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      <titleStmt>
        <title>Manuscrits de Sophie Germain, Français 9115, vues 741–750 — transcription</title>
        <author>Sophie Germain</author>
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          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-22">2026-09-22</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5.5 (claude-opus-5-5)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">germain.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
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      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Lecture automatique — non vérifiée</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-23">2026-09-23</date>
        <availability status="free">
          <licence target="https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/">CC0 1.0</licence>
          <p>Le manuscrit transcrit est dans le domaine public. Cette
          transcription est une première lecture automatique, non vérifiée, placée
          dans le domaine public (CC0) ; aucune image n'est reproduite — le
          fac-similé est celui de Gallica, cité vue par vue. Source gallica.bnf.fr /
          Bibliothèque nationale de France. La source LaTeX dont ce fichier
          dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/germain-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://germain.commutator.io/">https://germain.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
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        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Paris</settlement>
            <repository>Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits and Bibliothèque de l'Arsenal</repository>
            <collection>Manuscrits de Sophie Germain</collection>
            <idno type="shelfmark">Français 9115</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Papiers de Sophie GERMAIN. — Recueil de dissertations et problèmes mathématiques et physiques.</head>
          <msContents>
            <summary>Vues 741 à 750 du volume, dans la
            numérotation de Gallica (une vue par image) ; lot 38 de vingt vues.
            La foliotation au crayon de la BnF, quand elle a pu être lue, est
            donnée par un milestone[@unit='folio'] ; elle n'est jamais déduite.
            Les vues absentes de la transcription ne portent rien à lire et sont
            omises ; le saut dans la numérotation en est le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>1801-1900</origDate><note>Datation du catalogue, reproduite telle quelle.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875">https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875</ref>
                <note>Fac-similé numérique de la Bibliothèque nationale de France
                sur Gallica, servi par l'API IIIF. L'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> pointe la vue correspondante dans
                le lecteur de Gallica.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription de manuscrits de mathématiciens numérisés dans Gallica, une passe de vingt vues
        par conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi> (vue de Gallica) ;
        <hi rend="monospace">\folio</hi> devient <hi rend="monospace">milestone[@unit='folio']</hi>
        (foliotation de la BnF, jamais déduite).</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="germain-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/germain-project">https://github.com/Commutator-IO/germain-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
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      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-22" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-23" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="38">
<p><note type="editorial" resp="#pass">Numérotation des feuillets. En haut à droite, à l'encre, d'une écriture plus ronde, la série qui court dans tout le volume : 369 (vue 742), 370 (744), 371 (746), 372 (748), sur le recto seulement, à la suite de 368 (vue 740, hors de ce lot) ; les versos (vues 741, 743, 745, 747, 749) ne portent pas de numéro. Sur la vue 750, feuillet blanc qui clôt le volume, en haut à droite, un nombre à l'encre lu « 373 », barré de deux traits horizontaux. Le dernier nombre non barré, 372, est le nombre de feuillets que donne la notice du volume (« 372 feuillets ») ; la série occupe la place de la foliotation de la Bibliothèque, mais elle est tracée à la plume : aucun « f. » n'est donc porté. Aucune mention du type « Volume de … feuillets » n'est visible sur la dernière vue. Tous ces nombres ont été lus sur la vue ; aucun n'est déduit. La vue 750 n'est pas transcrite : feuillet blanc, où transparaissent quelques traces d'écriture de l'autre face, non photographiée.</note></p>
<pb n="741" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f741.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Verso du feuillet de la vue 740 (encre 368, en haut à droite), dont le recto, hors de ce lot, porte le titre « 3 V. des Memoires de Turin — Eclaircissemens sur le mouvement des cordes vibrantes Par Euler ». La page commence un nouvel alinéa, à la suite de ce recto. Aucun numéro écrit de ce côté.</note></p>
<p>On ne sauroit douter non plus qu'après avoir imprimé a la corde une telle figure
discontinue ou irréductible a aucune équation analytique, la corde étant subitement
relachée, soit qu'on lui imprime encore quelque mouvement ou non, n'en recoive
un certain mouvement de vibration.</p>
<p>Mais si la théorie nous conduit à une solution si générale, qu'elle
s'etend aussi bien à toutes les figures discontinues que continues il faudra
avouer, que cette recherche ouvre une nouvelle carrière dans l'analyse.
En effet j'ai remarqué a cette occasion, que la partie de l'analyse
des infinis, a laquelle cette question appartient, renferme essentiellement
ce caractère, qu'elle recoit <unclear>dele</unclear> fonctions absolument arbitraires, pendant
que de telles fonctions sont entièrement bannies de l'analyse ordinaire
qu'on a cultivée jusqu'ici, qui roule principalement sur des fonctions
d'une seule variable. Mais l'analyse dont nous avons besoin ici,
s'occupe des fonctions de deux ou plusieurs variables: ou cela arrive
de bien remarquable, que chaque intégration introduit dans le
calcul une fonction absolument arbitraire.
<note type="editorial" resp="#pass">« qu'elle recoit <unclear>dele</unclear> fonctions » : le mot, en un seul trait, se lit « dele » ; on attendrait « des ». Après « cultivée », un petit signe en forme de croix, peut-être un renvoi sans note correspondante sur la page. « ou cela arrive » : ainsi, sans accent.</note></p>
<p>[c'est cequ montre l'équation <formula notation="TeX">y = \Gamma{:}(x+ct) + \Delta{:}(x-ct)</formula> ou <formula notation="TeX">\Gamma{:}(x+ct)</formula> marque
une fonction quelconque de la quantité <formula notation="TeX">x+ct</formula>, <formula notation="TeX">\Delta{:}(x-ct)</formula> une fontion aussi
quelconque de <formula notation="TeX">(x-ct)</formula>, qui l'intégrale de <formula notation="TeX">cc\left(\frac{ddy}{dx^{2}}\right) = \left(\frac{ddy}{dt^{2}}\right)</formula> equation aux
cordes vibrates]
<note type="editorial" resp="#pass">Les crochets sont sur la feuille : ce passage entre crochets paraît une explication ajoutée à la traduction, non le texte d'Euler ; c'est une inférence. « cequ », « fontion », « qui l'intégrale » (pour « qui est l'intégrale ») et « vibrates » : ainsi écrits. Le deux-points après <formula notation="TeX">\Gamma</formula> et <formula notation="TeX">\Delta</formula> est la notation des fonctions, conservée.</note></p>
<p>Lorsque l'on veut considerer des cordes qui ne soient pas uniformement
epaisses on a aulieu de <formula notation="TeX">cc\left(\frac{ddy}{dx^{2}}\right) = \left(\frac{ddy}{dt^{2}}\right)</formula> dans laquelle <formula notation="TeX">c</formula> est une
constante; <formula notation="TeX">rr\left(\frac{ddy}{dx^{2}}\right) = \left(\frac{ddy}{dt^{2}}\right)</formula> et <unclear><formula notation="TeX">r</formula></unclear> represente une fontion de <formula notation="TeX">x</formula> donnée
par la grosseur et la tension de la corde l'intégrale de cette
équation est engénéral de la forme
<formula notation="TeX" rend="display">y = P\Gamma{:}\left(\int u\,dx + t\right) + Q\Gamma'{:}\left(\int u\,dx + t\right) + R\Gamma''{:}\left(\int u\,dx + t\right) + \&amp;c.</formula>
ou <formula notation="TeX">P</formula>, <formula notation="TeX">Q</formula>, <formula notation="TeX">R</formula> &amp;c. demême que <formula notation="TeX">u</formula> sont de certaines fonctions dela seule
variable <formula notation="TeX">x</formula>. Ensuite puisque la quantité <formula notation="TeX">t</formula> se peut prendre tant
aussi bien negativement que positivement, pour compléter l'intégrale
on y doit ensuite ajouter encore ces termes
<formula notation="TeX" rend="display">P\Delta{:}\left(\int u\,dx - t\right) + Q\Delta'{:}\left(\int u\,dx - t\right) + R\Delta''{:}\int\left(u\,dx - t\right) + \&amp;c.</formula>
qui n'exigent donc point une recherche particulière
<note type="editorial" resp="#pass">« et <unclear><formula notation="TeX">r</formula></unclear> represente » : entre « et » et « represente » un <formula notation="TeX">r</formula> se lit mal, comme redoublant l'initiale du verbe. « tant aussi bien » : ainsi. Dans le dernier terme, le signe <formula notation="TeX">\int</formula> est écrit devant la parenthèse, et non dedans comme dans les deux premiers ; conservé. Les signes <formula notation="TeX">-</formula> de la seconde série sont un trait suivi d'un point, qu'on lit « <formula notation="TeX">-</formula> » par l'opposition annoncée entre <formula notation="TeX">t</formula> positif et négatif.</note></p>
<p>Dans le cas ou on a simplement
<formula notation="TeX" rend="display">y = x\Gamma{:}\left(\frac{\beta}{x} - t\right) + x\Delta{:}\left(\frac{\beta}{x} + t\right) \quad \text{et ou parconséquent}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">P = x, \quad \text{et} \quad \int u\,dx = -\frac{\beta}{x}</formula>
les cordes ont cela de commun avec les cordes uniformement epaisses,
que de quelque manière qu'on les ébranle, elles produisent toujours des
vibrations regulières. Le fondement de cette proprieté est, qu'en
quelqu'état que la corde soit mise au commencement elle y doit
necessairement revenir après un certain tems; or dans les autres
espèces de cordes ce rétablissement dans le premier état n'arrive
<note type="editorial" resp="#pass">La phrase se poursuit à la vue 742.</note></p>
<pb n="742" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f742.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">En haut à droite, à l'encre, « 369 ». Le feuillet est monté bas sur sa feuille de garde ; au-dessus de son bord, sur la tranche d'un autre feuillet qui dépasse, se lit « 370 » : c'est le numéro du feuillet suivant (vue 744), non de celui-ci. La phrase de la vue 741 continue en tête de page.</note></p>
<p>peut-être jamais, et quand il arrive ce n'est que sous de certaines
circonstances sous lequel le son ne sauroit être regulier ou formé
par des <del>vi</del> vibrations <hi rend="italic">isochrones</hi>.
<note type="editorial" resp="#pass">« sous lequel » : ainsi, au singulier. « isochrones » est souligné. Le passage tiré d'Euler s'achève sur cette phrase ; la suite est donnée sous le nom de Lagrange.</note></p>
<p>La Grange <hi rend="italic">Pag. 259</hi> du même volume</p>
<p>On pourroit douter s'il ne faut pas que la courbe initiale de la corde
soit comprise aussi dans l'équation <formula notation="TeX">y = \alpha\,\text{sin.}\,\pi x + \beta\,\text{sin.}\,2\pi x + \&amp;c.</formula>
Il est certain que si on veut que la courbe génératrice soit la même
<hi rend="italic">géométriquement</hi> que la courbe initiale, il faut que celle-ci soit
renfermé dans l'équation <formula notation="TeX">y = \alpha\,\text{sin}\,\pi x + \&amp;c.</formula> Je dis la même <hi rend="italic">géométriquement</hi>
car il suffit que la difference de ces deux courbes soit moindre
qu'aucune grandeur donné pour qu'elles puissent être prises pour
les mêmes. Or il est clair que, quelque soit la courbe initiale
on peut toujours faire passer, par une infinité de points infiniment
proches de cette courbe, une autre courbe de la forme
<formula notation="TeX">y = \alpha\,\text{sin}\,\pi x + \&amp;c.</formula> de manière que la difference entre ces deux
courbes soit aussi petite que l'on voudra, quoique cette difference
ne puisse devenir absolument nulle que dans le cas ou la courbe
initiale sera aussi dela même forme; dans tous les autres cas cette
courbe initiale ne sera qu'une espèce d'assymptôte dont la courbe
génératrice pourra s'approcher a l'infini, sans qu'elle puisse jamais
coincider entièrement.
<note type="editorial" resp="#pass">« Pag. 259 » est souligné ; « du même volume » renvoie, semble-t-il, au volume des Mémoires de Turin nommé en tête de la vue 740. Le <formula notation="TeX">\pi</formula> est écrit comme deux jambages, « <formula notation="TeX">11</formula> » ; le premier coefficient comme un « a » ou « u », le second comme un <formula notation="TeX">\beta</formula> fermé. « donné », « renfermé » : ainsi, sans accord. Une tache d'encre sur « nulle ».</note></p>
<p>On demontre dans le même memoire que l'équation dela
figure initiale de la corde lorsqu'elle en a une, ne peut être
que de la forme
<formula notation="TeX" rend="display">y = \alpha\,\text{sin.}\,\frac{\pi x}{a} + \beta\,\text{sin.}\,\frac{2\pi x}{b} + \gamma\,\text{sin.}\,\frac{3\pi x}{c} + \&amp;c.</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Les dénominateurs se lisent <formula notation="TeX">a</formula>, <formula notation="TeX">b</formula>, <formula notation="TeX">c</formula>, et non trois fois la même longueur ; transcrits tels. Le troisième coefficient est tracé comme un « <formula notation="TeX">\vartheta</formula> », qui est son <formula notation="TeX">\gamma</formula> ailleurs dans le volume.</note></p>
<p>A la <hi rend="italic">Pag. 275</hi> du même mémoire on y trouve l'équation <formula notation="TeX">r = a + iy</formula>
<formula notation="TeX">i</formula> étant un coëfficient très petit et <formula notation="TeX">y</formula> une nouvelle variable et par conséquent
<formula notation="TeX" rend="display">\Delta r = \Delta(a + iy) = \left(\text{en supposant } \frac{d.\Delta r}{dr} = \Delta' r,\ \frac{d.\Delta' r}{dr} = \Delta'' r\ \&amp;c.\right)</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">= \Delta a + i\Delta' a\,y + i^{2}\frac{\Delta'' a}{2}\,y^{2} + i^{3}\frac{\Delta''' a}{2.3}\,y^{3} + \&amp;c.</formula></p>
<p>[cequi est bien près de la théorie des fonctions.]
<note type="editorial" resp="#pass">« Pag. 275 » : le mot est souligné. Le crochet final est sur la feuille, comme à la vue 741 : remarque du copiste sur la page de Lagrange, rapprochée de la théorie des fonctions analytiques ; l'attribution est une inférence. Le bas de la page est blanc.</note></p>
<pb n="743" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f743.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Verso du feuillet 369 (vue 742) ; aucun numéro écrit de ce côté : ce qui paraît en haut à gauche est le « 369 » du recto lu par transparence, à rebours. Un nouveau morceau commence ici, sous un titre.</note></p>
<p>Mémoire de La Grange sur l'intégration de quelques équations
differentielles dont les indéterminées sont séparées, mais dont
chaque membre en particulier n'est point intégrable</p>
<p>T. 4
<note type="editorial" resp="#pass">« T. 4 », sous le titre, au-dessus d'un trait : sans doute le tome du recueil où se trouve le mémoire ; c'est une inférence.</note></p>
<p>La séparation des indéterminées est regardée avec raison comme un des
meilleurs moyen que les géometres ayent imaginés pour intégrer les
équations differentielles du premier ordre. En effet il est clair
que quand on a séparé les indéterminées dans une équation, on
peut alors regarder chacun des membres comme une differentielle
particulière qui ne contient qu'une variable; de sorte qu'il n'y
a plus qu'a prendre séparement l'intégrale de l'un et de
l'autre membre, en y ajoutant une constante arbitraire.
Delà il semble qu'on pourroit conclure que lorsque les deux
membres de l'équation <del><gap reason="illegible"/></del> ainsi separée ne sont point integrables
l'équation elle-même ne doit pas l'etre non plus; c'est ce
qui est vrai en effet dans la plus part des équations
differentielles; mais il se trouve néanmoins des cas, ou cette
conclusion seroit fausse, et qui vont faire le sujet de ce
<hi rend="italic">mémoire</hi>.
<note type="editorial" resp="#pass">« un des meilleurs moyen » : ainsi, au singulier. Devant « ainsi », un mot bref barré d'un trait, qu'on ne lit pas (quelque chose comme « iute »). « mémoire », à la fin de l'alinéa, est souligné.</note></p>
<p>Pour commencer par les cas les plus simples nous prendrons
l'équation    <formula notation="TeX">\frac{dx}{\sqrt{(1-x^{2})}} = \frac{dy}{\sqrt{(1-y^{2})}} \ldots\ldots (\text{A})</formula>
dans laquelle tout est separé comme l'on voit. Il est d'abord
evident que les deux membres de cette équation ne sont point intégrables
au moins algébriquement; cependant on sait que l'équation en elle-même
admet une intégrale algébrique. En effet <formula notation="TeX">\frac{dx}{\sqrt{(1-x^{2})}}</formula> est la
differentielle de l'arc dont le le sinus est <formula notation="TeX">x</formula>, demême que <formula notation="TeX">\frac{dy}{\sqrt{(1-y^{2})}}</formula>
est la differentielle de l'arc dont le sinus est <formula notation="TeX">y</formula> on aura en
prenant les arcs aulieu de leurs differentielles et ajoutant une
constante quelconque <formula notation="TeX">C</formula> et supposant <formula notation="TeX">C = \text{arc. dont le sinus est } a</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\text{arc sin.}\,x = \text{arc sin.}\,y + \text{arc sin.}\,a</formula>
c'est-adire que l'arc qui repond au sinus <formula notation="TeX">x</formula> doit être égal à la
somme des arcs qui repondent aux sinus <formula notation="TeX">y</formula> et <formula notation="TeX">a</formula>. de sorte que
l'on aura par les théorèmes connus
<formula notation="TeX" rend="display">x = y\sqrt{(1-a^{2})} + a\sqrt{(1-y^{2})} \ldots\ldots (\text{B})</formula>
[en effet on a engénéral <formula notation="TeX">\text{sin.}(m+n) = \text{sin.}\,n\,\text{cos.}\,m + \text{sin.}\,m\,\text{cos.}\,n</formula> et il est visible
que <formula notation="TeX">\sqrt{(1-a^{2})}</formula> et <formula notation="TeX">\sqrt{(1-y^{2})}</formula> representent les cosinus des arcs dont les sinus sont <formula notation="TeX">a</formula> et <formula notation="TeX">y</formula>]
C'est l'intégrale de la proposée, dans laquelle <formula notation="TeX">a</formula> est la constante
arbitraire.
<note type="editorial" resp="#pass">« dont le le sinus » : le « le » est écrit deux fois, sans rature. Dans (B), le premier <formula notation="TeX">a</formula> est écrit comme un <formula notation="TeX">\alpha</formula>. Le crochet est sur la feuille, comme aux vues 741 et 742. Le texte s'arrête au bas du feuillet et reprend à la vue 744.</note></p>
<pb n="744" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f744.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">En haut à droite, à l'encre, « 370 » : le numéro qui dépassait au-dessus du feuillet de la vue 742. Le texte suit, sans rupture, celui de la vue 743 (mémoire de Lagrange, équation (A)).</note></p>
<p>J'avoue qu'on peut trouver cette intégrale sans le secours des théorèmes sur les
sinus, en intégrant chaque membre de l'équation (A) par les logarithmes
imaginaires, et passant ensuite des logarithmes aux nombres de cette manière
on aura [en mettant <formula notation="TeX">\frac{dx}{\sqrt{(1-x^{2})}} = \frac{dy}{\sqrt{(1-y^{2})}}</formula> sous la forme
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{dx\left[\sqrt{(1-x^{2})} + x\sqrt{-1}\right]}{\sqrt{(1-x^{2})}\left[\sqrt{(1-x^{2})} + x\sqrt{-1}\right]} = \frac{dy\left[\sqrt{(1-y^{2})} + y\sqrt{-1}\right]}{\sqrt{(1-y^{2})}\left[\sqrt{(1-y^{2})} + y\sqrt{-1}\right]}</formula>
<note type="authorial" place="margin">multipliant les deux membres par <formula notation="TeX">\sqrt{-1}</formula></note>
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{dx\sqrt{-1}}{\sqrt{(1-x^{2})} + x\sqrt{-1}} - \frac{x\,dx}{\sqrt{(1-x^{2})}\left[\sqrt{(1-x^{2})} + x\sqrt{-1}\right]}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">= \frac{dy\sqrt{-1}}{\sqrt{(1-y^{2})} + y\sqrt{-1}} - \frac{y\,dy}{\sqrt{(1-y^{2})}\left[\sqrt{(1-y^{2})} + y\sqrt{-1}\right]}</formula>
ou    <formula notation="TeX">\left[dx\sqrt{-1} - \frac{x\,dx}{\sqrt{(1-x^{2})}}\right] : \sqrt{(1-x^{2})} + x\sqrt{-1} = \left[dy\sqrt{-1} - \frac{y\,dy}{\sqrt{(1-y^{2})}}\right] : \sqrt{(1-y^{2})} + y\sqrt{-1}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">d.L\left[x\sqrt{-1} + \sqrt{(1-x^{2})}\right] = d.L\left[y\sqrt{-1} + \sqrt{(1-y^{2})}\right]</formula>
puis intégrant en observant que la constante doit être telle que le premier
membre de l'équation lui devienne egal lorsque <formula notation="TeX">y = 0</formula>]
<note type="editorial" resp="#pass">« multipliant les deux membres par <formula notation="TeX">\sqrt{-1}</formula> » est écrit dans la marge de gauche, en face de la deuxième équation. Le deux-points de la troisième ligne marque la division. Le premier crochet de <formula notation="TeX">d.L[\ldots</formula> se ferme sur la feuille par une parenthèse.</note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">l\left[x\sqrt{-1} + \sqrt{(1-x^{2})}\right] = l\left[y\sqrt{-1} + \sqrt{(1-y^{2})}\right] + l\left[a\sqrt{-1} + \sqrt{(1-a^{2})}\right]</formula>
d'ou l'on tire
<formula notation="TeX" rend="display">x\sqrt{-1} + \sqrt{(1-x^{2})} = \left[y\sqrt{-1} + \sqrt{(1-y^{2})}\right]\left[a\sqrt{-1} + \sqrt{(1-a^{2})}\right]</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">= \left[y\sqrt{(1-a^{2})} + a\sqrt{(1-y^{2})}\right]\sqrt{-1} + \sqrt{(1-y^{2})}\sqrt{(1-a^{2})} - ay</formula>
et comparant la partie imaginaire du premier membre à la partie
imaginaire du second, et la partie réelle avec la partie réelle; on aura
comme cidessus
<formula notation="TeX" rend="display">x = y\sqrt{(1-a^{2})} + a\sqrt{(1-y^{2})}</formula>
ou bien encore ce qui revient au même dans le fond.
<formula notation="TeX" rend="display">\sqrt{(1-x^{2})} = \sqrt{(1-a^{2})}\sqrt{(1-y^{2})} - ay</formula>
[cette dernière équation resulte de la comparaison des parties réelles <supplied resp="#pass">mais on</supplied>
peut la tirer <supplied resp="#pass">aussi</supplied> dela première; en effet si on la quarre que l'on ajoute <supplied resp="#pass">ensuite</supplied> l'unité
a chacun de ses membres <supplied resp="#pass">pris avec un signe contraire</supplied> et que l'on prenne <del>ensuite</del> la racine quarrée
on aura    <formula notation="TeX">\sqrt{(1-x^{2})} = \sqrt{\left(1 - y^{2}(1-a^{2}) - 2ya\sqrt{(1-y^{2})}\sqrt{(1-a^{2})} - a^{2}(1-y^{2})\right)}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">= \sqrt{\left((1-a^{2})(1-y^{2}) - 2ya\sqrt{(1-y^{2})}\sqrt{(1-a^{2})} + a^{2}y^{2}\right)}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">= \sqrt{(1-a^{2})}\sqrt{(1-y^{2})} - ay\ ]</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">« mais on », d'une encre plus appuyée, est écrit en bout de ligne après « réelles », peut-être sur un mot effacé ; « aussi », « ensuite » (le premier) et « pris avec un signe contraire » sont écrits au-dessus de la ligne, en plus petit ; le second « ensuite », dans la ligne, est barré. Le crochet ouvert devant « cette dernière » se ferme après la dernière égalité.</note></p>
<p>Mais si d'un côté cette méthode est un peu plus directe que la
précédente, de l'autre elle a aussi l'inconvenient de dependre des
quantités transcendantes; en effet puisque l'intégrale de l'équation
est purement algébrique n'est-il pas naturel depenser qu'il y ait
une voie <supplied resp="#pass">aussi</supplied> purement algébrique pour y parvenir?
Qu'on multiplie les deux membres de l'équation (A) en croix, on aura
<formula notation="TeX" rend="display">dx\sqrt{(1-y^{2})} = dy\sqrt{(1-x^{2})} \quad \text{et intégrant par parties}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">x\sqrt{(1-y^{2})} + \int\frac{xy\,dy}{\sqrt{(1-y^{2})}} = y\sqrt{(1-x^{2})} + \int\frac{yx\,dx}{\sqrt{(1-x^{2})}} + C</formula>
or l'équation (A) étant multipliée par <formula notation="TeX">yx</formula> et ensuite integrée donne
<formula notation="TeX">\int\frac{xy\,dy}{\sqrt{(1-y^{2})}} = \int\frac{xy\,dx}{\sqrt{(1-x^{2})}}</formula> donc l'équation précédente deviendra <formula notation="TeX">x\sqrt{(1-y^{2})} = y\sqrt{(1-x^{2})} + C</formula>
équation algébrique qui en déterminant convenablement la constante revient au
même que celle trouvée plus haut.
<note type="editorial" resp="#pass">« aussi », au-dessus de « purement », est ajouté entre les lignes. Dans le second membre de la deuxième équation, un premier <formula notation="TeX">y</formula> est écrit et chargé, puis repris : on lit <formula notation="TeX">yx\,dx</formula>. « multipliée » : le « m » est récrit sur un autre trait. La page s'arrête au bas du feuillet sur « plus haut. » et la vue 745 continue.</note></p>
<pb n="745" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f745.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Verso du feuillet 370 (vue 744) ; aucun numéro écrit de ce côté, le « 370 » du recto se lit à rebours par transparence en haut à gauche. La suite immédiate de la vue 744. Les coefficients sont tracés comme ailleurs dans le volume : <formula notation="TeX">\alpha</formula> comme un « u », <formula notation="TeX">\beta</formula> comme un « <formula notation="TeX">\ell</formula> » bouclé, <formula notation="TeX">\gamma</formula> comme un « v ».</note></p>
<p>On pourroit aussi appliquer la même méthode a l'intégration de
l'équation générale    <formula notation="TeX">\frac{dx}{\sqrt{(\alpha + \beta x + \gamma x^{2})}} = \frac{dy}{\sqrt{(\alpha + \beta y + \gamma y^{2})}} \ldots\ldots \text{C}</formula>
car multipliant d'abord en croix, et prenant ensuite l'intégrale de
chaque membre par parties on a
<formula notation="TeX" rend="display">x\sqrt{(\alpha + \beta y + \gamma y^{2})} - \int\frac{(\beta + 2\gamma y)\,x\,dy}{2\sqrt{(\alpha + \beta y + \gamma y^{2})}}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">= y\sqrt{(\alpha + \beta x + \gamma x^{2})} - \int\frac{(\beta + 2\gamma x)\,y\,dx}{2\sqrt{(\alpha + \beta x + \gamma x^{2})}} + C \ldots\ldots \text{D}</formula>
Or l'équation C étant multipliée par <formula notation="TeX">xy</formula> et ensuite
intégrée donne
<formula notation="TeX" rend="display">\int\frac{xy\,dx}{\sqrt{(\alpha + \beta x + \gamma x^{2})}} = \int\frac{xy\,dy}{\sqrt{(\alpha + \beta y + \gamma y^{2})}}</formula>
deplus on a par la même équation
<formula notation="TeX" rend="display">\int\frac{y\,dx}{\sqrt{(\alpha + \beta x + \gamma x^{2})}} = \int\frac{y\,dy}{\sqrt{(\alpha + \beta y + \gamma y^{2})}}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">= \frac{1}{\gamma}\sqrt{(\alpha + \beta y + \gamma y^{2})} - \frac{\beta}{2\gamma}\int\frac{dy}{\sqrt{(\alpha + \beta y + \gamma y^{2})}}</formula>
et demême
<formula notation="TeX" rend="display">\int\frac{x\,dy}{\sqrt{(\alpha + \beta y + \gamma y^{2})}} = \int\frac{x\,dx}{\sqrt{(\alpha + \beta x + \gamma x^{2})}}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">= \frac{1}{\gamma}\sqrt{(\alpha + \beta x + \gamma x^{2})} - \frac{\beta}{2\gamma}\int\frac{dx}{\sqrt{(\alpha + \beta x + \gamma x^{2})}}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">= \frac{1}{\gamma}\sqrt{(\alpha + \beta x + \gamma x^{2})} - \frac{\beta}{2\gamma}\int\frac{dy}{\sqrt{(\alpha + \beta y + \gamma y^{2})}}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Le signe « D » de la première équation est écrit en bout de ligne, sous le « <formula notation="TeX">+ C</formula> ». Dans la troisième équation, le <formula notation="TeX">y</formula> du second numérateur est récrit sur une autre lettre, sans doute un <formula notation="TeX">x</formula>.</note></p>
<p>donc fesant ces substitutions dans l'équation (D) et effaçant
cequi se détruit on aura cette équation algébrique
<formula notation="TeX" rend="display">x\sqrt{(\alpha + \beta y + \gamma y^{2})} - \frac{\beta}{2\gamma}\sqrt{(\alpha + \beta x + \gamma x^{2})} = y\sqrt{(\alpha + \beta x + \gamma x^{2})} - \frac{\beta}{2\gamma}\sqrt{(\alpha + \beta y + \gamma y^{2})} + C</formula>
ou bien
<formula notation="TeX" rend="display">\left(x + \frac{\beta}{2\gamma}\right)\sqrt{(\alpha + \beta y + \gamma y^{2})} = \left(y + \frac{\beta}{2\gamma}\right)\sqrt{(\alpha + \beta x + \gamma x^{2})} + C</formula>
qui est l'intégrale de l'équation proposée
<note type="editorial" resp="#pass">« détruit » : le « t » est récrit au-dessus de la ligne.</note></p>
<p>Voila donc comme on voit une methode bien simple
pour intégrer ces sortes d'équations, dont chaque membre en
particulier depend de la quadrature du cercle ou de
l'hyperbole; mais il y a encore d'autres equations plus
générales que les précédentes qui admettent aussi des intégrales
algébriques, quoique chacun de leurs membres ne soient en
aucune façon intégrable.
Ces équations sont comprises dans la formule suivante
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{dx}{\sqrt{(\alpha + \beta x + \gamma x^{2} + \delta x^{3} + \varepsilon x^{4})}} = \frac{dy}{\sqrt{(\alpha + \beta y + \gamma y^{2} + \delta y^{3} + \varepsilon y^{4})}}</formula>
[le reste du memoire qui contient environ 20 pages est copié presqu'en entier
depuis la page 77 jusqu'a la p. 91 du 2<hi rend="sup">me</hi> V. <unclear>du</unclear> C. I. de <unclear>Cousin</unclear>]
<note type="editorial" resp="#pass">Le crochet final est sur la feuille : c'est une remarque de celui qui copie, qui renvoie pour la suite du mémoire à un autre ouvrage, dont le titre est abrégé « C. I. » (peut-être « Calcul intégral » ; c'est une inférence) ; le nom de l'auteur se lit mal. Le bas de la page est blanc ; le mémoire de Lagrange s'arrête ici.</note></p>
<pb n="746" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f746.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">En haut à droite, à l'encre, « 371 », au bout de la ligne de titre. Le feuillet est monté bas sur sa feuille de garde, comme celui de la vue 742. Nouveaux extraits, sans lien de phrase avec la vue 745.</note></p>
<p>Condorcet <hi rend="italic">Pag. <unclear>4</unclear> du <unclear>4</unclear><hi rend="sup">me</hi> V. de Turin</hi>
<note type="editorial" resp="#pass">Les deux chiffres ont la même forme bouclée, proche d'un « A », qui est le 4 du « T. 4 » de la vue 743 ; lecture donnée avec doute. La seconde moitié du titre est soulignée.</note></p>
<p>Soit <formula notation="TeX">Z</formula> une fonction de <formula notation="TeX">x</formula>, <formula notation="TeX">y</formula>, <formula notation="TeX">z</formula> &amp;c. <formula notation="TeX">dx</formula>, <formula notation="TeX">dy</formula>, <formula notation="TeX">dz</formula> &amp;c. <formula notation="TeX">ddx</formula>, <formula notation="TeX">ddy</formula>, <formula notation="TeX">ddz</formula>, &amp;c. &amp;c.
qu'elle soit une differentielle exacte d'une fonction d'un ordre moins
élevé, d'une unité, et que <formula notation="TeX">B</formula> soit cette intégrale inconnue, il est
clair que differentiant d'une manière independante des differences qui se
trouvent dans <formula notation="TeX">Z</formula> et dans <formula notation="TeX">B</formula>, j'ai <formula notation="TeX">\delta dB = \delta Z</formula>,    <formula notation="TeX">\int\delta Z = \delta B</formula>. le signe
d'intégration <formula notation="TeX">\int</formula> se rapportant a la caractéristique <formula notation="TeX">d</formula>. Il suit dela
1.<hi rend="sup">o</hi>, que cherchant a intégrer <formula notation="TeX">\delta Z</formula> par partie en regardant les <formula notation="TeX">\delta x</formula>, <formula notation="TeX">\delta y</formula>, <formula notation="TeX">\delta z</formula> &amp;c.
comme des variables ordinaires, on aura necessairement égale a zéro
l'expression qui reste sous le signe <formula notation="TeX">\int</formula> sans pouvoir être reduite.
[en effet on a lors <formula notation="TeX">dZ</formula> a intégrer aulieu de <formula notation="TeX">\delta Z</formula> et parconséquent l'intégrale
par le signe <formula notation="TeX">\int</formula> n'est autre chose que <formula notation="TeX">Z</formula>, mais <formula notation="TeX">Z</formula> a été supposée être
une differentielle exacte et une differentielle exacte ne doit contenir
aucune quantité sous le signe; donc la partie <del>affect</del> affectée de
ce signe <formula notation="TeX">\int</formula> doit être nulle]
2.<hi rend="sup">o</hi> que l'expression qui sera hors du signe sera identiquement la même
que <formula notation="TeX">\delta B</formula> …… &amp;c.
<note type="editorial" resp="#pass">Le « &amp;c. » final de la première ligne est écrit sur un autre « &amp;c. » empâté. La caractéristique <formula notation="TeX">\delta</formula> est un « d » à boucle, distinct du <formula notation="TeX">d</formula> droit. « on a lors » : ainsi, pour « alors ». Le crochet est sur la feuille, comme aux vues précédentes.</note></p>
<p>Pag 168 et suivantes Memoire de La Grange sur la methode des
<hi rend="italic">variations</hi>.
<note type="editorial" resp="#pass">« variations » est souligné. Un trait horizontal sépare ce titre de ce qui précède.</note></p>
<p>On suppose    <unclear><formula notation="TeX">\psi</formula></unclear> <formula notation="TeX">= P\delta\varphi + Q\delta x + R\delta y + S\delta z + \&amp;c.</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\Pi = P'\delta\varphi + P''d\delta\varphi + P'''d^{2}\delta\varphi + \&amp;c.</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+ Q'\delta x + Q''d\delta x + Q'''d^{2}\delta x + \&amp;c.</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+ R'\delta y + R''d\delta y + R'''d^{2}\delta y + \&amp;c.</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+ \&amp;c.</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\int\psi + \Pi = a \text{ une constante}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">La lettre que l'on donne pour <formula notation="TeX">\psi</formula> est un « v » barré, marqué d'un point dans les deux lignes suivantes. <formula notation="TeX">\Pi</formula> est tracé comme deux jambages sous une barre. Au-dessus du « O » de « On », une petite marque d'encre en forme de « E », hors du texte.</note></p>
<p>On prouve par le calcul que si on change <formula notation="TeX">\delta</formula> en <formula notation="TeX">d</formula> dans l'expression
de <formula notation="TeX">\Pi</formula> on aura toujours <formula notation="TeX">\Pi = 0</formula> et par conséquent <formula notation="TeX">\int\psi = \text{constante}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\psi = 0</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">« l'expression » est récrit sur un premier mot, peut-être « la ». <formula notation="TeX">\psi = 0</formula> est écrit sous « <formula notation="TeX">\int\psi =</formula> constante ».</note></p>
<p>[ainsi dans Condorcet ce sont les quantités sous le signe qui deviennent nulle tandis que le
le même changement de <formula notation="TeX">\delta</formula> en <formula notation="TeX">d</formula> rend nulle les quantités hors le signe dans le present
mémoire; sans doute cette difference vient de changement dans les hypotheses
mais pour en bien juger il faudroit avoir un mémoire précédent sous les yeux]
<note type="editorial" resp="#pass">Ce paragraphe entre crochets est d'une écriture plus petite. « le le » à la coupure de ligne, « nulle » au singulier : ainsi sur la feuille. Le bas de la page est blanc.</note></p>
<pb n="747" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f747.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Verso du feuillet 371 (vue 746) ; aucun numéro écrit de ce côté. La page poursuit les extraits des volumes de Turin : Lagrange encore, sur le mouvement d'un corps attiré vers des centres fixes.</note></p>
<p>[On trouve Pag. 188 jusqu'a <unclear>243</unclear> deux memoires de la Grange
qu'il a analysés en y fesant quelque transformation et addition
dans la section de la mechanique ou il traite
Du mouvement d'un corps attiré vers un ou plusieurs centres]
<note type="editorial" resp="#pass">« la Grange » : le « n » est ajouté au-dessus de la ligne. Le deuxième chiffre de « 243 » a la forme bouclée du 4 de la vue 746. « la mechanique » renvoie, semble-t-il, à la Mécanique analytique de Lagrange, citée plus bas par sa page ; c'est une inférence.</note></p>
<p>[Dans le cas ou le corps est attiré par deux centres fixes]
<note type="authorial" place="margin">Pag. 210.</note>
Si l'un des centres des forces s'eloignoit a l'infini, alors la force
tendente a ce centre infiniment distant deviendroit uniforme, et
agiroit suivant des lignes parallèles; ainsi on auroit le cas d'un
corps attiré vers un centre fixe par une force reciproquement
proportionnelle aux quarrés des distances, et poussé en même
tems par une force devaleur et de direction constante.
<note type="editorial" resp="#pass">« Pag. 210. » est écrit dans la marge de gauche, en face de « Si l'un des centres ». Un crochet ouvrant, isolé, se voit aussi dans la marge en face de « proportionnelle ».</note></p>
<p>[Pour appliquer les formules de la méchanique (<hi rend="italic">Pag. 271</hi>) au cas present
il est visible que l'on doit faire <formula notation="TeX">b = \infty</formula> et <formula notation="TeX">r</formula> ou <formula notation="TeX">q</formula> egalement <formula notation="TeX">\infty</formula>]</p>
<p>2<hi rend="sup">ème</hi> Memoire <hi rend="italic">Pag. 218</hi>
<note type="editorial" resp="#pass">Ce titre est souligné d'un long trait.</note></p>
<p>Proposons nous les équations <formula notation="TeX">\frac{d^{2}x}{2dt^{2}} + M = 0</formula>,    <formula notation="TeX">\frac{d^{2}y}{2dt^{2}} + N = 0</formula>, <formula notation="TeX">M</formula> et <formula notation="TeX">N</formula> étants
des fonctions de <formula notation="TeX">x</formula>, <formula notation="TeX">y</formula>; et voyons quelles sont les conditions de l'intégrabilité
de ces équations.
Nous supposerons que ces deux équations étants multipliées
l'une et l'autre par des quantités convenables, et ensuite ajoutées
ensemble forment une équation intégrable. Cette supposition est
peut-être la seule qui convienne a la nature des équations proposées,
et elle est d'ailleurs la plus naturelle, et en même tems la plus
générale qu'on puisse faire. Or comme les deux membres <formula notation="TeX">M</formula> et
<formula notation="TeX">N</formula> sont des quantités finies, il est visible que les multiplicateurs
ne sauroient être que des quantités differentielles du premier ordre.
Prenons donc <formula notation="TeX">m\,dx + n\,dy</formula>, et <formula notation="TeX">\mu\,dx + \nu\,dy</formula> pour les multipicateurs dont il
s'agit, <formula notation="TeX">m</formula>, <formula notation="TeX">n</formula>, <formula notation="TeX">\mu</formula> et <formula notation="TeX">\nu</formula> étant des fonctions de <formula notation="TeX">x</formula> et <formula notation="TeX">y</formula> et nous aurons l'équation
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{m\,dx\,d^{2}x + n\,dy\,d^{2}x + \mu\,dx\,d^{2}y + \nu\,dy\,d^{2}y}{2dt^{2}} \pm (mM + \mu N)\,dx + (nM + \nu N)\,dy = 0</formula>
laquelles ne sauroit être intégrable amoins que les deux parties (savoir
celle qui contient les differences secondes, et celle qui ne contient que
les differences premières) ne soient intégrable chacune en particulier.
<note type="editorial" resp="#pass">Devant « Nous supposerons », une grande croix d'encre à boucle, en marge ; peut-être une majuscule manquée et reprise. « étants », « multipicateurs », « laquelles », « intégrable » : ainsi. Les deux derniers multiplicateurs sont tracés comme « u » (ou « c ») et « v » ; on les donne <formula notation="TeX">\mu</formula> et <formula notation="TeX">\nu</formula>, choix du transcripteur. Le signe devant <formula notation="TeX">(mM + \mu N)</formula> est un <formula notation="TeX">+</formula> posé sur un trait, lu <formula notation="TeX">\pm</formula>.</note></p>
<p>Or il n'est pas difficile de voir que l'intégrale de la première ne
peut être que de cette forme <formula notation="TeX">\frac{A\,dx^{2} + B\,dx\,dy + C\,dy^{2}}{2dt^{2}}</formula>, <formula notation="TeX">A</formula>, <formula notation="TeX">B</formula> <formula notation="TeX">C</formula>,
étant des fonctions de <formula notation="TeX">x</formula> et <formula notation="TeX">y</formula>; donc comparant la differentielle
de la quantité <formula notation="TeX">A\,dx^{2} + B\,dx\,dy + C\,dy^{2}</formula> qui est
<formula notation="TeX" rend="display">2A\,dx\,d^{2}x + B(dx\,d^{2}y + dy\,d^{2}x) + 2C\,dy\,d^{2}y + \left(\frac{dA}{dy} + \frac{dB}{dx}\right)dx\,dy</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">+ \left(\frac{dB}{dy} + \frac{dC}{dx}\right)dy^{2}\,dx + \frac{d.C}{dy}\,dy^{3}, \quad \text{avec la quantité}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">m\,dx\,d^{2}x + \mu\,dx\,d^{2}y + n\,dy\,d^{2}x + \nu\,dy\,d^{2}y, \quad \text{on aura}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">La différentielle recopiée est incomplète : il y manque les termes <formula notation="TeX">\frac{dA}{dx}dx^{3}</formula> et, au lieu de <formula notation="TeX">\left(\frac{dA}{dy} + \frac{dB}{dx}\right)dx\,dy</formula>, on attendrait <formula notation="TeX">dx^{2}\,dy</formula> ; transcrite telle quelle. La phrase s'arrête sur « on aura » au bas du feuillet, et la suite est à la vue 748.</note></p>
<pb n="748" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f748.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">En haut à droite, à l'encre, « 372 », au bout de la première ligne. La page commence par le résultat de la comparaison annoncée au bas de la vue 747 (« on aura »). Le cercle pâle qu'on devine au milieu de la page est le cachet de la vue 749 vu par transparence.</note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">2A = m,\ B = n = \mu,\ 2C = \nu,\ \frac{dA}{dx} = 0,\ \frac{dC}{dy} = 0,\ \frac{dA}{dy} + \frac{dB}{dx} = 0,\ \frac{dB}{dy} + \frac{dC}{dx} = 0.</formula>
Les équations <formula notation="TeX">\frac{dA}{dx} = 0</formula> et <formula notation="TeX">\frac{dC}{dy} = 0</formula> donnent d'abord <formula notation="TeX">A = \text{fonc.}\,y</formula>, <formula notation="TeX">C = \text{fonc.}\,x</formula>.
[en effet <formula notation="TeX">\frac{dA}{dx}</formula> étant le coëfficient <supplied resp="#pass"><unclear>de dans</unclear></supplied> de la differentielle de <formula notation="TeX">A</formula> prise par rapport
a <formula notation="TeX">x</formula>, il en resulte evidemment que <formula notation="TeX">A</formula> <supplied resp="#pass">ne</supplied> contient <supplied resp="#pass">pas</supplied> <formula notation="TeX">x</formula>, <del>puisque sans cette condition</del>
<del><formula notation="TeX">A</formula> ne pourroit être differentiée par rapport a cette variable</del>
<supplied resp="#pass">car si <formula notation="TeX">A</formula> etoit fonction de <formula notation="TeX">x</formula> la differentielle partielle prise parrapport a <formula notation="TeX">x</formula> ne seroit pas nulle. Mais <formula notation="TeX">A</formula> <del>ab</del> a été d'abord supposée fonction de <formula notation="TeX">y</formula> et <formula notation="TeX">x</formula> donc puis qu'elle ne contient pas <formula notation="TeX">x</formula> elle est simplement fonction de <formula notation="TeX">y</formula>. le même raisonnement p. <formula notation="TeX">C</formula>.</supplied>
Dans le calcul des fonctions on auroit eu <formula notation="TeX">A' = 0</formula> et la manière deplacer
l'accent auroit indiqué par rapport a quelle variable la fonction prime auroit été
prise, cequi revient absolument au même]
<note type="editorial" resp="#pass">Dans la première ligne, « <formula notation="TeX">n =</formula> » est récrit sur un autre signe. Les lettres <formula notation="TeX">y</formula> et <formula notation="TeX">x</formula> de « fonc. <formula notation="TeX">y</formula> », « fonc. <formula notation="TeX">x</formula> » sont chacune récrites sur l'autre. Au-dessus de « de la differentielle », en plus petit, « de dans » (ou « dedans »), sans marque d'insertion. Le passage de « car si A etoit » à « p. C. » est écrit en très petit au-dessus et au-dessous des lignes barrées, qu'il remplace ; « p. C. » vaut sans doute « pour C ». Deux petits traits dans la marge de gauche, en face de « en effet ».</note></p>
<p>Ensuite les équations <formula notation="TeX">\frac{dA}{dy} + \frac{dB}{dx} = 0</formula>, et <formula notation="TeX">\frac{dB}{dy} + \frac{dC}{dx} = 0</formula> donnent <formula notation="TeX">\frac{d^{2}A}{dy^{2}} = \frac{d^{2}C}{dx^{2}}</formula>
d'ou il aisé de conclure que les quantités <formula notation="TeX">A</formula> et <formula notation="TeX">C</formula> ne peuvent que dela forme
suivante <formula notation="TeX">A = a + by + cy^{2}</formula>, <formula notation="TeX">C = g + hx + cx^{2}</formula>, <formula notation="TeX">a</formula>, <formula notation="TeX">b</formula>, <formula notation="TeX">c</formula>, <formula notation="TeX">g</formula>, <formula notation="TeX">h</formula> étant des constantes.
[on voit effectivement que les valeurs de <formula notation="TeX">A</formula> et <formula notation="TeX">C</formula> ne peuvent pas contenir des puissances
des variables, dont elles sont respectivement fonction, plus elevées que le second
degré il est de plus visible que cette puissance seconde <del>de</del> ne peut être
multipliée que par la même constante dans l'une et l'autre fontion, car
cette dernière condition est également necessaire pour que l'équation
<formula notation="TeX">\frac{d^{2}A}{dy^{2}} = \frac{d^{2}C}{dx^{2}}</formula> ait lieu. Soit donc <formula notation="TeX">\frac{d^{2}A}{dy^{2}} = 2c</formula> ou <formula notation="TeX">\frac{d^{2}A}{dy} = 2c\,dy</formula> on a en intégrant
   <formula notation="TeX">\frac{dA}{dy} = 2cy + b</formula>, <formula notation="TeX">dA = 2cy\,dy + b\,dy</formula>
   <formula notation="TeX">A = cy^{2} + by + a</formula>
en fesant la même opération pour <formula notation="TeX">C</formula>
on trouve la valeur indiquée <del><gap reason="illegible"/></del>. on voit que
les constantes <formula notation="TeX">b</formula>, <formula notation="TeX">a</formula>, peuvent être differentes de <formula notation="TeX">g</formula> et <formula notation="TeX">h</formula> parceque ces
lettres disparoissent <del><gap reason="illegible"/></del> en differentiant deux fois]
<note type="editorial" resp="#pass">« d'ou il aisé » : ainsi, sans « est » ; « ne peuvent que dela forme » : ainsi, sans « être ». Les trois lignes du calcul de <formula notation="TeX">A</formula> sont écrites à droite de la page, en face de « en fesant … on voit que ». Après « indiquée », un mot court noyé sous une tache ; après « disparoissent », un mot de deux lettres barré.</note></p>
<p>Maintenant l'équation <formula notation="TeX">\frac{dA}{dy} + \frac{dB}{dx} = 0</formula>, <formula notation="TeX">\frac{dB}{dx} = -b - 2cy</formula> d'ou en intégrant <formula notation="TeX">B = -(b + 2cy)x + \text{fonc.}\,y</formula>
[on ajoute fonc. <formula notation="TeX">y</formula> parceque <formula notation="TeX">B</formula> ayant été supposée fonction de <formula notation="TeX">x</formula> et <formula notation="TeX">y</formula> on doit ajouter une fonc. de <formula notation="TeX">y</formula> a l'intégrale
de la differentielle prise pour <formula notation="TeX">x</formula>] mais l'autre équation <formula notation="TeX">\frac{dB}{dy} + \frac{dC}{dx} = 0</formula> donnera demême
<formula notation="TeX">B = -(h + 2cx)y + \text{fonc.}\,x</formula> ensorte qu'on aura <formula notation="TeX">B = k - bx - hy - 2cxy</formula>, <formula notation="TeX">k</formula> étant une constante]
<note type="editorial" resp="#pass">Le <formula notation="TeX">y</formula> de « fonc. <formula notation="TeX">y</formula> », en fin de première ligne, est empâté. Le crochet fermant de la dernière ligne n'a pas de crochet ouvrant correspondant après le premier, déjà fermé.</note></p>
<p>[car engénéral <formula notation="TeX">\frac{dB}{dx}dx + \frac{dB}{dy}dy = dB</formula> mais ici on a <formula notation="TeX">\frac{dB}{dx}dx + \frac{dB}{dy}dy = -(b + 2cy)\,dx - (h + 2cx)\,dy</formula>
et l'on tire de la première valeur de <formula notation="TeX">B</formula>, <formula notation="TeX">dB = -(b + 2cy)\,dx - 2cx\,dy + \text{fonc}\,y'\,dy</formula> puis de
la seconde ……    <formula notation="TeX">dB = -(h + 2cx)\,dy - 2cy\,dx + \text{fonc.}\,x'\,dx</formula>
et comparant ces valeurs de <formula notation="TeX">dB</formula> avec celle de la differentielle partielle
on a <formula notation="TeX">-h\,dy = \text{fonc}\,y'\,dy</formula>,    <formula notation="TeX">-b\,dx = \text{fonc.}\,x'\,dx</formula>
   <formula notation="TeX">-hy = \text{fonc.}\,y + \text{constante}</formula>,    <formula notation="TeX">-bx = \text{fonc.}\,x + \text{constante}</formula> <del>si on</del>
si donc on met pour fonc. <formula notation="TeX">x</formula> et fonc. <formula notation="TeX">y</formula> leurs valeurs dans celle <formula notation="TeX">B</formula> on aura
l'équation indiqué]
<note type="editorial" resp="#pass">Dans « <formula notation="TeX">-h\,dy = \text{fonc}\,y'\,dy</formula> », le <formula notation="TeX">y</formula> et le <formula notation="TeX">dy</formula> sont récrits ; dans « <formula notation="TeX">-bx</formula> », le <formula notation="TeX">x</formula> est récrit sur un autre signe. « si on », en bout de ligne, est barré et repris à la ligne suivante.</note></p>
<p>Ayant déterminé ainsi les quantités <formula notation="TeX">A</formula>, <formula notation="TeX">B</formula>, <del>et</del> <formula notation="TeX">C</formula>, on aura pour les multiplicateurs des
équations proposées, les deux quantités <formula notation="TeX">2A\,dx + B\,dy</formula>, et <formula notation="TeX">B\,dx + 2C\,dy</formula>; et il ne
restera plus qu'a rendre intégrables la formule <formula notation="TeX">(2AM + BN)\,dx + (BM + 2CN)\,dy</formula>,
car alors, en nommant <formula notation="TeX">Z</formula> l'intégrale de cette formule, on aura l'équation
dupremier ordre.    <formula notation="TeX">\frac{A\,dx^{2} + B\,dx\,dy + C\,dy^{2}}{2dt^{2}} + Z = \text{une constante}</formula> <del><formula notation="TeX">= a</formula></del>
Or pour qu'une quantité telle que <formula notation="TeX">(2AM + BN)\,dx + (BM + 2CN)\,dy</formula> soit une
differentielle exacte il faut que l'on ait <formula notation="TeX">\frac{d.(2AM + BN)}{dy} = \frac{d.(BM + 2CN)}{dx}</formula>, c'est
l'équation de condition qui doit avoir lieu pour que les équations proposées admettent une intégrale du premier
ordre.
<note type="editorial" resp="#pass">« une constante » : « une » est écrit au-dessus de « constante », qui remplace un « <formula notation="TeX">= a</formula> » barré après <formula notation="TeX">Z</formula>, et un second « <formula notation="TeX">= a</formula> » barré en bout de ligne ; les deux ratures sont réunies ici. La dernière ligne, serrée, finit au bord droit du feuillet (« ordre » est écrit au-dessus de la fin de la ligne). Le texte s'arrête au bas de la page et reprend en tête de la vue 749.</note></p>
<pb n="749" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90724875/f749.item"/>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Verso du feuillet 372 (vue 748) ; aucun numéro écrit de ce côté. Dans la moitié haute, à gauche, le cachet rond « BIBLIOTHEQUE ROYALE » à la couronne, posé sur les équations. La page continue d'abord le second mémoire de Lagrange de la vue 748, puis passe, sous un trait épais, à un extrait sur l'équation <formula notation="TeX">x^{2} - ay^{2} = 1</formula>.</note></p>
<p>Puisque <formula notation="TeX">(2AM + BN)\,dx + (BM + 2CN)\,dy = dZ</formula>, on aura <formula notation="TeX">2AM + BN = \frac{dZ}{dx}</formula>, et
<formula notation="TeX">BM + 2CN = \frac{dZ}{dy}</formula> et parconséquent <formula notation="TeX">M = \frac{2C\frac{dZ}{dx} - B\frac{dZ}{dy}}{4AC - B^{2}}</formula>, <formula notation="TeX">N = \frac{2A\frac{dZ}{dy} - B\frac{dZ}{dx}}{4AC - B^{2}}</formula>.
où l'on pourra prendre pour <formula notation="TeX">Z</formula> une fonction quelconque de <formula notation="TeX">x</formula>, et <formula notation="TeX">y</formula>.
Si on fait encore <formula notation="TeX">4AC - B^{2} = D</formula>, et <formula notation="TeX">Z = D^{2}V</formula>, (<formula notation="TeX">V</formula> etant une fonction
quelconque de <formula notation="TeX">x</formula> et <formula notation="TeX">y</formula>) on aura    <formula notation="TeX">M = 2V\left(2C\frac{dD}{dx} - B\frac{dD}{dy}\right) + D\left(2C\frac{dV}{dx} - B\frac{dV}{dy}\right)</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">N = 2V\left(2A\frac{dD}{dy} - B\frac{dD}{dx}\right) + D\left(2A\frac{dV}{dy} - B\frac{dV}{dx}\right)</formula>
or a cause de <formula notation="TeX">\frac{dA}{dx} = 0</formula>, <formula notation="TeX">\frac{dC}{dy} = 0</formula>, <formula notation="TeX">\frac{dB}{dx} = -\frac{dA}{dy}</formula> et <formula notation="TeX">\frac{dB}{dy} = -\frac{dC}{dx}</formula>, on trouvera
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{dD}{dx} = 2\left(2A\frac{dC}{dx} + B\frac{dA}{dy}\right)\ \frac{dD}{dy} = 2\left(2C\frac{dA}{dy} + B\frac{dC}{dx}\right);\ \text{donc on aura}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">M = D\left(4V\frac{dC}{dx} + 2C\frac{dV}{dx} - B\frac{dV}{dy}\right),</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">N = D\left(4V\frac{dA}{dy} + 2A\frac{dV}{dy} - B\frac{dV}{dx}\right),</formula>
Ainsi toutes les fois que les quantités <formula notation="TeX">M</formula> et <formula notation="TeX">N</formula> pourront se ramener a
cette forme les équations <formula notation="TeX">\frac{d^{2}x}{dt^{2}} + M = 0</formula>, et <formula notation="TeX">\frac{d^{2}y}{dt^{2}} + N = 0</formula> auront pour
intégrale    <formula notation="TeX">\frac{A\,dx^{2} + B\,dx\,dy + C\,dy^{2}}{2dt^{2}} + D^{2}V = a</formula> une constante
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">\frac{dC}{dy} = 0</formula> » et le début de « <formula notation="TeX">\frac{dB}{dx}</formula> » sont sous le cachet et se lisent à travers. Dans la seconde expression de <formula notation="TeX">\frac{dD}{dy}</formula>, le « 2 » est récrit sur un autre chiffre. Ici les équations sont écrites sans le « 2 » au dénominateur (<formula notation="TeX">\frac{d^{2}x}{dt^{2}}</formula>), à la différence de la vue 747. Dans la dernière formule, le <formula notation="TeX">dy</formula> de <formula notation="TeX">C\,dy^{2}</formula> est récrit.</note></p>
<p>[Dans le mémoire cité (<hi rend="italic">P. 37</hi>) dela Théorie des nombres on trouve (P. <unclear>46</unclear> T. <unclear>4</unclear> de Turin)
<note type="editorial" resp="#pass">Le premier chiffre de « 46 » et le « 4 » de « T. 4 » ont la forme bouclée du 4 des vues 743 et 746. « la Théorie des nombres » renvoie à un ouvrage qui cite, à sa page 37, le mémoire de Lagrange du tome 4 de Turin ; le crochet ouvert n'est pas refermé sur cette ligne.</note></p>
<p>Lemme. Le produit de ces deux quantités <formula notation="TeX">x^{2} - ay^{2}</formula> et <formula notation="TeX">x'^{2} - ay'^{2}</formula> est <formula notation="TeX">(xx' \pm ayy')^{2} - a(xy' \pm yx')^{2}</formula>;
car    <formula notation="TeX">(x^{2} - ay^{2})(x'^{2} - ay'^{2}) = x^{2}x'^{2} + a^{2}y^{2}y'^{2} - ay^{2}x'^{2} - ax^{2}y'^{2}</formula>.
<formula notation="TeX" rend="display">= x^{2}x'^{2} \pm 2axx'yy' + a^{2}y^{2}y'^{2} - ax^{2}y'^{2} \mp 2axyx'y' - ay^{2}x'^{2}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">= (xx' \pm ayy')^{2} - a(xy' \pm yx')^{2}</formula>
[et P. 60 du même mémoire]</p>
<p>Or comme le quarré le cube <del>&amp;c.</del> et en général toute puissance d'une quantité de cette forme
<formula notation="TeX">x^{2} - ay^{2}</formula> est toujours aussi de la même forme il s'en suit qu'en élevant l'équation
<formula notation="TeX">1 = x^{2} - ay^{2}</formula> à une puissance quelconque, on aura une infinité d'autres équations semblables
de sorte qu'ayant trouvé par quelque méthode que ce soit, une seule solution du
problème, on pourra par son moyen en trouver d'autres a l'infini.
Pour renfermer toutes ces solutions dans une formule générale, supposons que
<formula notation="TeX">p</formula> et <formula notation="TeX">q</formula> soient les valeurs trouvées de <formula notation="TeX">x</formula> et <formula notation="TeX">y</formula> en sorte que l'on ait <formula notation="TeX">1 = p^{2} - aq^{2}</formula>; en élevant les
deux membres de cette équation a une puissance quelconque, <formula notation="TeX">m</formula>, on aura <formula notation="TeX">1 = (p^{2} - aq^{2})^{m}</formula>,
équation qu'il s'agit de réduire a la forme de celle-ci <formula notation="TeX">1 = x^{2} - ay^{2}</formula>.
Pour cela je remarque que <formula notation="TeX">p^{2} - aq^{2} = (p + q\sqrt{a})(p - q\sqrt{a})</formula>, de sorte que l'on aura
<formula notation="TeX">(p^{2} - aq^{2})^{m} = (p + q\sqrt{a})^{m}(p - q\sqrt{a})^{m}</formula>. or, <formula notation="TeX">(p + q\sqrt{a})^{m} = p^{m} + mp^{m-1}q\sqrt{a} + \frac{m(m-1)}{2}.p^{m-2}q^{2}a + \&amp;c.</formula>
donc si on fait <formula notation="TeX">x = p^{m} + \frac{m(m-1)}{2}p^{m-2}q^{2}a + \&amp;c.</formula>    <formula notation="TeX">y = mp^{m-1}q + \frac{m(m-1)(m-2)}{2.3}.p^{m-3}q^{3}a + \&amp;c.</formula>
on aura <formula notation="TeX">(p + q\sqrt{a})^{m} = x + y\sqrt{a}</formula>; et prenant le radical <formula notation="TeX">\sqrt{a}</formula> en <formula notation="TeX">-</formula>, on aura demême
<formula notation="TeX">(p - q\sqrt{a})^{m} = x - y\sqrt{a}</formula> donc <formula notation="TeX">(p^{2} - aq^{2})^{m} = (x + y\sqrt{a})(x - y\sqrt{a}) = x^{2} - ay^{2}</formula>; de sorte que l'on aura
engénéral <formula notation="TeX">x^{2} - ay^{2} = 1</formula>, en prenant pour <formula notation="TeX">m</formula> un nombre entier et positif.
Au reste les équations <formula notation="TeX">(p + q\sqrt{a})^{m} = x + y\sqrt{a}</formula>, et <formula notation="TeX">(p - q\sqrt{a})^{m} = x - y\sqrt{a}</formula> donneront.
<formula notation="TeX" rend="display">x = \frac{(p + q\sqrt{a})^{m} + (p - q\sqrt{a})^{m}}{2}, \quad y = \frac{(p + q\sqrt{a})^{m} - (p - q\sqrt{a})^{m}}{2\sqrt{a}}</formula>
expressions qui reviennent au même que les précédentes; mais qui ont l'avantage d'être sous une forme
finie, ainsi prenant successivement pour <formula notation="TeX">m</formula> <del>a tous</del> les nombres <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">naturels</supplied> on aura une infinité de solutions.
<note type="editorial" resp="#pass">Après « le cube », un « &amp;c. » barré. « <formula notation="TeX">m</formula> » est écrit au-dessus de « pour », sur « a tous » barré ; « naturels », au-dessus de la ligne, remplace un mot barré qu'on ne lit pas ; « on aura » est récrit sur la rature.</note></p>
<p>[La Grange demontre ensuite <hi rend="italic">P. 65</hi>] que si <formula notation="TeX">p</formula> et <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">q</formula> sont les plus petites de <formula notation="TeX">x</formula> et <formula notation="TeX">y</formula> qui satisfassent
a l'équation <formula notation="TeX">x^{2} - ay^{2} = 1</formula>, toutes les autres valeurs de <formula notation="TeX">x</formula> et de <formula notation="TeX">y</formula> sont necessairement renfermées
dans les formules générales. Pour cela il prouve que si <formula notation="TeX">p</formula> et <formula notation="TeX">q</formula> sont les plus petites valeurs et
<formula notation="TeX">p'</formula> et <formula notation="TeX">q'</formula> <del>soient</del> les plus petites après celle on aura    <formula notation="TeX">p' = \frac{(p + q\sqrt{a})^{2} + (p - q\sqrt{a})^{2}}{2}</formula>, <formula notation="TeX">q' = \frac{(p + q\sqrt{a})^{2} + (p - q\sqrt{a})^{2}}{2\sqrt{a}}</formula>.
[il est visible que si on fait <formula notation="TeX">m = 1</formula> les deux membres des équations deviennent identiques cequi <del>s'accorde</del> doit
être en effet pour que la proposition soit vraie]
<note type="editorial" resp="#pass">Devant « <formula notation="TeX">q</formula> », un mot bref barré. Dans <formula notation="TeX">q'</formula>, le numérateur porte « <formula notation="TeX">+</formula> » entre les deux carrés, là où la formule générale de <formula notation="TeX">y</formula> donne « <formula notation="TeX">-</formula> » ; laissé tel. Ce paragraphe, entre crochets, est d'une écriture plus petite et serrée. Le bas de la page est blanc ; c'est la dernière page écrite du volume.</note></p>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
