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    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Manuscrits de Sophie Germain, Français 9118, vues 1–20 — transcription</title>
        <author>Sophie Germain</author>
        <respStmt>
          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-10">2026-09-10</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Fable 5.1 (claude-fable-5-1)</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">germain.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Lecture automatique — non vérifiée</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-16">2026-09-16</date>
        <availability status="free">
          <licence target="https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/">CC0 1.0</licence>
          <p>Le manuscrit transcrit est dans le domaine public. Cette
          transcription est une première lecture automatique, non vérifiée, placée
          dans le domaine public (CC0) ; aucune image n'est reproduite — le
          fac-similé est celui de Gallica, cité vue par vue. Source gallica.bnf.fr /
          Bibliothèque nationale de France. La source LaTeX dont ce fichier
          dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/germain-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://germain.commutator.io/">https://germain.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Paris</settlement>
            <repository>Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits and Bibliothèque de l'Arsenal</repository>
            <collection>Manuscrits de Sophie Germain</collection>
            <idno type="shelfmark">Français 9118</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Correspondance de Sophie GERMAIN avec les mathématiciens et savants Cauchy, Delambre, Fourier, Gauss, Le Gendre, d'Ansse de Villoison, etc.</head>
          <msContents>
            <summary>Vues 1 à 20 du volume, dans la
            numérotation de Gallica (une vue par image) ; lot 1 de vingt vues.
            La foliotation au crayon de la BnF, quand elle a pu être lue, est
            donnée par un milestone[@unit='folio'] ; elle n'est jamais déduite.
            Les vues absentes de la transcription ne portent rien à lire et sont
            omises ; le saut dans la numérotation en est le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>1801-1900</origDate><note>Datation du catalogue, reproduite telle quelle.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p">https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p</ref>
                <note>Fac-similé numérique de la Bibliothèque nationale de France
                sur Gallica, servi par l'API IIIF. L'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> pointe la vue correspondante dans
                le lecteur de Gallica.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription de manuscrits de mathématiciens numérisés dans Gallica, une passe de vingt vues
        par conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi> (vue de Gallica) ;
        <hi rend="monospace">\folio</hi> devient <hi rend="monospace">milestone[@unit='folio']</hi>
        (foliotation de la BnF, jamais déduite).</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="germain-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/germain-project">https://github.com/Commutator-IO/germain-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
    </encodingDesc>
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      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-10" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-16" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="1">
<div type="section">
<head>Brouillon d'une lettre de Sophie Germain, « ce 18 juillet »</head>
<pb n="5" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f5.item"/><p><milestone unit="folio" n="1r"/>
ce 18 juillet</p>
<p>Monsieur</p>
<p>J'<del>ai</del> vois avec plaisir que mes nouvelles remarques ont été renvoyées
à votre jugement : aucun autre ne m'auroit paru aussi sûr.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">les lettres « ai » sont biffées après l'apostrophe ; lire « Je vois »</note></p>
<p>J'ai suivi votre avis en imprimant je m'estimerai heureuse si vous prenez la
peine de me communiquer vos observations. Il y a dans ce petit écrit trois
choses que me semblent de quelqu'importance 1° la définition de la question
d'où résultent la connoissance des conditions de ce cas particulier du
mouvement des solides doués d'élasticité. On voit, sans que j'aie eu besoin
de le dire, que les nombreuses expériences de Monsieur Savart sont étrangères
à cette question, elles ne pourroient être expliquées qu'à l'aide d'une
théorie plus étendue et telle que celle, <del>sur laquelle</del> dont vous
<del>avez</del> êtes déja <del>porté votre attention</del> occupé. En effet si
dans les expériences dont je parle on parvenoit à séparer les différentes
couches dont on peut concevoir que l'épaisseur soit composée chacune d'elles
présenteroit des figures</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">« dont », « vous êtes » et « occupé » sont écrits au-dessus des mots
biffés qu'ils remplacent</note></p>
<pb n="6" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f6.item"/><p><milestone unit="folio" n="1v"/>
particulières, l'épaisseur varieroit aussi à raison du mouvement et en effet
l'expérience rend alors sensible les différences d'épaisseurs produites par le
mouvement.</p>
<p>J'avois prié Monsieur Ampère de vous demander où je pourrois trouver ce que
vous avez publié sur le cas général du mouvement des corps élastiques, il ne
l'a pas fait et je n'ai pu retrouver qu'un premier apperçu insuffisant à mon
instruction.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">deux lignes ajoutées dans l'interligne au-dessus de « J'avois prié
Monsieur Ampère », d'une écriture serrée ; on lit sur la première « le mien
sur mes premiers efforts et d'ailleurs Monsieur », la seconde n'est lisible
que par bribes (« … observations ») ; la phrase que ces mots devoient former
n'a pu être rétablie</note></p>
<p>Autant que je puis, me rappeler, ce que vous avez pris la peine de
m'expliquer vous même <unclear>le mouvement seroit</unclear> <unclear>été</unclear>
considéré comme composé et produit par des forces qui agiroient suivant toutes
les directions possibles le <unclear>mouvant</unclear> des surfaces présenteroit le
cas particulier où la résultante des forces qui agiroient sur chacune des
molécules seroit perpendiculaire aux différens plans tangens.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">les mots depuis « le mouvement seroit » jusqu'à « des forces qui » sont
une addition interlinéaire appelée par un astérisque après « vous même » ;
« agiroient suivant toutes les directions possibles » la continue dans la
marge gauche ; la syntaxe de l'addition est restée en suspens</note></p>
<p>Je serois bien enchantée que vous voulussiez reprendre ce genre de recherches
et mon foible travail prendroit à mes yeux une importance réelle s'il pouvoit
contribuer à y ramener votre attention.</p>
<p>Une seconde considération sur laquelle je voudrois avoir votre avis est celle
des courbure moyenne j'en avois déja parlé dans le premier mémoire que j'ai
publié. Il arrive par rapport à la courbure ce qu'on observe dans une foule
d'autre manière d'être des corps. je veux dire que l'état réel des points</p>
<p><milestone unit="folio" n="2r"/>
dont la position est également éloignée de ceux auxquels appartiennent les
manières d'être extrêmes donne l'état moyen du système c'est ainsi que dans
l'<unclear>armille</unclear> la température des points qui sont également éloignés
de ceux qui possèdent le maximum et le minimum de température <del>ont la</del>
n'est <del>autre chose</del> égale à la température moyenne de la pièce. Ici il
faudroit une égale quantité de chaleur pour faire changer une température
moyenne donnée, à l'égard des surfaces il faudroit des forces égales pour
faire changer une courbure moyenne donnée ensorte que la courbure de la sphère
est toujours comparable à celle d'une surface de figure quelconque. Il m'a
paru que cette remarque pouvoit être de quelqu'utilité et elle m'a servi à
donner une forme assez simple à l'équation générale des surface. Enfin cette
équation même me semble incontestable et je mettrois beaucoup d'intérêt à
savoir ce que vous en pensez</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">« n'est » est resté après la biffure de « ont la » et de « autre
chose » ; le texte porte donc « n'est égale »</note></p>
<p>Peut-être, Monsieur, trouverez vous que c'est abuser de votre complaisance
<del>que d'avoir demandé</del> d'ajouter l'ennui de ce commentaire à celui de la
lecture du petit mémoire ; je n'aurois d'autre excuse que l'importance que je
mets à votre jugement. je vous prie Monsieur d'en agréer l'assurance en même
tems que celle de mon respect</p>
</div>
<div type="section">
<head>Lettre de Bernard, libraire, à Madame Germain, « Paris 4 novembre »</head>
<pb n="7" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f7.item"/><p><milestone unit="folio" n="3r"/>
Paris 4 novembre —</p>
<p><unclear>Cit.</unclear> Madame,</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">deux lettres précèdent « Madame », qui se lisent « Cit », sans doute
pour « Citoyenne » ; le billet parle du « citoien Cousin »</note></p>
<p>Le citoien Cousin sollicite l'honneur de vous être présenté ainsi qu'à
Mademoiselle votre fille, si vous daignés l'agréer. j'attends vos ordres. il
espère que ses occupations lui permettront d'aller vous présenter ses respects
le huit novembre sur les six heures du soir, je vous prie de me faire dire si
cette heure ne vous est pas importune. nous aurions l'honneur de nous rendre
au moment qui vous seroit plus convenable. M. Cousin se félicite d'avoir une
occasion de vous offrir, ainsi qu'à Mademoiselle Germain, l'hommage de son
respect en de</p>
<pb n="8" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f8.item"/><p><milestone unit="folio" n="3v"/>
lui offrir toutes les facilités qui dépendr<supplied resp="#pass">ont</supplied> de lui dans la carrière
des sciences qu'elle cultive avec tant de succès. je serai bie<supplied resp="#pass">n</supplied> flatté
d'avoir pu concourir à vous offrir quelque témoignage de mon zèle, et de ma
sincère admiration pour votre idole.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">la fin de deux lignes est cachée par le bord du feuillet voisin sur la
vue ; les lettres suppléées sont entre crochets</note></p>
<p>Recevés, Madame, je vous prie pour elle <unclear>en</unclear> pour vous l'assurance
de mon parfait attachement</p>
<p>Bernard libraire</p>
<p>quai des augustins n°. 37.</p>
</div>
<div type="section">
<head>Lettre d'Augustin Cauchy, Paris, 24 juillet 1821</head>
<p><milestone unit="folio" n="4r"/>
Mademoiselle,</p>
<p>J'ai reçu l'ouvrage que vous avez eu la bonté de m'adresser, ouvrage que le
nom de son auteur et l'importance du sujet recommandent également à
l'attention des géomètres. Je n'ai pour le moment à vous offrir en revanche
qu'un volume dans lequel j'ai cherché à éclaircir les principales difficultés
de l'analyse algébrique. Veuillez bien l'agréer, je vous prie avec l'hommage
de ma considération distinguée et de mes très humbles respects</p>
<p>Augustin Cauchy</p>
<p>Paris ce 24 Juillet 1821</p>
</div>
<div type="section">
<head>Lettre d'Augustin Cauchy, Sceaux, 23 juillet 1826</head>
<pb n="10" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f10.item"/><p><milestone unit="folio" n="5v"/>
A Mademoiselle</p>
<p>Mademoiselle Sophie Germain</p>
<p>Rue de Braque, n°</p>
<p>à Paris</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">adresse de la lettre du 24 juillet 1821, au verso de son second
feuillet ; le numéro n'est pas écrit</note></p>
<p><milestone unit="folio" n="6r"/>
Sceaux Penthièvre ce 23 juillet 1826</p>
<p>Mademoiselle,</p>
<p>J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire avec le mémoire
qui l'accompagnoit. Je vous remercie d'avoir bien voulu m'adresser un
exemplaire de cet ouvrage, que <unclear>je lirai</unclear> avec tout le soin que
réclament et l'importance du sujet et le mérite de l'auteur.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">« je lirai » est traversé d'un trait, sans mot de remplacement lisible ;
la phrase le requiert</note></p>
<p>Agréez, je vous prie, l'hommage du respect avec lequel je suis</p>
<p>Mademoiselle</p>
<p>votre très humble et très obéissant serviteur</p>
<p>A. L. Cauchy</p>
</div>
<div type="section">
<head>Billet de Delambre, Institut de France, 6 janvier 1816</head>
<pb n="12" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f12.item"/><p><milestone unit="folio" n="7v"/>
A Mademoiselle</p>
<p>Mademoiselle Sophie Germain</p>
<p>rue de Braque n° 4</p>
<p>au marais</p>
<p>Paris</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">adresse de la lettre de Cauchy du 23 juillet 1826, au verso de son
second feuillet, avec le timbre de la poste de 1826</note></p>
<p><milestone unit="folio" n="8r"/>
Institut de France</p>
<p>Classe des Sciences Physiques et Mathématiques.</p>
<p>Paris, le 6 Janvier 1816</p>
<p>Le Secretaire perpétuel pour les Sciences <gap reason="illegible"/></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">en-tête imprimé, au type de la Classe des sciences ; seuls le jour, le
mois et l'année sont à la main ; la fin de la ligne « pour les Sciences » est
sous le timbre de la Bibliothèque</note></p>
<p>M. Delambre a l'honneur de présenter ses hommages à Mademoiselle Germain et
de lui envoyer deux Billets d'Institut présumant bien que ses amis lui en
demanderont plus qu'elle n'en aura à distribuer si comme il le suppose elle
en a reçu hier ou aujourd'hui ; mais M. Delambre ayant appris par M. de
Sedillot que Mademoiselle Germain n'en avoit pas encore reçu avant hier soir
il craint qu'il n'y ait eu quelqu'oubli, et la prie, dans ce cas, d'avoir
recours à lui ; parceque, les billets imprimés étant épuisés, il peut y
suppléer par un billet à la main pour autant de personnes qu'il conviendra à
Mademoiselle Germain de lui en indiquer ; M. Delambre desireroit bien qu'elle
se rendit elle-même à la séance, il</p>
<pb n="13" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f13.item"/><p><milestone unit="folio" n="8v"/>
auroit le plus grand plaisir à lui faire son compliment et lui renouveller
l'assurance de sa respectueuse considération</p>
<p>rue du petit Bourbon St Sulpice n° 7 maison du notaire</p>
</div>
<div type="section">
<head>Lettre de Delambre, Académie royale des sciences, 23 juillet 1821</head>
<pb n="14" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f14.item"/><p><milestone unit="folio" n="9v"/>
A Mademoiselle</p>
<p>Mademoiselle Sophie Germain</p>
<p>Rue Ste Croix de la Bretonnerie n°</p>
<p>la 3me porte cochère à droite après</p>
<p>la rue des <gap reason="illegible"/>, avant la rue de</p>
<p>Moussi</p>
<p>à Paris</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">adresse du billet de Delambre du 6 janvier 1816, au verso de son second
feuillet ; le numéro n'est pas écrit ; le nom de la première rue est sous une
tache d'encre</note></p>
<p><milestone unit="folio" n="10r"/>
Institut de France</p>
<p>Académie Royale des Sciences.</p>
<p>Paris, le 23 juillet 1821.</p>
<p>Le Secrétaire perpétuel de l'Académie.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">en-tête imprimé ; la date est à la main</note></p>
<p>à Mademoiselle Sophie Germain</p>
<p>Mademoiselle</p>
<p>L'Académie a reçu avec le plus grand intérêt l'ouvrage que vous avez bien
voulu lui adresser et qui est intitulé : <hi rend="italic">Recherches sur la théorie des
surfaces élastiques</hi> que vous venez de publier. Elle me charge de vous
remercier, en son nom, de l'envoi de ce mémoire intéressant qu'elle a fait
déposer honorablement dans la bibliothèque de l'Institut, et de vous exprimer
sa reconnaissance de cette nouvelle preuve que vous lui donnez de vos talents.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">le titre est souligné dans l'original</note></p>
<p>Agréez, je vous prie, Mademoiselle, l'hommage de mon respect.</p>
<p>Delambre</p>
</div>
<div type="section">
<head>Lettre de Fourier, Académie royale des sciences, 30 mai 1823</head>
<pb n="16" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f16.item"/><p><milestone unit="folio" n="11v"/>
A Mademoiselle</p>
<p>Mademoiselle Sophie Germain</p>
<p>Rue de Braque n°. 4</p>
<p>à Paris</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">adresse de la lettre de Delambre du 23 juillet 1821, au verso de son
second feuillet, avec le reste d'un cachet de cire</note></p>
<p><milestone unit="folio" n="12r"/>
Institut de France</p>
<p>Académie Royale des Sciences.</p>
<p>Paris, le 30 mai 1823.</p>
<p>Le Secrétaire perpétuel de l'Académie.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">en-tête imprimé ; la date est à la main</note></p>
<p>Mademoiselle,</p>
<p>J'ai l'honneur de vous prévenir que toutes les fois que vous vous proposerez
d'assister aux séances publiques de l'Institut vous y serez admise dans l'une
des places reservées au centre de la salle. L'académie des sciences desire
témoigner par cette distinction tout l'intérêt que lui inspirent vos ouvrages
mathématiques et spécialement les savantes recherches qu'elle a couronnées en
vous décernant un de ses grands prix annuels.</p>
<p>Agréez, Mademoiselle, l'hommage de mon respect.</p>
<p>Fourier.</p>
<p>Mademoiselle Sophie Germain.</p>
</div>
<div type="section">
<head>Billet autographe de Fourier, 1<hi rend="sup">er</hi> juin 1823</head>
<pb n="18" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f18.item"/><p><milestone unit="folio" n="14r"/>
1<hi rend="sup">er</hi> juin 1823.</p>
<p>J'ai l'honneur de me rappeler au souvenir et à la bienveillance de
mademoiselle germain. je désirois depuis longtems me présenter chez elle, mais
des occupations urgentes m'en ont détourné. je lui envoye cy-joint 1° une
lettre officielle 2° un billet du centre pour la personne qui l'accompagneroit.
si mademoiselle germain ne se propose pas d'assister à la séance je la prie de
disposer du billet comme elle le jugera convenable et s'il étoit nécessaire
j'en pourrois remettre un ou plusieurs autres mais non du centre. hélas je
<unclear>devrois</unclear> bien plutôt garder tous les billets. je suis condamné à
causer au public un grand ennui et je vais paroître devant lui comme une
foible lueur au milieu d'un feu d'artifice. mais je suis résigné à
<unclear>traiter</unclear> <gap reason="illegible"/> possibles. il m'a paru raisonnable de prendre dès
le début un ton grave et simple que je puis conserver et de m'abstenir de
toute prétention à des succès que je ne pouvois pas obtenir et que je ne
désire point. ce que je désire surtout c'est de conserver l'estime et le
souvenir de mademoiselle germain. je la prie de recevoir l'expression de mon
respect.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">« mais non du centre » est ajouté dans l'interligne, sous la fin de la
ligne « un ou plusieurs autres » ; « devrois » est écrit sur un mot corrigé ;
entre « à traiter » et « possibles » deux ou trois mots d'une écriture très
rapide n'ont pu être lus</note></p>
<p>Fourier.</p>
</div>
<div type="section">
<head>Lettre de Fourier, Académie royale des sciences, 15 mars 1824</head>
<pb n="20" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f20.item"/><p><milestone unit="folio" n="16r"/>
Institut de France</p>
<p>Académie Royale des Sciences.</p>
<p>Paris, le 15 mars 1824</p>
<p>Le Secrétaire perpétuel de l'Académie.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">en-tête imprimé ; la date est à la main</note></p>
<p>A Mademoiselle Sophie Germain.</p>
<p>Mademoiselle,</p>
<p>L'Académie a reçu l'ouvrage que vous avez bien voulu lui adresser et qui est
intitulé : <hi rend="italic">Mémoire sur l'emploi de l'épaisseur dans la théorie des
surfaces élastiques</hi>. J'ai l'honneur de vous prévenir que ce mémoire a été lu
dans la séance du Lundi 9 mars, et qu'il a été renvoyé à l'examen d'une
Commission composée de MM. Delaplace, De Prony et Poisson. Je m'empresserai
de mettre à votre disposition le rapport que l'Académie aura adopté.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">le titre est souligné dans l'original</note></p>
<p>Agréez, Mademoiselle, l'expression de mon respect.</p>
<p>Bon Fourier.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">« Bon » abrège « Baron », en exposant dans l'original</note></p>
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    </body>
  </text>
</TEI>
