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      <titleStmt>
        <title>Manuscrits de Sophie Germain, NAF 4073, vues 1–20 — transcription</title>
        <author>Sophie Germain</author>
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          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-11">2026-09-11</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5 (claude-opus-5)</name>
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        <respStmt>
          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">germain.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Lecture automatique — non vérifiée</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-16">2026-09-16</date>
        <availability status="free">
          <licence target="https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/">CC0 1.0</licence>
          <p>Le manuscrit transcrit est dans le domaine public. Cette
          transcription est une première lecture automatique, non vérifiée, placée
          dans le domaine public (CC0) ; aucune image n'est reproduite — le
          fac-similé est celui de Gallica, cité vue par vue. Source gallica.bnf.fr /
          Bibliothèque nationale de France. La source LaTeX dont ce fichier
          dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/germain-project.</p>
        </availability>
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      </publicationStmt>
      <sourceDesc>
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          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Paris</settlement>
            <repository>Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits and Bibliothèque de l'Arsenal</repository>
            <collection>Manuscrits de Sophie Germain</collection>
            <idno type="shelfmark">NAF 4073</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Correspondance de Sophie GERMAIN.</head>
          <msContents>
            <summary>Vues 1 à 20 du volume, dans la
            numérotation de Gallica (une vue par image) ; lot 1 de vingt vues.
            La foliotation au crayon de la BnF, quand elle a pu être lue, est
            donnée par un milestone[@unit='folio'] ; elle n'est jamais déduite.
            Les vues absentes de la transcription ne portent rien à lire et sont
            omises ; le saut dans la numérotation en est le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>XVIIIe siècle</origDate><note>Datation du catalogue, reproduite telle quelle.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10089787b">https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10089787b</ref>
                <note>Fac-similé numérique de la Bibliothèque nationale de France
                sur Gallica, servi par l'API IIIF. L'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> pointe la vue correspondante dans
                le lecteur de Gallica.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription de manuscrits de mathématiciens numérisés dans Gallica, une passe de vingt vues
        par conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi> (vue de Gallica) ;
        <hi rend="monospace">\folio</hi> devient <hi rend="monospace">milestone[@unit='folio']</hi>
        (foliotation de la BnF, jamais déduite).</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="germain-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/germain-project">https://github.com/Commutator-IO/germain-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
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      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-11" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-16" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="1">
<div type="section">
<head>Choron à Sophie Germain, 29 janvier 1818</head>
<pb n="6" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10089787b/f6.item"/><p><milestone unit="folio" n="1r"/>
J'ai l'honneur d'offrir mes hommages à Mlle Germain et de lui adresser
ci-inclus l'exemplaire qu'elle m'a permis de lui présenter de mes
observations sur l'enseignement simultané de la lecture et de l'écriture en
musique. Je désire qu'elle en soit satisfaite</p>
<p>A. Choron</p>
<p>Paris le 29. Janvier 1818.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">le nom de Choron ne figure pas dans la notice de la Bibliothèque, qui
énumère Delambre, Fourier, Germain, Lagrange, Lalande et Libri</note></p>
</div>
<div type="section">
<head>Delambre à Sophie Germain, 14 mai 1810 : la médaille de Lalande et la pendule de Gauss</head>
<pb n="7" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10089787b/f7.item"/><p><milestone unit="folio" n="2r"/>
Université Impériale.</p>
<p>Trésorerie.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">les deux lignes sont en tête de la feuille, d'une écriture posée qui
peut être celle d'un en-tête gravé</note></p>
<p>Paris, ce lundi 14 mai 1810.</p>
<p>Par une lettre que je viens de recevoir de Mr Gauss je suis chargé d'une
commission sur laquelle il m'engage à prendre vos avis. dans toute autre
circonstance je n'eusse pas manqué de saisir avec empressement cette occasion
pour vous porter mes hommages. Je viens de rendre les derniers devoirs à la
mère de ma femme. ce triste événement, joint à toutes mes autres occupations,
ne me laissera de quelque tems aucun moment dont je puisse disposer.</p>
<p>sur la somme de 500 fr. valeur de la médaille fondée par Lalande et qui vient
de lui être décernée Mr Gauss desire avoir une pendule ; voici les termes de
sa lettre</p>
<quote>au lieu d'accepter le reste savoir 380 f. en argent j'aimerois mieux avoir
<hi rend="italic">une belle montre à Pendule</hi>. je n'en fixe pas le prix ; qu'il soit de
60 ou de 300 fr. cela m'est indifférent pourvû que la montre soit assez
élégante pour être offerte en cadeau à mon épouse et pour pouvoir servir de
décoration à sa chambre</quote>
<pb n="8" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10089787b/f8.item"/><p><milestone unit="folio" n="2v"/></p>
<quote>peut-être Mademoiselle Sophie Germain ( à laquelle je vous prie de faire
mille complimens de ma part ) auroit la bonté de se charger du choix.</quote>
<p>Il me paroit que c'est une Pendule et non une montre que désire Mr Gauss. il
a traduit par <hi rend="italic">montre à Pendule</hi> l'expression allemande Pendeluhr. il
s'agit donc de lui choisir une Pendule du prix de 60 à 300 fr. mais il veut
qu'elle soit <hi rend="italic">élégante</hi> et je craindrois de ne pas deviner bien juste le
goût de Madame Gauss. Veuillez donc, Mademoiselle, m'informer si je puis me
flatter d'être aidé de vos conseils, et me faire parvenir vos ordres.
J'espère avoir plus de liberté dans quelques jours et j'en profiterois pour
aller apprendre le résultat de vos idées ou de vos soins et je m'occuperois
aussitôt après de faire partir la pendule pour Gottingue en profitant, s'il
en est tems encore, des occasions qu'il m'a indiquées.</p>
<p>Agréez l'hommage des sentimens respectueux avec lesquels j'ai l'honneur
d'être.</p>
<p>Mademoiselle</p>
<p>Votre très humble et très obéissant serviteur</p>
<p>Delambre</p>
<p>Palais du Corps législatif</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">la feuille voisine, f. 3r, ne porte rien : on y voit seulement, à
l'envers, l'adresse écrite sur son autre face</note></p>
<pb n="9" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10089787b/f9.item"/><p><milestone unit="folio" n="3v"/>
A Mademoiselle</p>
<p>Mademoiselle Sophie Germain</p>
<p>maison de M. Doulcet d'Egligny maire</p>
<p>du 7e arrondissement</p>
<p>Rue Ste Croix de la bretonnerie. n°. <unclear>25</unclear></p>
<p>Paris.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">le dernier chiffre est chargé d'encre ; on lit 25 plutôt que 23</note></p>
</div>
<div type="section">
<head>Delambre à Sophie Germain, 21 juillet 1821 : les billets du centre</head>
<pb n="10" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10089787b/f10.item"/><p><milestone unit="folio" n="4r"/>
Mademoiselle</p>
<p>Avant de répondre à la lettre dont vous m'avez honoré, j'ai cédé à
l'empressement de lire le savant mémoire qui l'accompagnoit et dont je
n'avois vû que le titre, lorsque je l'avois annoncé à l'académie à sa
dernière séance. il ne m'appartient pas et peut-être n'appartient-il à
personne de prononcer sur les questions que vous regardez comme douteuses.
mais ce qui obtiendra une approbation générale c'est la réserve avec laquelle
vous exposez vos opinions et vos conjectures, ce sont les égards avec
lesquels vous traitez le Géomètre célèbre dont vous combattez les principes
qui vous ont paru ne pouvoir s'accorder avec ce que vous démontrez.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">le mémoire est vraisemblablement les « Recherches sur la théorie des
surfaces élastiques », parues en 1821 ; le rapprochement est celui de la
présente lecture et non du document</note></p>
<p>L'ordre établi depuis plusieurs années dans la distribution des places dans
les séances publiques me semble comme à vous susceptible de plus d'une
objection, l'auteur en est feu Mr Suard, et il n'est pas un membre de
l'Institut, surtout s'il est marié, qui n'ait eu plus d'une fois, à s'en
plaindre. Mais depuis l'ordonnance royale chaque académie peut disposer du
local suivant ses convenances. l'académie française s'étant emparée de toutes
les places de choix, aux jours où elle préside, chacune des autres académies
a voulu probablement et le privilégié à son tour. on a conservé l'usage des
<hi rend="italic">billets du centre</hi>. ils sont répartis parmi nous entre le Président, le
Vice-président, les deux secrétaires perpétuels et les lecteurs. il est un
nombre de ces billets qu'on réserve pour les grands fonctionnaires et pour
les étrangers célèbres, en sorte qu'à chaque séance de notre académie j'ai
tout au plus dix de ces billets. je me suis fait une loi de les distribuer à
ceux de mes confrères, qui m'en demandent pour leurs femmes</p>
<pb n="11" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10089787b/f11.item"/><p><milestone unit="folio" n="4v"/>
Le Bureau n'a pas plus de 40 billets à distribuer et les académiciens sont au
nombre de 75. heureusement leurs femmes ne montrent pas un grand
empressement en sorte que jusqu'ici je n'ai pas eu le chagrin d'en refuser
une seule. c'est aux Perpétuels et non à ceux qui changent chaque année que
les étrangers s'adressent de préférence.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">un pâté d'encre couvre un mot après « une seule » ; il n'a pu être lu</note></p>
<p>mais si j'avois été instruit du désir que vous aviez d'assister à nos séances
publiques, j'aurois trouvé le moyen de vous réserver un de ces billets et je
m'en souviendrai certainement au mois de Mars prochain. la chose ne seroit
pas impossible au mois de juillet. le secrétaire perpétuel de l'académie des
inscriptions me gratifie ordinairement de plusieurs billets du centre. mais
pour les deux autres académies, je n'en ai pas un seul et si ma femme n'avait
pas renoncé depuis longtems à ces solemnités je serois obligé de m'adresser
pour elle au secrétaire perpétuel en fonction. je ne m'y suis hasardé qu'une
seule fois et ma demande a été accueillie ; j'aime à croire qu'elle le seroit
toutes les fois que je m'y prendrois à tems. j'en courrai volontiers le
hasard toutes les fois que vous désirerez un de ces billets et que vous m'en
aurez instruit au plus tard le lundi qui précédera la séance.</p>
<p>Agréez l'hommage des sentimens respectueux avec lesquels j'ai l'honneur
d'être.</p>
<p>Mademoiselle</p>
<p>Votre très humble et très obéissant serviteur</p>
<p>Delambre.</p>
<p>Paris le 21 juillet 1821</p>
<pb n="12" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10089787b/f12.item"/><p><milestone unit="folio" n="5v"/>
A Mademoiselle</p>
<p>Mademoiselle Sophie Germain</p>
<p>Rue de Braque au marais</p>
<p>N°. 47 ou 41</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">l'adresse est écrite en travers de la feuille ; Delambre hésite sur le
numéro, que l'adresse du f. 7v donnera comme 41</note></p>
</div>
<div type="section">
<head>Fourier à Sophie Germain, 29 septembre 1820 : « je vous invite instamment à publier »</head>
<pb n="12" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10089787b/f12.item"/><p><milestone unit="folio" n="6r"/>
Paris 29 Sebre 1820</p>
<p>Mademoiselle,</p>
<p>Je regrette extrêmement de partir pour la campagne, sans avoir eu l'honneur
de vous voir ; j'y demeurerai quinze jours environ, et à mon retour je me
présenterai chez vous, si vous voulez bien me le permettre. Je suis persuadé
que vous aurez donné de nouveaux développemens à la théorie dont vous vous
occupez, et que je vous invite instamment à publier. personne ne peut traiter
avec plus de succès cette difficile et intéressante question.</p>
<p>agréez mademoiselle l'hommage de mon respect.</p>
<p>J. Fourier</p>
</div>
<div type="section">
<head>Fourier à Sophie Germain, 30 janvier 1827 : l'éloge de Delambre et la colère contre l'Académie française</head>
<pb n="14" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10089787b/f14.item"/><p><milestone unit="folio" n="7v"/>
A Mademoiselle</p>
<p>Mademoiselle Sophie Germain</p>
<p>Rue de Braque au marais N° 41</p>
<p>Paris.</p>
<pb n="14" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10089787b/f14.item"/><p><milestone unit="folio" n="8r"/>
Mademoiselle</p>
<p>combien je regrette de ne pouvoir profiter de l'invitation que vous avez la
bonté de m'offrir. vous connaîtrez les raisons de santé qui m'obligent de
renoncer à tout ce qui pourroit m'être le plus agréable.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">un mot est biffé après « je regrette » ; il n'a pu être lu</note></p>
<p>J'aurai l'honneur de vous envoyer ou de vous porter moi même un exemplaire de
l'éloge de Delambre. je vois avec le plus grand plaisir que vous porterez
votre attention sur ces considérations nouvelles que présente le calcul des
inégalités.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">un trait appuyé traverse le mot « éloge » sans qu'on puisse dire s'il
biffe ou souligne</note></p>
<p>j'ai <gap reason="illegible"/> je <unclear>rends</unclear> tems à l'académie un <gap reason="illegible"/> sur divers points
d'analyse qui intéressent la théorie de la chaleur et le mouvement
<unclear>diurne</unclear> de la chaleur terrestre.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">deux mots de cette phrase sont biffés et n'ont pu être lus ; la syntaxe
de la phrase n'a pu être rétablie</note></p>
<p>on auroit beaucoup <gap reason="illegible"/> été <gap reason="illegible"/> l'académie des sciences à suivre une
démarche semblable à celle qui vient d'être l'objet d'une colère si injuste
et si violente. mais nous n'avons pas cru devoir nous occuper de <gap reason="illegible"/>
matière si <unclear>salutaire</unclear>, quoique très frappés de l'entreprise qui
menace les lettres.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">un pâté couvre un mot après « nous occuper de » ; deux autres mots de
la première phrase sont illisibles. La démarche dont il s'agit est
vraisemblablement l'adresse de l'Académie française contre le projet de loi
sur la presse, en janvier 1827 ; le rapprochement est celui de la présente
lecture</note></p>
<p>agréez mademoiselle l'hommage de mon respect.</p>
<p>Jh. Fourier</p>
<p>Paris 30 janvier 1827</p>
</div>
<div type="section">
<head>Fourier à Sophie Germain, « vendredi matin » : Libri et Cauchy</head>
<pb n="16" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10089787b/f16.item"/><p><milestone unit="folio" n="9v"/>
Mademoiselle</p>
<p>Mademoiselle Sophie Germain.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">ni rue ni ville : le billet a été porté</note></p>
<pb n="16" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10089787b/f16.item"/><p><milestone unit="folio" n="10r"/>
mademoiselle,</p>
<p>Je suis bien reconnoissant de votre souvenir et de l'intérêt que vous inspire
une personne qui souffre auprès de moi. je pense qu'il y a maintenant espoir
de guérison. pardonnez-moi de ne pas me rendre à l'invitation que vous avez
la bonté de me proposer, j'espère être plus heureux une autre fois.</p>
<p>je m'acquitterai de la recommandation que vous me <unclear>confiez</unclear> —
<unclear>me mande</unclear> Mr Libri. il m'en avoit aussi parlé dans sa dernière
lettre. je ferai mon possible pour que ce vœu ne soit pas différé. il nous a
envoyé un nouveau mémoire sur la théorie de la chaleur. je vois avec beaucoup
de plaisir qu'un <unclear>homme</unclear> de son mérite s'occupe de ces questions.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">la fin de la première phrase est d'une lecture douteuse : on lit
« que vous me confiez » puis, après un tiret, « me mande Mr Libri », sans que
la construction se laisse rétablir</note></p>
<p>j'aurai l'honneur de vous voir dans la semaine prochaine et je vous rendrai
compte de la visite de Mr Cauchy. Mercredi ou jeudi, un autre jour si vous le
préférez.</p>
<p>agréez mademoiselle l'hommage de ma vive reconnaissance et de mon respect.</p>
<p>Fourier.</p>
<p>vendredi matin.</p>
<pb n="18" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10089787b/f18.item"/><p><milestone unit="folio" n="11v"/>
Mademoiselle</p>
<p>Mademoiselle Sophie Germain.</p>
</div>
<div type="section">
<head>Fourier à Sophie Germain, « mardi soir » : le mémoire de Savart et celui de Navier</head>
<pb n="19" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10089787b/f19.item"/><p><milestone unit="folio" n="12r"/>
j'ai l'honneur d'adresser à mademoiselle germain le dernier numéro des
annales de physique où se trouve le mémoire de Mr Savart sur les vibrations
des lames élastiques. j'ai pensé que la lecture de cet écrit pouvoit
l'intéresser. j'espère lui envoyer demain un mémoire qui a été présenté à
l'académie par Mr Navier et qui a pour objet l'analyse des flexions des plans
élastiques. l'auteur a fait copier ce manuscrit par les presses
lithographiques et m'en a remis un exemplaire.</p>
<p>je prie mademoiselle germain d'agréer l'hommage de mon respect et de vouloir
bien l'offrir de ma part à madame sa mère.</p>
<p>Fourier.</p>
<p>mardi soir.</p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">la mère de Sophie Germain étant morte en 1823, ce billet lui est
antérieur ; la remarque est de la présente lecture et non du document</note></p>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
