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      <titleStmt>
        <title>Manuscrits de Sophie Germain, Français 9118, vues 81–100 — transcription</title>
        <author>Sophie Germain</author>
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          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">modèle non enregistré dans l'en-tête</name>
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          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
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        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Lecture automatique — non vérifiée</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-16">2026-09-16</date>
        <availability status="free">
          <licence target="https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/">CC0 1.0</licence>
          <p>Le manuscrit transcrit est dans le domaine public. Cette
          transcription est une première lecture automatique, non vérifiée, placée
          dans le domaine public (CC0) ; aucune image n'est reproduite — le
          fac-similé est celui de Gallica, cité vue par vue. Source gallica.bnf.fr /
          Bibliothèque nationale de France. La source LaTeX dont ce fichier
          dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/germain-project.</p>
        </availability>
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          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Paris</settlement>
            <repository>Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits and Bibliothèque de l'Arsenal</repository>
            <collection>Manuscrits de Sophie Germain</collection>
            <idno type="shelfmark">Français 9118</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Correspondance de Sophie GERMAIN avec les mathématiciens et savants Cauchy, Delambre, Fourier, Gauss, Le Gendre, d'Ansse de Villoison, etc.</head>
          <msContents>
            <summary>Vues 81 à 100 du volume, dans la
            numérotation de Gallica (une vue par image) ; lot 5 de vingt vues.
            La foliotation au crayon de la BnF, quand elle a pu être lue, est
            donnée par un milestone[@unit='folio'] ; elle n'est jamais déduite.
            Les vues absentes de la transcription ne portent rien à lire et sont
            omises ; le saut dans la numérotation en est le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>1801-1900</origDate><note>Datation du catalogue, reproduite telle quelle.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p">https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p</ref>
                <note>Fac-similé numérique de la Bibliothèque nationale de France
                sur Gallica, servi par l'API IIIF. L'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> pointe la vue correspondante dans
                le lecteur de Gallica.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription de manuscrits de mathématiciens numérisés dans Gallica, une passe de vingt vues
        par conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi> (vue de Gallica) ;
        <hi rend="monospace">\folio</hi> devient <hi rend="monospace">milestone[@unit='folio']</hi>
        (foliotation de la BnF, jamais déduite).</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="germain-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/germain-project">https://github.com/Commutator-IO/germain-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
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      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
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      <change when="2026-09-16" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
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  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="5">
<div type="section">
<head>Pièce imprimée : vers de d'Ansse de Villoison pour la naissance de Lalande</head>
<pb n="81" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f81.item"/><p><milestone unit="folio" n="74"/>
<note type="editorial" resp="#pass">feuillet imprimé, page de titre de la plaquette, p. (1) ; le verso, p. (2), est blanc. Le timbre « Bibliothèque impériale, MSS. » est apposé dans la marge.</note></p>
<p>VERS</p>
<p>DE JEAN-BAPTISTE-GASPARD D'ANSSE DE VILLOISON,</p>
<p>MEMBRE DE L'INSTITUT NATIONAL DE FRANCE,</p>
<p>Pour le jour de la naissance du célèbre Astronome Jérôme de Lalande ( le 11 juillet ).</p>
<pb n="82" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f82.item"/><p><milestone unit="folio" n="75"/>
<note type="editorial" resp="#pass">p. (3).</note></p>
<p>EXTRAIT DE LA BIBLIOTHÈQUE FRANÇAISE, III.me ANNÉE, N.o III.</p>
<p>LES auteurs de la BIBLIOTHÈQUE FRANÇAISE dérogent, pour cette fois-ci seulement, à la double loi qu'ils s'étoient imposée, de ne parler que des ouvrages français, et de n'insérer que des analyses d'ouvrages imprimés ; mais le désir de rendre un hommage public au savant Villoison, l'un des hommes le plus justement célèbres de l'Europe, ainsi qu'à l'illustre Lalande, le père de l'astronomie en France, suffit sans doute pour les justifier de s'être écartés du plan qu'ils se sont fait, et que le public a paru approuver. D'ailleurs, ils ont saisi avec plaisir cette occasion de rappeler à la France savante le nom de quelques-unes des personnes célè-</p>
<pb n="83" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f83.item"/><p><milestone unit="folio" n="76"/>
<note type="editorial" resp="#pass">la vue montre les pages (4) et (5) en regard.</note></p>
<p>bres qui embellissent la cour du Duc régnant de Saxe Weymar.</p>
<p>VERS DE JEAN-BABTISTE-GASPARD D'ANSSE DE VILLOISON, Membre de l'Institut National de France, pour le jour de la naissance du célèbre Astronome Jérôme de Lalande ( le 11 juillet. )
<note type="editorial" resp="#pass">« BABTISTE » est bien ce qu'imprime la p. (4) ; la page de titre, p. (1), imprime « BAPTISTE ».</note></p>
<p><hi rend="italic">Genethliacon Hieronymi Landii</hi> ( DE LALANDE ), <hi rend="italic">clarissimi astronomi.</hi></p>
<p>SIDERA concelebrant hodiernum sideris ortum :</p>
<p>Lætius insolito nunc vestit lumine cœlum</p>
<p>Landius exoriens, totumque amplectitur orbem.</p>
<p>Hoc nascente novus fastorum nascitur ordo ;</p>
<p>Inde notent annos et signent tempora docti.</p>
<p>Vestra est ista dies : Musarum plaudite alumni.</p>
<p>Pierioque choro et formosis dulce puellis</p>
<p>Si tellus nomen taceat, resonabit Olympus.</p>
<p>Irrita sacrilegæ requiescant murmura linguæ.</p>
<p>Niliacas quondam ad ripas, gens torrida solem</p>
<p>Ignivomum increpitans, voce adlatrabat inani,</p>
<p>Infelix rana, atque impar congressa, coaxat !</p>
<p>Gentem despiciens penitus penitusque jacentem,</p>
<p>Phœbus inexhaustæ fundebat flumina lucis,</p>
<p>Obscuram illustrans flammis ultricibus oram.</p>
<p>Sideribus cognatam animam formavit Apollo,</p>
<p>Ardoremque suum, et divinæ semina mentis</p>
<p>Indidit : Uraniæ patuit certissima proles.</p>
<p>Ardens flamma petit flammati culmina cœli.</p>
<p>Terram habeant reges : noster sibi servat Olympum.</p>
<p>Crasso ficta luto, atque hominum conspersa cruore,</p>
<p>Illi sordet humus cui ridet purior æther.</p>
<p>Impatiens volucri contendit ad æthera cursu,</p>
<p>Duxerat unde genus ; trahit hunc cœlestis origo :</p>
<p>Evehit, et celeres vigor igneus adjicit alas.</p>
<p>Surgentemque nepos sequitur, (1) conjuxque nepotis (2) ;</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">notes du bas de la p. (5).</note></p>
<p>(1) Français-de-Lalande, membre de l'Institut national de France, savant modeste, et digne neveu de l'illustre astronome de ce nom, a donné la Théorie de Mars, et un catalogue de cinquante mille étoiles, le plus énorme travail que jamais aucun astronome ait présenté. « C'est <hi rend="italic">le tableau le plus fidèle et le plus complet qu'on pût désirer de l'état du ciel à la fin du dix-huitième siècle ; tableau qui ne fera que gagner de plus en plus en vieillissant, et que les siècles à venir citeront plus souvent, et avec plus d'éloges que les contemporains de l'auteur,</hi> » dit l'immortel Delambre, dans son rapport lu à l'Institut de France.</p>
<p>(2) Madame Français-de-Lalande, dans la fleur de l'âge</p>
<pb n="84" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f84.item"/><p><milestone unit="folio" n="77"/>
<note type="editorial" resp="#pass">la vue montre les pages (6) et (7) en regard.</note></p>
<p>Burchardusque (3) simul procedit passibus æquis.</p>
<p>Cui jam Germanæ (4) facies invisa peritæ,</p>
<p>Vidit, et invidit, cedens Ariadna coronam.</p>
<p>« Quæ nova stelligeris succedit sedibus hospes,</p>
<p>Erigone exclamat ? « Confidentissima nostras</p>
<p>» Tentat adire domos ! Divi prohibete volantem :</p>
<p>» Dum licet, Icariam superi frænate puellam ;</p>
<p>» Namque giganteos superabit fervida nisus.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">notes du bas de la p. (6) ; la première reprend la note (2) de la page précédente.</note></p>
<p>et de la beauté, passe les nuits à observer les astres avec son mari, et destine ses enfans à la même carrière, où elle s'est couverte de gloire.</p>
<p>(3) M. Burckhardt, né dans le duché de Saxe-Gotha, demeure chez les savans de Lalandes, et s'est rendu justement célèbre par une foule d'observations astronomiques, <unclear>et dernièrement encore par son beau travail sur la dixième</unclear> planète découverte par M. Olbers, médecin de Brême. On disputoit pour savoir si ce n'étoit pas une comète : M. Burckhardt a levé ce doute, et a calculé les dérangemens que Jupiter cause à cette planète, qui ne paroît que comme une étoile de huitième grandeur.
<note type="editorial" resp="#pass">la ligne soulignée est à demi rognée par le bord du cadre du microfilm ; la lecture s'appuie sur ce qui subsiste des lettres.</note></p>
<p>(4) Mademoiselle Sophie Germain excelle dans les mathématiques. J'espère que sa modestie voudra bien me pardonner d'avoir trahi son secret. Qui pourroit résister à la tentation de lui rendre justice, ainsi qu'à mademoiselle Armande le Boulanger, digne sœur de madame de Beaumont, et pleine de goût et de connoissances dans la littérature grecque et latine ?</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">p. (7).</note></p>
<p>» Fœmina jam Placei regnum ambitiosa pererrat (5) !</p>
<p>» AEmula nunc aquilæ fertur Cytherea columba,</p>
<p>» AEthereosque haurit cupidis obtutibus ignes !</p>
<p>» Audax attonitis pulchrum caput inserit astris,</p>
<p>» Percurritque polum. Cœlo terraque marito</p>
<p>» Hæret juncta comes ; cunctis nunc devovet astris</p>
<p>» Quas Veneri noctes meliorem debet in usum,</p>
<p>» Immemor ; <del>atque</del> ipsa viam natis quâ se quoque possint
<note type="editorial" resp="#pass">correction manuscrite portée à l'encre sur cet exemplaire imprimé : « atque » est biffé et « ipsa » écrit au dessus.</note></p>
<p>» Tollere humo, patriumque sagax præmonstrat Olympum :</p>
<p>» Atque jubet similes stirpi succrescere ramos,</p>
<p>» Semper fronde novâ, et redivivo flore virentes,</p>
<p>» Quæ diffusa, ingens, mox cœlum conteget arbor.</p>
<p>» Fulminis hæredes quondam laudisque futuros,</p>
<p>» Sic avium regina suos educere fœtus</p>
<p>» Gestit, et implumes magnis jam destinat ausis.</p>
<p>» Tanta tenet tanti generis fiducia matrem !</p>
<p>» Huic tincta ingenio scintillant lumina : doctos</p>
<p>» <unclear>Landius huic radios, pomum Paris ipse dedisset</unclear> ;
<note type="editorial" resp="#pass">ce vers aussi est à demi rogné par le bord du cadre.</note></p>
<p>» Huic quoque diva favet Gotthæ (6) quæ præsidet arci,</p>
<p>» Cui Bereniceos Conon tribuisset honores.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">notes du bas de la p. (7).</note></p>
<p>(5) Le sénateur Laplace, membre de l'Institut, que son génie sublime met au-dessus de tous les titres et de tous les éloges.</p>
<p>(6) S. A. S. madame la duchesse régnante de Saxe-Gotha, protége et cultive avec succès l'astronomie, et a fait un accueil distingué au patriarche des astronomes, et à sa docte</p>
<pb n="85" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f85.item"/><p><milestone unit="folio" n="78"/>
<note type="editorial" resp="#pass">la vue montre à gauche la dernière page imprimée, p. (8), qui achève la note (6), et à droite le récépissé de 1813, qui porte au crayon le folio 78 et ouvre la suite.</note></p>
<p>nièce. Tout le monde sait que les princes des différentes branches de la maison de Saxe, sont les Médicis de l'Allemagne, et que le délicieux séjour de M. Wieland, de M. Goethe, de M. Herder, de M. Schiller, de M. Kotzebue, de M. Bœttiger, de M. Schwabe, etc., de mesdames les baronnes de Wolzogen, et Frédérique de Riedesel, de mademoiselle Amélie d'Imhoff, de madame Sophie Mereau, etc., etc., la ville de Weimar, est la Florence, ou plutôt l'Athènes de nos jours, comme Iena en est l'Alexandrie, graces aux soins éclairés et vivifians de LL. AA. SS. le duc régnant, et de mesdames les duchesses régnante et douairière de Saxe-Weimar.</p>
</div>
<div type="section">
<head>Récépissés de l'Institut</head>
<p><note type="editorial" resp="#pass">le premier des trois occupe la moitié droite de la vue 85, f. 78. Il est écrit sur un formulaire à en-tête calligraphié.</note></p>
<p>Institut Impérial de France.</p>
<p>Paris, le 21 Septembre 1813</p>
<p>J'ai reçu un Mémoire pour concourir au prix proposé par la première classe de l'Institut sur cette question : <hi rend="italic">Donner la théorie mathématique des vibrations des surfaces élastiques et la comparer à l'expérience</hi>, ayant pour épigraphe ce passage de Bacon.</p>
<p><hi rend="italic">Sed longe maximum progressibus Scientiarum et novis pensis ac provinciis in eis denuo suscipiendis obstaculum deprehenditur in disperatione hominum, et suppositione impossibilis.</hi></p>
<p>que j'ai numéroté I et dont j'ai délivré le présent récépissé.</p>
<p>Cardot, employé à l'Institut.</p>
<pb n="87" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f87.item"/><p><milestone unit="folio" n="80"/></p>
<p>Institut Impérial de France.</p>
<p>Paris, le 21 Septembre 1811</p>
<p>J'ai reçu un Mémoire pour concourir au prix proposé par la 1ère classe de l'Institut sur cette question : <hi rend="italic">Donner la Théorie mathématique des Vibrations des Surfaces élastiques et de la comparer à l'expérience</hi> ayant pour épigraphe : <hi rend="italic">Effectuum naturalium ejusdem generis eædem sunt causæ.</hi> Newton philo. nat. que j'ai numéroté I et dont j'ai délivré le présent récépissé.</p>
<p>Cardot, Employé au Secrétariat de l'Institut
<note type="editorial" resp="#pass">la question du prix est copiée ici « et de la comparer à l'expérience », et sur le récépissé de 1813 « et la comparer à l'expérience ».</note></p>
<pb n="89" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f89.item"/><p><milestone unit="folio" n="82"/></p>
<p>Institut Royal de France.</p>
<p>Paris, le 8 Novembre 1821.</p>
<p>J'ai reçu un Mémoire pour concourir au prix de Mathématiques proposé par l'Académie Royale des Sciences pour l'année 1822, <hi rend="italic">sur le meilleur ouvrage, ou Mémoire de Mathématiques pures ou appliquées, qui aura paru, ou qui aura été communiqué à l'Académie, dans l'espace des deux années qui sont accordées aux concurrents</hi>, ayant pour épigraphe :</p>
<p>« <hi rend="italic">Illecebris harum quaestionum ita sui implicatus ut eas deserere non potuerim.</hi> Gauss.</p>
<p>que j'ai numéroté I, et dont j'ai délivré le présent récépissé.</p>
<p>Cardot, Chef du Bureau du Secrétariat de l'Institut Royal</p>
<p>Monsieur Le chevalier de Karcher est prié de vouloir bien faire passer ce récépissé à l'auteur du Mémoire ci-dessus.</p>
</div>
<div type="section">
<head>Feuillets détachés : centre de gravité, notes de lecture, physique</head>
<pb n="91" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f91.item"/><p><milestone unit="folio" n="84"/>
<note type="editorial" resp="#pass">la vue montre deux billets superposés, f. 84 et f. 85, sans rapport l'un avec l'autre. Le premier est une première rédaction du problème que reprend le f. 92.</note></p>
<p>fig 39 Le triangle <formula notation="TeX">ABC</formula> = parallélogramme <formula notation="TeX">AFDE</formula> + 2 triangle <formula notation="TeX">EDC</formula> = 2 parallélogramme <formula notation="TeX">AEDF</formula>,</p>
<p>Le centre de gravité du parallélogramme est, comme on sait d'ailleurs en <formula notation="TeX">c'</formula> milieu de la diagonale <formula notation="TeX">AD</formula>, on a évidemment <formula notation="TeX">EE' = FF' = \frac{1}{2} AD</formula></p>
<p>Les centres de gravité des triangles <formula notation="TeX">EDC</formula>, <formula notation="TeX">EDB</formula>, sont évidemment sur les lignes <formula notation="TeX">EE'</formula> <formula notation="TeX">EE'</formula> et dans une ligne parallèle à la base <formula notation="TeX">BC</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">la seconde ligne est écrite <formula notation="TeX">EE'</formula> ; le sens demande <formula notation="TeX">FF'</formula>.</note></p>
<p>Soit <formula notation="TeX">EE' = FF' = a</formula> et par conséquent <formula notation="TeX">AD = 2a</formula></p>
<p><milestone unit="folio" n="85"/>
<note type="editorial" resp="#pass">second billet de la même vue, d'une autre affaire : une note de lecture, renvoyant à la p. 217 d'un ouvrage qu'elle ne nomme pas.</note></p>
<p>p. 217</p>
<p>Aucun nombre de la forme <formula notation="TeX">p^4 + 4</formula> excepté 5 n'est un nombre premier</p>
<p>car <formula notation="TeX">p^4 + 4 = (p^2 - 2)^2 + 4p^2</formula> et par conséquent ces nombres sont, de plusieurs manières la somm<supplied resp="#pass">e</supplied> de deux quarrés
<note type="editorial" resp="#pass">la fin du mot passe hors du cadre.</note></p>
<p>Pour <formula notation="TeX">5 = 1 + 4</formula> <formula notation="TeX">(p^2 - 2)^2 = (1 - 2)^2 = 1</formula> et les deux membres sont identiques</p>
<pb n="92" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f92.item"/><p><milestone unit="folio" n="86"/></p>
<p>Gauss pag. 272 dit que le produit des deux formes <formula notation="TeX">(16, 3, 19)</formula> <formula notation="TeX">(8, 1, 37)</formula> est <formula notation="TeX">(8, -1, 37)</formula></p>
<p>Ce produit est aussi <formula notation="TeX">(13, -2, 23)</formula> <del>Comme</del> on peut s'en assurer</p>
<p>En général il y a toujours deux formes qui résultent du produit de deux formes données, mais dans les cas particuliers les deux formes se réduisent quelquefois à une.</p>
<p>Il semble que l'auteur n'a pas fait cette remarque, et alors il y auroit plusieurs choses à rectifier dans la théorie qu'il donne du produit de plusieurs formes quadratiques binaires</p>
<pb n="93" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f93.item"/><p><milestone unit="folio" n="87"/>
<note type="editorial" resp="#pass">note de lecture sur la p. 220 du même ouvrage que le f. 85.</note></p>
<p>p. 220</p>
<p>En général <formula notation="TeX">p^4 + q^4 = (p^2 - q^2)^2 + 2(pq)^2 = (p^2 + q^2)^2 - 2(pq)^2</formula></p>
<p>Ainsi lorsque <formula notation="TeX">p^4 + q^4</formula> est un nombre premier on peut être assuré, que ce nombre n'est que de ces seules manières la somme d'un quarré, <gap reason="illegible"/> <formula notation="TeX">+</formula> ou <formula notation="TeX">-</formula> un double quarré. Les nombres <formula notation="TeX">2^{2^i} + 1</formula> ne sont qu'un cas particulier de la forme <formula notation="TeX">p^4 + q^4</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">deux ou trois mots biffés après « quarré, » sont illisibles ; l'exposant est écrit à deux étages, un <formula notation="TeX">i</formula> au dessus du second 2.</note></p>
<pb n="94" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f94.item"/><p><milestone unit="folio" n="88"/>
<note type="editorial" resp="#pass">d'ici au f. 90, trois feuillets d'une écriture plus ronde et plus posée que celle des billets de calcul, sur des sujets de physique.</note></p>
<p>Monsieur Abeille pense que le froid est un être réel, il oppose à l'opinion de Physiciens qui ne le considère que comme l'absence du feu, le raisonnement suivant : l'eau qui se congèle augmente de volume, l'absence d'un être corporel, ne peut ajouter à la masse dont il se sépare, puisque le néant ne produit aucun effet positif, donc un être réel augmente le volume de l'eau.</p>
<p>La force avec laquelle l'eau augmente de volume en se congelant est bien prouvée par l'expérience suivante.</p>
<p>Que l'on prenne un tube de fer que l'on en ferme une extrémité, au moyen d'une virole de même Métal, qu'on <unclear>emplie</unclear> ce tube d'eau, et qu'on l'expose au grand froid.</p>
<p>L'eau fera un tel effort qu'elle fendra le tube dans toute sa longueur, et l'on observera que les <unclear>glaçons</unclear> déborderont cette fente.
<note type="editorial" resp="#pass">le feuillet paroît écrire « graçons » ; le sens ne laisse pas d'autre lecture.</note></p>
<pb n="95" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f95.item"/><p><milestone unit="folio" n="89"/></p>
<p>L'objection de Monsieur Abeille contre mon opinion sur le feu et la lumière est que l'on ne peut décomposer le feu, tandis que nous décomposons la lumière tant que nous le voulons.</p>
<p>Voici ma réponse je conviens que le feu n'a pas été décomposé jusqu'à présent, je crois même qu'il ne le sera jamais, mais je ne conclus pas de là que ce soit un être simple et je pense au contraire que s'il se refuse à devenir le sujet de nos expériences sous ce raport nous devons nous en prendre plutôt à l'impossibilité de l'obtenir seul, et de pouvoir le retenir ( puisqu'il pénètre tous les corps ) et au défaut de matière propre à opérer sur lui, qu'à la simplicité de son essence.</p>
<pb n="96" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f96.item"/><p><milestone unit="folio" n="90"/></p>
<p>Idées sur les Sens</p>
<p>Je pense qu'ils peuvent être tous rapportés à celui du toucher et qu'ils ne diffèrent que par la Disposition à ressentir l'attouchement de corps de nature différentes</p>
<p>le sens du toucher proprement dit est le moins délicat de tous puisqu'il n'est guère affecté que par les corps les moins déliés</p>
<p>tandis que l'œil est sensible à l'attouchement du subtile élément de la lumière</p>
<p>que l'ouï reçoit l'impression des parties de l'air mises en vibrations par le corps sonore ou retentissant</p>
<p>que l'odorat distingue les parties déliées qui s'évaporent des corps et que le goût qui a une si grande affinité avec l'odorat connoit presque la forme des particules que le touchent par l'impressions qu'elles lui font ressentir ;
<note type="editorial" resp="#pass">la syntaxe des deux derniers membres est celle du feuillet.</note></p>
<pb n="98" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f98.item"/><p><milestone unit="folio" n="92"/>
<note type="editorial" resp="#pass">reprise, plus complète, du problème du f. 84 ; la suite est au verso, que montre la vue 99.</note></p>
<p>fig 39 Les côtés du triangle <formula notation="TeX">ABC</formula> sont <del>deux</del> égaux fois ceux des triangles <formula notation="TeX">BFD</formula>, <formula notation="TeX">CED</formula> multipliés par 2, le centre de gravité du triangle <formula notation="TeX">ABC</formula> est sur <formula notation="TeX">AD</formula> à une distance <formula notation="TeX">2x</formula> de la base <formula notation="TeX">BC</formula>, de même aussi les centres de gravité des triangles <formula notation="TeX">BFD</formula>, <formula notation="TeX">CED</formula> sont sur <formula notation="TeX">FF'</formula> <formula notation="TeX">EE'</formula>, à une distance <formula notation="TeX">x</formula> des bases <formula notation="TeX">BD</formula> <formula notation="TeX">CD</formula>, il faut déterminer la grandeur de <formula notation="TeX">x</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">« égaux » est écrit au dessus de « deux » biffé, mais « fois » n'a pas été biffé.</note></p>
<p>Pour y parvenir nous observerons que la somme des forces de gravité des deux petits triangles est égale à celle du parallélogramme <formula notation="TeX">AFDE</formula> et doit être placée sur la ligne <formula notation="TeX">AD</formula> parallèle à <formula notation="TeX">EE'</formula>, <formula notation="TeX">FF'</formula>, dans le point où la parallèle à la base qui passe par les centres de gravité des petits triangles coupe <formula notation="TeX">AD</formula>.</p>
<pb n="99" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007572p/f99.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">la vue montre à gauche le verso du billet de la vue 98, qui poursuit le calcul, et à droite un feuillet sans rapport, coté 93.</note></p>
<p>Cette distance est <formula notation="TeX">= x</formula>, puisque les côtés des petits triangles sont moitié moins grands que ceux du triangle donné.</p>
<p>Si pour abréger on nomme <formula notation="TeX">X</formula> le point où se réunissent les efforts des forces de gravité des petits triangles et <formula notation="TeX">c'</formula> le centre de gravité du parallélogramme on aura <formula notation="TeX">XC'</formula> sur la ligne <formula notation="TeX">AD</formula> et par conséquent <formula notation="TeX">=</formula> à la moitié <formula notation="TeX">C'D</formula> on aura, à cause de l'égalité entre le poids du parallélogramme et la somme de ceux des petits triangles la moitié de <formula notation="TeX">C'X</formula> pour le lieu du centre de gravité du triangle <gap reason="illegible"/></p>
<p><formula notation="TeX">C'X = \frac{1}{2}(a - x)</formula> on a donc <formula notation="TeX">x + \frac{1}{2}(a - x)</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">la ligne se perd hors du cadre à droite ; dans « la moitié de <formula notation="TeX">C'X</formula> » la seconde lettre est reprise sur une autre et sa lecture est douteuse.</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin"><formula notation="TeX">4x = a + x</formula> ; <formula notation="TeX">x = \frac{a}{3}</formula> ; c. q. f. d. pour la distance de ce centre à la base et <formula notation="TeX">3x = a</formula></note>
<note type="editorial" resp="#pass">la colonne marginale de gauche porte encore deux ou trois lignes de calcul, à demi biffées et illisibles.</note></p>
<p><milestone unit="folio" n="93"/>
<note type="editorial" resp="#pass">feuillet de droite : elle discute Euler sur les portions d'une lame vibrante de part et d'autre d'une ligne nodale.</note></p>
<p>Euler établit <unclear>suivant</unclear> ( § 45 de la <unclear>P.</unclear> ) que les angles que l'une et l'autre portions font avec l'axe en <formula notation="TeX">L</formula> doivent nécessairement être égaux et qu'aussi au point <formula notation="TeX">L</formula> les rayons osculateurs de l'une et l'autre portions ne peuvent être différens, mais pour le cas où les extrémités sont libres ou fixés ces suppositions ne sont point valables pour des valeurs de <formula notation="TeX">a</formula> différentes de <formula notation="TeX">\frac{1}{2}</formula> puisque j'ai trouvé qu'alors les courbures prises à droite et à gauche du point <formula notation="TeX">L</formula> étoient différentes entr'elles ce qui résulte de ce qu'aucune ligne nodale située ailleurs qu'au milieu de la lame n'est à distance égales des deux plus voisines</p>
<p>il semble aussi que <formula notation="TeX">\frac{dy}{ds}</formula> <formula notation="TeX">\frac{ddy}{ds^2}</formula> c'est à dire les tangentes et les rayons osculateurs doivent être de signes différens pour les deux portions
<note type="editorial" resp="#pass">le renvoi entre parenthèses est d'une lecture douteuse : le mot abrégé avant le paragraphe et la lettre après « de la » ne se laissent pas assurer.</note></p>
</div>
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    </body>
  </text>
</TEI>
