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      <titleStmt>
        <title>Manuscrits de René Descartes, NAF 5161, vues 1–20 — transcription</title>
        <author>René Descartes</author>
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          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-22">2026-09-22</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5.5 (claude-opus-5-5)</name>
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          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">germain.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Lecture automatique — non vérifiée</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-23">2026-09-23</date>
        <availability status="free">
          <licence target="https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/">CC0 1.0</licence>
          <p>Le manuscrit transcrit est dans le domaine public. Cette
          transcription est une première lecture automatique, non vérifiée, placée
          dans le domaine public (CC0) ; aucune image n'est reproduite — le
          fac-similé est celui de Gallica, cité vue par vue. Source gallica.bnf.fr /
          Bibliothèque nationale de France. La source LaTeX dont ce fichier
          dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/germain-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://germain.commutator.io/">https://germain.commutator.io</ref>
      </publicationStmt>
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          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Paris</settlement>
            <repository>Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits and Bibliothèque de l'Arsenal</repository>
            <collection>Manuscrits de René Descartes</collection>
            <idno type="shelfmark">NAF 5161</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Lettres originales de DESCARTES adressées au Père Mersenne (1638-1647), et mémoires divers relatifs aux doctrines de Descartes. II Mémoires divers relatifs aux doctrines de Descartes.</head>
          <msContents>
            <summary>Vues 1 à 20 du volume, dans la
            numérotation de Gallica (une vue par image) ; lot 1 de vingt vues.
            La foliotation au crayon de la BnF, quand elle a pu être lue, est
            donnée par un milestone[@unit='folio'] ; elle n'est jamais déduite.
            Les vues absentes de la transcription ne portent rien à lire et sont
            omises ; le saut dans la numérotation en est le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>1601-1700</origDate><note>Datation du catalogue, reproduite telle quelle.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n">https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n</ref>
                <note>Fac-similé numérique de la Bibliothèque nationale de France
                sur Gallica, servi par l'API IIIF. L'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> pointe la vue correspondante dans
                le lecteur de Gallica.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription de manuscrits de mathématiciens numérisés dans Gallica, une passe de vingt vues
        par conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi> (vue de Gallica) ;
        <hi rend="monospace">\folio</hi> devient <hi rend="monospace">milestone[@unit='folio']</hi>
        (foliotation de la BnF, jamais déduite).</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="germain-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/germain-project">https://github.com/Commutator-IO/germain-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
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      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-22" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-23" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="1">
<pb n="2" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n/f2.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Feuillet de titre moderne, d'une main calligraphiée du XIX<hi rend="sup">e</hi> siècle, en lettres gothiques pour le nom : « Divers Ecrits Relatifs aux Doctrines de Descartes ». En haut à droite, souligné d'une accolade, « Fr. nouv. acq. 5161. ». Au bas, le certificat de la bibliothèque : « Volume de 20 Feuillets / Le Feuillet 10 est blanc / 24 Septembre 1888. » ; en bas à gauche, « Libri 1860 », de la même main. Ce feuillet n'est pas du XVII<hi rend="sup">e</hi> siècle et n'est donné ici que pour ce qu'il dit du volume.</note></p>
<pb n="3" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n/f3.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Premier feuillet écrit. En haut à droite, le chiffre « 1 », et plus à droite, plus petit, « 63 » : voir l'en-tête pour ce qui distingue les deux séries. À droite du titre, la cote moderne « Fr. nouv. acq. 5161 » soulignée d'une accolade. Au milieu de la page, le cachet rond « BIBLIOTHÈQUE … R.F. … MANUSCRITS ». Au pied, d'une main moderne, « R. c. 8070 (94 <del>bis</del>) » souligné d'une accolade, et le cachet ovale « ACQ. 8070 (LIBRI) ». Le bord supérieur du feuillet est rongé et restauré.</note></p>
<div type="section">
<head>Deffauts de quelques reigles du S<hi rend="sup">r</hi> Cart.</head>
<p>Deffauts de quelques reigles du S<hi rend="sup">r</hi> Cart. et que la distinction des Racines en Reelles et imaginaires est impertinente et ridicule.
<note type="editorial" resp="#pass">titre en trois lignes, de la main de la lettre. « Cart. » : le nom est abrégé, et suivi d'un grand paraphe qui descend sous la ligne ; il revient sous la même forme au corps de la lettre (« du S<hi rend="sup">r</hi> Cart. »).</note></p>
<p>Cher Amye</p>
<p>Puis que tu m'as asseuré que le subiect de ma precedente, ne t'auoit pas esté agreable, que tu ne te pouuois imaginer aucune chose, qui peut excuser les erreurs du S<hi rend="sup">r</hi> Cart. qui j'y ay remarquez, et que tu ne serois pas marry que je te fisse voir l'impertinence de la distinction des Racines en Reelles et imaginaires, Je <del><gap reason="illegible"/></del> ne sera pas hors propos, auant que de te satisfaire particulierement sur ce point, de monstrer que sa Geometrie n'est pas sy excellente qu'on n'y puisse rien <unclear>adiouster</unclear>, qu'elle n'est pas autant par dessus la Geometrie ord<hi rend="sup">re</hi> que <unclear>Clavon</unclear> par dessus l'A, B, C, des enfans, Et que sy le S<hi rend="sup">r</hi> Viette n'a pas traicté generalement ce qu'il a dict des equations sur la fin de son liure <del>de</del> <unclear>emendacione</unclear> equationum, <del>et</del> et que vniuersellement parlant toutes les equations ne se produisent pas par la multiplication d'autres equations.
<note type="editorial" resp="#pass">« le » de « le subiect » est ajouté au-dessus de la ligne. « Je ne sera » : le « ne » est écrit au-dessus d'un mot biffé et noirci ; la phrase demande « Il ne sera », mais l'initiale est le J de « Je te prie » plus bas, et elle est laissée telle. « adiouster » : le mot est écrit d'un trait et se lirait aussi « arriuer » ; le sens décide mal. « ord<hi rend="sup">re</hi> » : ordinaire. « Clavon » : c'est la lecture des lettres, C majuscule, l, a, v, o, n ; aucun nom de ce genre n'est connu du transcripteur, et la lecture reste douteuse. « emendacione » : le titre du traité de Viète est écrit en latin, précédé d'un « de » biffé qui porte au-dessus un petit signe (« di » ?), et abrégé (« emendaciõe ») ; « et » est biffé en fin de ligne et récrit, en marge de gauche, en tête de la ligne suivante.</note></p>
<p>Et neantmoins <del>ce</del> cet autheur jure au contraire dans une lettre qu'il a escrit au R. P. M. sur ce que <del>je</del> j'auois dict que son discours de la nature des equations n'estoit qu'un extraict <del>du <gap reason="illegible"/></del> liure, en laq<hi rend="sup">lle</hi> lettre il adiouste, qu'il n'a pas seulement donné, plus que l'on n'a sceu jusques a p<hi rend="sup">nt</hi>, mais aussy qu'il pretend que la posterité ne trouuera jamais rien en Geometrie, que l'on ne doiue juger qu'il <del>et</del> eust aisement trouué s'il en eust voulu prendre la peine.
<note type="editorial" resp="#pass">« lettre » est récrit au-dessus d'un premier mot surchargé. « R. P. M. » : sans doute le Révérend Père Mersenne ; l'abréviation seule est sur la page. « n'estoit qu'un extraict » est souligné d'un pointillé, et les deux mots qui suivent, biffés d'un trait continu, n'ont pas été lus (le second commence par un L). « laq<hi rend="sup">lle</hi> » : laquelle. « p<hi rend="sup">nt</hi> » : present.</note></p>
<p>Mais sans nous arrester a toutes ces Rodomontades, Je te prie d'obseruer que l'<unclear>exercice</unclear> d'equaõns qui est sur la
<note type="editorial" resp="#pass">« equaõns » : equations. Le mot précédent se lit « exercie » ou « exercice » ; il n'est pas sûr. La phrase continue en tête de la vue 4.</note></p>
<pb n="4" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n/f4.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Verso du feuillet 1. Aucun chiffre en tête. Le texte continue sans rupture la dernière phrase de la vue 3.</note></p>
<p>fin du susdit liure de Viete a donné lieu a quelques vns de considerer les equations plus composées cõe ayant esté produites par la multiplicaõn d'autr<hi rend="sup">es</hi> equaõns plus simples, et pour <del>ce</del> cet effect mettant ensemble les deux parties d'une equaõn, ils ont feint que le total estoit egal a rien. Cõe par exemple
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l} AA - BA + BC \\ \phantom{AA} - CA \end{array}</formula>
estant egal a rien on peut conceuoir <del>cette</del> equation comme produicte de ces deux autres <formula notation="TeX">A-B</formula> et <formula notation="TeX">A-C</formula>. De mesme on peut dire que ceste equaõn
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l} A^{\mathrm{iii}} - SAA + XD \\ \phantom{A^{\mathrm{iii}}} + DAA - DSA \end{array}</formula>
est produicte de la multiplicaõn de <formula notation="TeX">AA - SA + X</formula> par <formula notation="TeX">A+D</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">« Fin » : l'initiale est une grande majuscule à boucle. Les équations sont écrites sur deux lignes, les termes de la seconde rangés sous ceux de la première ; dans la première, la seconde ligne commence par un tiret posé sous « AA », suivi de « <formula notation="TeX">-CA</formula> » ; dans la seconde, un tiret suit le « + » avant « DAA ». « <formula notation="TeX">A^{\mathrm{iii}}</formula> » : la puissance troisième est marquée en exposant par trois petits jambages sans points, lus « iii » d'après le « iv » de la vue 5 ; voir l'en-tête. Le produit de <formula notation="TeX">AA - SA + X</formula> par <formula notation="TeX">A + D</formula> contient aussi le terme <formula notation="TeX">+XA</formula>, que la ligne n'a pas : il est laissé tel. Les deux facteurs « <formula notation="TeX">A-B</formula> et <formula notation="TeX">A-C</formula> » sont encadrés d'un long trait avant et après, qui est le trait de remplissage de fin de ligne de cette main, non un signe.</note></p>
<p>Thomas Hariot Anglois dans vn liure intitulé Artis <del><gap reason="illegible"/></del> analyticæ Praxis, que l'on imprima a Londres apres son deceds en 1631 rapporte vn grand nombre d'exemples semblables, ou je te renuoye si tu en desire d'autres q<hi rend="sup">e</hi> les precedents, Et si tu prens la peine de les parcourir, tu m'aduoueras que le S<hi rend="sup">r</hi> des C. ne l'a pas negligée ainsi qu'il <hi rend="sup">est</hi> aisé a reconnoistre par les termes dont il se sert, q<hi rend="sup">ue</hi> cet autheur auoit employez auparauant luy.
<note type="editorial" resp="#pass">Après « Artis », un mot bref biffé. Le millésime « 1631 » est net. « <hi rend="sup">est</hi> » est écrit au-dessus de la ligne, entre « qu'il » et « aisé ».</note></p>
<p>Or de ceste pensée il s'ensuit que les racines d'vne equaõn sont positiues ou negatiues, c'est plus ou moins que rien, <del><unclear>sans qu'on ne peut pas dire que</unclear></del> qui sont celles que le S<hi rend="sup">r</hi> des C. nomme assez mal vrayes ou fausses, puis qu'on ne peut pas dire qu'vne racine soit fausse lorsqu'elle satisfaict veritablement a tout ce que l'on desire. Mais sans nous amuser a la façon de parler expliquons la chose. En ceste equaõn
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l} AA - BA + BC \\ \phantom{AA} + CA \end{array}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Cette équation doit avoir pour racines <formula notation="TeX">+B</formula> et <formula notation="TeX">-C</formula> (vue 5), c'est-à-dire être le produit de <formula notation="TeX">A-B</formula> par <formula notation="TeX">A+C</formula>, qui donne <formula notation="TeX">-BC</formula> et non <formula notation="TeX">+BC</formula> ; la vue 5 écrit bien <formula notation="TeX">-BC</formula> quand elle reprend le calcul. Les cinq ou six mots biffés d'un trait continu après « que rien, » ne se lisent qu'en partie ; la lecture proposée est douteuse. Le bas de la page est blanc sous l'équation ; la phrase continue en tête de la vue 5.</note></p>
<pb n="5" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n/f5.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Le feuillet est plus court que la vue, et son bord supérieur est à environ un sixième de la hauteur. En haut à droite, « 2 », et à sa gauche, plus petit et plus haut, « 64 ». La page continue la phrase laissée à la fin de la vue 4.</note></p>
<p>Il y a deux Racines l'vne positiue a scauoir <formula notation="TeX">+B</formula> et l'autre negatiue qui est <formula notation="TeX">-C</formula> pour ce que cest equation estant produite par la multiplication de <formula notation="TeX">A-B</formula> par <formula notation="TeX">A+C</formula> on suppose que <formula notation="TeX">A</formula> soit egal a <formula notation="TeX">+B</formula> et a <formula notation="TeX">-C</formula>. Et si on multiplie <formula notation="TeX">AA - BA - BC</formula> <formula notation="TeX">+ CA</formula> par <formula notation="TeX">A+D</formula> et le produict derechef <del>p</del> par <formula notation="TeX">A-F</formula> vous <del><gap reason="illegible"/></del> aurez le produict suiuant.
<note type="editorial" resp="#pass">Dans la ligne, le terme <formula notation="TeX">+CA</formula> est écrit sous <formula notation="TeX">-BA</formula>, et <formula notation="TeX">-BC</formula> commence la ligne suivante, le signe restant en fin de ligne précédente.</note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l} A^{\mathrm{ii}} - BA \\ \phantom{A^{\mathrm{ii}}} + CA - BC \\ \hline \phantom{A^{\mathrm{ii}} +{}} A + D \end{array}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{ll} \text{1 produict} &amp; A^{\mathrm{iii}} - BA^{\mathrm{ii}} - BCA \\ &amp; \phantom{A^{\mathrm{iii}}} + CA^{\mathrm{ii}} - BDA \\ &amp; \phantom{A^{\mathrm{iii}}} + DA^{\mathrm{ii}} + CDA - BCD \\ \hline &amp; \phantom{A^{\mathrm{iii}} + DA^{\mathrm{ii}} +{}} A - F \end{array}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{ll} \text{second produict} &amp; A^{\mathrm{iv}} - BA^{\mathrm{iii}} - BCA^{\mathrm{ii}} - BDCA + BCFD \\ &amp; \phantom{A^{\mathrm{iv}}} + CA^{\mathrm{iii}} - BDA^{\mathrm{ii}} + BCFA \\ &amp; \phantom{A^{\mathrm{iv}}} + DA^{\mathrm{iii}} + CDA^{\mathrm{ii}} + BDFA \\ &amp; \phantom{A^{\mathrm{iv}}} - FA^{\mathrm{iii}} + BFA^{\mathrm{ii}} - CDFA \\ &amp; \phantom{A^{\mathrm{iv}} - FA^{\mathrm{iii}}} - CFA^{\mathrm{ii}} \\ &amp; \phantom{A^{\mathrm{iv}} - FA^{\mathrm{iii}}} - DFA^{\mathrm{ii}} \end{array}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Les puissances de <formula notation="TeX">A</formula> sont écrites avec des exposants en chiffres romains, « A<hi rend="sup">ii</hi> », « A<hi rend="sup">iii</hi> », « A<hi rend="sup">iv</hi> », les jambages sans points ; seul le « iv » est sans ambiguïté. Les deux multiplications sont posées en colonnes, chaque multiplicateur souligné de traits. En marge de gauche, « 1 » et « produict » devant le premier produit ; « second » et « produict » devant le second, le premier mot étant lu avec doute, en partie rogné au bord du feuillet. Les deux produits sont justes.</note></p>
<p>Et considerant ce dernier produict comme vne equaõn du quatriesme degré il y aura deux racines positiues a scauoir <formula notation="TeX">+B</formula> et <formula notation="TeX">+F</formula> et deux negatiues a scauoir <formula notation="TeX">-C</formula> et <formula notation="TeX">-D</formula>. Et pour connoistre si vne quantité proposée est la valeur de la quantité inconnue d'vne equaõn, il n'est pas necessaire de se donner la peine de diuiser l'equaõn par la quantité inconnue plus ou moins la quantité proposée, ainsi que <unclear>prise</unclear> innocemment le bon M. des C. Il n'y a seulement qu'a la substituer en la place de la quantité inconnue, Et si elle est negatiue, il faut outre cela changer les signes du premier terme, du troisiesme du cinquiesme &amp;c. Apres quoy si la quant<hi rend="sup">té</hi> donnée est l'vne des Racines de l'equation, les
<note type="editorial" resp="#pass">« prise » : le verbe est écrit « prise » ou « prese », suivi d'un long trait de fin de ligne ; la lecture est douteuse. « M. des C. » : le nom est abrégé en « des C. » avec un grand paraphe, comme à la vue 4. Au pied de la page, séparé du texte par un blanc, un renvoi précédé et suivi d'un petit signe en forme de chevron : « ou bien du second, du 4<hi rend="sup">e</hi> du 6<hi rend="sup">e</hi> » ; aucun signe correspondant n'a été repéré dans le texte, mais le sens le rattache à « du premier terme, du troisiesme du cinquiesme &amp;c. ». La phrase continue en tête de la vue 6.</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin">ou bien du second, du 4<hi rend="sup">e</hi> du 6<hi rend="sup">e</hi></note></p>
<pb n="6" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n/f6.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Verso du feuillet 2. Aucun chiffre en tête. La page continue la phrase laissée à la fin de la vue 5 (« les / quantitez »). Au-dessus du feuillet, sur le fond, des lettres imprimées vues à l'envers, sans rapport avec le texte.</note></p>
<p>quantitez de l'equation s'effaceront mutuellement, et le tout se reduira a Rien. Comme en la precedente equation on produit si je substitue <formula notation="TeX">D</formula> au lieu d'<formula notation="TeX">A</formula> en changeant les signes de <del><gap reason="illegible"/></del> la premiere place, de la troisiesme <del><gap reason="illegible"/></del> la cinquiesme &amp;c, ou de la seconde, de la quatriesme, de la sixiesme, &amp;c vous aurez les equations suiuantes, desq<hi rend="sup">lles</hi> les quantitez se destruisent mutuellement
<note type="editorial" resp="#pass">« produit » touche le bord du feuillet ; la fin du mot, s'il en a une, n'est pas visible. « la premiere place, de la troisiesme » est écrit dans l'interligne, entre deux signes de renvoi en forme de double croix, l'un répété au début de la ligne suivante ; deux petits mots sont biffés, l'un en fin de ligne après « de », l'autre en tête de la ligne suivante devant « la cinquiesme ». Le long trait qui court sur « mutuellement, et le tout » à la première ligne est le trait de remplissage de la ligne, non une rature.</note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l} -D^{\mathrm{iv}} - BD + BCA^{\mathrm{ii}} - BCDA \\ \phantom{-D^{\mathrm{iv}}} + CD^{\mathrm{iii}} + BDA^{\mathrm{ii}} + BCFA - BDCF \\ \phantom{-D^{\mathrm{iv}}} + DD^{\mathrm{iii}} - CDA^{\mathrm{ii}} + BDFA \\ \phantom{-D^{\mathrm{iv}}} - FD^{\mathrm{iii}} - BFA^{\mathrm{ii}} - CDFA \\ \phantom{-D^{\mathrm{iv}} - FD^{\mathrm{iii}}} + CFA^{\mathrm{ii}} \\ \phantom{-D^{\mathrm{iv}} - FD^{\mathrm{iii}}} + DFA^{\mathrm{ii}} \\ \hline D^{\mathrm{iv}} + BD^{\mathrm{iii}} - BCA^{\mathrm{ii}} + BDCA + BCDF \\ \phantom{D^{\mathrm{iv}}} - CD^{\mathrm{iii}} - BDA^{\mathrm{ii}} - BCFA \\ \phantom{D^{\mathrm{iv}}} - DD^{\mathrm{iii}} + CDA^{\mathrm{ii}} - BDFA \\ \phantom{D^{\mathrm{iv}}} + FD^{\mathrm{iii}} + BFA^{\mathrm{ii}} + CDFA \\ \phantom{D^{\mathrm{iv}} + FD^{\mathrm{iii}}} - CFA^{\mathrm{ii}} \\ \phantom{D^{\mathrm{iv}} + FD^{\mathrm{iii}}} - DFA^{\mathrm{ii}} \end{array}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Deux tableaux séparés par un trait : le second produit de la vue 5 avec les signes changés, puis tel quel, <formula notation="TeX">D</formula> étant mis à la place de <formula notation="TeX">A</formula>. La substitution n'est faite que dans les termes en <formula notation="TeX">A^{\mathrm{iv}}</formula> et <formula notation="TeX">A^{\mathrm{iii}}</formula> ; les termes en <formula notation="TeX">A^{\mathrm{ii}}</formula> et en <formula notation="TeX">A</formula> gardent la lettre <formula notation="TeX">A</formula>. Au premier tableau, « <formula notation="TeX">BD</formula> » est écrit sans exposant, où le second a « <formula notation="TeX">BD^{\mathrm{iii}}</formula> » ; le <formula notation="TeX">A</formula> de « <formula notation="TeX">DFA^{\mathrm{ii}}</formula> » est surchargé. Le tout est laissé comme il est écrit.</note></p>
<p>De mesme si vous substituez <formula notation="TeX">F</formula> en la place d'<formula notation="TeX">A</formula> sans aucun changement de signes, vous trouuerez la mesme chose, comme vous voyez cy <unclear>dessus</unclear>.
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l} F^{\mathrm{iv}} - BF^{\mathrm{iii}} - BCF^{\mathrm{ii}} - BDCF + BCFD \\ \phantom{F^{\mathrm{iv}}} + CF^{\mathrm{iii}} - BDF^{\mathrm{ii}} + BCF^{\mathrm{ii}} \\ \phantom{F^{\mathrm{iv}}} + DF^{\mathrm{iii}} + CDF^{\mathrm{ii}} + BDF^{\mathrm{ii}} \\ \phantom{F^{\mathrm{iv}}} - FF^{\mathrm{iii}} + BFF - CDF^{\mathrm{ii}} \\ \phantom{F^{\mathrm{iv}} - FF^{\mathrm{iii}}} - CFF^{\mathrm{ii}} \\ \phantom{F^{\mathrm{iv}} - FF^{\mathrm{iii}}} - DFF^{\mathrm{ii}} \end{array}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">« cy dessus » : les lettres donnent plutôt « dessus », le tableau étant pourtant au-dessous ; le mot finit dans un grand paraphe. Dans le tableau, le « <formula notation="TeX">F</formula> » de « <formula notation="TeX">BCF^{\mathrm{ii}}</formula> » (première ligne) est écrit sur un « A » ; « <formula notation="TeX">BFF</formula> » est sans exposant.</note></p>
<p>De cecy il est euident que la Reigle du S<hi rend="sup">r</hi> des C. pour faire que les racines positiues d'vne equation deuiennent negatiues, et au contraire les negatiues positiues, est fort mal conceue et exprimée, puis qu'on peut produire cet effect en changeant les signes du premier terme, du troisiesme, du cinquiesme et des autres, dont l'ordre est designé par les nombres impairs, pour veu qu'on ne touche point aux signes des autres termes, tout de mesme qu'en changeant
<note type="editorial" resp="#pass">La phrase continue en tête de la vue 7 ; le bas de la page est blanc.</note></p>
<pb n="7" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n/f7.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">En haut à droite, « 3 », et à sa droite, plus petit, « 65 ». À gauche de la vue, le bord droit du feuillet précédent (vue 6) reste visible, avec les fins de ses lignes. La page continue la phrase laissée à la fin de la vue 6.</note></p>
<p>cõe il dict tous les signes <formula notation="TeX">+</formula> ou <formula notation="TeX">-</formula> qui sont en la seconde, en la quatriesme, en la sixiesme, ou autres places qui se designent par les nombres pairs, sans changer ceux de la premiere, de la troisiesme, de la cinquiesme, et semblables qui se designent par les nombres impairs.</p>
<p>Mais apres tout s'il y a vne infinité d'equations qui se produisent par la multiplication d'autres equations, il y <del><gap reason="illegible"/></del> en a aussy vne infinité d'autres qui ne peuuent estre produictes suiuant cest ordre, comme sont les deux equations dont je t'ay entretenu bien au long en ma precedente. Et c'est ce qui a Retenu ce grand esprit le S<hi rend="sup">r</hi> Viette a qui toute la posterité sera obligée pour les œuures excellentes dont il a <del>fauorisé</del> fauorisé le public, de Rien escrire de general sur ce subiect bien qu'il donne aduis que l'on en peut tirer de grandes lumieres pour mieux conceuoir la nature de plusieurs equaõns particulieres.
<note type="editorial" resp="#pass">« fauorisé » est biffé en fin de ligne et récrit en tête de la suivante.</note></p>
<p>Au Reste il est aisé de juger parce que je viens d'expliquer <unclear>qu'aux</unclear> equations, il est impossible qu'il y ait autant de racines que de dimensions, Et de la on doit aussi recueillir que l'on ne peut distinguer les racines d'autre façon qu'en positiues et negatiues, et que s'il y a des Racines que l'on doiue nommer Reelles, ce sont les Racines positiues, pource qu'elles sont <del>marquées</del> marquées par <formula notation="TeX">+</formula>, que s'il y en a que on veille donner le nom d'imaginaires, ce doit estre aux negatiues, d'autant qu'elles sont marquées par <formula notation="TeX">-</formula>, et que ce sont quantitez que l'on suppose moindres que rien. Et par consequent le sens auquel le S<hi rend="sup">r</hi> des C. prend ceste distinction lors qu'il dict qu'en ceste equation
<formula notation="TeX" rend="display">aaa - 6aa + 13a - 10</formula>
Il y a vne racine reelle, et deux imaginaires, contredit entierement a la Raison et <hi rend="sup">a</hi> l'imagination mesme.
<note type="authorial" place="margin">p. 380.</note>
<note type="editorial" resp="#pass">« qu'aux » : le mot est écrit « quaux » ; le sens attendrait une restriction (« en quelques equations »), et la lecture est laissée douteuse. « marquées » est récrit au-dessus du même mot biffé. En marge de gauche, en regard de « Reelles, ce sont les Racines positiues », la référence « p. 380. » ; un peu plus haut, un mot bref (« pag. » ?) effacé en tache. La page citée n'est pas identifiée sur le feuillet. Dans l'équation, le 6 a la forme d'un b et le 3 de « 13 » celle d'un z, comme ailleurs dans cette main ; les lettres de l'équation sont ici des minuscules. Le bas de la page est blanc.</note></p>
<pb n="8" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n/f8.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Verso du feuillet 3. Aucun chiffre en tête. La page s'ouvre sur une grande initiale, après le blanc laissé au bas de la vue 7 ; le propos (« ou bien pour reuenir a son exemple ») continue pourtant celui de la vue 7, sur la même équation.</note></p>
<p>Pouuoir ou bien imaginer que 2 et 3 adioustez ensemble facent plus, ou moins que 5, c'est a dire, vne chose qui n'est point, et qui ne peut estre, ou bien pour reuenir a son exemple, conceuoir trois Racines dans vne equation, ou il n'y en a qu'vne seule. Cõe en celle cy
<formula notation="TeX" rend="display">AAA - 6AA + 13A - 10</formula>
en laquelle si on excepte <formula notation="TeX">+2</formula>, on ne scauroit trouuer aucun <del>nom</del> nombre marqué par <formula notation="TeX">+</formula> ou par <formula notation="TeX">-</formula> que l'on puisse dire estre la Racine de ceste equation. Je ne croy pas mesme que l'imagination <del>soit assez blessée</del> du S<hi rend="sup">r</hi> des C. qui a temerairement aduancé ceste distinction, soit assez blessée pour produire cest effect, et je ne scache personne capable de cela que le fou de Rob. lequel me disoit vn jour par vn grand secret qu'il scauoit plusieurs nombres en Raison double, et dont toutesfois les proportions n'estoient pas semblables a celle de deux a vn.
<note type="editorial" resp="#pass">« imaginer » : la fin du mot est surchargée. Dans l'équation, écrite ici en capitales, le 6 a la forme d'un b et le 3 celle d'un z. « soit assez blessée » est biffé et récrit à la ligne suivante, après « des C. qui a temerairement aduancé ceste distinction ». Dans « temerairement », la syllabe « rai » est ajoutée au-dessus de la ligne. « Rob. » : le nom est abrégé sur la page, et n'est pas développé ici.</note></p>
<p>Et puis que le S<hi rend="sup">r</hi> des C. dict que si vne equation ne peut estre diuisée par vn binome composé de la quantité inconnue plus ou moins quelque autre quantité, cela tesmoigne que ceste autre quantité ne peut estre la valeur d'aucune de ses Racines, s'il ne peut trouuer luy mesme aucune quantité, hormis <formula notation="TeX">+2</formula>, laquelle estant adioustée, ou ostée d'<formula notation="TeX">A</formula> puisse diuiser l'equation susdicte, n'est il pas contraint de confesser qu'il n'y a point d'autre racine que <formula notation="TeX">+2</formula> et que les deux autres ne sont que des Resueries et des extrauagances de sa belle methode.
<note type="authorial" place="margin">pag. 373.</note>
<note type="editorial" resp="#pass">La référence « pag. 373. » est en marge de gauche, en regard de « quantité ne peut estre la valeur d'aucune de ses Racines ». La page citée n'est pas identifiée sur le feuillet.</note></p>
<p>Pour moy j'ay tousiours <del>tenu</del> tenu que la connoissance doit suiure <del>lettre</del> l'estre des choses, et que nous
<note type="editorial" resp="#pass">« tenu » est récrit au-dessus du même mot biffé et taché ; « l'estre » est écrit au-dessus d'un mot biffé qui se lit « lettre ». La phrase continue en tête de la vue 9 ; le bas de la page est blanc.</note></p>
<pb n="9" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n/f9.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">En haut à droite, « 4 », et à sa gauche, plus petit et plus haut, « 66 ». La page continue la phrase laissée à la fin de la vue 8.</note></p>
<p><del>Les</del> les deuons nommer suiuant ce qu'elles sont en elles mesmes, ou suiuant la cognoissance que nous en auons, et que <del>lors</del> lors que non seulement elles ne sont point, mais qu'il implique contradiction qu'elles soient, on ne les peut pas nommer auec raison ni reelles ni imaginaires, puis qu'elles ne peuuent estre l'obiect de nostre entendement ni de nostre imagination.
<note type="editorial" resp="#pass">« les » est écrit au-dessus d'un « Les » biffé, à grande initiale ; « lors » est biffé en fin de ligne et récrit. La pièce s'arrête ici, après six lignes, sans formule finale, sans date ni signature ; le reste de la page est blanc.</note></p>
<pb n="11" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n/f11.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">En haut à droite, « 5 », et plus à droite, « 67 ». Dans l'angle supérieur gauche du feuillet, en petits caractères droits et d'une encre qui paraît la même, « Rob » ; ce n'est pas un mot du texte, et le transcripteur ne l'interprète pas. Le cachet rond « BIBLIOTHÈQUE NATIONALE MANUSCRITS R.F. » est apposé au milieu de la page, sur le texte. Nouvelle pièce : le titre, la formule d'appel et le propos recommencent, et la main est la même que celle des vues 3 à 9, plus rapide.</note></p>
</div>
<div type="section">
<head>Erreurs du S<hi rend="sup">r</hi> des Cartes touchant le nombre des Racines en chaque equation.</head>
<p>Erreurs du S<hi rend="sup">r</hi> des Cartes touchant le nombre des Racines en chaque equation.
<note type="editorial" resp="#pass">titre en deux lignes, de la main de la lettre ; deux taches d'encre sur « du » et « nombre ».</note></p>
<p>Cher amy</p>
<p>Veux tu que je te face voir vn eschantillon des faussetez et des erreurs que je t'ay dict auoir Remarquez en la Geometrie de ce nouueau methodique, qui se vante de cinq ou six batailles auquel il a eu l'heur de son costé, remporté la victoire, et qu'il ne luy en reste plus que deux ou trois semblables pour arriuer au but de ses desseins, c'est a dire a vne entiere et parfaite connoissance de toutes choses. Et <unclear>ne point mentir</unclear> j'ay de la peine a croire qu'il soit ny sy grand capitaine, ny sy heureux qu'il nous le veult persuader, et j'ay subiect de penser que s'il a surmonté quelque <del>difficulté</del> difficulté il <del>nous</del> n'en a pas tant d'obligation a la force de son esprit ny a l'excellence de sa methode qu'a la foiblesse des obiects sur lesquels il s'est exercé.
<note type="editorial" resp="#pass">« Et ne point mentir » : les lettres donnent « Et ni  point mentir » ; la lecture est offerte avec doute. « difficulté » est biffé en fin de ligne et récrit en tête de la suivante. « n'en » est écrit au-dessus de « nous » biffé, lui-même souligné d'un pointillé.</note></p>
<p>Tu scais bien que l'vn des plus grands secrets de ceste science que l'on nomme ordinairement Algebre, depend de la connoissance des equaõns de leurs proprietez, de leurs differents symptomes, et a les scauoir adroitement metamorphoser les vnes aux autres, en quoy toutesfois il a sy peu reussy que au contraire tout le discours qu'il en <del>fit</del> faict est remply de Larcins, de Manquemens ou d'erreurs <unclear>scachez donc</unclear> <gap reason="illegible"/> prononce magistralement
<note type="authorial" place="margin">pag. 372</note>
<note type="editorial" resp="#pass">« Algebre » : la fin du mot est récrite, avec « be » au-dessus. « Larcins » : l'initiale est soulignée et se lit L ; le sens (les emprunts reprochés au S<hi rend="sup">r</hi> des Cartes, vue 4) appuie la lecture. « scachez donc » : les deux mots se lisent « scachez » (ou « cachez ») et « donc » (ou « dont ») ; la suite de la vue 12 (« ce philosophiste Miles des le commencement de ce discours, qu'en chaque equation… ») donne le sens « sachez donc qu'il prononce… ». Entre « donc » et « prononce », un seul trait bouclé, en forme de parenthèse ouvrante, sans doute une abréviation, non résolue ; le même trait reparaît à la vue 12 après « Miles ». « faict » est écrit au-dessus d'un mot bref biffé en tête de ligne. La référence « pag. 372 » est en marge de gauche, en regard de « reussy que au contraire ». La phrase continue en tête de la vue 12.</note></p>
<pb n="12" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n/f12.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Verso du feuillet 5. Aucun chiffre en tête. Le haut de la vue montre, au-dessus du feuillet, le bord d'un autre feuillet où transparaît une écriture. La page continue la phrase laissée à la fin de la vue 11. L'écriture est ici plus rapide et plus liée que sur les pages précédentes.</note></p>
<p>ce philoso<gap reason="illegible"/>phiste Miles <gap reason="illegible"/> des le commencement de ce discours, qu'en chaque Equation autant que la quantité inconnue a de dimensions, autant peut il <del><gap reason="illegible"/></del> auoir de <del><gap reason="illegible"/></del> diuerses racines, c'est a dire de valeurs de ceste quantité. Et Moy je veux luy apprendre qu'il y a beaucoup d'equations ou il est impossible que la quantité inconnue ait autant de valeurs qu'elle a de dimensions, Mais pour ne faillir point comme luy, qui a oublyé la raison de ce qu'il a temerairement aduancé et de nous dire sur quoy il s'est fondé pour rendre sa proposition generale laquelle reçoit plusieurs exceptions, je veux <del>monstrer</del> demonstrer la mienne qui luy est diametralement opposée, et qui ne peut estre vraye sy la sienne n'est fausse. Soit <formula notation="TeX">A^{\mathrm{iii}} - AAH</formula> egal a <formula notation="TeX">X</formula>.
<note type="editorial" resp="#pass">« philoso<gap reason="illegible"/>phiste » : le milieu du mot est noyé sous une tache d'encre ; « philosophiste » est la lecture des lettres visibles. « Miles » est net, à majuscule ; il est suivi du trait bouclé déjà vu à la fin de la vue 11. Après « peut il » et après « de », deux mots brefs biffés. « demonstrer » est écrit au-dessus de « monstrer » biffé et souligné.</note></p>
<p>Il est certain que la quantité inconnue de ceste Equaõn a tousiours vne valeur positiue, laquelle je veux nommer <formula notation="TeX">+B</formula> et je soustiens qu'elle ne peut auoir aucune autre valeur soit positiue ou mesme negatiue. Accordons que <formula notation="TeX">+D</formula> soit sy faire se peut vne autre valeur positiue de ceste Equation de la il s'ensuit que <formula notation="TeX">B^{\mathrm{iii}} - BBH</formula> est egal a <formula notation="TeX">X</formula> et que <formula notation="TeX">DDD - DDH</formula> est aussy egal a <formula notation="TeX">X</formula> et par consequent <formula notation="TeX">B^{\mathrm{iii}} - B^{\mathrm{ii}}H</formula> egal a <formula notation="TeX">D^{\mathrm{iii}} - DDH</formula> puis en transposant <formula notation="TeX">B^{\mathrm{iii}} - D^{\mathrm{iii}}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Les deux lettres <formula notation="TeX">B</formula> et <formula notation="TeX">D</formula> ont chacune leur forme : B à haste bouclée, D rond et fermé. Dans « <formula notation="TeX">DDD - DDH</formula> », le signe est surchargé (un <formula notation="TeX">+</formula> changé en <formula notation="TeX">-</formula>, ou l'inverse). La phrase continue en tête de la vue 13 ; le bas de la page est blanc.</note></p>
<pb n="13" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n/f13.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">En haut à droite, « 6 », et plus à droite, plus petit, « 68 ». La page continue sans rupture la phrase laissée à la fin de la vue 12.</note></p>
<p>egal a <formula notation="TeX">BBH - DDH</formula>. Et diuisant tout de part et d'autre par <formula notation="TeX">B - D</formula> vous trouuerez que <formula notation="TeX">BB + BD + DD</formula> est egal a <formula notation="TeX">BH + DH</formula>. Et en transposant <formula notation="TeX">DD</formula> sera egal a <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">DH - DB + BH - BB</formula>. Or est il que <formula notation="TeX">DD</formula> <del><gap reason="illegible"/></del> estant vne quantité positiue, il faut necessairement que la quantité <formula notation="TeX">H</formula>, soit plus grande que la quantité <formula notation="TeX">B</formula> pource qu'autrement tant l'vne que l'autre partie de la derniere Equation seroit moindre que rien. D'ailleurs <formula notation="TeX">B^{\mathrm{iii}} - B^{\mathrm{ii}}H</formula> estant egal a <formula notation="TeX">X</formula> il s'ensuit que la quantité <formula notation="TeX">H</formula> est moindre que la quantité <formula notation="TeX">B</formula> et par consequent sy nous aduouons que la quantité inconnue de ceste Equation <formula notation="TeX">A^{\mathrm{iii}} - AAH - X</formula> peut auoir deux valeurs positiues, il faut aussy accorder ceste autre absurdité qu'vne mesme quantité peut estre tout ensemble et plus grande et plus petite qu'vne autre quantité.
<note type="editorial" resp="#pass">Après « sera egal a », un premier terme (« <formula notation="TeX">BH</formula> » ?) est biffé et noyé sous une tache. Après « Or est il que <formula notation="TeX">DD</formula> », une ligne entière est biffée d'un trait continu : elle répétait l'égalité (« sera egal a <formula notation="TeX">DH - DB + BH - BB</formula> ») ; la lecture « Or est il » est celle des lettres, le mot du milieu étant bref. L'équation « <formula notation="TeX">A^{\mathrm{iii}} - AAH - X</formula> » est écrite ici avec un signe moins devant <formula notation="TeX">X</formula>, là où la vue 12 porte « egal a <formula notation="TeX">X</formula> » ; elle est laissée telle.</note></p>
<p>Mais je <unclear>puis</unclear> asseurer qu'il n'y a personne qui ne juge plus raisonnable de conclure qu'il est impossible que la quantité inconnue de l'Equation dont il s'agit ait plus d'vne valeur positiue. Il est euident aussy qu'elle ne peut auoir aucune valeur negatiue, car sy ceste quantité inconnue estoit egale a <formula notation="TeX">-D</formula> il s'ensuiuroit que <formula notation="TeX">-D^{\mathrm{iii}} - DDH</formula> seroit egal a <formula notation="TeX">+X</formula>, ce qu'il ne se peut. D'ou il est tres clair qu'en l'Equation proposée la quantité inconnue a moins de valeurs qu'elle n'a de dimensions. Qui est ce qu'il falloit demonstrer.
<note type="editorial" resp="#pass">« puis » : le verbe est écrit vite et se lirait aussi « ose ». Un petit signe en forme de point d'interrogation est tracé en bout de ligne, après « dimensions ».</note></p>
<p>Il me seroit aussy tres facile de prouuer qu'en ceste autre Equation
<note type="editorial" resp="#pass">La phrase continue en tête de la vue 14 ; le bas de la page est blanc.</note></p>
<pb n="14" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n/f14.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Verso du feuillet 6. Aucun chiffre en tête. La page continue la phrase laissée à la fin de la vue 13.</note></p>
<p><formula notation="TeX">A^{\mathrm{iii}} + AX</formula> egal a <formula notation="TeX">S</formula>, la quantité inconnue n'a qu'vne seule valeur positiue et qu'il n'en peut auoir aucune autre soit positiue ou negatiue, Car sa valeur positiue estant <formula notation="TeX">+B</formula> sy l'on veut soustenir qu'elle a encore vne autre valeur positiue comme seroit <formula notation="TeX">+D</formula>, on est contrainct d'aduouer que <formula notation="TeX">B^{\mathrm{iii}} + XB</formula> est egal a <formula notation="TeX">D^{\mathrm{iii}} + XD</formula>, <del><gap reason="illegible"/></del> Et transposant que <formula notation="TeX">B^{\mathrm{iii}} - D^{\mathrm{iii}}</formula> est egal a <formula notation="TeX">+XD - XB</formula>, et puis diuisant l'vne et l'autre partie de ceste Equaõn par <formula notation="TeX">B - D</formula> vous trouuerez qu'il s'ensuit de ceste hypothese que <formula notation="TeX">BB + BD + DD</formula> est egal a <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">-X</formula>, ce qui est absurde, Et par consequent sy <formula notation="TeX">+B</formula> est la valeur d'<formula notation="TeX">A</formula> il est <del>contrainct</del> certain que <formula notation="TeX">+D</formula> c'est a dire aucune autre valeur positiue ne la scauroit estre de mesme sy on suppose que <formula notation="TeX">-D</formula> soit la valeur de la quantité inconnue de ceste Equaõn <formula notation="TeX">-D^{\mathrm{iii}} - XD</formula> sera egal a <formula notation="TeX">+S</formula>, ce qui est <del>encore</del> vne autre absurdité aussy grande que la precedente.
<note type="editorial" resp="#pass">Le signe de « <formula notation="TeX">A^{\mathrm{iii}} + AX</formula> » est surchargé : un <formula notation="TeX">+</formula> tracé sur un <formula notation="TeX">-</formula>, ou l'inverse ; le <formula notation="TeX">+</formula> l'emporte. « qu'il n'en peut » : écrit « quiz ney peut ». Après « <formula notation="TeX">D^{\mathrm{iii}} + XD</formula>, » une lettre biffée et tachée ; dans « <formula notation="TeX">+XD</formula> », le D est écrit au-dessus d'un B noyé sous une tache. Avant « <formula notation="TeX">-X</formula> », un signe biffé et taché. « certain » suit, en tête de ligne, « contrainct » biffé. « encore » est biffé.</note></p>
<p>Et par consequent il est euident qu'en ceste seconde Equaõn aussy bien qu'en la <del><gap reason="illegible"/></del> premiere la quantité inconnue a <del>Moins</del> moins de valeurs que de dimensions. Je pourrois alleguer <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>cent</unclear> autres Equations semblables, Mais pour ne rien faire d'inutile, puis qu'vne seule instance suffit pour <del>deffaire</del> destruire l'vniuersalité d'vne proposition et mesme la proposition toute entiere, il sera plus a propos que par vn nouueau raisonnement je face connoistre qu'il repugne a la Nature des deux precedentes que leur quantité inconnue ait plus d'vne valeur bien qu'elle ait trois dimensions il est aisé de conceuoir qu'vne
<note type="editorial" resp="#pass">Plusieurs mots récrits au-dessus d'un mot biffé : « moins » sur « Moins », « destruire » sur un mot qui se lit « deffaire », et, au-dessus d'un mot bref biffé, un mot qui se lit « cent » ou « vingt ». Un petit signe biffé précède « premiere ». La phrase continue en tête de la vue 15 ; le bas de la page est blanc.</note></p>
<pb n="15" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n/f15.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">En haut à droite, « 7 », et plus à droite, plus petit, « 69 ». La page continue la phrase laissée à la fin de la vue 14.</note></p>
<p>Equaõn cubique est seulement le produict d'vne Equaõn quarrée, multipliée par vne Equation du premier degré et qu'alors en celles qui n'ont point de troisiesme terme, il faut que la quantité connue du second terme de l'Equaõn quarrée multipliée par la quantité connue de l'Equation du premier degré soit egal a la quantité connue de l'Equaõn quarrée ce qui ne peut arriuer qu'en l'vne des quatre manieres suiuantes.
<note type="editorial" resp="#pass">« quarrée » est écrit « quarré » puis corrigé. Après « de l'Equation du », un chiffre (« 1 » ?) est tracé et biffé en fin de ligne. « qu'en l'vne » : entre « quen » et « l'vne », un mot bref biffé.</note></p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{llcl}
\text{1.} &amp; &amp; \text{2.} \\
aa - sa + sb &amp; \text{Equaõn quarrée} &amp; &amp; aa - sa - sb \\
\phantom{aa - {}} a + b &amp; \text{Equaõn du premier degré} &amp; &amp; \phantom{aa - sa - {}} a - b \\ \hline
a^{\mathrm{iii}} - saa + sba &amp; &amp; &amp; a^{\mathrm{iii}} - saa - sba \\
\phantom{a^{\mathrm{iii}}} + baa - sba + sbb &amp; &amp; &amp; \phantom{a^{\mathrm{iii}}} - baa + sba + sbb \\ \hline
a^{\mathrm{iii}} - saa \quad 0 + sbb &amp; \text{Produict} &amp; &amp; a^{\mathrm{iii}} - saa \quad 0 + sbb \\
\phantom{a^{\mathrm{iii}}} + baa &amp; &amp; &amp; \phantom{a^{\mathrm{iii}}} - baa
\end{array}</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{lcl}
\text{3} &amp; &amp; \text{4} \\
A^{\mathrm{ii}} + sA - sB &amp; &amp; A^{\mathrm{ii}} + sA + sB \\
\phantom{A^{\mathrm{ii}} + {}} A + B &amp; &amp; \phantom{A^{\mathrm{ii}} + {}} A - B \\ \hline
A^{\mathrm{iii}} + sA^{\mathrm{ii}} - sBA &amp; &amp; A^{\mathrm{iii}} + sAA + sBA \\
\phantom{A^{\mathrm{iii}}} + BA^{\mathrm{ii}} + sBA - sB^{\mathrm{ii}} &amp; &amp; \phantom{A^{\mathrm{iii}}} - BAA - sBA - sB^{\mathrm{ii}} \\ \hline
A^{\mathrm{iii}} + sA^{\mathrm{ii}} \quad 0 - sB^{\mathrm{ii}} &amp; &amp; A^{\mathrm{iii}} + sA^{\mathrm{ii}} - sBB \\
\phantom{A^{\mathrm{iii}}} + BA^{\mathrm{ii}} &amp; &amp; \phantom{A^{\mathrm{iii}}} - BA^{\mathrm{ii}} \quad 0
\end{array}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Quatre multiplications posées en colonnes, deux en haut (numérotées « 1. » et « 2. »), deux en bas (« 3 » et « 4 »), ces deux dernières séparées par une grande accolade verticale. Les deux premières sont en minuscules <formula notation="TeX">a</formula>, <formula notation="TeX">s</formula>, <formula notation="TeX">b</formula> (le b barré d'un trait à travers la haste), les deux autres en capitales <formula notation="TeX">A</formula>, <formula notation="TeX">B</formula> avec <formula notation="TeX">s</formula>. Le « 0 » tient la place du terme en <formula notation="TeX">a</formula> (ou <formula notation="TeX">A</formula>), qui s'annule ; les colonnes sont celles de la page. Dans la première ligne de la troisième, une tache d'encre avant « <formula notation="TeX">-sBA</formula> ». Dans la quatrième, au bout de la première ligne du développement, « <formula notation="TeX">-sB^{\mathrm{ii}}</formula> » est écrit sur un « A » barré ; au produit, le terme « <formula notation="TeX">-sBB</formula> » est écrit en fin de première ligne, et la seconde ligne finit sur deux essais biffés et tachés (« sBB », « sBR »). Les quatre produits sont justes.</note></p>
<p>Or ceste Equaõn <formula notation="TeX">A^{\mathrm{iii}} - AAH - X</formula> ne peut estre de mesme forme que le premier ni le second produict, a cause qu'en l'vn et en l'autre le troisiesme terme est marqué par le signe <formula notation="TeX">+</formula> et en ceste Equation il est marqué par le signe <formula notation="TeX">-</formula>. Elle ne peut estre aussy de mesme forme que le troisiesme produict pource que
<note type="editorial" resp="#pass">La phrase continue en tête de la vue 16 ; le bas de la page est blanc.</note></p>
<pb n="16" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n/f16.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Verso du feuillet 7. Aucun chiffre en tête. Le feuillet est photographié de biais, décalé vers la droite ; au bord droit de la vue paraissent les débuts de lignes d'un autre feuillet (« du », « qua », « M », « A<hi rend="sup">iii</hi> »…), qui est la page suivante (vue 17). La page continue la phrase laissée à la fin de la vue 15.</note></p>
<p>que le second terme est necessairement marqué par <formula notation="TeX">+</formula> et en ceste Equation il est marqué par <formula notation="TeX">-</formula>. Et elle ne pourroit estre non plus de mesme forme que le quatriesme produict sy ce n'est que l'on suppose que la quantité <formula notation="TeX">B</formula> soit plus grande que la quantité <formula notation="TeX">S</formula>, afin que par ce moyen il y ait au second terme de ce produict vne quantité marquée par <formula notation="TeX">-</formula>. Or sy <formula notation="TeX">B</formula> surpasse <formula notation="TeX">S</formula> on m'accordera que <formula notation="TeX">BS</formula> surpassera aussy <unclear><formula notation="TeX">BSS</formula></unclear> et a plus forte raison <formula notation="TeX">\frac{1}{4}\,SS</formula>, auquel rencontre il est impossible de trouuer deux Equaõns du premier degré par la multiplication desquelles on puisse produire <formula notation="TeX">AA + SA + SB</formula>, d'autant que lors que deux Equaõns du premier degré se multiplient, la quantité connue de leur produict n'est jamais plus grande que le quarré de la moitié de la partie connue du second terme, Mais tousiours moindre ou egale, ainsy qu'il se prouue facilement par la    p. 2. d'Euclide et scauent touts ceux qui ont appris de Clauius, <unclear>Nonius</unclear> ou les premiers <del><gap reason="illegible"/></del> Elemens de l'Algebre, d'ou on voit manifestement qu'il est impossible que ceste Equation <formula notation="TeX">A^{\mathrm{iii}} - AAH - X</formula> ait plus d'vne seule valeur, attendu que sy on la diuise par la quantité inconnue <del>Moins</del> moins sa valeur positiue le quotient est vne Equaõn quarrée en laquelle la quantité connue surpasse le quarré de la moitié de la partie connue du second terme.
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">BSS</formula> » : la lettre écrite avant « SS » a la forme du B à haste bouclée de « <formula notation="TeX">BS</formula> » juste avant ; l'argument demanderait « <formula notation="TeX">SS</formula> » seul, et la lecture est laissée douteuse. « <formula notation="TeX">\frac{1}{4}</formula> » est écrit en fraction, le 4 sous le trait ; un petit « 2 » est tracé au-dessus de la ligne suivante, vers « Equaõns ». « par la    p. 2. d'Euclide » : un blanc est laissé après « la », comme pour un numéro de proposition resté à écrire, avant « p. 2. ». « Nonius » : les lettres se lisent « Norius » ou « Nonins » ; la lecture est offerte avec doute. « premiers » est suivi, en fin de ligne, d'un mot biffé ; « Elemens » est écrit au-dessus d'un autre mot biffé en tête de la ligne suivante. « Algebre » : la finale « bre » est récrite au-dessus. « moins » est récrit au-dessus de « Moins » biffé.</note></p>
<p>Prouuons la mesme chose de ceste autre Equation <formula notation="TeX">A^{\mathrm{iii}} + XA - S</formula>. Pour la produire par la multiplication d'vne Equaõn du premier degré et d'vne Equaõn quarrée, il faut que la quantité connue du second terme de <del><gap reason="illegible"/></del> l'Equaõn quarrée soit egal a la quantité connue de l'Equaõn
<note type="editorial" resp="#pass">La phrase continue en tête de la vue 17 ; le bas de la page est blanc.</note></p>
<pb n="17" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n/f17.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">En haut à droite, « 8 », et plus à droite, plus petit, « 70 ». À gauche de la vue, le bord droit du feuillet précédent (vue 16) reste visible. La page continue la phrase laissée à la fin de la vue 16.</note></p>
<p>du premier degré, et que le second terme de l'Equaõn quarrée soit marqué par <formula notation="TeX">+</formula> si la quantité connue de l'Equation du premier degré est marquée par <formula notation="TeX">-</formula> Et au contraire, Ce qui ne se peut faire qu'en ces quatre façons differentes.</p>
<p><formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{lcl}
\text{4} &amp; &amp; \text{3} \\
A^{\mathrm{ii}} + sA + x &amp; &amp; A^{\mathrm{ii}} - sA - x \\
\phantom{A^{\mathrm{ii}} + {}} A - s &amp; &amp; \phantom{A^{\mathrm{ii}} - {}} A + s \\ \hline
A^{\mathrm{iii}} + sA^{\mathrm{ii}} + xA &amp; &amp; A^{\mathrm{iii}} - sA^{\mathrm{ii}} - xA \\
\phantom{A^{\mathrm{iii}}} - sA^{\mathrm{ii}} - s^{\mathrm{ii}}A - xs &amp; &amp; \phantom{A^{\mathrm{iii}}} + sA^{\mathrm{ii}} - s^{\mathrm{ii}}A - xs \\ \hline
A^{\mathrm{iii}} \quad 0 + xA &amp; &amp; A^{\mathrm{iii}} \quad 0 - xA \\
\phantom{A^{\mathrm{iii}} \quad 0} - s^{\mathrm{ii}}A - xs &amp; &amp; \phantom{A^{\mathrm{iii}} \quad 0} - s^{\mathrm{ii}}A - xs \\[1ex]
\text{1.} &amp; &amp; \text{2.} \\
A^{\mathrm{ii}} + sA - x &amp; &amp; A^{\mathrm{ii}} - sA + x \\
\phantom{A^{\mathrm{ii}} + {}} A - s &amp; &amp; \phantom{A^{\mathrm{ii}} - {}} A + s \\ \hline
A^{\mathrm{iii}} + sA^{\mathrm{ii}} - xA &amp; &amp; A^{\mathrm{iii}} - sA^{\mathrm{ii}} + xA \\
\phantom{A^{\mathrm{iii}}} - sA^{\mathrm{ii}} - s^{\mathrm{ii}}A + xs &amp; &amp; \phantom{A^{\mathrm{iii}}} + sA^{\mathrm{ii}} - s^{\mathrm{ii}}A + xs \\ \hline
A^{\mathrm{iii}} \quad 0 - xA &amp; &amp; A^{\mathrm{iii}} \quad 0 + xA \\
\phantom{A^{\mathrm{iii}} \quad 0} - s^{\mathrm{ii}}A + xs &amp; &amp; \phantom{A^{\mathrm{iii}} \quad 0} - s^{\mathrm{ii}}A + xs
\end{array}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Quatre multiplications posées en colonnes, séparées par un trait vertical ondulé et, entre le haut et le bas, par une ligne ondulée ; elles sont numérotées dans l'ordre de la page « 4 », « 3 », puis « 1. », « 2. ». Les lettres sont ici de petites minuscules <formula notation="TeX">s</formula> et <formula notation="TeX">x</formula>, là où le texte écrit <formula notation="TeX">S</formula> et <formula notation="TeX">X</formula> ; « <formula notation="TeX">s^{\mathrm{ii}}</formula> » est le carré de <formula notation="TeX">s</formula>. Le « 0 » tient la place du terme en <formula notation="TeX">A^{\mathrm{ii}}</formula>, qui s'annule. Au « 1. », l'exposant de « <formula notation="TeX">A^{\mathrm{ii}}</formula> » est surchargé ; au « 2. », le <formula notation="TeX">+</formula> de la seconde ligne du développement est écrit sur un « A », et un « A » surchargé précède « <formula notation="TeX">sA^{\mathrm{ii}}</formula> ». Les quatre produits sont justes.</note></p>
<p>L'on void clairement que ceste seconde Equaõn cubique ne peut en façon quelconque estre de mesme forme que le premier, le second, ny le troisiesme produict, et qu'elle ne scauroit estre non plus de mesme forme que le quatriesme sans supposer que <formula notation="TeX">X</formula> surpasse le quarré de <formula notation="TeX">S</formula>, auquel cas <formula notation="TeX">X</formula> sera a plus forte raison plus grande que <formula notation="TeX">\frac{1}{4}\,SS</formula>. Et est impossible de trouuer <del><gap reason="illegible"/></del> deux Equaõns du premier degré par la Multiplication desquelles on puisse produire <formula notation="TeX">AA - SA + X</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">« deux » est écrit au-dessus d'un mot biffé et taché. La page s'arrête sur l'équation, au bas du feuillet, sans ponctuation ; la phrase continue sans doute à la vue 18.</note></p>
<pb n="18" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n/f18.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Verso du feuillet 8. Aucun chiffre en tête. Le feuillet est photographié décalé vers la droite. La page continue la phrase laissée à la fin de la vue 17.</note></p>
<p>pour la mesme raison que j'ay cy dessus touchée. D'ou il est euident qu'en ceste Equation <formula notation="TeX">A^{\mathrm{iii}} + XA - S</formula> aussy bien qu'en la precedente, la quantité inconnue ne peut auoir qu'vne seule valeur, si on prend en Nombres quelques Equaõns de mesme forme que les deux precedents cõe celles cy
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l} A^{\mathrm{iii}} - 8AA - 12168 \\ A^{\mathrm{iii}} + 64A - 2498 \\ A^{\mathrm{iii}} + 729A - 18954 \end{array}</formula>
La Racine de la premiere est <unclear>39</unclear> de la seconde 12 et de la troisiesme 18, <del><gap reason="illegible"/></del> Et on ne scauroit donner aucune autre racine de ces Equations, pour estre que le S<hi rend="sup">r</hi> des Cartes pour eluder les premiers, se voudra seruir de la distinction qu'il faict des racines d'vne Equation <del>et</del> en reelles et imaginaires, Mais je te monstreray quand il te plaira qu'en ceste distinction il n'y a aucune realité, qu'elle n'a de fondement que dans le caprice de son autheur, qu'elle est du tout ridicule et impertinente.
<note type="editorial" resp="#pass">Les trois équations numériques sont serrées en bout de ligne et en partie l'une sur l'autre : la deuxième commence sous la première, et le « <formula notation="TeX">+</formula> » de la troisième suit une grosse tache d'encre qui couvre un premier chiffre ; sous « 729 », un autre nombre biffé. Un « A » pâle, isolé, est écrit plus à gauche, entre les lignes. Les valeurs données ensuite se vérifient pour la troisième (<formula notation="TeX">18^3 + 729 \cdot 18 = 18954</formula>) ; pour la deuxième, <formula notation="TeX">12^3 + 64 \cdot 12 = 2496</formula>, et le dernier chiffre écrit se lit 8 ; pour la première, la racine est écrite de deux chiffres dont le premier a la forme d'un z à longue queue et le second celle d'un 9, et « 39 » ne satisfait pas l'équation telle qu'elle est lue (<formula notation="TeX">26</formula> la satisferait). Rien n'est corrigé ici. « Et » est écrit au-dessus d'un mot biffé et noirci ; « en » au-dessus de « et » biffé. « pour estre que » : ainsi sur la page ; le sens attendrait « peut estre que ».</note></p>
<p>Au reste auant que de te quitter je te veux encore dire vn mot des Manquements de la reigle que donne nostre methodique pour connoistre combien en chaque Equaõn il y a de racines positiues et combien de Negatiues. Car d'autant qu'en ceste Equation
<formula notation="TeX" rend="display">a^{\mathrm{iv}} - 4a^{\mathrm{iii}} - 19a^{\mathrm{ii}} + 106a - 120</formula>
Il y a trois changements de signes et que deux signes semblables s'entresuiuent vne seule fois, il conclud qu'il y a trois vrayes racines et vne fausse seullement ce qui n'est pas vniuersellement veritable, y ayant beaucoup d'Equations ou il ne peut y auoir autant de vrayes racines qu'il y a de changements
<note type="authorial" place="margin">pag. 373.</note>
<note type="editorial" resp="#pass">La référence « pag. 373. » est en marge de gauche, en regard de « auant que de te quitter ». Dans l'équation, le 6 de « 106 » a la forme d'un b. La phrase continue en tête de la vue 19 ; le bas de la page est blanc.</note></p>
<pb n="19" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n/f19.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">En haut à droite, « 9 » ; au-dessus et un peu à gauche, coupé par le bord supérieur du feuillet, « 71 », dont on ne voit que le bas des deux chiffres. La page continue la phrase laissée à la fin de la vue 18.</note></p>
<p>de signes, comme celle cy
<formula notation="TeX" rend="display">AAA - BAA + BBA - BBB</formula>
Ou il y a trois changements <del>de</del> de signes, bien qu'il n'y ait que vne seule racine positiue a scauoir <formula notation="TeX">+B</formula> ainsy qu'il est aisé de verifier. Et il y a aussy des Equaõns ou il peut <del>y</del> y auoir plus de fausses racines qu'il n'y a de fois deux signes <formula notation="TeX">+</formula> ou deux signes <formula notation="TeX">-</formula> qui s'entresuiuent comme est celle cy
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l} AAA \quad 0 - sA + x \\ AAA - BAA \quad 0 + x \end{array}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Dans la première équation, le premier signe n'est qu'un point à mi-hauteur devant « <formula notation="TeX">BAA</formula> » ; il est lu <formula notation="TeX">-</formula>, ce que demande le compte des « trois changements ». Le dernier terme est écrit avec le B de la seconde forme, à haste bouclée. Les deux équations suivantes sont en capitales pour <formula notation="TeX">A</formula> et <formula notation="TeX">B</formula>, en petites lettres pour <formula notation="TeX">s</formula> et <formula notation="TeX">x</formula> ; le « 0 » tient la place du terme absent.</note></p>
<p>Ou il peut il auoir vne fausse racine bien qu'il n'y ait point deux signes semblables de suite, Car pour le second terme qui est nul en la premiere, et le troisiesme qui est nul en la seconde il n'y a aucune raison de dire qu'ils soient plustost marquez d'vn signe que de l'autre. Si <formula notation="TeX">B</formula> est 1 <formula notation="TeX">s</formula> 13 <formula notation="TeX">x</formula> 12 vous auez en nombres ces deux Equaõns
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l} AAA \quad 0 - 13A + 12. \\ AAA - 1AA \quad 0 + 12 \end{array}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">Sous les deux équations numériques, une troisième ligne, qui reprenait la seconde (« <formula notation="TeX">AAA - 1AA</formula> 0 + 12 »), est biffée d'un trait continu ; au-dessus de la ligne biffée, un « 0 » et « + 12 » récrits en petit. « Si <formula notation="TeX">B</formula> est 1 <formula notation="TeX">s</formula> 13 <formula notation="TeX">x</formula> 12 » : les valeurs données aux lettres, sans ponctuation entre elles.</note></p>
<p>En chacune desquelles il y a vne fausse racine qui est <formula notation="TeX">-4</formula> en la premiere et <formula notation="TeX">-2</formula> en la seconde. De mesme en ces deux autres Equaõns
<formula notation="TeX" rend="display">\begin{array}{l} AAA - BAA \quad 0 + x \\ AAA \quad 0 - sA + x \end{array}</formula>
Il peut y auoir deux fausses racines et neantmoins il n'y a deux signes de suite qu'vne seule fois en chacune. <unclear>J'abusois</unclear> de ta patience, je m'arresterois a particulariser dauantage les <del><gap reason="illegible"/></del> autres deffauts de ceste reigle
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">-4</formula> » est précédé d'un double trait en début de ligne ; « <formula notation="TeX">-2</formula> » est écrit sur un trait de remplissage. « en chacune » : « en » se lit en fin de ligne, en partie couvert d'un trait. « J'abusois » : ainsi les lettres, sans conditionnel ni « si » ; le sens attend « Si je n'abusois » ou « J'abuserois ». « autres » est écrit au-dessus d'un mot biffé. Le reste de la page est blanc ; la phrase continue en tête de la vue 20.</note></p>
<pb n="20" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10073502n/f20.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Verso du feuillet 9. Aucun chiffre en tête. Six lignes en haut de la page, puis la formule d'appel ; le reste est blanc, le texte du recto transparaissant à l'envers. La page achève la phrase laissée à la fin de la vue 19.</note></p>
<p>et a te monstrer comme elle contredict a la precedente. Si <unclear>cet</unclear> entretien t'est agreable je te puis asseurer qu'il ne tarira de long temps et que j'ay vne ample Matiere de contribuer a ton passetemps. Adieu je suis</p>
<p>Cher amy
<note type="editorial" resp="#pass">« cet » : le mot est biffé et récrit, avec « nt » au-dessus (« cest » ? « cent » ?) ; la lecture est offerte avec doute. « Cher amy » est écrit en grand, au-dessous de « je suis », comme une formule de souscription. Aucune signature, aucune date, aucune adresse : la pièce ouverte à la vue 11 finit ici.</note></p>
</div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
