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    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title>Manuscrits de Sophie Germain, Français 9118, vues 61–80 — transcription</title>
        <author>Sophie Germain</author>
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          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">modèle non enregistré dans l'en-tête</name>
        </respStmt>
        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">germain.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Lecture automatique — non vérifiée</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-16">2026-09-16</date>
        <availability status="free">
          <licence target="https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/">CC0 1.0</licence>
          <p>Le manuscrit transcrit est dans le domaine public. Cette
          transcription est une première lecture automatique, non vérifiée, placée
          dans le domaine public (CC0) ; aucune image n'est reproduite — le
          fac-similé est celui de Gallica, cité vue par vue. Source gallica.bnf.fr /
          Bibliothèque nationale de France. La source LaTeX dont ce fichier
          dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/germain-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://germain.commutator.io/">https://germain.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
        <msDesc>
          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Paris</settlement>
            <repository>Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits and Bibliothèque de l'Arsenal</repository>
            <collection>Manuscrits de Sophie Germain</collection>
            <idno type="shelfmark">Français 9118</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Correspondance de Sophie GERMAIN avec les mathématiciens et savants Cauchy, Delambre, Fourier, Gauss, Le Gendre, d'Ansse de Villoison, etc.</head>
          <msContents>
            <summary>Vues 61 à 80 du volume, dans la
            numérotation de Gallica (une vue par image) ; lot 4 de vingt vues.
            La foliotation au crayon de la BnF, quand elle a pu être lue, est
            donnée par un milestone[@unit='folio'] ; elle n'est jamais déduite.
            Les vues absentes de la transcription ne portent rien à lire et sont
            omises ; le saut dans la numérotation en est le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>1801-1900</origDate><note>Datation du catalogue, reproduite telle quelle.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p">https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p</ref>
                <note>Fac-similé numérique de la Bibliothèque nationale de France
                sur Gallica, servi par l'API IIIF. L'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> pointe la vue correspondante dans
                le lecteur de Gallica.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription de manuscrits de mathématiciens numérisés dans Gallica, une passe de vingt vues
        par conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi> (vue de Gallica) ;
        <hi rend="monospace">\folio</hi> devient <hi rend="monospace">milestone[@unit='folio']</hi>
        (foliotation de la BnF, jamais déduite).</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="germain-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/germain-project">https://github.com/Commutator-IO/germain-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
    </encodingDesc>
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      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      
      <change when="2026-09-16" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="4">
<div type="section">
<head>Lettre de Le Gendre — Paris, 23 juillet 1821</head>
<pb n="61" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f61.item"/><p><milestone unit="folio" n="56"/>
<note type="editorial" resp="#pass">à gauche de la vue, le feuillet en regard porte la suscription d'un pli : « À Mademoiselle / Mademoiselle Sophie Germain » ; aucun chiffre au crayon ne s'y lit</note></p>
<p>Mademoiselle,</p>
<p>J'ai reçu mardi dernier le mémoire que vous avez bien voulu m'envoyer, avec
beau papier, belle Couverture, et une petite lettre fort obligeante, mais trop
modeste. Je vous fais mon compliment bien sincère d'avoir enfin triomphé de
votre répugnance à rendre publiques des recherches qui vous ont coûté tant de
travaux. J'espère que vous n'aurez pas lieu de vous repentir de votre courage,
et que cette première émission qui étoit la plus difficile, sera bientôt suivie
de plusieurs autres qui obtiendront sans doute l'estime et le suffrage des
Connoisseurs.</p>
<p>Je n'ai pu encore que parcourir les premières pages de votre mémoire, et vous
pensez bien que je suis loin de pouvoir porter un jugement sur cet ouvrage qui
est du nombre de ceux qu'on ne peut apprécier que par</p>
<pb n="62" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f62.item"/><p><milestone unit="folio" n="57"/>
une étude longue et approfondie ; <del><gap reason="illegible"/></del> Sans doute vous repousseriez
vous même un jugement qui ne seroit fondé que sur un examen superficiel.</p>
<p>J'ai trouvé votre avertissement très bien rédigé, il présente fort nettement
l'état de la question ; Vous <del><gap reason="illegible"/></del> votre opinion de la manière la
plus modeste, et si l'on avoit quelque chose à Vous reprocher, ce seroit les
complimens dont en quelque sorte vous accablez le Géomètre dont vous combattez
l'opinion. Puisse-t-il répondre dignement à cet assaut de civilité ; c'est ce
que je désire plus que je n'espère.
<note type="editorial" resp="#pass">le verbe biffé, sous la rature, se lit peut-être « proposez » ; rien ne le remplace, en sorte que la phrase reste sans verbe</note></p>
<p>J'ai été fâché de ne pas voir dans l'errata le mot <hi rend="italic">Campanarum</hi> à la place
de <hi rend="italic">Campanorum</hi> qui malheureusement est répété trois ou quatre fois.</p>
<p>Aussitôt que nous pourrons faire un petit séjour à Paris, nous nous
empresserons d'avoir l'honneur de vous voir. Ma femme se porte assez bien
maintenant. Elle vous fait mille tendres complimens, et Vous me permettrez,
Mademoiselle, de joindre mes hommages respectueux</p>
<p>Le Gendre</p>
<p>Paris le 23 juillet 1821.</p>
<pb n="63" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f63.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">à gauche de la vue 63, la face extérieure du même pli, portant la suscription :</note></p>
<quote>à Mademoiselle / Mademoiselle Sophie Germain / Maison de M. Geoffroy, Médecin /
Rue de Braque au mara<supplied resp="#pass">is</supplied> / Paris</quote>
</div>
<div type="section">
<head>Note de Le Gendre sur la page 155</head>
<p><milestone unit="folio" n="58"/>
Pag. 155. (Legendre)</p>
<p>L'équation <formula notation="TeX">\sin \frac{1}{2}\omega = 0</formula> n'est pas une conséquence nécessaire de
l'équation à résoudre ; elle vient d'un facteur qui a été introduit par la
Multiplication et qui est étranger à la solution du problème.</p>
<p>En effet la 1<hi rend="sup">re</hi> forme de l'équation générale (pag. 154) étant
<formula notation="TeX" rend="display">0 = 2 - 2e^{2\omega}
      - \left(e^{\lambda\omega} - e^{\omega(2-\lambda)}\right)
        \left(e^{\lambda\omega} - \bar{e}^{\lambda\omega}\right)
        \left(\cot.\lambda\omega + \cot.(1-\lambda)\omega\right)</formula>
Si on y fait <formula notation="TeX">\lambda = \frac{1}{2}</formula>, elle devient
<formula notation="TeX" rend="display">0 = 2 - 2e^{2\omega}
      - \left(e^{\frac{1}{2}\omega} - e^{\frac{3}{2}\omega}\right)
        \left(e^{\frac{1}{2}\omega} - \bar{e}^{\frac{1}{2}\omega}\right)
        \left(2\cot.\tfrac{1}{2}\omega\right)</formula>
or celle-ci n'est pas satisfaite par la supposition <formula notation="TeX">\sin\frac{1}{2}\omega = 0</formula> ;
elle le seroit seulement par la supposition <del><gap reason="illegible"/></del>
<formula notation="TeX">\frac{1}{2}\omega = 0</formula>, ou <formula notation="TeX">\frac{1}{2}\omega =</formula> à un infiniment petit, cas
dont on fait abstraction.</p>
<p>La solution <formula notation="TeX">\sin\frac{1}{2}\omega = 0</formula>, ou <formula notation="TeX">\frac{1}{2}\omega = k\pi</formula> est
d'ailleurs inadmissible puisqu'elle donne des valeurs infinies pour les
coefficiens <formula notation="TeX">\gamma</formula> et <formula notation="TeX">\gamma'</formula>, <formula notation="TeX">\delta'</formula>, pag. 153 (et toujours en faisant
<formula notation="TeX">\lambda = \frac{1}{2}</formula>). C'est ce qu'auroit dû remarquer Euler, lorsqu'il dit
pag. 156, <hi rend="italic">Multiplicemus omnes Coefficientes par Sin
<formula notation="TeX">\frac{1}{2}\omega</formula></hi> ; on peut bien multiplier l'ordonnée d'une Courbe par une
Constante, afin de rendre cette Courbe sensible par une Construction
<hi rend="italic">géométrique</hi>, mais on ne peut pas multiplier par zéro.
<note type="editorial" resp="#pass">« par » est bien ce qui est écrit au milieu de la citation latine</note></p>
<p>Il n'y a donc que la seconde solution qui soit légitime, et quant à celle-ci je
ne vois rien à lui objecter.</p>
<p>Lorsque Mlle Sophie a voulu considérer le cas général, elle est ce me semble
tombée dans la même erreur qu'Euler, en faisant <formula notation="TeX">\sin\lambda\omega = 0</formula>.</p>
<pb n="64" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f64.item"/><p><milestone unit="folio" n="59"/>
Cette solution est illusoire, elle résulte d'un facteur donné mal à propos à
l'équation, et elle auroit comme dans le cas de <formula notation="TeX">\lambda = \frac{1}{2}</formula>,
l'inconvénient de rendre infinis les Coefficiens, <formula notation="TeX">\gamma</formula>, <formula notation="TeX">\gamma'</formula>,
<formula notation="TeX">\delta'</formula>, &amp;c de la courbe.</p>
<p>Au reste excepté la 1<hi rend="sup">re</hi> solution qui demande quelques
tâtonnemens pour avoir la valeur précise de <formula notation="TeX">\omega</formula>, il est facile de
<del><gap reason="illegible"/></del> résoudre généralement l'équation d'Euler, pag. 154, savoir
<formula notation="TeX" rend="display">0 = 2 - 2e^{2\omega}
      - \left(e^{\lambda\omega} - e^{\overline{2-\lambda}\,\omega}\right)
        \left(e^{\lambda\omega} - \bar{e}^{\lambda\omega}\right)
        \left(\cot.\lambda\omega + \cot.\overline{1-\lambda}\,\omega\right)</formula>
En effet si on a bien saisi l'esprit de la résolution des six cas principaux,
on verra que passé la 1<hi rend="sup">re</hi> solution, et quelquefois même dans
cette 1<hi rend="sup">re</hi> solution, la quantité <formula notation="TeX">e^{\omega}</formula> devient si
grande, qu'on peut négliger en toute sûreté <formula notation="TeX">\bar{e}^{\omega}</formula> par rapport à
<formula notation="TeX">e^{\omega}</formula>, de même que <formula notation="TeX">\bar{e}^{\lambda\omega}</formula> par rapport à
<formula notation="TeX">e^{\lambda\omega}</formula>. D'après ce principe l'équation précédente se réduit à
celle-ci
<formula notation="TeX" rend="display">0 = -2e^{2\omega} + e^{2\omega}
      \left(\cot.\lambda\omega + \cot.\overline{1-\lambda}\,\omega\right)</formula>
ou simplement
<formula notation="TeX" rend="display">\cot.\lambda\omega + \cot.(1-\lambda)\omega = 2</formula>
or ayant fait <formula notation="TeX">\cot.\lambda\omega = x</formula>, <formula notation="TeX">\cot.(1-\lambda)\omega = y</formula>, on
trouvera aisément, suivant les différentes valeurs de <formula notation="TeX">\lambda</formula>, une équation
algébrique entre <formula notation="TeX">x</formula> et <formula notation="TeX">y</formula>, laquelle combinée avec l'équation <formula notation="TeX">x + y = 2</formula>,
donnera un nombre déterminé de solutions, par exemple
<formula notation="TeX" rend="display">\lambda\omega = \alpha, \qquad \lambda\omega = \beta, \qquad
  \lambda\omega = \gamma, \qquad \&amp;c</formula>
De ces solutions on formera ensuite les solutions générales
<formula notation="TeX" rend="display">\lambda\omega = \alpha + k\pi, \qquad \lambda\omega = \beta + k\pi, \qquad
  \lambda\omega = \gamma + k\pi, \qquad \&amp;c</formula>
<formula notation="TeX">k</formula> étant un nombre à volonté.</p>
<p>Ainsi il y aura pour <formula notation="TeX">\omega</formula> autant de suites de valeurs, que l'équation en
<formula notation="TeX">x</formula> aura de racines.</p>
<p>Soit par exemple <formula notation="TeX">\lambda = \frac{1}{3}</formula>, il faudra satisfaire à l'équation
<formula notation="TeX" rend="display">2 = \cot \tfrac{1}{3}\omega + \cot. \tfrac{2}{3}\omega</formula>
or si l'on fait <formula notation="TeX">\cot\frac{1}{3}\omega = x</formula>, on aura
<formula notation="TeX">\cot.\frac{2}{3}\omega = \frac{-1+xx}{2x}</formula>, d'où
<formula notation="TeX">x + \frac{x^2-1}{2x} = 2</formula>, ou
<formula notation="TeX" rend="display">3x^2 - 1 = 4x</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">une expression biffée, illisible sous la rature, précède cette dernière équation : c'est, autant qu'on en juge, la reprise de la précédente</note>
Et enfin <formula notation="TeX">x = \frac{2 \pm \sqrt{7}}{3}</formula> : appellons <formula notation="TeX">\alpha</formula> et <formula notation="TeX">\beta</formula> les deux
angles compris entre 0 et 180°, qui donnent
<formula notation="TeX">\cot\alpha = \frac{2+\sqrt{7}}{3}</formula>, <formula notation="TeX">\cot\beta = \frac{2-\sqrt{7}}{3}</formula>, et
nous aurons généralement
<formula notation="TeX" rend="display">\tfrac{1}{3}\omega = \alpha + k\pi</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\tfrac{1}{3}\omega = \beta + k\pi</formula>
c'est-à-dire que les valeurs de <formula notation="TeX">\omega</formula> formeront deux suites distinctes
<formula notation="TeX" rend="display">3\alpha, \qquad 3\alpha + 3\pi, \qquad 3\alpha + 6\pi, \qquad \&amp;c</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">3\beta, \qquad 3\beta + 3\pi, \qquad 3\beta + 6\pi, \qquad \&amp;c</formula>
Chacune donnant lieu à une manière d'osciller de la lame.</p>
<p>Dans l'application il faudroit rechercher plus exactement les deux premiers
termes <formula notation="TeX">3\alpha</formula>, <formula notation="TeX">3\beta</formula>, mais les autres seront toujours suffisamment
approchés.</p>
</div>
<div type="section">
<head>Note signée G. Libri, 1824</head>
<pb n="65" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f65.item"/><p><milestone unit="folio" n="60"/>
<note type="editorial" resp="#pass">d'une autre main que les pièces précédentes ; le feuillet en regard, à gauche de la vue, est blanc</note></p>
<p>Si <formula notation="TeX">p</formula> est un nombre premier de la forme <formula notation="TeX">4k+1</formula>, qui, à ce qu'on sait, peut se
mettre sous la forme <formula notation="TeX">a^2 + b^2</formula>, <formula notation="TeX">a</formula> étant impair, <formula notation="TeX">b</formula> pair : Je dis que l'on
aura
<formula notation="TeX" rend="display">(k+1)(k+2)(k+3)\cdots 2k \equiv \pm\,2b, \quad (\mathrm{mod.}\; p)</formula>
on aura aussi
<formula notation="TeX" rend="display">\left[(k+1)(k+2)(k+3)\cdots 2k\right]^{2} \equiv \pm\,2b,
  \quad (\mathrm{mod.}\; p)</formula>
et en conséquence
<formula notation="TeX" rend="display">\frac{2}{1}\cdot\frac{6}{2}\cdot\frac{10}{3}\cdot\frac{14}{4}\cdot
  \frac{18}{5}\cdots\frac{4k-2}{k} \equiv \pm\,2a, \quad (\mathrm{mod.}\; p)</formula>
il faut prendre le signe <formula notation="TeX">+</formula> si <formula notation="TeX">a</formula> est de la forme <formula notation="TeX">4n+1</formula>, et le signe <formula notation="TeX">-</formula>
lorsque <formula notation="TeX">a</formula> est de la forme <formula notation="TeX">4n-1</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">les deux premières congruences portent le même second membre, bien que la seconde soit le carré de la première : la feuille est ainsi, et rien n'y est biffé</note></p>
<p>On peut décomposer de cette manière directement le nombre <formula notation="TeX">p</formula> en deux carrés.</p>
<p>G. Libri</p>
<p>1824</p>
</div>
<div type="section">
<head>Lettre de Navier — Paris, 2 août 1821</head>
<pb n="66" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f66.item"/><p><milestone unit="folio" n="61"/></p>
<p>Mademoiselle,</p>
<p>J'ai reçu avec reconnaissance l'ouvrage que vous avez bien voulu m'adresser. La
lecture que j'en ai faite m'a inspiré beaucoup d'intérêt, et j'apprécie autant
qu'il le mérite un écrit aussi remarquable, que bien peu d'hommes peuvent lire,
et qu'une seule femme pouvait faire.</p>
<p>J'ai l'honneur d'être avec respect, Mademoiselle, Votre très humble et très
obéissant serviteur</p>
<p>Navier</p>
<p>Paris, 2 août 1821.</p>
</div>
<div type="section">
<head>Lettre de Chantel au général Pernety — Brunswick, 27 9bre 1806</head>
<pb n="68" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f68.item"/><p><milestone unit="folio" n="63"/>
Brunswick ce 27. 9<hi rend="sup">bre</hi> 1806.</p>
<quote>A Monsieur Le Général pernetty chef de L'Etat major Général de L'Artillerie de
L'Armée</quote>
<p>Mon Général,</p>
<p>Appeine arrivée dans cette Ville, je me suis occupé de remplir votre
Commission, j'ai demandé a plusieurs personnes l'habitation de Monsieur Gauss
chez qui je fut pour prendre de ses nouvelles, de votre part, et de celles de
Mademlle sophie Germain, il me répondit ne pas avoir eu l'honneur de vous
Connoître ainsi que la Demoiselle, mais quil avait bien Connaissance de Madame
la lande a paris, <unclear>aprec</unclear> avoir parlé des Différents articles contenu
dans votre instruction a moi remise, il me parut un peut Confus, et me chargea
de vous remercier infiniment des attentions que vous preniez a son Egard, je
lui demandai s'il voulait ecrire a Paris, de me remmettre la lettre que je vous
l'aurai faite tenir, donc vous chargiez de la faire rendre a sa destination, il
me repondit ni oui ni non sur cett'article, je sortis pour lors de chez lui en
le laissant avec madame son Epouse et son enfant, je fus chez Mr</p>
<pb n="69" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f69.item"/><p><milestone unit="folio" n="64"/>
<note type="editorial" resp="#pass">la suite occupe le verso du feuillet 63, à gauche de la vue ; le crayon « 64 » se lit sur le feuillet de droite, où la lettre s'achève</note>
Le Général de Div<hi rend="sup">n</hi> Buisson Gouverneur de cette ville pour le
reccommander, et surtout que j'avais eu l'honneur de connaitre Mr le Général
Buisson d'ancienne datte ; ce Général me répondit pour lors de faire tout pour
lui, en m'invitant a diner, avec Mr Gauss, Mr le Commandant de la place qui se
trouvait là dans ce moment me dit que cet homme lui avait déjà été
reccommandé par plusieurs personnes de mérite, je me suis licencié et je
retournai chez Mr Gauss pour le prier de vouloir bien venir diner avec moi chez
le Gouverneur, me l'aiant promis dans une heure d'ici je passerai le prendre et
nous irons ensemble — le fait est quil aura de Mr le Gouverneur et du
Commandant de la place toute l'estime et les douceurs qui seront a leur
pouvoir, chemin faisant je tacherai de lui parler affins quil vous écrive de la
manière donc je me suis acquitté de ma mission, et en même temps quil écrive a
paris s'il le juge, je lui laisse a cet effet votre adresse —</p>
<p>la sienne est a Monsieur le docteur Gauss logé chez Ritter steinweg N° 1917. a
Brunsvick, il jouis d'une bonne santé et me dit quil craignait un peut au
moment ou les troupes était ventrée, mais quil est resté a Brunsvick
tranquille, je l'ai rassuré, <unclear>epprais</unclear> je ne doute pas que Messieurs
le Gouverneur, ainsij que le Command<hi rend="sup">t</hi> la place le rassureront
bien mieux sur cet article, j'ai couru la poste nuit et jour jusqu'à ce moment,
cette circonstance m'oblige a rester ici cet apprez midi, et demain matin de
bon heure je part pour me rendre a ma Destination —</p>
<p>Daignez agréer mon Général les sentiments du plus profond Respect avec le quel
j'ai l'honneur d'être.</p>
<p>Chantel chef de Bat<hi rend="sup">n</hi></p>
</div>
<div type="section">
<head>Lettre du général Pernety — Cosel près Breslau, 23 Xbre 1806</head>
<pb n="70" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f70.item"/><p><milestone unit="folio" n="65"/>
Cosel près Breslau 23 X<hi rend="sup">bre</hi> 1806</p>
<p>Mademoiselle,</p>
<p>Je ne puis mieux répondre aux demandes que votre amour pour les savants m'a
faites, qu'en vous envoyant la lettre de l'officier d'Artillerie que j'avois
chargé de savoir des nouvelles de M<hi rend="sup">r</hi> Gauss à Brunswick. Je
désire qu'elle satisfasse vos vœux pour cet émule d'Archimède, mieux traité que
lui comme vous le verrez. J'espère que cela me mettra dans le cas d'être chargé
quelquefois de vos intéressantes commissions. Je m'en acquitterai mieux
certainement que celles d'achats de chiffons des pays étrangers qu'à tort
parfois on me confie.</p>
<p>Me voici faisant un siège intendant et faisant gronder les, oui les, tonnerres,
brûlant des maisons des Églises, car les Clochers sont de bons points de mire
pour</p>
<pb n="71" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f71.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">la fin de la lettre occupe le verso du feuillet 65 ; le crayon « 66 » se lit sur le feuillet blanc en regard</note>
les bombes, enfin faisant par Réflexion tout le mal que je peux à qui jamais ne
m'en fit aucun et que je ne connois pas, mais c'est le métier. On m'a accablé à
mon tour de Boulets, d'obus et de bombes et tout va le mieux du monde. Enfin
cet obstiné gouverneur de Breslau, prendra peut être un jour son parti, et il
fera bien pour la ville, et pour nous.</p>
<p>Je me flatte que votre santé est améliorée et que celles de vos Parents ainsi
que de Mademoiselle votre sœur se maintiennent en bon État ; tels sont du moins
les vœux les plus sincères de votre dévoué serviteur et admirateur</p>
<p>Pernety</p>
</div>
<div type="section">
<head>Lettre de Poisson — Paris, 15 janvier 1816</head>
<pb n="72" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f72.item"/><p><milestone unit="folio" n="67"/>
<note type="editorial" resp="#pass">le feuillet ne porte que la suscription, écrite en travers ; le reste de la page n'est que le décalque de la lettre qui suit</note></p>
<quote>À Mademoiselle / Mademoiselle Germain / à Paris</quote>
<pb n="73" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f73.item"/><p><milestone unit="folio" n="68"/>
Paris, ce 15 janvier, 1816.</p>
<p>Mademoiselle,</p>
<p>M. Hallé vient de me remettre une lettre que vous me faites l'honneur de
m'adresser, et qui contient plusieurs questions relatives à votre mémoire. Le
reproche que la Commission lui a fait porte moins sur l'hypothèse dont vous
êtes partie que sur la manière dont vous avez appliqué le calcul à cette
hypothèse. Le résultat auquel ce calcul vous a conduit ne s'accorde avec
<unclear>le mien</unclear>, que dans le seul cas où la surface s'écarte infiniment peu
d'un plan, soit
<note type="editorial" resp="#pass">lecture douteuse : le mot pourrait aussi bien se lire « l'ancien »</note></p>
<pb n="74" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f74.item"/><p>dans l'état d'équilibre, soit dans l'état de mouvement. On imprime maintenant
mon mémoire, et je me propose de vous en offrir un exemplaire, aussitôt que
l'impression sera achevée. Permettez donc, Mademoiselle, que nous ajournions
ces discussions à l'époque où vous aurez pu comparer mes résultats aux vôtres.</p>
<p>Agréez l'hommage de mon respect et de ma haute considération.</p>
<p>Poisson</p>
</div>
<div type="section">
<head>Billet — Cloître Notre-Dame, ce 17 pluviôse</head>
<p><milestone unit="folio" n="69"/>
<note type="editorial" resp="#pass">sur un feuillet plus petit, monté à droite de la vue 74 ; d'une main que la pièce ne nomme pas</note></p>
<p>Mademoiselle,</p>
<p>Duodi, c'est-à-dire Dimanche prochain il y aura chez moi un dîner, presque de
tous hommes. La majeure partie des convives ne vous est point étrangère. Vous
leur ferez grand plaisir et vous comblerez de bonheur le maître de la maison,
si vous vouliez bien être de la partie. Point de <unclear>d. d.</unclear> puisque vous
ne vous êtes pas encor raccommodée avec lui. Vous trouverez dans ma Chartreuse
du beurre frais, des pommes de terre, des betteraves, des maches et quelque
autre aliment d'anachorète, qui n'irritera pas votre palais. Je compte sur une
de mes parentes, excellente femme, pour laquelle je vous demanderai indulgence
plénière,</p>
<pb n="75" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f75.item"/><p><milestone unit="folio" n="70"/>
car elle ne connoît de géométrie que les figures les plus naturelles. Vous en
jugerez par l'échantillon de son travail, que j'aurai l'honneur de vous
présenter. Comme j'ai bien à cœur de ne me point brouiller avec monsieur votre
père, vous pourriez lui promettre d'avance que vous serez reconduite chez lui
en sûreté, à l'heure qu'il désireroit. Quand vous verrez madame Lherbette, je
vous prie de l'assurer de mon respect, en lui disant que je la trouve une bien
bonne Commissionaire. Je désirerois réussir aussi bien qu'elle dans
<del>celle</del> la commission, dont je m'acquitte aujourd'hui pour mon propre
compte.</p>
<p>Je suis avec respect, mademoiselle, Votre très humble serviteur <gap reason="illegible"/></p>
<p>Cloître Notre Dame, n° 8, ce 17 pluviôse
<note type="editorial" resp="#pass">la signature est un paraphe dont aucune lettre ne se laisse lire. Le millésime manque ; la lecture qui suit est celle de la présente transcription et n'est pas sur la feuille : « duodi » est le second jour de la décade, donc ici le 22 pluviôse, et le 22 pluviôse ne tombe un dimanche, dans ces années-là, que l'an VII — soit le 10 février 1799, le billet étant alors du 5 février</note></p>
</div>
<div type="section">
<head>Trois lettres de d'Ansse de Villoison</head>
<pb n="76" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f76.item"/><p><milestone unit="folio" n="71"/>
<note type="editorial" resp="#pass">à gauche de la vue, la face extérieure du pli : « À la Citoyenne Germain (Sophie), rue S<hi rend="sup">te</hi> Croix la Bretonnerie, près la rue de Moussy » — le double s y est écrit avec l's long</note></p>
<p>Madame,</p>
<p>Je trouve en rentrant la lettre dont vous m'honorez et m'empresse de vous
donner sur le champ ma parole d'honneur que vos ordres et ceux de Mademoiselle
votre fille sont déjà ponctuellement exécutés, que j'ai brûlé ma pièce de vers
grecs, et voudrois pouvoir anéantir de même les Latins ; que je me contenterai
d'admirer désormais Mademoiselle votre fille dans le plus respectueux silence,
et de vous regarder comme la plus heureuse des mères et la plus digne d'envie.</p>
<p>J'oserai prendre la liberté de prier Mademoiselle Sophie d'agréer un Exemplaire
de la seconde Édition de Paris qui va paroitre sous très peu de jours, avec
l'addition que j'ai eu l'honneur de lui communiquer et qu'on m'annonce Madame
devoir être incessamment suivie d'une traduction en vers françois dont s'occupe
maintenant une Dame que je n'ai pas l'avantage de connoître. Je me reprocherai
toute ma vie d'avoir composé cette pièce, qui a pu blesser l'excessive modestie
de Mademoiselle votre fille. Je la supplie, ainsi que Mademoiselle sa sœur, de
vouloir bien recevoir mes excuses, et les assurances du vif et éternel regret
et du respect avec lequel je suis, Madame,</p>
<p>Votre très-humble et très-obéissant serviteur d'Ansse de Villoison</p>
<p>Ce lundi soir à minuit, 12 juillet 1802</p>
<pb n="77" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f77.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">aucun chiffre au crayon ne se lit sur cette vue. Au verso du feuillet 71, à gauche, près du pli, une colonne de chiffres au crayon, très effacée et coupée par la pliure : <gap reason="illegible"/></note></p>
<p>Mademoiselle,</p>
<p>J'ose prendre la liberté de vous offrir cy-joint un Exemplaire de la nouvelle
Édition de ma malheureuse pièce, avec les corrections et additions que je vous
avois annoncées. M<hi rend="sup">r</hi> Pougens, Mademoiselle, l'avoit insérée
dans le troisième numéro de la troisième année de sa <hi rend="italic">Bibliothèque
Françoise</hi>, avant que je pusse soupçonner que l'hommage de la vérité
choqueroit votre modestie aussi rare que vos talens. Je vous réitère avec mes
excuses, et <del>de</del> l'expression de mes vifs et éternels regrets,
<hi rend="italic">ma parole d'honneur</hi> que jamais je ne me permettrai de parler de vous,
Mademoiselle, dans aucun écrit, et que mon admiration sera toujours muette, et
enchaînée par le désir d'obtenir mon pardon d'une erreur, ou d'une faute
involontaire, et par le profond respect que j'ai voué à Madame votre mère et à
Mademoiselle votre sœur, et avec lequel j'ai l'honneur d'être Mademoiselle</p>
<p>Votre très-humble et très-obéissant serviteur d'Ansse de Villoison</p>
<p>rue de Bièvre n° 22</p>
<p>Ce 14 juillet 1802.</p>
<p>P.S. Vous m'avouerez, Mademoiselle, que si vous êtes la seule demoiselle qui
possède si supérieurement les mathématiques, vous êtes aussi la seule qui ait
couru et redouté le danger d'un poème grec. En conscience, j'en appelle à
Mademoiselle votre sœur, qui est si bonne, ne pourriez-vous pas m'accorder ma
grâce, ne fut-ce que pour la singularité du fait ?</p>
<pb n="79" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f79.item"/><p><milestone unit="folio" n="73"/></p>
<p>Mademoiselle,</p>
<p>Malgré la proscription fatale dont vous avez frappé un célèbre Astronome et ses
amis, je n'ai pas pu me dispenser de rendre hommage à la vérité, et je me suis
empressé de vous offrir les prémices d'une pièce de vers Latins de ma
composition, qui va paroître ces jours-cy dans le <hi rend="italic">Magasin
Encyclopédique</hi>, vous y verrez p. 239 une foible partie de la justice que je
vous rends, Mademoiselle, et qui vous est due à tant de titres.</p>
<p>Je serois trop heureux si vous vouliez présenter à Mademoiselle votre sœur, et
agréer l'hommage de l'admiration, et du respect avec lequel je suis
Mademoiselle</p>
<p>Votre très-humble et très-obéissant serviteur d'Ansse de Villoison</p>
<p>rue de Bièvre, n° 22.</p>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
