encre plus noire, écrit par-dessus l'écriture du dos qui se lit à l'envers par transparence : le texte continue au dos (vue 723, feuillet du bas). Le mot souligné en tête du feuillet du haut est le même renvoi, pour son propre dos.</note></p>
<pb n="723" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f723.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Dos des deux petits feuillets de la vue 722 ; ni l'un ni l'autre ne porte de nombre de ce côté. Le dos du feuillet du haut (357) n'est écrit que sur trois lignes ; le reste montre par transparence, à l'envers, le texte du recto. Le dos du feuillet du bas (358) est écrit en entier ; les mots barrés et les petits signes qu'on y voit entre les lignes et dans la marge de gauche sont ceux du recto, lus à l'envers par transparence (« fondamental », « résidu »), et ne sont pas transcrits. Les nombres des rectos se lisent à l'envers par transparence en haut de chaque feuillet.</note></p>
<p>il est clair que parmi les nombres de la forme <formula notation="TeX">3k-1</formula> il s'en
trouvent qui sont en même tems de celle <formula notation="TeX">8n+1</formula> ; tels sont ceux
dela forme <formula notation="TeX">\uncertain{2}4n+17</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Le premier chiffre de « <formula notation="TeX">24n+17</formula> » est sous une tache d'encre ; lu 2 avec doute, ce que le calcul confirme (<formula notation="TeX">24n+17</formula> est à la fois <formula notation="TeX">3k-1</formula> et <formula notation="TeX">8n+1</formula>). Son 1 est un trait court en forme de s, son 5 un s à longue queue descendante (vue 724, où « <formula notation="TeX">12k+1</formula> » et « <formula notation="TeX">12k+5</formula> » se suivent). « forme » finit par un trait en forme de x, sans doute un paraphe.</note></p>
<p>Pour les nombres <formula notation="TeX">4n+3</formula>. positivement pris</p>
<p>Soit <formula notation="TeX">4n+3+4k^{2}</formula> ; ce nombre sera dela forme <formula notation="TeX">4n+3</formula>
et parconséquent divisible par un nombre premier,
<formula notation="TeX">q</formula> dela même forme et acause de <formula notation="TeX">-1</formula> non
residu (mod <formula notation="TeX">q</formula>) il resulte de <formula notation="TeX">4n+3\equiv-4k^{2}</formula>
(mod <formula notation="TeX">q</formula>). <formula notation="TeX">4n+3</formula> non residu (mod <formula notation="TeX">q</formula>)</p>
<p>Pour les nombres <formula notation="TeX">4n+3</formula> négativement pris</p>
<p>Soit <formula notation="TeX">4n+3\equiv4k^{2}</formula>, <formula notation="TeX">4n+3-4k^{2}</formula> sera toujours
dela forme <formula notation="TeX">4k+3</formula> donc divisible par un
nombre premier <formula notation="TeX">q</formula> de la même forme ; il
est clair que <formula notation="TeX">4n+3</formula> est ici residu (mod
donc a cause de <formula notation="TeX">-1</formula> non residu <formula notation="TeX">-(4n+3)</formula>
non residu (mod. <formula notation="TeX">q</formula>)</p>
<p>de la comparaison des deux cas que nous venons de
traiter il resulte cette proposition remarquable : Tout nombre
dela forme <formula notation="TeX">4k+3</formula> pris tant avec le signe <formula notation="TeX">+</formula> qu'avec le signe <formula notation="TeX">-</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Chaque partie est suivie d'un court trait horizontal. La lettre de « <formula notation="TeX">4n+3</formula> » est un <formula notation="TeX">n</formula> ou un <formula notation="TeX">u</formula>, celle de « <formula notation="TeX">4k^{2}</formula> », « <formula notation="TeX">4k+3</formula> » un <formula notation="TeX">k</formula> ; dans « Pour les nombres <formula notation="TeX">4n+3</formula> négativement pris » et « Soit <formula notation="TeX">4n+3\equiv4k^{2}</formula> » le <formula notation="TeX">n</formula> est empâté et pourrait être un <formula notation="TeX">k</formula>. Le signe de « <formula notation="TeX">4n+3\equiv-4k^{2}</formula> » et de « <formula notation="TeX">4n+3\equiv4k^{2}</formula> » a trois traits ; le signe entre <formula notation="TeX">4n+3</formula> et <formula notation="TeX">4k^{2}</formula>, à la ligne suivante, est un long trait, lu <formula notation="TeX">-</formula>. « residu (mod » s'arrête au bord droit du feuillet, contre la garde, qui peut cacher la fin. La phrase finale s'arrête sur « le signe <formula notation="TeX">-</formula> » au bas du feuillet ; sa suite n'est pas sur ces deux feuillets.</note></p>
<pb n="724" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f724.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Un feuillet monté sur une feuille de garde, écrit d'un seul côté (le dos, vue 725, est blanc) ; d'une écriture plus posée que celle des vues 722–723, presque sans rature. En haut à droite, à l'encre, « 359 ». En haut à gauche, souligné, « §126 ».</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">§126</note>
Il s'agit de prouver qu'un nombre premier quelconque dela forme <formula notation="TeX">8n+1</formula>,
pris avec le signe <formula notation="TeX">+</formula>, est toujours non residu d'un autre nombre premier
plus petit que lui.</p>
<p>Les nombres premiers <formula notation="TeX">8n+1</formula>, appartiennent a l'une ou l'autre des formes
<formula notation="TeX">24k+1</formula>, <formula notation="TeX">24k+17</formula>.</p>
<p>Nous examinerons d'abord les nombre <formula notation="TeX">24k+17</formula>. et nous observerons qu'ils
sont compris dans cette forme <formula notation="TeX">12k+5</formula>. Nous supposerons donc qu'il
s'agitte de prouver qu'un nombre premier <formula notation="TeX">p=12k+5</formula> est non residu d'un
nombre premier moindre que lui. pour cela, en designant par <hi rend="italic">a</hi> un
nombre quelconque, (pair) et <formula notation="TeX">&lt;\sqrt{\frac{p}{3}}</formula>, le nombre <formula notation="TeX">p-3aa</formula> sera positif
<formula notation="TeX">&lt;</formula> que <formula notation="TeX">p</formula> et de la forme <formula notation="TeX">12k+5</formula>. Or tout nombre premier appartient
a l'une des quatre formes suivantes <formula notation="TeX">12k+1</formula>, <formula notation="TeX">12k+5</formula>, <formula notation="TeX">12k+7</formula>, <formula notation="TeX">12k+11</formula> ;
et parmi les six produits differens des quarrés il n'y a que <formula notation="TeX">12k+1</formula> par
<formula notation="TeX">12k+5</formula> et <formula notation="TeX">12k+7</formula> par <formula notation="TeX">12k+11</formula> qui soient de la forme <formula notation="TeX">12k+5</formula>.
fesons donc, a cause de <formula notation="TeX">3</formula> non residu mod. <formula notation="TeX">12k+5</formula> et <formula notation="TeX">12k+7</formula>, (V. P. 116)
<formula notation="TeX">q=12k+5</formula> ou <formula notation="TeX">=12k+7</formula> et nous aurons <formula notation="TeX">p\equiv3aa</formula> (mod <formula notation="TeX">q</formula>) c'est adire
<formula notation="TeX">p</formula> non residu mod. <formula notation="TeX">q</formula> : et <formula notation="TeX">q</formula> sera evidemment <formula notation="TeX">&lt;p</formula> puisqu'il est
facteur d'une quantité moindre que ce nombre. cequ'il falloit demontrer.
<note type="editorial" resp="#pass">« les six produits differens des quarrés » est écrit ainsi. Dans le dernier « <formula notation="TeX">12k+5</formula> », le 2 est récrit sur un autre chiffre. La référence « (V. P. 116) » a la même lettre P que « P. 125 » de la vue 722.</note></p>
<p>A l'égard des nombres <formula notation="TeX">24k+1</formula> nous observerons qu'ils sont la
somme de deux quarrés, puisque cette propriété appartient généralement
a tous les nombres premiers de la forme <formula notation="TeX">4n+1</formula>. Or, en considérant
les formes de <formula notation="TeX">x</formula> et <formula notation="TeX">y</formula>, dans <formula notation="TeX">x^{2}+y^{2}</formula> par rapport au nombre <formula notation="TeX">5</formula>,
on voit que, si on fait <formula notation="TeX">x=5n\pm1</formula> ou <formula notation="TeX">=5n\pm2</formula> il faut, pour
que <formula notation="TeX">x^{2}+y^{2}</formula> soit un nombre premier, que <formula notation="TeX">y^{2}</formula> soit ou de la même
forme que <formula notation="TeX">x^{2}</formula>, ou un multiple de <formula notation="TeX">5</formula> : en effet : si on fesoit
<formula notation="TeX">x=5n\pm1</formula> et <formula notation="TeX">y=5n\pm2</formula> on auroit
<formula notation="TeX" rend="display">x^{2}+y^{2}=25n\pm2.5n+1</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+25n\pm2.5.2n+4\equiv0\ (\text{mod}\ 5)</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Les termes « <formula notation="TeX">25n</formula> » sont écrits sans exposant, là où le carré de <formula notation="TeX">5n</formula> donne <formula notation="TeX">25n^{2}</formula> ; la feuille est laissée telle qu'on la lit. Le texte s'arrête sur cette congruence, le bas du feuillet blanc ; sa suite n'est pas sur la vue 726, qui porte d'autres feuillets.</note></p>
<pb n="726" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f726.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Deux feuillets montés sur la même feuille de garde, écrits d'un seul côté (leurs dos, vue 727, sont blancs). En haut à droite, à l'encre, « 361 » sur le feuillet du haut, « 360 » sur celui du bas : la série les numérote de bas en haut. Le feuillet du bas, plus mince, laisse voir son texte par transparence au dos (vue 727). Le 5 de ces feuillets est le s à longue queue descendante des vues 722–724.</note></p>
<p>Si <formula notation="TeX">5</formula> est non residu des nombres premiers compris sous
la forme <formula notation="TeX">F</formula> <formula notation="TeX">5</formula> sera aussi non residu d'un des
facteur des nombres dela même forme <formula notation="TeX">F</formula> qui ne sont
pas premiers c'est adire que le produit d'un nombre
quelconques de nombres premiers pour lesquels <formula notation="TeX">5</formula>
est residu ne pourra jamais être dela forme
<formula notation="TeX">F</formula> qui renferme les nombres premiers pour lesquels
<formula notation="TeX">5</formula> est non residu
<note type="editorial" resp="#pass">La lettre rendue <formula notation="TeX">F</formula> est une capitale barrée, deux fois écrite de même ; « aussi » est repassé ; « le » de « le produit » est récrit sur « les ». Un trait souligne la fin du paragraphe.</note></p>
<p><formula notation="TeX">-3</formula> est non residu des nombres premiers compris
sous la forme <formula notation="TeX">3n-1</formula>    <formula notation="TeX">-3</formula> sera aussi non residu
d'un des facteurs des nombres de la même forme
qui ne sont pas premiers c'est adire que le produit
d'un nombre quelconque de nombres premiers delaforme
<formula notation="TeX">3n+1</formula> pour lesquels <formula notation="TeX">-3</formula> est residu ne pourra jamais être dela
forme <formula notation="TeX">3n-1</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">« forme <formula notation="TeX">3n-1</formula> » est écrit sous le début de la dernière ligne, au bas du feuillet.</note></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Ce qui suit est sur le feuillet du bas (360).</note></p>
<p>Supposons que tous les nombres premiers, jusqu'a
<formula notation="TeX">P</formula>, pour lesquels <formula notation="TeX">a</formula> est residu, soient delaforme
<formula notation="TeX">ma+b^{2}</formula> et en prenant <formula notation="TeX">e</formula> pair et non divisible
par <formula notation="TeX">a</formula> fesons <formula notation="TeX">e^{2}=a+fP</formula>    <formula notation="TeX">f</formula> <del>est</del> impair
on a <formula notation="TeX">e^{2}\equiv a</formula> (mod <formula notation="TeX">f</formula>) c'est adire <formula notation="TeX">a</formula> residu
mod. <formula notation="TeX">f</formula> parconséquent modulis tout facteur
de <formula notation="TeX">f</formula>, mais comme <formula notation="TeX">f&lt;P</formula> tous ces facteurs
seront a plus forte raison <formula notation="TeX">&lt;P</formula> par conséquent
dela forme <formula notation="TeX">ma+b^{2}</formula>. <formula notation="TeX">(b&lt;a)</formula>
et le produit de tant de nombre de la
forme <formula notation="TeX">ma+b^{2}</formula> que l'on voudra sera de
cette même forme laquelle appartient aussi
au quarré <formula notation="TeX">e^{2}</formula> donc aussi a <formula notation="TeX">P</formula></p>
<p>si <formula notation="TeX">ma+b^{2}=p</formula> et que <formula notation="TeX">p&lt;a</formula>
<formula notation="TeX">m</formula> est negatif
<note type="editorial" resp="#pass">Le <formula notation="TeX">P</formula> est une capitale d'imprimerie, distincte du <formula notation="TeX">p</formula> de la dernière ligne. « est » après <formula notation="TeX">f</formula> est barré d'un gros trait. Un trait sépare les deux dernières lignes du paragraphe qui précède ; le bas du feuillet est blanc.</note></p>
<pb n="728" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f728.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Deux petits feuillets montés à droite de la feuille de garde, dont les dos, écrits eux aussi, sont photographiés en travers à la vue 729. En haut à droite, à l'encre, « 363 » sur le feuillet du haut, « 362 » sur celui du bas : la série les numérote, comme à la vue 726, de bas en haut. Tout le feuillet du haut est traversé de longs traits de plume verticaux, épais et appuyés, qui l'annulent ; il est transcrit en entier, avec cette note, plutôt que donné comme biffure. On y voit aussi, par transparence, des colonnes de calcul écrites au dos.</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin"><hi rend="italic">P. 116.</hi></note>
Pour tout nombre premier dela forme <formula notation="TeX">4k+3</formula>
si <formula notation="TeX">n</formula> est non residu <formula notation="TeX">-n</formula> sera residu
en effet prenant la racine primitive
<formula notation="TeX">r</formula> et supposant <formula notation="TeX">r^{2f+1}\equiv n</formula> si on vouloit
que <formula notation="TeX">r^{2g+1}\equiv-n</formula> on auroit
<formula notation="TeX" rend="display">r^{2g+1}+r^{2f+1}\equiv0</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">r^{2(g-f)}+1\equiv0 \quad \text{c'est a dire } -1 \text{ residu}</formula></p>
<p>L'induction a mené l'auteur a établir pour
les nombres <formula notation="TeX">12n+11</formula> <formula notation="TeX">3</formula> residu et <formula notation="TeX">-3</formula> non residu
je ne vois pas que l'on puisse rien conclure
pour ces nombres de la formule
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{4(a^{3}-1)}{a-\uncertain{1}}=(2x+1)^{2}+3</formula>
mais a l'égard
des nombres compris sous la forme <formula notation="TeX">4k+1</formula>
a cause de <formula notation="TeX">+</formula> et <formula notation="TeX">-n</formula> residu ou non residu
si on vouloit que <formula notation="TeX">3</formula> fut residu
<formula notation="TeX" rend="display">r^{nk}\equiv\ill{}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">r^{mk}\equiv-f</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">r^{nk}+r^{mk}\equiv0</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">r^{(n-m)k}+1\equiv0</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">« P. 116. » est écrit en tête, à gauche, souligné, avec la même lettre P que « P. 125 » (vue 722) ; c'est le « (V. P. 116) » que cite la vue 724. Les signes <formula notation="TeX">\equiv</formula> ont trois traits. Dans la fraction, le dénominateur « <formula notation="TeX">a-</formula> » est coupé par un des traits d'annulation, qui cache le dernier caractère ; au-dessus de la parenthèse de « <formula notation="TeX">(2x+1)</formula> », l'exposant est un 2 mal formé, qu'on pourrait prendre pour un 8. Une tache et un trait d'annulation couvrent le second membre de la première congruence du bas, qui ne se lit pas. Le reste du feuillet est blanc.</note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">A=ma+b^{2}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">a=d^{2}-nA</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">A=md^{2}-mnA+b^{2}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">(1+mn)A=md^{2}+b^{2}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">a=d^{2}-n(ma+b^{2})</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">(1+mn)a=d^{2}-nb^{2}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Feuillet du bas (362) : ces six lignes de calcul, sans texte. Un trait prolonge « <formula notation="TeX">a=d^{2}-nA</formula> » vers la droite.</note></p>
<pb n="729" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f729.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Vue prise en largeur. En haut, deux petits feuillets vus de dos, écrits en travers ; au-dessous, la feuille de garde repliée. Le feuillet de droite est le dos du feuillet 363 de la vue 728 : tourné d'un quart de tour et retourné, il laisse voir par transparence, à leur place, le « 363 » et le « P. 116 » du recto, et ses propres lignes sont les colonnes qu'on voit par transparence sur la vue 728. Le petit feuillet de gauche, écrit au crayon, est vraisemblablement le dos du feuillet 362 (on y devine, par transparence, l'encre d'un calcul) ; cela n'a pas pu être vérifié trait pour trait. Aucun nombre de la série n'est porté de ce côté.</note></p>
<p>Pour tout nombre premier <formula notation="TeX">12n+5</formula> dans lesquels <formula notation="TeX">3n+1</formula> est
premier <formula notation="TeX">3</formula> est racine primitive
En effet pour les nombres <formula notation="TeX">12n+5</formula> <formula notation="TeX">3</formula> est non residu par
conséquent si <formula notation="TeX">3</formula> n'est pas racine primitive on aura
<formula notation="TeX">r^{3n+1}\equiv3</formula> puisque <formula notation="TeX">4</formula> et <formula notation="TeX">3n+1</formula> sont les seuls facteurs de
<formula notation="TeX">p-1</formula> ainsi a cause de <formula notation="TeX">r^{4(3n+1)}\equiv1</formula>    <formula notation="TeX">3^{4}\equiv1</formula>    <formula notation="TeX">3^{2}+1\equiv0</formula>
mais <formula notation="TeX">3^{2}+1=2.5</formula> <unclear>est</unclear> <formula notation="TeX">&lt;</formula> que <formula notation="TeX">12n+5</formula> donc &amp;c.</p>
<p><del>Soit a present <formula notation="TeX">3n+1=p^{n}</formula></del> <gap reason="illegible"/>
<note type="authorial" place="margin"><hi rend="italic">tels sont</hi>    <formula notation="TeX">4.7+1=29</formula>    <formula notation="TeX">4.13+1=53</formula>    <del><formula notation="TeX">4.19+1=77</formula></del>    <del><formula notation="TeX">4.23+1=93</formula></del></note>
<note type="editorial" resp="#pass">« est » devant « <formula notation="TeX">&lt;</formula> que » est empâté. Sous la ligne « mais … donc &amp;c. », trois lignes de calcul sont barrées de traits ondulés : « Soit a present <formula notation="TeX">3n+1=p^{n}</formula> », suivi de puissances de <formula notation="TeX">r</formula> dont l'exposant contient <formula notation="TeX">p</formula> et d'une congruence « <formula notation="TeX">\equiv3</formula> » ; puis « <formula notation="TeX">3r^{(\nu-1)p-(3n+1)}</formula> … » et « <formula notation="TeX">3r^{(\nu-1)p}</formula> » ; seul le début se lit, le reste est rendu par <gap reason="illegible"/>. La lettre rendue <formula notation="TeX">\nu</formula> est un v bouclé. Dans la colonne de droite, sous « tels sont », souligné, les nombres <formula notation="TeX">4(3n+1)+1</formula> ; le 13 est empâté ; les deux dernières lignes sont barrées d'un trait, et la dernière est suivie de deux points.</note></p>
<p>étant le nombre de lettres
la déterminante de l'o<gap reason="illegible"/>
de l'ordre <formula notation="TeX">n+1</formula> la dét<gap reason="illegible"/>
<gap reason="illegible"/>rdre <formula notation="TeX">n</formula> dans laquelle <gap reason="illegible"/>
<gap reason="illegible"/>es coefficiens de la <gap reason="illegible"/>
<gap reason="illegible"/> aux de <gap reason="illegible"/>
<gap reason="illegible"/> de l'ordre <formula notation="TeX">n^{2}</formula> <gap reason="illegible"/>
<note type="authorial" place="margin"><unclear>Jaune</unclear>    <unclear>Ce Mon</unclear><gap reason="illegible"/></note>
<note type="editorial" resp="#pass">Petit feuillet de gauche, écrit au crayon, d'une écriture plus grande, en lignes perpendiculaires à celles du feuillet de droite. C'est un fragment découpé : chaque ligne est coupée aux deux bords, et les lettres perdues ne sont pas restituées. La main n'a pas été identifiée. Entre les deux dernières lignes, à l'encre, tête-bêche, deux mots d'une autre écriture, lus avec doute « Jaune » et « Ce Mon… », le second traversé d'un trait : sans doute le reste d'un papier réemployé.</note></p>
<pb n="730" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f730.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Un feuillet monté sur une feuille de garde, écrit d'un seul côté (le dos, vue 731, est blanc). En haut à droite, à l'encre, « 364 ». Écriture posée. Un trait fin et sinueux descend à travers le haut du feuillet, de « nombre premier » à « soit quarré », et un autre, ondulé, à travers le bas ; tous deux se retrouvent au dos : ce sont des plis ou des fentes du papier, non des ratures.</note></p>
<p>Nombres premiers delaforme <formula notation="TeX">2^{2^{i}}+1</formula></p>
<p>T. si <formula notation="TeX">aRa'</formula>    <formula notation="TeX">a'Ra</formula>
soit <formula notation="TeX">a'&gt;a</formula> pour que la condition <formula notation="TeX">a'Ra</formula> soit satisfaite il faut que
<formula notation="TeX">a'=ma+d^{2}</formula>    <formula notation="TeX">d</formula> étant <formula notation="TeX">&lt;a</formula>.</p>
<p>Il resulte dela que, pour tout nombre premier <formula notation="TeX">2^{2^{i}}+1</formula> les nombres
premiers plus petits et de même forme sont non residus et par conséquent
racines primitives</p>
<p>En effet soit <formula notation="TeX">2^{2^{i+\delta}}+1</formula> un nombre premier ; pour prouver qu'il
ne peut être residu (mod. <formula notation="TeX">2^{2^{i}}+1</formula>). on mettra <formula notation="TeX">2^{2^{i+\delta}}+1</formula> sous
une autre forme. et on trouvera
<formula notation="TeX" rend="display">2^{2^{i+\delta}}+1=(2^{2^{i}.m}-1)\,2^{2^{i+\delta}-2^{i}.m}+2^{2^{i+\delta}-2^{i}.m}+1</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">=2^{2^{i+\delta}-2^{i}.m}.(2^{2^{i}}+1)\,\{2^{m(2^{i}-1)}-2^{m(2^{i}-2)}+\ldots-1\}+2^{2^{i+\delta}-2^{i}m}+1</formula>
on prendra <formula notation="TeX">m</formula> de manière que <formula notation="TeX">2^{2^{i+\delta}-2^{i}.m}+1</formula> soit <formula notation="TeX">&lt;(2^{2^{i}}+1)^{2}</formula>
et il faudra pour satisfaire a la condition <formula notation="TeX">a'=ma+d^{2}</formula> que
<formula notation="TeX">2^{2^{i+\delta}-2^{i}m}+1</formula> soit un quarré c'est cequi ne peut avoir lieu
puis que le seul cas ou <formula notation="TeX">2^{x}+1</formula> soit quarré est celui ou
<hi rend="italic"><formula notation="TeX">x=3</formula>.</hi>
<supplied resp="#pass">cela est faux parcequ'il suffit que <formula notation="TeX">2^{2^{i+\delta}-2^{i}.m}+1\equiv x^{2}</formula></supplied>
<note type="editorial" resp="#pass">« T. », au bord gauche devant la première ligne, ouvre de même le troisième paragraphe (« Demême a cause de T. ») ; le sens de l'abréviation n'est pas donné sur la feuille. <formula notation="TeX">R</formula> est une capitale, entre deux lettres, de sens « est résidu de » d'après la suite ; elle est gardée telle quelle. Dans les exposants, le point de « <formula notation="TeX">2^{i}.m</formula> » est tantôt écrit, tantôt omis ; il est donné comme on le lit. « <formula notation="TeX">x=3</formula>. » est écrit au début de la ligne suivante et souligné. « cela est faux parcequ'il suffit que … <formula notation="TeX">\equiv x^{2}</formula> » est serré entre les lignes, au-dessus et à droite de « <formula notation="TeX">x=3</formula> », d'une plume plus fine : une correction de sa main qui annule le raisonnement qui précède. Le signe final a trois traits.</note></p>
<p>Demême a cause de T. si <formula notation="TeX">bRa</formula>    <formula notation="TeX">aRb</formula>
<formula notation="TeX">a</formula> étant <formula notation="TeX">&gt;b</formula> on a    <formula notation="TeX">a=mb+d^{2}</formula>    <formula notation="TeX">d&lt;b</formula>
soit <formula notation="TeX">a</formula> <formula notation="TeX">2^{2^{i}}+1</formula> et <formula notation="TeX">b=2^{n}-1</formula> on aura
<formula notation="TeX" rend="display">2^{2^{i}}+1=2^{2^{i}-xn}(2^{xn}-1)+2^{2^{i}-nx}+1.</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">=2^{2^{i}-xn}(2^{n}-1)\,\{2^{n(x-1)}+2^{n(x-2)}+\ldots+1\}+2^{2^{i}-nx}+1</formula>
on prendra <formula notation="TeX">x</formula> demaniere que <formula notation="TeX">2^{2^{i}-nx}+1</formula> soit <formula notation="TeX">&lt;(2^{n}-1)^{2}</formula>
il faut pour satisfaire, que <formula notation="TeX">2^{i}-nx=3</formula> par conséquent
<formula notation="TeX">n</formula> ne peut être ni <formula notation="TeX">=2</formula> ni <formula notation="TeX">=3</formula> c'est adire que <formula notation="TeX">2^{2}-1=3</formula>
et <formula notation="TeX">2^{3}-1=7</formula> sont non residus (mod <formula notation="TeX">2^{2^{i}}+1</formula>) c'est cequej'avois deja trouvé d'une autre maniere
<note type="editorial" resp="#pass">« soit <formula notation="TeX">a</formula> <formula notation="TeX">2^{2^{i}}+1</formula> » est écrit sans signe <formula notation="TeX">=</formula>, et un petit « <formula notation="TeX">+</formula> » suit l'<formula notation="TeX">i</formula> de l'exposant. L'exposant « <formula notation="TeX">xn</formula> » de la première ligne est récrit et empâté. Le bas du feuillet est blanc.</note></p>
<pb n="734" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f734.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Un grand feuillet monté sur une feuille de garde, écrit des deux côtés : le dos est la vue 735. En haut à droite, à l'encre, « 365 ». Écriture régulière et soignée, peu de ratures. Ce feuillet et les suivants (vues 734–741) changent de sujet : ce sont des extraits, en français, de mémoires sur le son et les cordes vibrantes, chacun annoncé par sa source.</note></p>
<p>Memoire de turin <hi rend="sup"><unclear>2d ?</unclear></hi> année 1761 Pag. 16 Theorie du son La Grange</p>
<p>La Courbe <formula notation="TeX">EKS</formula> de Newton (Prop. 49 liv. 2 des Principes) dont la circonference
represente la durée de chaque oscillation ne peut etre un cercle comme il
le pretend. Car 1.<hi rend="sup">o</hi> Les ebranlemens primitifs dependent absolument de
l'impulsion du corps sonore ; laquelle peut etre quelconque ; par conséquent
il est impossible que ces ébranlemens soient toujours exprimés par la même
courbe, et encore moins par un cercle ; 2.<hi rend="sup">o</hi> Comme le cercle est une courbe
rentrante, il est clair qu'on peut toujours trouver un arc <formula notation="TeX">=t-\uncertain{u}x</formula> dont
l'abscisse representera <del>sou</del> suivant la <del>cout</del> construction l'excursion d'une
particule quelconque distante comme l'on voudra de la particule <formula notation="TeX">E</formula> ;
d'ou il s'en suit que toutes les particules de la fibre sonore infiniment
prolongée<del>s</del> de part et d'autre du point <formula notation="TeX">E</formula> doivent etre toutes en mouvement
a la fois ; cequi détruit la propagation du son.</p>
<p>Nous venons de montrer que la courbe <formula notation="TeX">EKS</formula> ne peut être un cercle.
Or je dis qu'elle ne peut pas même être une courbe algébrique, ou transcendante
en général. Pour le <del>prover</del> prouver je remarque que la fonction <formula notation="TeX">\varphi\left(t-\frac{xT}{\sqrt{2hA}}\right)</formula> qui represente
les excursions <del>primitives</del> des particules de la fibre pour un
tems quelconque <formula notation="TeX">t</formula>, doit aussi representer les excursions primitives, telles qu'elles
sont engendrées dans le premier instant par l'action du corps sonore sur les
particules de l'air contigu. Or il est clair que cette impression ne
sauroit s'étendre a l'infini, mais qu'elle devra même etre renfermée
dans un très petit espace autour du corps, a cause de l'extrême petitesse
de ses vibrations ; d'ou il suit que dans le premier instant qu'il ne
peut y avoir qu'un certain nombre de particules, dans la
fibre aërienne qui soient mises en mouvement et pour lesquelles
la valeur de <formula notation="TeX">\varphi\left(t-\frac{xT}{\sqrt{2hA}}\right)</formula> doive etre réelle ; il faudra en conséquence
pour remplir cette condition, que la fonction <formula notation="TeX">\varphi\left(t-\frac{xT}{\sqrt{2hA}}\right)</formula> s'évanoüisse
toujours d'elle même, lorsque <del><formula notation="TeX">x</formula></del> <formula notation="TeX">t</formula> étant <formula notation="TeX">=0</formula> <formula notation="TeX">x</formula> surpassera une quantité
donnée. Soit <hi rend="italic">a</hi> la longueur dela portion de la fibre qui est ébranlée
au commencement il faudra avoir en général <formula notation="TeX">\varphi\left(-\frac{(a+z)T}{\sqrt{2hA}}\right)=0</formula> prenant
pour <formula notation="TeX">z</formula> une quantité quelconque positive.</p>
<p>Telle devra donc être la nature dela courbe <formula notation="TeX">EHS</formula>, d'ou
depend la valeur de <formula notation="TeX">\varphi</formula>, que tous les arcs exprimés par <formula notation="TeX">-\frac{(a+z)T}{\sqrt{2hA}}</formula>
repondent toujours au même point de l'axe ou les abscisses ont
leur origine c'est cequi ne <del><gap reason="illegible"/></del> sauroit avoir lieu dans aucune courbe
soit géométrique soit transcendante, puisqu'il faudroit pour cela que dans
un tel point elle se transforma tout a coup en une droite perpendiculaire
a l'axe.
<note type="editorial" resp="#pass">Au-dessus de « 1761 », en exposant, « 2d » suivi d'un signe qui semble un point d'interrogation ; lu avec doute. Le titre est souligné d'un long trait. La lettre initiale du nom de la courbe, et celle de « la particule <formula notation="TeX">E</formula> », « du point <formula notation="TeX">E</formula> », est une capitale qu'on pourrait aussi lire P ; la deuxième lettre est un K aux deux premières occurrences, un H à la troisième (« <formula notation="TeX">EHS</formula> »), comme on les lit. Dans l'arc « <formula notation="TeX">t-ux</formula> », la lettre avant <formula notation="TeX">x</formula> est un petit u, lu avec doute. Au numérateur de « <formula notation="TeX">\frac{xT}{\sqrt{2hA}}</formula> », entre <formula notation="TeX">x</formula> et <formula notation="TeX">T</formula>, une petite marque qui pourrait être un accent. « <hi rend="italic">a</hi> » est souligné. Le mot barré avant « sauroit » est court et ne se lit pas.</note></p>
<pb n="735" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f735.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Dos du feuillet 365 (vue 734), sans nombre de ce côté ; au-dessus de lui, sur la vue, une bande de papier blanc. Même écriture ; l'extrait se poursuit sans titre. Les lignes montent vers la droite, si bien que la fin de chaque ligne se trouve à la hauteur du début de la ligne précédente ; l'ordre donné ici est celui du sens.</note></p>
<p>Dela on voit la necessité d'admettre dans ce calcul d'autres courbes que
celles que les géomètres ont considéré jusqu'apresent et d'employer un
nouveau genre de fonctions variables indépendantes dela loi de continuité
et qu'on peut très bien appeller fonctions irrégulières et discontinues.
Mais ce n'est pas ici le seul usage qu'on doive faire de ces sortes
de fonctions ; elles sont necessaires pour un grand nombre de questions
importantes de Dynamique et d'hydrodinamique. Car lorsqu'on
a un systême de corps ou de points mobiles, dont le nombre est
infini, et qu'on en cherche les mouvemens, après les avoir derangés
dequelque manière que cetoit de leur équilibre, il est facile de
comprendre que tous ces mouvemens ne pourront être contenus dans
une même formule, amoins qu'elle ne soit aussi appliquable
au premier état du systême qui est tout-afait arbitraire et
dans <del>les</del> lequel la loi de continuité est le plus souvent violée.</p>
<p><hi rend="italic">Probleme</hi></p>
<p>Etant donné un systême d'un nombre infini de points mobiles dont
chacun dans l'état d'équilibre soit déterminé par la variable <formula notation="TeX">x</formula> et dont
le premier et le dernier qui répondent a <formula notation="TeX">x=0</formula> et a <formula notation="TeX">x=a</formula> soient
supposés fixes ; trouver les mouvemens de tous les points intermédiaires
dont la loi est contenue dans la formule <formula notation="TeX">\left(\frac{d^{2}z}{dt^{2}}\right)=c\left(\frac{d^{2}z}{dx^{2}}\right)</formula> <formula notation="TeX">z</formula> étant
l'espace decrit par chacun d'eux durant un tems quelconque <formula notation="TeX">t</formula>.</p>
<p>Qu'on multiplie cette equation par <formula notation="TeX">M\,dx</formula>, <formula notation="TeX">M</formula> étant une fonction quelconque
de <formula notation="TeX">x</formula> et qu'on l'intégre en ne fesant varier que <formula notation="TeX">x</formula> il est clair que si
dans cette intégrale prise ensorte qu'elle évanoüisse lorsque <formula notation="TeX">x=0</formula>, on
fait <formula notation="TeX">x=a</formula> on aura la somme de toutes les valeurs particulières dela
formule <formula notation="TeX">\left(\frac{d^{2}z}{dt^{2}}\right)M\,dx=c\int\left(\frac{d^{2}z}{dx^{2}}\right)M\,dx</formula>, qui repondent <del>a</del> chaque point mobile
du systême donné cette somme sera donc <formula notation="TeX">\int\left(\frac{d^{2}z}{dt^{2}}\right)M\,dx=c\int\left(\frac{d^{2}z}{dx^{2}}\right)M\,dx</formula>.</p>
<p>Or l'intégrale <formula notation="TeX">\int\left(\frac{d^{2}z}{dx^{2}}\right)M\,dx</formula>, ou la difference <formula notation="TeX">d^{2}z</formula> ne depend que dela variable
<formula notation="TeX">x</formula>, peut se transformer par les regles connues en <formula notation="TeX">\left(\frac{dz}{dx}\right)M-\int\left(\frac{dz}{dx}\right)\times\left(\frac{dM}{dx}\right)dx</formula>
cette dernière intégrale se change demême en <formula notation="TeX">z\left(\frac{dM}{dx}\right)-\int z\left(\frac{d^{2}M}{dx^{2}}\right)dx</formula>
de sorte que l'on aura <formula notation="TeX">\int\left(\frac{d^{2}z}{dx^{2}}\right)M\,dx=\left(\frac{dz}{dx}\right)M-z\left(\frac{dM}{dx}\right)+\int z\left(\frac{d^{2}M}{dx^{2}}\right)dx</formula> ;
or puisque <formula notation="TeX">\int\left(\frac{d^{2}z}{dx^{2}}\right)M\,dx=0</formula> lorsque <formula notation="TeX">x=0</formula> si on suppose que
<formula notation="TeX">\int z\left(\frac{d^{2}M}{dx^{2}}\right)dx</formula> le soit aussi il faudra que <formula notation="TeX">\left(\frac{dz}{dx}\right)M-z\left(\frac{dM}{dx}\right)</formula> evanoüisse de
même dans ce point ; mais par hypothèse on a ici <formula notation="TeX">z=0</formula> [car <formula notation="TeX">z</formula> est l'espace
parcouru et le premier point est supposé fixe], donc il suffira que l'on
ait <formula notation="TeX">\left(\frac{dz}{dx}\right)M=0</formula> ou bien <formula notation="TeX">M=0</formula> lorsque <formula notation="TeX">x=0</formula>.
Par la notre équation intégrale deviendra <formula notation="TeX">\int\left(\frac{d^{2}z}{dt^{2}}\right)M\,dx=c\left[\left(\frac{dz}{dx}\right)M-z\left(\frac{dM}{dx}\right)\right]+c\int z\left(\frac{d^{2}M}{dx^{2}}\right)dx</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">« Probleme » est centré et souligné, et un trait sépare l'énoncé de la solution. Dans la première formule « <formula notation="TeX">\left(\frac{d^{2}z}{dt^{2}}\right)M\,dx=c\int\ldots</formula> », le premier membre est écrit sans signe d'intégration, comme on le lit ; il l'a à la ligne suivante. Plusieurs dénominateurs « <formula notation="TeX">dx^{2}</formula> » ont un exposant qui ressemble à un 3 ; ils sont rendus <formula notation="TeX">dx^{2}</formula>, comme le calcul le demande. Le mot barré devant « chaque » est court et lu « a » ; « les » barré devant « lequel ». Les crochets sont de l'écrit. La dernière formule atteint le bord droit du feuillet ; le bas du feuillet est blanc ; la suite est au feuillet 366 (vue 736), qui commence par « Posons <formula notation="TeX">x=a</formula> ».</note></p>
<pb n="736" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f736.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Feuillet monté sur une feuille de garde, écrit des deux côtés (le dos est la vue 737). En haut à droite, à l'encre, « 366 », les deux 6 fermés en petites boucles. Même écriture que les vues 734–735 ; le texte continue sans titre la page précédente. La variable qu'on rend <formula notation="TeX">s</formula> est une lettre à longue haste, comme un s long ; le coefficient rendu <formula notation="TeX">\mu</formula> est un u précédé d'un crochet descendant, écrit sans crochet dans « <formula notation="TeX">\mu^{2}=\frac{1}{cK}</formula> », « <formula notation="TeX">\mu=\pm\frac{1}{\sqrt{cK}}</formula> ».</note></p>
<p>Posons <formula notation="TeX">x=a</formula> ; et puisque <formula notation="TeX">z</formula> s'évanoüit par hypothèse faisons disparoitre demême
l'autre terme <formula notation="TeX">\left(\frac{dz}{dx}\right)M</formula> par une valeur convenable de <formula notation="TeX">M</formula> il ne restera après celaque la
simple equation <formula notation="TeX">\int\left(\frac{d^{2}z}{dt^{2}}\right)M\,dx=c\int z\left(\frac{d^{2}M}{dx^{2}}\right)dx</formula>. Soit supposé <formula notation="TeX">\left(\frac{d^{2}M}{dx^{2}}\right)=KM</formula>. <formula notation="TeX">K</formula> designe
une constante indeterminée dont on trouvera la valeur au moyen des conditions
qu'on a déja attaché à la quantité <formula notation="TeX">M</formula> ; on aura <formula notation="TeX">\int\left(\frac{d^{2}z}{dt^{2}}\right)M\,dx=Kc\int zM\,dx</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">Le signe de la dernière égalité est un <formula notation="TeX">=</formula> traversé d'un trait vertical, qu'on pourrait lire <formula notation="TeX">\pm</formula> ; rendu <formula notation="TeX">=</formula> par le sens. Au dénominateur de « <formula notation="TeX">\frac{d^{2}M}{dx^{2}}</formula> » l'exposant ressemble à un 3.</note></p>
<p>Soit encore <formula notation="TeX">\int zM\,dx=s</formula> ; prenant la difference de part et d'autre,
dans la supposition que le seul <formula notation="TeX">t</formula> soit <del>vari</del> variable on a acause de
<formula notation="TeX">M=</formula> fonction <formula notation="TeX">x</formula>. <formula notation="TeX">\int\left(\frac{dz}{dt}\right)M\,dx=\left(\frac{ds}{dt}\right)</formula> et differentiant une seconde fois
<formula notation="TeX">\int\left(\frac{d^{2}z}{dt^{2}}\right)M\,dx=\left(\frac{d^{2}s}{dt^{2}}\right)</formula> ; ces valeurs substituées dans la derniere équation intégrale,
il en resulte <formula notation="TeX">\left(\frac{d^{2}s}{dt^{2}}\right)=cKs</formula> équation qu'il faut maintenant intégrer en ne
regardant que le tems <formula notation="TeX">t</formula> <del>com</del> comme variable. Nous avons donc deux
équations differentielles à intégrer dont l'une regarde simplement la variabilité
de <formula notation="TeX">x</formula>, et l'autre celle de <formula notation="TeX">t</formula>, cequi fait qu'elles rentrent dans la classe
ordinaire des equations a deux variables.</p>
<p>Soit d'abord supposé <formula notation="TeX">\frac{ds}{dt}=r</formula> on aura <formula notation="TeX">\frac{d^{2}s}{dt^{2}}=\frac{dr}{dt}</formula>, et l'équation donnée se
changera en <formula notation="TeX">\frac{dr}{dt}=cKs</formula> qu'on la multiplie par un coëfficient quelconque
<formula notation="TeX">\mu</formula> et qu'on la joigne avec celle que l'on a fait par hypothèse, on aura
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{ds+\mu\,dr}{dt}=\mu cKs+r=\mu cK\left(s+\frac{1}{\mu cK}r\right)</formula>
soit fait <formula notation="TeX">\mu=\frac{1}{\mu cK}</formula> et par conséquent
<formula notation="TeX">\mu^{2}=\frac{1}{cK}</formula>, <formula notation="TeX">\mu=\pm\frac{1}{\sqrt{cK}}</formula>, j'aurai donc <formula notation="TeX">\frac{ds+\mu\,dr}{dt}=\frac{1}{\mu}(s+\mu r)</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{ds+\mu\,dr}{s+\mu r}=\frac{dt}{\mu}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\text{log.}(s+\mu r)=\frac{t}{\mu}+A,\quad s+\mu r=Ae^{\frac{t}{\mu}}</formula>
en substituant la valeur de <formula notation="TeX">\mu</formula> on a acause de l'ambiguité des signes . . . .
<formula notation="TeX" rend="display">s+\frac{r}{\sqrt{cK}}=Ae^{t\sqrt{cK}}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">s-\frac{r}{\sqrt{cK}}=Be^{t-\sqrt{cK}}</formula>
<formula notation="TeX">B</formula> étant une nouvelle constante arbitraire.
<note type="editorial" resp="#pass">Dans « <formula notation="TeX">s+\mu\,dr</formula> » du dernier numérateur, le <formula notation="TeX">d</formula> est récrit sur une autre lettre. L'exposant de la dernière équation est écrit « <formula notation="TeX">t-\sqrt{cK}</formula> », là où la symétrie avec la précédente attend <formula notation="TeX">-t\sqrt{cK}</formula> ; il est donné comme on le lit, et de même plus bas.</note></p>
<p>Pour déterminer les valeurs de <formula notation="TeX">A</formula> et de <formula notation="TeX">B</formula>, supposons que <formula notation="TeX">s</formula> et <formula notation="TeX">r</formula> deviennent
<formula notation="TeX">S</formula> et <formula notation="TeX">R</formula> lorsque <formula notation="TeX">t=0</formula> nous aurons <formula notation="TeX">S+\frac{R}{\sqrt{cK}}=A</formula>, <formula notation="TeX">S-\frac{R}{\sqrt{cK}}=B</formula> substituant
ces valeurs et joignant ensemble les deux équations il nous vient
<formula notation="TeX" rend="display">s=S\,\frac{e^{t\sqrt{cK}}+e^{t-\sqrt{cK}}}{2}+\frac{R}{\sqrt{cK}}\times\frac{e^{t\sqrt{cK}}-e^{-t\sqrt{cK}}}{2}</formula>
de même en retranchant les équations
l'une de l'autre, on trouve
<formula notation="TeX" rend="display">r=R\times\frac{e^{t\sqrt{cK}}+e^{t-\sqrt{cK}}}{2}+S\sqrt{cK}\times\frac{e^{t\sqrt{cK}}-\ill{}^{\,t\sqrt{cK}}}{2}</formula>
ces équations se réduisent a la forme suivante qui est beaucoup plus
simple
<formula notation="TeX" rend="display">s=S\,\text{cos.}\,t\sqrt{-cK}+\frac{R}{\sqrt{-cK}}\,\text{sin.}\,t\sqrt{-cK},\quad r=R\,\text{cos}\,t\sqrt{-cK}-S\sqrt{-cK}\,\text{sin.}\,t\sqrt{-cK}.</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Le signe de « <formula notation="TeX">S-\frac{R}{\sqrt{cK}}=B</formula> » est un trait empâté, lu <formula notation="TeX">-</formula>. Dans la formule de <formula notation="TeX">s</formula>, le <formula notation="TeX">S</formula> est récrit sur une autre lettre. Dans celle de <formula notation="TeX">r</formula>, la base et le signe de la seconde exponentielle sont sous une tache d'encre ; l'exposant qui la suit se lit « <formula notation="TeX">t\sqrt{cK}</formula> ». Dans « <formula notation="TeX">\frac{R}{\sqrt{-cK}}</formula> », le signe <formula notation="TeX">-</formula> est un trait épais sous le radical.</note></p>
<p>Or <formula notation="TeX">s</formula> est par supposition <formula notation="TeX">=\int zM\,dx</formula> et <formula notation="TeX">r=\frac{ds}{dt}=\int\left(\frac{dz}{dt}\right)M\,dx</formula>, ou bien
puisque <formula notation="TeX">\frac{dz}{dt}</formula> exprime la vitesse qui repond a l'espace <formula notation="TeX">z</formula> et au tems
<formula notation="TeX">t</formula>, si on denote cette vitesse par <formula notation="TeX">u</formula>, on <formula notation="TeX">r=\int uM\,dx</formula>. Pour avoir
demême les valeurs de <formula notation="TeX">S</formula> et de <formula notation="TeX">R</formula> supposons que <formula notation="TeX">Z</formula> soit en général
la valeur de <formula notation="TeX">z</formula> et <formula notation="TeX">V</formula> celle de <formula notation="TeX">u</formula> au commencement du mouvement
<note type="editorial" resp="#pass">« on <formula notation="TeX">r=</formula> » est écrit ainsi, sans verbe. La phrase se poursuit au dos (vue 737).</note></p>
<pb n="737" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f737.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Dos du feuillet 366, sans nombre de ce côté ; même écriture. Les lignes montent vers la droite ; l'ordre donné est celui du sens. Le bas du feuillet est blanc, sauf un trait court sous le dernier paragraphe.</note></p>
<p>lorsque <formula notation="TeX">t=0</formula>, on aura <formula notation="TeX">S=\int ZM\,dx</formula> et <formula notation="TeX">R=\int VM\,dx</formula> substituant ces
valeurs on changera les équations précédentes en celles-ci
<formula notation="TeX" rend="display">\int zM\,dx=\text{cos.}\,t\sqrt{-cK}\int ZM\,dx-\frac{\text{sin.}\,t\sqrt{-cK}}{\sqrt{-cK}}\int VM\,dx</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\int uM\,dx=\text{cos.}\,t\sqrt{-cK}\int ZM\,dx+\sqrt{-cK}\,\text{sin.}\,t\sqrt{-cK}\int ZM\,dx.</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Comparées aux formules de <formula notation="TeX">s</formula> et de <formula notation="TeX">r</formula> de la vue 736, ces deux lignes diffèrent : dans la première, le signe du second terme est <formula notation="TeX">-</formula> (la formule de <formula notation="TeX">s</formula> a <formula notation="TeX">+</formula>) ; dans la seconde, le premier terme porte <formula notation="TeX">\int ZM\,dx</formula> là où <formula notation="TeX">R</formula> donnerait <formula notation="TeX">\int VM\,dx</formula>, et le second a <formula notation="TeX">+</formula> là où la formule de <formula notation="TeX">r</formula> a <formula notation="TeX">-</formula>. La feuille est laissée comme on la lit.</note></p>
<p>Il ne nous reste plus qu'a trouver la valeur de <formula notation="TeX">M</formula> par la
resolution de l'équation <formula notation="TeX">\frac{d^{2}M}{dx^{2}}=KM</formula>, qu'on integrera par la même
methode que nous avons pratiqué cidessus ; prenant deux
constantes arbitraire <formula notation="TeX">C</formula> et <formula notation="TeX">D</formula> on trouvera aisément que la valeur
de <formula notation="TeX">M</formula> est en général <formula notation="TeX">Ae^{x\sqrt{K}}+Be^{-x\sqrt{K}}</formula> ; or <formula notation="TeX">M</formula> doit premièrement
être <formula notation="TeX">=0</formula> lorsque <formula notation="TeX">x=0</formula> cequi donne <formula notation="TeX">A+B=0</formula> <formula notation="TeX">A=-B</formula> par conséquent
<formula notation="TeX">M=A(e^{x\sqrt{K}}-e^{-x\sqrt{K}})</formula>. changeons la constante <formula notation="TeX">A</formula> et supposons
la divisée par <formula notation="TeX">2\sqrt{-1}</formula> on aura plus simplement <formula notation="TeX">M=A\,\text{sin.}\,x\sqrt{-1}</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">Les constantes sont annoncées « <formula notation="TeX">C</formula> et <formula notation="TeX">D</formula> » et écrites <formula notation="TeX">A</formula> et <formula notation="TeX">B</formula> dans la formule. « <formula notation="TeX">M=A\,\text{sin.}\,x\sqrt{-1}</formula> » est écrit ainsi, avec <formula notation="TeX">\sqrt{-1}</formula> là où la suite porte <formula notation="TeX">\sqrt{-K}</formula>.</note></p>
<p>Il faut maintenant faire ensorte que <formula notation="TeX">M</formula> évanoüisse lorsque
<formula notation="TeX">x=a</formula>, d'ou l'on a <formula notation="TeX">A\,\text{sin}\,a\sqrt{-K}=0</formula> et prenant pour <formula notation="TeX">\nu</formula> un nombre
<del>negatif</del> quelconque entier positif ou negatif <formula notation="TeX">a\sqrt{-K}=\frac{\nu\pi}{\uncertain{a}}</formula> cequi apprend
que <formula notation="TeX">\sqrt{-K}</formula> peut avoir une infinité de valeurs différentes……
<note type="editorial" resp="#pass">« negatif » est barré en tête de ligne, et une ligne de points verticale, peut-être une tache, passe entre « quelconque » et « entier ». La lettre rendue <formula notation="TeX">\nu</formula> est un v bouclé, comme à la vue 736. Le dénominateur de <formula notation="TeX">\frac{\nu\pi}{a}</formula> est un petit signe lu <formula notation="TeX">a</formula> avec doute ; ainsi écrite, l'égalité répète le facteur <formula notation="TeX">a</formula>.</note></p>
<p><hi rend="italic">Remarque</hi></p>
<p>Comme laquestion est de trouver les mouvemens d'une infinité
de points mobiles, dans la supposition que leur état d'équilibre
<unclear>ont</unclear> été derangé d'une manière quelconque, on ne peut exprimer,
ainsi qu'on l'a prouvé plus haut, <del>exprimer</del> tous ces mouvemens
par une seule formule générale ; mais il faut regarder au
contraire chaque point mobile comme isolé, et en chercher
le mouvement, en resolvant comme autant de problèmes ala
fois, qu'il y a de points <del>mo</del> mobiles dans le systême donné
On trouve une infinité de valeurs de la constante <formula notation="TeX">K</formula>, qui
toutes lui conviennent également et dont le nombre repond a
celui des équations que l'on resout alafois. C'est de ce nombre
infini de valeurs de <formula notation="TeX">K</formula>, que depend ensuite la détermination
de toutes les valeurs de <formula notation="TeX">z</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">« Remarque » est souligné. Avant « été », un mot court lu « ont » avec doute (« ait » est possible). Un trait sous le dernier paragraphe ferme l'extrait.</note></p>
<pb n="738" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f738.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Un feuillet monté sur une feuille de garde, écrit des deux côtés (le dos est la vue 739). En haut à droite, à l'encre, « 367 ». Même écriture que les vues 734–737 : un nouvel extrait, sur la sommation des suites de cosinus et la dispute de d'Alembert et de Lagrange. Au-dessus du feuillet, en haut de la vue, dépasse le bord d'un autre feuillet, où se lit le haut d'un nombre, sans doute celui du feuillet suivant (vue 740, « 368 »).</note></p>
<p>La Grange (<unclear>1</unclear> 2d. de T. <unclear>P.</unclear> 69) cherche la somme de la suite
<formula notation="TeX">\text{cos}\,x+\text{cos}\,2x+\text{cos.}\,3x+\text{cos.}\,4x+\&amp;c.</formula> que l'on peut mettre sous cette
forme
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{e^{x\sqrt{-1}}+e^{2x\sqrt{-1}}+e^{3x\sqrt{-1}}+\&amp;c.}{2}+\frac{e^{-x\sqrt{-1}}+e^{-2x\sqrt{-1}}+e^{-3x\sqrt{-1}}+\&amp;c.}{2}</formula>
ces deux suites traitées comme deux progressions géométriques infinies
se changent par les regles <del>com</del> connues en
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{e^{x\sqrt{-1}}}{2(1-e^{x\sqrt{-1}})}+\frac{e^{-x\sqrt{-1}}}{2(1-e^{-x\sqrt{-1}})}.</formula>
Car en général <formula notation="TeX">s=\frac{dm-p}{m-1}</formula> et ici <formula notation="TeX">m=e^{x\sqrt{-1}}</formula> ou <formula notation="TeX">e^{-x\sqrt{-1}}</formula> et <formula notation="TeX">d=0</formula>
si on suppose que la serie <formula notation="TeX">\text{cos}\,x+\text{cos}\,2x+\&amp;c.</formula> s'arrête au terme
<formula notation="TeX">\text{cos}\,mx</formula> le même calcul donne pour la somme
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{e^{x\sqrt{-1}}-e^{(m+1)x\sqrt{-1}}}{2(1-e^{x\sqrt{-1}})}+\frac{e^{-x\sqrt{-1}}-e^{-(m+1)x\sqrt{-1}}}{2(1-e^{-x\sqrt{-1}})}=\frac{\text{cos.}\,x-1+\text{cos}\,mx-\text{cos}(m+1)x}{2(1-\text{cos.}\,x)}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">=\frac{\text{cos.}\,mx-\text{cos.}(m+1)x}{2(1-\text{cos.}\,x)}-\frac{1}{2}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">La référence entre parenthèses se lit « 1 2d. de T. P. 69 », peut-être « T. 1. p. 69 » ; les deux premiers signes et la lettre avant 69 sont incertains. Dans la seconde fraction de la première ligne et dans les suivantes, le signe <formula notation="TeX">-</formula> des exposants est un trait épais, parfois empâté. Dans la formule générale de la somme, les lettres <formula notation="TeX">d</formula>, <formula notation="TeX">m</formula>, <formula notation="TeX">p</formula> sont celles d'une progression dont <formula notation="TeX">d</formula> serait le dernier terme ; elles sont données comme on les lit. Dans la dernière ligne, le <formula notation="TeX">-</formula> devant <formula notation="TeX">\frac{1}{2}</formula> est un gros trait empâté. Un long trait sépare ce calcul de la suite.</note></p>
<p>D'Alembert objecte contre la sommation des series exponentielles
imaginaires que l'on a eu tort <del>que l'on</del> de supposer le dernier
terme nul comme on le fait communément lorsque la serie va
a l'infini parceque dans la suite <formula notation="TeX">e^{x\sqrt{-1}}+e^{2x\sqrt{-1}}+\&amp;c.</formula> le dernier terme
est <formula notation="TeX">e^{\infty\sqrt{-1}}</formula> quantité qui est infinie au lieu d'être zéro.</p>
<p>Or je demande (repond La Grange (<unclear>S.</unclear> 2 T. P. 317) si toutes les fois que
dans une formule algébrique il se trouvera par exemple une serie
géométrique telle que <formula notation="TeX">1+x+x^{2}+x^{3}+\&amp;c.</formula> on ne sera pas endroit
d'y substituer <formula notation="TeX">\frac{1}{1-x}</formula>, quoique cette quantité ne soit reellement égale
a la somme de la serie proposée, qu'en supposant le dernier terme
<formula notation="TeX">x^{\infty}</formula> nul. Il me semble qu'on ne sauroit contester l'exactitude d'une telle
substitution sans renverser les principes les plus communs de l'analyse.
<note type="editorial" resp="#pass">La parenthèse ouverte avant « repond » n'est pas fermée. Dans la référence, la première lettre, lue S. avec doute, a la forme du § de « §126 » (vue 724).</note></p>
<p>[je crois voir la solution des difficultés de ce genre dans les differens rapports
sous lesquels on considere les suites, d'abord lorsqu'il s'agit de leur formation
on veut <del>exprimer</del> <supplied resp="#pass">faire connoître</supplied> que les exposans de la variable <formula notation="TeX">x</formula>, en prenant l'exemple
rapporté cidessus, vont toujours en augmentant sans qu'on puisse concevoir
de terme a cet augmentation lorsque la serie est infinie, et c'est ce
que l'on exprime fort bien en indiquant <formula notation="TeX">x^{\infty}</formula> comme le dernier terme
de cette suite. Mais lorsqu'il s'agit de la sommation la serie est
toute formée et il resulte de sa nature qu'elle ne doit pas avoir de
dernier terme et c'est là ce que suppose le calcul en fesant <formula notation="TeX">d=0</formula>.
Ainsi <formula notation="TeX">x^{\infty}</formula> ne doit être <unclear>y</unclear> regardé que comme la limite de <formula notation="TeX">x</formula>. <formula notation="TeX">x^{2}</formula>. <formula notation="TeX">x^{3}</formula> &amp;c. et parconséquent
on n'a nul besoin de supposer l'absurdité exprimée par l'équation <formula notation="TeX">x^{\infty}=0</formula>]
<note type="editorial" resp="#pass">Les crochets sont de l'écrit : ils enferment une remarque à la première personne, qui n'est plus l'extrait. « faire connoître » est écrit au-dessus de « exprimer », barré. Après « être », une petite lettre à queue, lue « y » avec doute. Les deux dernières lignes sont d'une écriture plus petite et plus serrée, jusqu'au bas du feuillet.</note></p>
<pb n="739" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f739.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Dos du feuillet 367, sans nombre de ce côté ; même écriture, l'extrait continue. Les lignes montent vers la droite ; l'ordre donné est celui du sens. Les guillemets répétés en tête de ligne marquent la citation de d'Alembert, comme ailleurs dans ce volume. Le bas du feuillet est blanc ; on y voit, par transparence, le recto à l'envers.</note></p>
<p>M<hi rend="sup">r</hi> D'Alembert apporte encore un argument particulier pour prouver
que la somme dela suite <formula notation="TeX">\text{cos}\,x+\text{cos}\,2x+\text{cos}\,3x+\&amp;c.</formula> a l'infini ne
peut pas être <formula notation="TeX">-\frac{1}{2}</formula> comme je l'ai trouvée par mon calcul. Il suppose
<formula notation="TeX">x=45^{\circ}</formula>, et il trouve que cette suite devient <formula notation="TeX">\frac{1}{\sqrt{2}}</formula>, <formula notation="TeX">0</formula>, <formula notation="TeX">-\frac{1}{\sqrt{2}}</formula>, <formula notation="TeX">-1</formula>, <formula notation="TeX">-\frac{1}{\sqrt{2}}</formula>, <formula notation="TeX">0</formula>
<formula notation="TeX">+\frac{1}{\sqrt{2}}</formula>, <formula notation="TeX">+1</formula> &amp;c. après quoi elle recommence : « or, dit-il, la somme de
« cette suite finie est, ou <formula notation="TeX">\frac{1}{\sqrt{2}}</formula>, ou <formula notation="TeX">0</formula>, ou <formula notation="TeX">-1</formula> ou <formula notation="TeX">-1-\frac{1}{\sqrt{2}}</formula> selon qu'on
« y prendra plus ou moins de termes. Donc la somme de la suite
« entière est aussi ou <formula notation="TeX">\frac{1}{\sqrt{2}}</formula>, ou <formula notation="TeX">0</formula> ou <formula notation="TeX">-1</formula> ou <formula notation="TeX">-1-\frac{1}{\sqrt{2}}</formula>, selon le nombre
« des termes qu'on y prendra, <del>quelque soit d'ailleurs</del>, quelque soit
« d'ailleurs ce nombre de termes fini ou infini ». <del>Et cette somme ne sera point
« <formula notation="TeX">=-\frac{1}{2}</formula>, a moins que <gap reason="illegible"/> ne soit <formula notation="TeX">=</formula> a une infinité de fois la circonference,
non <formula notation="TeX">45^{\circ}+</formula> une infinité de fois la circonference ».</del>
<note type="editorial" resp="#pass">« comme je l'ai trouvée » : c'est Lagrange qui parle, l'extrait étant écrit à la première personne de l'auteur cité. « <formula notation="TeX">\text{cos}\,2x</formula> » a le 2 récrit sur une autre lettre. Les deux dernières lignes de la citation sont barrées d'un trait ; le groupe après « a moins que » (une lettre, un signe <formula notation="TeX">+</formula>, « <formula notation="TeX">45^{\circ}</formula> ») est pris dans la rature et ne se lit pas avec sûreté.</note></p>
<p>Je repons qu'avec un pareille raisonnement on soutiendroit aussi que
<formula notation="TeX">\frac{1}{1+x}</formula> n'est point l'expression générale de la somme de la suite infinie
<formula notation="TeX">1-x+x^{2}-x^{3}+x^{4}-\&amp;c.</formula> parceque en fesant <formula notation="TeX">x=1</formula> on a <formula notation="TeX">1-1+1-1+1-\&amp;c.</formula>
cequi est ou zero ou <formula notation="TeX">1</formula> selon que le nombre des termes qu'on prend
est pair ou impair. Or je ne crois pas qu'aucun <del>geno</del> géomètre voulut
admettre cette conclusion.
<note type="editorial" resp="#pass">Le <formula notation="TeX">x^{2}</formula> de la suite est récrit et empâté.</note></p>
<p><del>[Lorsqu'il s'agit de prendre la somme d'une suite infinie on ne peut pas
pas supposer que les termes soient ennombre</del></p>
<p>[Quelque loi que suive une progression il est evident que lorsqu'on la
suppose infinie sa somme doit être differente de cequ'elle seroit si on
s'arretoit a un terme quelconque de cette suite puisque la condition est
alors ne ne s'arrêter a aucun terme. A l'égard de l'exemple qui sert
de sujet aux raisonnemens de d'Alembert, si on prend les quatre
sommes <formula notation="TeX">\frac{1}{\sqrt{2}}</formula>, <formula notation="TeX">0</formula>, <formula notation="TeX">-1</formula>, <formula notation="TeX">-1-\frac{1}{\sqrt{2}}</formula> on verra qu'il faudra ajouter pour
les rendre <formula notation="TeX">=-\frac{1}{2}</formula> :    <formula notation="TeX">-\frac{1}{2}-\frac{1}{\sqrt{2}}</formula>, <formula notation="TeX">-\frac{1}{2}</formula>, <formula notation="TeX">+\frac{1}{2}</formula>, <formula notation="TeX">+\frac{1}{2}+\frac{1}{\sqrt{2}}</formula>    mais on a <unclear>Pag. D.</unclear>
<formula notation="TeX" rend="display">S=\frac{\text{cos}\,mx-\text{cos}(m+1)x}{2(1-\text{cos}\,x)}-\frac{1}{2}</formula>
et il est evident que le terme
<formula notation="TeX">\frac{\text{cos}\,mx-\text{cos}(m+1)x}{2(1-\text{cos}\,x)}</formula> qui n'est susceptible que de quatre valeurs
a cause des signes differens de <formula notation="TeX">\text{cos}\,mx</formula> et <formula notation="TeX">\text{cos}(m+1)x</formula> est la cause des
differences entre les sommes indiquées et <formula notation="TeX">-\frac{1}{2}</formula>]
<note type="editorial" resp="#pass">Les crochets sont de l'écrit, comme au recto : la remarque entre crochets n'est plus l'extrait. Le premier crochet ouvre deux lignes barrées d'un trait chacune ; le second ouvre la remarque qui suit, fermée après « <formula notation="TeX">-\frac{1}{2}</formula> ». « les rendre <formula notation="TeX">=-\frac{1}{2}</formula> » est écrit en plus petit, serré dans la marge. Après « mais on a », un groupe lu « Pag. D. » avec doute, puis la formule de <formula notation="TeX">S</formula> en tête de la ligne suivante. Dans « <formula notation="TeX">\text{cos}(m+1)x</formula> » de l'avant-dernière ligne, le 1 est empâté.</note></p>
<pb n="740" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f740.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Un feuillet monté sur une feuille de garde, écrit des deux côtés (le dos est la vue 741, hors de ce lot). En haut à droite, à l'encre, « 368 ». Même écriture que les vues 734–739 : un nouvel extrait, annoncé par sa source. Le bas de la vue, sous le feuillet, est la garde, blanche.</note></p>
<p>3 <unclear>V.</unclear> Des Memoires de Turin — Eclercissement sur le mouvement des cordes
vibrantes Par Euler
<note type="editorial" resp="#pass">Le titre, souligné sous « vibrantes Par Euler », s'ouvre sur « 3 » suivi d'une capitale lue V. avec doute (« 3 v. », le troisième volume, est possible). « Euler » est écrit avec le E en forme de L que hand.md relève ailleurs dans ce volume (« Lobr », v. 419–420) ; la lecture est sûre ici par « Par ». Au-dessus du Q initial du paragraphe suivant, une petite marque en forme d'astérisque.</note></p>
<p>Quand on demande le mouvement dela corde après qu'elle aura reçu
une impulsion quelconque, il faut absolument que la figure qui lui a été
imprimée d'abord soit telle, que non seulement toutes les ordonnées soient
presqu'infiniment petites mais que l'inclinaison de tous les élémens
de la courbe soient aussi infiniment petite. On pourroit encore ajouter
cette condition qu'on ait imprimé en même tems a chaque élement dela
corde un certain mouvement selon la direction de l'ordonnée et ce
mouvement initial doit aussi etre telle, qu'il n'en resulte aucun
saut dans la suite ; ou bien que la figure de la corde demeure
toujours conforme aux loix prescrites.</p>
<p><hi rend="italic">Question</hi></p>
<p>Ayant reduit la corde tendue à une figure quelconque, si aumoment
qu'on la relache, on imprime encore a chaque élement de la corde un
mouvement quelconque ; on demande pour chaque moment du tems suivant
tant la figure que le mouvement de la corde.</p>
<p>Soit <formula notation="TeX">AB</formula> la corde fixe dans ses deux extremités <formula notation="TeX">A</formula> et <formula notation="TeX">B</formula>, et tendue par une
force quelconque, a laquelle on ait imprimé aucommencement la figure
<formula notation="TeX">ASB</formula>, et d'abord cette courbe doit
être telle que 1.<hi rend="sup">o</hi> toutes ses appliquées
soient presqu'infiniment petites et 2.<hi rend="sup">o</hi>
que toutes ses tangentes ne s'éloignent
qu'infiniment peu de l'axe <formula notation="TeX">AB</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">« Question » est centré et souligné ; un court trait le sépare de ce qui suit. À droite de ces quatre lignes, une figure à la plume : l'axe horizontal <formula notation="TeX">AB</formula> ; au-dessus et au-dessous, une grande courbe fermée qui passe par <formula notation="TeX">A</formula> et <formula notation="TeX">B</formula>, coupée en <formula notation="TeX">M</formula> (en haut) et <formula notation="TeX">V</formula> (en bas) par une verticale qui rencontre l'axe en <formula notation="TeX">X</formula> ; entre l'axe et la branche supérieure, une courbe plus plate, de <formula notation="TeX">A</formula> à <formula notation="TeX">B</formula>, qui coupe la verticale en <formula notation="TeX">S</formula>, juste au-dessus de <formula notation="TeX">X</formula>.</note></p>
<p>Ces deux conditions sont si naturellement liées avec la tension de la
corde a une telle figure ou ces deux conditions n'eussent pas lieu, dela
il est clair que la figure initiale peut être variée a l'infini, et qu'elle
dépend entièrement de nôtre volonté. Il est donc possible de donner
a la courbe une telle figure, que ne sauroit être exprimée par aucune
équation analytique, comme si on la tiroit par un mouvement libre
de la main, sans qu'aucune loi de continuité y ait lieu.
<note type="editorial" resp="#pass">La première phrase est écrite ainsi ; elle ne se construit pas, et rien ne semble y manquer sur la feuille.</note></p>
<p>Il n'y certainement aucun doute, qu'on ne puisse imprimer a la corde
une telle figure, et ou pourtant les deux conditions aient lieu. Pour s'en
assurer on n'a qu'a tirer de <formula notation="TeX">AOB</formula> une ligne courbe quelconque <formula notation="TeX">AMB</formula>,
en observant cette seule condition, qu'il n'y ait nulle part une tangente
perpendiculaire a l'axe : alors en diminuant toutes les appliquées <formula notation="TeX">XM</formula>
presqu'a l'infini selon un même rapport desorte que <formula notation="TeX">XS=\alpha XM</formula>,
prenant <formula notation="TeX">\alpha</formula> pour une fraction extrèmement petite, non seulement toutes les
appliquées <formula notation="TeX">XS</formula> deviendront infiniment petites, mais aussi les tangentes dans tous les points
<formula notation="TeX">S</formula> seront infiniment peu inclinées a l'axe <formula notation="TeX">AB</formula>, tout comme les deux conditions prescrites l'exigent :
<note type="editorial" resp="#pass">« n'y certainement » est écrit sans verbe. « <formula notation="TeX">AOB</formula> » : la lettre du milieu est un petit rond, qui ne figure pas sur le dessin. Le coefficient rendu <formula notation="TeX">\alpha</formula> est un petit « u » ; les deux dernières lignes, plus serrées, vont jusqu'au bord du feuillet. Le texte continue au dos (vue 741, hors de ce lot).</note></p>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
