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Datation du catalogue : 1801-1900
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
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Lettre d'envoi du manuscrit à la Bibliothèque royale
7f. 2r feuillet de plus petit format, monté sur onglet ; la main n'est pas celle de Sophie Germain. Timbre « Bibliothèque royale » non transcrit. L'adresse, au verso (vue 8) : « Monsieur Champollion Conservateur à la Bibliothèque Royale ».
Monsieur,
D'après le désir que vous avez bien voulu m'en témoigner, j'ai l'honneur de vous adresser, avec un exemplaire d'un ouvrage posthume de Mlle Germain, le manuscrit que vous joindrez, si vous le jugez à propos, à ceux qui sont déjà déposés à la Bibliothèque.
Agréez, je vous prie, l'assurance des sentimens distingués avec lesquels j'ai l'honneur d'être,
Monsieur,
7bre.
Votre très humble & obéissant serviteur
Lherbette
signature lue d'après la note du feuillet de titre (vue 5), qui nomme « M. Lherbette député, & neveu de l'auteur » comme donateur ; « 7bre. » est écrit à gauche de la formule finale, sans jour ni année.
P.S. Me permettez-vous, Monsieur, de joindre ici un exemplaire pour M. Letronne, qui, ne connaissant pas personnellement Mlle Germain, ne comprendrait pas l'envoi que je lui en ferais directement ?
Ch. I.
9f. 4r en tête du feuillet, à gauche, le chiffre « 1 » à l'encre ; au centre le titre « Ch. I. », souligné.
Comment les sciences et les lettres sont dominées par un sentiment qui leur est commun.
dans la marge de gauche, au début du paragraphe suivant, le nom « Gutmann », souligné, d'une écriture plus petite ; le paragraphe est ouvert par un crochet.
Lorsqu'on envisage sous un point de vue général les divers travaux de l'esprit humain, on est frappé de leur similitude. Partout de certaines lois ont été observées ; ou, si elles ne l'ont pas été, leur défaut s'est fait sentir, et alors, soit que l'ouvrage renferme un corps de doctrine, soit qu'il ait été destiné au simple amusement du lecteur, l'auteur n'a pas rempli les conditions de la durée ; à la première curiosité, bientôt épuisée, succèdera un entier oubli.
« et » est ajouté dans l'interligne au-dessus d'un mot recouvert devant « alors ».
Les lois dont nous parlons ont régi la pensée de l'homme longtems avant qu'il ait eu le loisir de réfléchir. Le spectacle de l'univers en étoit empreint ; la mémoire les a reproduites ; l'imagination, jusque dans ses caprices, leur est demeurée soumise assujetie ; plus tard elles ont servi de guide à la raison.
S'il nous étoit donné de pénétrer la nature des choses, si les observations, les réflexions, les théories qui composent notre richesse intellectuelle n'étoient pas de l'homme, nous choisirions avec certitude entre ces deux propositions : ou le type que nous trouvons en nous mêmes et dans les objets extérieurs nous révèle les conditions de l'être ; ou ce type, nous appartenant en propre, atteste seulement la manière dont nous pouvons comprendre les possibles.
Cette haute connoissance nous est à jamais interdite ; mais en nous bornant à chercher comment un sentiment profond d'ordre et de proportions devient pour nous le caractère du vrai en toutes choses, chose nous pouvons pourrons
10en tête, à gauche, le chiffre « 2 » à l'encre. […] parvenir à reconnoître comment que dans les divers genres d'études, nos recherches, sont dirigées vers un même but, emploient des procédés qui sont aussi les mêmes.
Et, en effet, s'agit-il du plan d'un ouvrage, de l'argument d'un poëme, l'esprit exige de la clarté ; il veut que les diverses parties soient liées entre elles avec assez d'art pour que leur rapport s'apperçoive d'un coup d'œil ; il demande un ordre facile à saisir ; il se complait dans la simplicité, source de l'élégance en tout genre. L'emploi du merveilleux est soumis aux mêmes règles. L'imagination peut adopter d'ingénieuses fictions ; mais alors un certain module intellectuel remplace ce qui manque à la réalité des objets. Les oracles du goût et les arrêts de la raison se ressemblent : l'ordre, la proportion et la simplicité, remplaçant ce qui manque à la réalité des objets ne cessent pas d'être des nécessités intellectuelles. Les sujets sont différens ; mais le jugement est constamment appuyé par ce type universel qui appartient également et au beau et au vrai.
Voulons-nous connoître les êtres naturels ? nous les classons suivant nos convenances ; & la notion méthodique des genres et des espèces imprime à l'histoire naturelle le cachet de l'esprit de l'homme.
A l'égard des sciences exactes, le sentiment d'ordre et de proportion, qui partout ailleurs guide ou le goût ou la raison, fait place à la connoissance certaine d'un ordre déterminé, de proportions connues et mesurables. On diroit que, muni d'un instrument nouveau, l'intelligence humaine a renoncé à sa marche accoutumée. La ressemblance à son modèle intérieur
le mot biffé en tête de page est noirci et illisible. La phrase se poursuit en tête de la vue 13 ; la vue 11 est un feuillet d'addition.
11f. 5r feuillet plus petit, monté ; une croix « + » à l'encre dans l'angle supérieur gauche, et le paragraphe ouvert par un crochet. Le texte n'enchaîne ni sur la fin de la vue 10 ni sur le début de la vue 13 : c'est une addition, que la croix renvoie au bas de la vue 13, où la même croix est tracée sous le dernier alinéa.
Ne nous en étonnons pas ; l'esprit humain obéit à des lois ; elles sont celles de sa propre existence ; elles lui fournissent une mesure commune entre toutes les existences qu'il conçoit en dehors de la sienne ; elles deviennent nécessairement le mobile de tous ses travaux, la source de tous ses plaisirs. Et, en effet, un trait de génie, un trait d'éloquence, dans les sciences, dans les beaux arts, dans la l'éloquence littérature, nous plaît par une seule et même raison : il dévoile à nos yeux une une foule de rapports que nous n'avions pas encore apperçus. — nous nous trouvons conduits transportés tout d'un coup dans une région élevée, d'où nous découvrons un ordre nouveau inattendu d'idées ou de sentimens ; le plaisir de la surprise émeut notre ame ; elle rend un hommage involontaire à son bienfaiteur ; et elle trouve encore un plaisir nouveau dans cet hommage même est pour elle la source d'un encore pour elle un plaisir nouveau.
« transportés » est écrit sous « tout d'un coup », tous deux dans l'interligne au-dessus du mot biffé ; « littérature » et « inattendu » sont également dans l'interligne.
13f. 6r en tête, à gauche, un petit « 3 » à l'encre. La première phrase achève celle de la fin de la vue 10. n'est plus pour elle le caractère du vrai ; elle l'atteint de plus près ; l'objet de ses études remplit au plus haut degré les conditions qu'elle cherche partout ailleurs ; et son attention fixée sur cette heureuse réalisation y est absorbée toute entière.
Sans doute, l'impression produite par la lecture d'un ouvrage d'imagination ne ressemble pas à celle qui résulte de l'étude d'un traité de géométrie ; sans doute aussi, certains esprits admirateurs des riantes images, s'abandonnant uniquement à ce goût, deviendront tout à fait incapables d'application, tandis que d'autres esprits exclusivement livrés à la contemplation de la vérité démontrée demeureront distraits ou incertains lorsqu'ils ne rencontreront pas une évidence complète.
Ne nous pressons pourtant point de conclure qu'il n'existe aucun lien commun entre des œuvres qui semblent d'abord si différentes. Assistons à leur création, et nous reconnoîtrons bientôt que l'esprit humain est guidé dans toutes ses conceptions par la prévision de certains résultats, vers lesquels se dirigent tous ses efforts.
En observant la manière dont il procède, nous verrons qu'il agit toujours suivant une méthode constante ; et, après avoir suivi les différentes époques de la composition, il deviendra évident que la littérature la plus […], et les découvertes dont ce genre s'enrichit des sciences ont été inspirées par un sentiment d'ordre et de proportion qui est le régulateur de tout mouvement intellectuel.
passage corrigé en fin de ligne et au début de la suivante : après « découvertes » un mot commençant par « d » est recouvert ; au début de la ligne suivante deux mots biffés (lus « ce genre », avec doute), « s'enrichit » écrit au-dessus, puis un mot surchargé devant « sciences ». La leçon définitive n'est pas établie. Sous le dernier alinéa, une croix « + » : c'est le renvoi du feuillet collé de la vue 11, qui porte la même croix.
15f. 7r en tête, à gauche, le chiffre « 5 » à l'encre. Les deux premiers alinéas sont ouverts par un crochet.
Voyons d'abord quel est le caractère des premiers essais.
Le sujet est choisi ; les idées se présentent en foule à l'imagination du poëte ; il reste quelque tems incertain ; une multitude de ressorts différens semblent pouvoir donner la vie à sa composition ; il […] en suit le développement, puis il y renonce ; il fait un choix nouveau ; son mécanisme se complique ; il n'en est pas content ; il s'arrête, bientôt il revient sur ses pas. Du milieu de cette lutte tumultueuse entre des projets contraires surgit enfin une idée simple : soit qu'elle ait déjà été entrevue, soit qu'elle se présente à lui pour la première fois, l'auteur sent que cette idée est celle qu'il avoit cherchée.
Une remarque, un fait inattendu, donne-t-il lieu à des recherches nouvelles ? Le géomètre, après avoir mûrement examiné tout ce qui, dans la science déjà faite, peut lui prêter secours, circonscrit le sujet qu'il va traiter. — Bientôt il entrevoit des résultats qu'il ne peut encore atteindre ; son imagination s'élance, pour les saisir, dans les routes qu'elle s'est frayées ; il craint de s'être égaré, il doute de ses premiers aperçus, il rétrograde et cherche à ressaisir les indications qui l'avoit d'abord guidé. Un grand nombre d'idées se sont jointes à celles qui furent les premières, elles compliquent le sujet, partagent l'attention et suspendent le jugement : mais à travers ce chaos de pensées diverses, le génie des sciences distingue une idée simple ; son choix est irrévocablement fixé ; il sait que cette idée sera féconde.
« -t-il » est ajouté dans l'interligne au-dessus de « donne ». « l'avoit d'abord guidé » : ainsi au manuscrit.
Examinons à présent de quelle manière les travaux commencés vont être exécutés.
16en tête, à gauche, le chiffre « 6 » à l'encre. Le premier alinéa, jusqu'à « beauté véritable. », est barré d'une grande croix et en outre biffé ligne à ligne ; il est récrit aussitôt dessous, ouvert par un crochet.
En traçant le plan qu'il va suivre, une idée principale guide la pensée du poëte elle imprimera à son travail cette l'unité d'intérêt et d'action, source de toute beauté véritable, sans laquelle il ne sauroit satisfaire à ce besoin d'ordre et de proportion […] que nous avons reconnu se fait sentir dans tous les genres de composition ; il aura rempli les conditions […] sans lesquelles il ne pourroit atteindre ni à la clarté […] de rien produire […] d'atteindre une beauté véritable.
En traçant le plan qu'il va doit suivre, le poëte ne perdra jamais de vue l'idée principale dont il a fait choix. elle donnera à son travail l'unité d'intérêt et d'action, source de toute beauté véritable : et en effet c'est avec au moyen de cette unité qu'on peut satisfaire au besoin il aura satisfait à […] se complaira à en suivre la développement car elle lui offrira le moyen étoit faite au ce besoin d'ordre et de proportion, dont le qu'un sentiment le procédé la règle le précepte toute la règle […] dicté la loi universel a placé au premier rang parmi entre les […] préceptes de la raison et du goût et de la raison. Il se complaira à en suivre le développement.
les corrections interlinéaires de ce passage se chevauchent : au-dessus de « en effet » un mot biffé, lu amenaient ; au-dessus de « a » biffé, « et à ce », biffé ; « partage » dans l'interligne, sans place assignée ; « marche », biffé, au-dessus de « développement ». « lui offrira le moyen » est écrit au-dessus de « étoit faite », biffé ; entre « moyen » et « besoin » la phrase reste incomplète au manuscrit (le verbe manque).
De son côté le géomètre porte une attention soutenue vers l'idée heureuse qui dirige ses recherches ; toutes les forces intellectuelles de son intelligence vont être employées à dérouler la chaîne des vérités contenues dans cette vérité première ; et sans doute l'unité de composition ne peut être nulle ne sera nulle part ailleurs aussi sensible. il n'a L'ordre de son travail est sera déterminé ; il ne pourroit l'intervertir. sans nuire à la clarté L'évidence est pour lui la condition du succès ; après il choisit la méthode qu'il doit lui croit propre à l'y conduire ;
l'alinéa est ouvert par un crochet. Dans la marge de gauche, en regard des deux dernières lignes, deux mots biffés, lus avant et « et ».
17f. 8r en tête, à gauche, le chiffre « 7 » à l'encre. La première phrase achève celle de la fin de la vue 16. l'autorité de la démonstration succèdera bientôt il peut se flatter devoir bientôt l'autorité de sa démonstration succèdera aux simples prévisions de son jugement et il Et il entre alors avec joie dans la carrière qui s'ouvre ouverte à ses espérances.
« ou bientôt », biffé, dans l'interligne au-dessus de « succèdera » ; « Et il » au-dessus de « et il » biffé ; « alors » au-dessus de « avec », et sous ce mot « ensuite » entouré d'un trait ; « ouverte » au-dessus de « s'ouvre » biffé.
dans la marge de gauche, devant l'alinéa suivant, un nom d'une autre écriture, lu Cherenoz, comme « Gutmann » à la vue 9. L'alinéa est ouvert par un crochet.
Les auteurs dont nous comparons les travaux, ont franchi les premières difficultés ; ils observeront observé entre les divisions qu'ils ont tracés viennent d'adopter, cette juste proportion d'étendue respective qui, sans nuire au sentiment de la continuité, offre à l'attention les repos dont elle a besoin.
Pour remplir ensuite les cadres qu'ils ont tracés, ils s'abandonneront encore une fois aux inspirations de leur génie. mais, à présent que les limites du sujet sont parfaitement déterminées, ils n'auront plus à craindre de s'égarer, l'un dans le champ immense d'une imagination fertile en inventions, l'autre dans cet cet océan des possibilités d'où on aborde avec tant de difficulté sur le terrain ferme de la vérité démontrée.
Comment l'époque ou et époque des travaux Il se présentera toujours encore des idées dans le cours du travail qui, bien que nées du sujet, nuiroient cependant ou à la rapidité ou à la clarté de son développement. S'ils mettoient trop de soin à éviter une telle surabondance d'invention nos auteurs craindroient d'arrêter l'élan de leurs pensées. plus tard ils reverront leurs premières ébauches, et n'y conserveront plus que les seuls traits nécessaires. Changeant alors de rôle, ils deviennent les juges de leurs propres ouvrages.
« tant » est dans la marge, « de » dans l'interligne. Au-dessus de la ligne biffée « Comment l'époque… » deux groupes de mots biffés, illisibles ; « dans le cours du travail » est écrit sous « encore des idées » et entouré d'un trait, sans place sûre dans la phrase ; « encore des idées » est souligné. Le début de la phrase (« Il se présentera toujours ») est une lecture incertaine d'une ligne surchargée.
Ils examinent d'abord la marche des idées ; celles qui pourroient,
l'alinéa est ouvert par un crochet ; la phrase se poursuit à la vue 18.
18en tête, à gauche, un chiffre à l'encre presque entièrement recouvert d'une tache, sans doute « 8 » dans la suite des feuillets voisins. La première ligne continue la phrase de la fin de la vue 17. d'un côté, partager l'intérêt, de l'autre, suspendre l'attention et détruire ainsi l'unité de composition, seront écartées du lieu où elles se trouvent. Elles iront enrichir soit de gracieux épisodes, soit de savantes annotations ; ou, si, trop éloignées du sujet qui les a fortuitement amenées, elles ne peuvent être convenablement placées dans l'ouvrage même, elles deviendront peut-être l'origine d'une production nouvelle. Ainsi la branche développée dans la saison actuelle offre quelquefois le rudiment d'une végétation prochaine.
Les différentes parties du style seront ensuite l'objet d'un autre genre de corrections. L'homme de lettres s'occupera du choix des mots, de leur arrangement, de l'harmonie du vers, ou de celle de la phrase. Un grand nombre de convenances difficiles à concilier, seront soumises au jugement du goût, du goût tantôt si prompt à décider, tantôt si lent à prononcer, dont les opérations échappent souvent à l'attention, mais qui pourtant agit toujours conformément aux règles de la raison lors même qu'il semble ne reconnoître d'autres lois que ses propres caprices.
l'alinéa est ouvert par un crochet ; le mot « style » est en partie couvert par une tache d'encre.
La langue des calculs peut donner lieu à des observations corrections semblables qui lui sont propres ; car elle a aussi son style, et tous les auteurs ne l'écrivent pas avec le même degré de perfection.
« corrections » et « qui lui sont propres ; car » sont écrits dans l'interligne ; dans ce dernier ajout, un mot surchargé devant « propres », lu « sont ».
19f. 9r en tête, à gauche, le chiffre « 9 » à l'encre ; au centre, d'une autre écriture, un nom lu Deraihe, comme « Gutmann » à la vue 9 et « Cherenoz » à la vue 17.
Au choix des mots correspond celui des caractères. La vérité Ceux-ci sont tellement conventionnels, qu'il faut, dans chaque occasion, avertir exprimer quelle valeur on leur attribue : cependant leur emploi est assujetti à certaines convenances qui ne tiennent pas uniquement aux habitudes consacrées. Les formules remplacent la phrase ; elles peuvent être plus ou moins élégantes. L'analyse parle aux yeux ; ainsi, au lieu de l'harmonie ou de l'accord entre les sons, elle est assujettie à doit présenter entre ses divers élémens des rapports d'ordre et de simplicité faciles à saisir au premier coup d'œil. il en résulte pour Les personnes exercées initiées à ce genre de discours trouvent dans l'analyse les […] une sorte d'attrait […] trouvent bien certainement dans la contemplation des formules une sorte de de charme, qui les entraîne vers l'étude. des ouvrages q Et si les bons auteurs sont doués d'une finesse de tact, qui leur avertit des formes leur fait choisir, les formes et entre ces formules, celles qu'il convient d'écrire, tandis que d'autres seront seulement indiquées ; à cet égard aussi tantôt les raisons leur décision est quelquefois instantanée si leurs décisions sont aussi tantôt rapides, tantôt lentes comme et réfléchies ; c'est que le tact dont nous parlons n'est en effet autre chose que le goût appliqué à des matières appliqué à des matières objets qu'on semble avoir crus étrangers à son empire.
les corrections des lignes « Les personnes… de charme » se superposent en trois couches dans l'interligne et à droite, reliées par des traits ; la leçon retenue est celle qui n'est pas biffée. « rapports » et « ce charme » sont écrits dans la marge de gauche, le second pour remplacer « de charme » ; « Et si » est écrit sous « des ouvrages » biffé. Le mot devant « fait choisir » est couvert d'une tache.
Nous venons de voir combien les productions intellectuelles les plus diverses ont entr'elles de ressemblances véritables ; et comment un sentiment d'ordre et de proportion, après avoir présidé aux inspirations du génie guide leur emploi et se fait encore sentir dans les dernières corrections de l'ouvrage achevé ; tellement que dans des genres de perceptions
la dernière ligne, biffée, s'interrompt au bas du feuillet ; la vue 20 commence un nouvel alinéa.
20en tête, à gauche, le nombre « 10 » à l'encre ; aucun numéro de feuillet n'est visible dans l'angle droit. Le haut de la page est très raturé ; « mais » est écrit dans la marge devant « si ».
Mais si la opérations marche de l'esprit sont est partout la même, leurs les objets dont il s'occupe peuvent être tellement différens qu'ils écartent, au premier aperçu, toute idée de rapprochement entre qu'il envisage peut envisager, sont d'une variété à infinie. leur différences frappent au premier coup d'œil beaucoup plus Au premier coup d'œil, leurs différences sont ce qui tient à leur nature […] cette variété dont [nous avons] parlé frappe bien plus […] davantage plus que l'identité des rapports que nous avons reconnus.
la phrase « Au premier coup d'œil… » est reconstituée à partir de corrections superposées dans les deux interlignes : au-dessus, « ce qui tient à », « leur nature » biffé, un mot surchargé ([…]), « cette variété » souligné, puis « bien plus » biffé ; au-dessous, « dont » et « parlé ». L'ordre retenu est une conjecture ; « nous avons » n'est pas écrit : c'est un ajout de l'éditeur.
Aussi des opérations intellectuelles qui sont semblables en tout confondues, les mêmes, ont-elles reçu des divers noms, différens suivant qu'elles s'appliquent à la nature des sujets auxquels elles s'appliquent. Cette La différence dans les mots, différence d'autant plus naturelle que chacune des branches de nos connoissances ont a été pendant longtems, pour ainsi dire, exclusive l'une de l'autre de toutes les autres, tend à perpétuer l'opinion d'une séparation réelle entre les facultés intellectuelles ou de l'esprit comme si, par exemple, l'allégorie elle même n'étoit pas assujettie aux préceptes de la raison, et si la découverte d'une loi de la nature avoit pu se passer du secours de l'imagination.
« confondues » et « les mêmes » sont dans l'interligne au-dessus de « sont » et « en tout », biffés ; au-dessus de « intellectuelles », un mot biffé, et au-dessous « de l'esprit ».
Sans doute le poëte ne ne nous rendra pas compte des discussions pleines de finesse auxquelles il a soumis qui ont précédé le choix l'adoption des emblêmes qu'il a employés emploie a choisis : l'homme de génie qui a surpris un des secrets de l'ordre naturel ne nous dira pas non plus combien son imagi depuis son imagination s'est égarée dans le voisinage autour de la route qui devoit le conduire à la
au-dessus de « le choix », biffé, un mot lu l'adoption ; au-dessus de « a employés », « adoptés », biffé, et au-dessous « choisis ». « non plus » est écrit dans la marge de gauche. La phrase s'interrompt au bas de la page et se poursuit au-delà du lot.