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      <titleStmt>
        <title>Manuscrits de Marin Mersenne, NAF 5176, vues 21–40 — transcription</title>
        <author>Marin Mersenne</author>
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          <resp>transcription automatique — première passe, non vérifiée contre les pages par une personne (<date when="2026-09-22">2026-09-22</date>)</resp>
          <name xml:id="pass" type="model">Opus 5.5 (claude-opus-5-5)</name>
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          <resp>procédure, outillage, export TEI</resp>
          <orgName xml:id="ed">germain.commutator.io (Commutator, Paris)</orgName>
        </respStmt>
      </titleStmt>
      <editionStmt>
        <edition>Lecture automatique — non vérifiée</edition>
      </editionStmt>
      <publicationStmt>
        <publisher>Commutator</publisher>
        <pubPlace>Paris</pubPlace>
        <date when="2026-09-23">2026-09-23</date>
        <availability status="free">
          <licence target="https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/">CC0 1.0</licence>
          <p>Le manuscrit transcrit est dans le domaine public. Cette
          transcription est une première lecture automatique, non vérifiée, placée
          dans le domaine public (CC0) ; aucune image n'est reproduite — le
          fac-similé est celui de Gallica, cité vue par vue. Source gallica.bnf.fr /
          Bibliothèque nationale de France. La source LaTeX dont ce fichier
          dérive est publiée sous https://github.com/Commutator-IO/germain-project.</p>
        </availability>
        <ref target="https://germain.commutator.io/">https://germain.commutator.io</ref>
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          <msIdentifier>
            <country>France</country>
            <settlement>Paris</settlement>
            <repository>Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits and Bibliothèque de l'Arsenal</repository>
            <collection>Manuscrits de Marin Mersenne</collection>
            <idno type="shelfmark">NAF 5176</idno>
          </msIdentifier>
          <head>Papiers du Père MERSENNE et de Blaise PASCAL.</head>
          <msContents>
            <summary>Vues 21 à 40 du volume, dans la
            numérotation de Gallica (une vue par image) ; lot 2 de vingt vues.
            La foliotation au crayon de la BnF, quand elle a pu être lue, est
            donnée par un milestone[@unit='folio'] ; elle n'est jamais déduite.
            Les vues absentes de la transcription ne portent rien à lire et sont
            omises ; le saut dans la numérotation en est le seul enregistrement.</summary>
          </msContents>
          <history><origin><origDate>1601-1700</origDate><note>Datation du catalogue, reproduite telle quelle.</note></origin></history>
          <additional>
            <surrogates>
              <bibl>
                <ref target="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170">https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170</ref>
                <note>Fac-similé numérique de la Bibliothèque nationale de France
                sur Gallica, servi par l'API IIIF. L'attribut
                <hi rend="monospace">facs</hi> de chaque
                <hi rend="monospace">pb</hi> pointe la vue correspondante dans
                le lecteur de Gallica.</note>
              </bibl>
            </surrogates>
          </additional>
        </msDesc>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>
    <encodingDesc>
      <projectDesc>
        <p>Transcription de manuscrits de mathématiciens numérisés dans Gallica, une passe de vingt vues
        par conversation avec un grand modèle multimodal, sous la procédure
        <hi rend="monospace">transcribe</hi> du dépôt. Le fichier
        LaTeX est la source de référence ; ce TEI en est dérivé mécaniquement
        par <hi rend="monospace">scripts/tei.mjs</hi> et n'a pas été relu.</p>
      </projectDesc>
      <editorialDecl>
        <p>L'édition n'est pas diplomatique : elle encode les mathématiques et
        l'apparat, rien du support. Correspondance avec l'apparat de la source :
        <hi rend="monospace">\ill</hi> devient <hi rend="monospace">gap[@reason='illegible']</hi>
        (jamais deviné) ; <hi rend="monospace">\uncertain</hi> devient
        <hi rend="monospace">unclear</hi> ; <hi rend="monospace">\add</hi> devient
        <hi rend="monospace">supplied</hi> ; <hi rend="monospace">\struck</hi> devient
        <hi rend="monospace">del</hi> (biffé par l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\note</hi> devient <hi rend="monospace">note[@type='editorial']</hi>
        (du transcripteur) ; <hi rend="monospace">\marginal</hi> devient
        <hi rend="monospace">note[@type='authorial'][@place='margin']</hi> (de l'auteur) ;
        <hi rend="monospace">\page</hi> devient <hi rend="monospace">pb</hi> (vue de Gallica) ;
        <hi rend="monospace">\folio</hi> devient <hi rend="monospace">milestone[@unit='folio']</hi>
        (foliotation de la BnF, jamais déduite).</p>
        <p>Les mathématiques sont transportées en TeX dans
        <hi rend="monospace">formula[@notation='TeX']</hi>, les diagrammes
        commutatifs en <hi rend="monospace">formula[@notation='tikz-cd']</hi>,
        sans conversion. Une marque d'apparat située à l'intérieur d'une
        formule (un exposant illisible, un symbole biffé) reste dans le TeX de
        la formule, sous les mêmes macros.</p>
        <p>Orthographe, ponctuation et lapsus de l'auteur sont conservés ; une
        faute évidente est signalée par une note, jamais corrigée.</p>
      </editorialDecl>
      <appInfo>
        <application ident="germain-tei" version="1">
          <label>scripts/tei.mjs</label>
          <ref target="https://github.com/Commutator-IO/germain-project">https://github.com/Commutator-IO/germain-project</ref>
        </application>
      </appInfo>
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      <langUsage>
        <language ident="fr">français, avec la notation mathématique de l'auteur</language>
      </langUsage>
    </profileDesc>
    <revisionDesc>
      <change when="2026-09-22" who="#pass">Première passe de transcription.</change>
      <change when="2026-09-23" who="#ed">Export TEI depuis la source LaTeX.</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>
  <text>
    <body>
      <div type="batch" n="2">
<pb n="21" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170/f21.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Même feuillet que la vue 20, photographié de nouveau avec les deux béquets relevés vers la gauche : le texte que les béquets cachaient à la vue 20 se lit ici en entier. En haut à droite, trois nombres : « 20 », d'un trait fin, au-dessus du bord déchiré du feuillet, sur un papier qui dépasse derrière lui (sans doute la bande numérotée 20 de la vue 27) ; sur le feuillet, « 15 » à l'encre, rond et souligné (le 5 a la forme d'un S), et à sa droite « 16 », d'un trait fin. Le « 15 » ouvre la série continue décrite dans l'en-tête ; il n'est pas donné ici comme folio, voir l'en-tête.</note></p>
<p>I Proposition
<note type="editorial" resp="#pass">titre centré. Le texte de l'énoncé est tenu dans une grande accolade ouvrante à gauche, comme tous les énoncés de ces feuillets.</note></p>
<p>L'inclination &amp; la refraction de quelconque rayon sur <del>quelconque</del> <supplied resp="#pass">la</supplied> surface <del>d'un corps diaphane</del> de quelconque corps diaphane qui le rompe, estant donnée ; donner la refraction de tous <unclear>les autres</unclear> rayons inclinez sur la mesme surface.
<note type="editorial" resp="#pass">« la » est écrit au-dessus de « quelconque » biffé. L'esperluette a partout la forme d'un grand C bouclé ; elle est rendue « &amp; ».</note></p>
<p><del>Soit</del> <unclear>Et que</unclear> le plan, où est le rayon <del>AEB</del> ADB soit la commune section de quelconque corps &amp; d'<gap reason="illegible"/> tel plan qui le rompra, <unclear>&amp; partant</unclear> que la droite AEB soit la commune section de la surface. Et que la refraction du rayon incliné FE, se <unclear>face</unclear> en EG. Ayant tiré la perpendiculaire CED, CEF soit l'angle de l'inclination du rayon FE, &amp; KEG soit l'angle de la refraction de <unclear>ce mesme</unclear> rayon. <del><gap reason="illegible"/></del> Si soit choisi tel autre rayon qu'on voudra <del><gap reason="illegible"/></del> comme HE incliné suivant l'angle CEH, lequel aura sa refraction <gap reason="illegible"/> <unclear>autre que la</unclear> premiere.
<note type="editorial" resp="#pass">un mot bref est écrit sous la ligne, sous « rompra », sans signe d'insertion ; il n'a pas été lu. Le début de la phrase (« Et que le plan, où est le rayon ADB soit la commune section… ») est donné tel qu'il se lit ; la construction en est incertaine.</note></p>
<p>Soit <supplied resp="#pass">descrit</supplied> du centre E <del><gap reason="illegible"/></del> &amp; de quelconque intervalle EB <del>descrit</del> le demi cercle ACB, dont la circonference coupe le rayon FE au point F, &amp; le rayon HE au point H ; &amp; après avoir mené <unclear>par</unclear> <gap reason="illegible"/> tiré la ligne FI parallele à la ligne AB, soit tirée IG parallele à CE, laquelle rencontre le rayon rompu EG au point G.
<note type="editorial" resp="#pass">« descrit » est écrit au-dessus de la ligne, avec un signe d'insertion, et le même mot est biffé plus loin.</note></p>
<p><del>Et du mesme centre E, de l'intervalle EG soit descritte la circonference du cercle LGD.</del>
Et que la circonference du cercle LGD descritte du centre E &amp; de l'intervalle EG, rencontre les diametres <del>prolongez</del> CE, BE prolongez aux points L &amp; D. Et après avoir tiré HM parallele <del><gap reason="illegible"/></del> à BA, soit descritte MN parallele à CD qui rencontre la circonference au point N. La ligne EN sera la refraction du rayon HE qui est rompu au point E, &amp; qui fait l'angle rompu DEN.
<note type="editorial" resp="#pass">la phrase biffée l'est d'un long trait continu. « DEN » est suivi de tirets de remplissage jusqu'au bout de la ligne.</note></p>
<p>On trouvera de la mesme façon <del><gap reason="illegible"/></del> la refraction de tous les autres rayons.
<note type="editorial" resp="#pass">sous la ligne, un long trait ondulé qui la souligne jusqu'à la marge. Dans la marge de gauche, en face de cette ligne, un tiret. Le cachet rond « BIBLIOTHÈQUE NATIONALE MANUSCRITS » est apposé ici.</note></p>
<p>Corollaire.</p>
<p>D'où il s'ensuit que deux diaphanes estant <unclear>comme</unclear> AEB &amp; LDB, dont <gap reason="illegible"/> plus rare &amp; <unclear>l'autre</unclear> plus dense, leurs angles d'inclination &amp; de refraction doivent estre comparez ensemble suivant la raison <del><gap reason="illegible"/></del> de la droite GE à la droite EF.</p>
<p>II Proposition.</p>
<p>Estant donné quelconque diaphane trouver la refraction du rayon qui traverse <gap reason="illegible"/> ledit diaphane.
<note type="editorial" resp="#pass">énoncé tenu dans une accolade. La fin de la première ligne et le premier mot de la seconde (« de l'air » ? « partie » ?) n'ont pas été lus.</note></p>
<p>Soit fait le triangle rectangle X <unclear>d'un morceau</unclear> dudit diaphane suivant le triangle ABC, dont l'angle droit est en B, &amp; que les 2 autres angles A &amp; C <del>soient</del> tels qu'on voudra, pourveu que l'angle A soit plus aigu que l'angle C. Et ayant mis le costé BC sur <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">le</supplied> plan horizontal DBE, que le rayon du soleil, ou de tel <gap reason="illegible"/>, soit conduit par les 2 pinnules, dont les <unclear>trous</unclear> FG soient fort <gap reason="illegible"/>, le rayon FG <del><gap reason="illegible"/></del> tombant sur le cristal AB le transperce droit de G en I, parcequ'il <del><gap reason="illegible"/></del> tombe à plomb, &amp; se rompra au point I sur la surface oblique AC, pour aller au point E par le rayon droit IE, parceque le milieu AOE est l'air qui est plus rare, &amp; plus subtil que le cristal ABC.
<note type="editorial" resp="#pass">la page s'arrête ici, au milieu de la démonstration ; la suite est au verso, vue 22, page de gauche.</note></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Les deux béquets, relevés, sont collés au bord gauche du feuillet. Le béquet du haut, qui à la vue 20 recouvre le haut de la page, montre ici son dos : la figure de la proposition I y transparaît à l'envers — un cercle de centre E, un diamètre horizontal et une perpendiculaire, des rayons, des lignes pointillées, lettres A, B, C, D, E, H, I, K, M, N, O. Le béquet du bas montre ici sa face : la figure de la proposition II, d'apparence imprimée, à lettres capitales à empattements — le triangle X aux côtés hachurés, et la construction lettrée A, B, C, D, E, F, G, H, I, K, L, M, N, O, P, Q, avec un arc de cercle de F à K par D. Le cachet de la bibliothèque est répété, à l'envers, sur les deux béquets.</note></p>
<pb n="22" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170/f22.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Ouverture : à gauche, le verso du feuillet de la vue 21 ; à droite, le recto du feuillet suivant. Les deux pages portent chacune un béquet rabattu sur le bas du texte. Le texte n'est donné qu'une fois, là où il se lit en entier : la page de gauche à la vue 23, où son béquet est relevé, la page de droite à la vue 24, où les deux le sont. Ici ne se voient que les deux béquets. Celui de gauche porte, à l'encre, en haut à gauche, le nombre « 16 », et une figure d'apparence imprimée, à lettres capitales à empattements : une hyperbole de sommet B, son axe vertical portant les points F, D, H, B, E, O, I, et, autour du point C de la courbe, les droites et l'arc de cercle de la construction, lettres C, G, K, L, M, N, P, Q. Celui de droite porte « 17 » en haut à droite et une figure de même facture : une ellipse d'axe BF, avec les points H, E, O, I, D sur l'axe, C sur la courbe, et la même construction, lettres G, K, L, M, N, P, Q. Le cachet « BIBLIOTHÈQUE NATIONALE R.F. » est apposé sur chacun. Les nombres « 16 » et « 17 » des béquets appartiennent à la série continue de l'en-tête. En haut à droite de la page de droite, « 20 » et « 18 » ; voir la vue 24.</note></p>
<pb n="23" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170/f23.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">La même ouverture que la vue 22, le béquet de gauche relevé vers la gauche : on n'en voit plus que le dos, la figure transparaissant à l'envers. La page de gauche, verso du feuillet de la vue 21, se lit ici en entier ; elle poursuit la proposition II. Aucun nombre en tête de cette page.</note></p>
<p><unclear>Cela</unclear> estant fait, &amp; <unclear>ayant</unclear> tiré sur la droite IC <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">la</supplied> perpendiculaire DIH, &amp; <gap reason="illegible"/> l'angle DIF pour l'inclination du rayon FI, &amp; HIE soit l'angle rompu, <unclear>de prolonger</unclear> la perpendiculaire HID, sert de costé tant à l'angle d'inclination, qu'à l'angle rompu du rayon.
<note type="editorial" resp="#pass">« la » est écrit au-dessus d'un mot biffé. Le mot qui suit le second « &amp; » n'a pas été lu. La construction de la phrase est donnée telle qu'elle se lit.</note></p>
<p>Et partant, si du centre I, de l'intervalle ID est descrit la circonference DF se rencontrant avec le rayon FI au point F, &amp; après tiré FK parallele à IC se rencontrant ladite circonference au point K, &amp; puis menée KL parallele à ID, &amp; au rayon rompu IE au point L, lon aura la raison de la refraction de tous les rayons qui <supplied resp="#pass">viendront de l'air</supplied> <del>tomberont</del> sur ce diaphane, pour ce <unclear>qu'elle</unclear> sera tousjours la mesme que celle que <del><gap reason="illegible"/></del> lon aura trouvée <del><gap reason="illegible"/></del> de la droite LI à la droite ID ou IF.
<note type="editorial" resp="#pass">« viendront de l'air » est écrit au-dessus de « tomberont » biffé.</note></p>
<p>Corollaire</p>
<p>Ayant tiré MI qui face l'angle MIC egal à l'angle CIE, parceque si des deux foyers de l'hyperbole (suivant la 49 prop. du 1 livre <unclear>de mes</unclear> Coniques) deux lignes droites s'inclinent à un mesme point de la section, elles feront deux angles egaux avec la <del>contin</del> ligne <unclear>contingente</unclear> qui touche. Supposé que <del><gap reason="illegible"/></del> les 2 points M &amp; E soient les deux foyers de l'hyperbole, &amp; que le point I soit dans la section ; la droite IC touchera la section au mesme point I.
<note type="editorial" resp="#pass">« de mes Coniques » : entre « de » et « Coniques », un mot bref, à initiale bouclée, qui se lit « mes » ou « ses ». La même référence revient plus bas (« la 51. … 1 livre des Coniques », « mon 2 l. des Con. ») : l'auteur semble renvoyer à des Coniques de sa main, par livre et par proposition. Lecture à vérifier. Le chiffre 49 est net.</note></p>
<p>Partant, si après avoir pris <supplied resp="#pass">dans IE</supplied> la droite <del><gap reason="illegible"/></del> IN egale à IN, lon fait EO egale à EN, &amp; qu'après avoir divisé MO en 2 parties egales au point P, lon face EQ egale à MP, d'autant que suivant la 51. <unclear>de mes</unclear> 1 livre des Coniques si dans l'hyperbole deux droites s'inclinent <del>descrivent</del> du foyer <del><gap reason="illegible"/></del> &amp; à un mesme point de la section la plus grande surpasse la moindre de la longueur de l'axe transversant ; &amp; les 2 points P &amp; Q seront les <unclear>sommets</unclear> <unclear>contreposez</unclear> de l'hyperbole, &amp; partant l'axe transversant sera la <del>ligne</del> <supplied resp="#pass">droite</supplied> PQ ; <del><gap reason="illegible"/></del>
<note type="editorial" resp="#pass">« dans IE » est écrit au-dessus de la ligne, en face d'un mot noirci par une rature. « IN egale à IN » : les deux fois la leçon est IN, la seconde peut-être pour IM ; transcrit tel qu'écrit. « droite » est écrit au-dessus de « ligne » biffé.</note></p>
<p>Or tout cela estant fait, il sera aysé de descrire <del><gap reason="illegible"/></del> l'hyperbole, suivant la 20, 26 &amp; les autres <unclear>de mon</unclear> 2 l. des Con.
<note type="editorial" resp="#pass">« 2 l. des Con. » : abréviation de « 2 livre des Coniques ».</note></p>
<p>Proposition III.</p>
<p>Dans toute hyperbole, si de quelconque point pris dans la section, l'on tire 2 droites, l'une par le foyer exterieur, l'autre parallele à l'axe &amp; que par le mesme point on mene une troisiesme droite perpendiculaire à la tangente de la section, le sinus de l'angle fait par la parallele à l'axe &amp; par la perpendiculaire sera au sinus de l'angle fait par la droite tirée par le foyer, &amp; par la mesme perpendiculaire, comme l'axe transversant de la section à la distance d'entre les foyers.
<note type="editorial" resp="#pass">énoncé tenu dans une accolade.</note></p>
<p>Soit telle hyperbole qu'on voudra ABC, dont le sommet est B, le foyer exterieur D, le centre E, l'axe transversant BF. De quelconque point, comme C, soient menées les droites CD par le foyer D, &amp; CG parallele à BD ; &amp; après avoir tiré la tangente CH, que CI luy soit perpendiculaire.
<note type="editorial" resp="#pass">la page s'arrête ici ; la démonstration se poursuit en tête de la page de droite, vue 24.</note></p>
<pb n="24" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170/f24.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">La même ouverture, les deux béquets relevés ; celui de droite, rabattu vers la gauche, couvre à présent le bas de la page de gauche. La page de droite se lit ici en entier ; elle poursuit la démonstration de la proposition III. En haut à droite, « 20 », d'un trait fin, tout en haut, sans doute le nombre d'un autre papier qui dépasse comme à la vue 21, et plus bas, sur le feuillet, « 18 », rond. Le cachet de la bibliothèque est apposé dans la marge.</note></p>
<p><del>Et puis</del> De plus, du centre C, de l'intervalle CI soit descritte la circonference du cercle qui coupe la droite CG au point G, &amp; la droite DC au point K. Ayant <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">faict</supplied> les droittes GL, KM perpendiculaires à CI, je dis que le sinus GL est au sinus KM, comme BF à ED, c'est àdire comme l'axe transversant de l'hyperbole ABC, à l'intervalle d'entre les foyers.
<note type="editorial" resp="#pass">« Et puis » est biffé au-dessus de la première ligne. « faict » est écrit au-dessus d'un mot biffé.</note></p>
<p>Du point I soit tirée la perpendiculaire IN sur la droite DK ; &amp; du point C soit tirée CO perpendiculaire à l'axe ; &amp; après avoir descrit la tangente CH, &amp; l'avoir <unclear>conjointe</unclear> à CE, que EP soit menée sur DO <unclear>en sorte</unclear> qu'elle soit parallele à IC, &amp; qu'elle coupe la tangente au point Q.
<note type="editorial" resp="#pass">après « DO », une petite croix, peut-être un renvoi ; aucune note ne lui répond sur la page.</note></p>
<p>A cause des droites egales CI, CG, &amp; des angles egaux CIO, &amp; ICG, &amp; de l'angle droit en O &amp; L, la droite CO sera egale à GL. Et semblablement, à cause des egales CI, CK &amp; de l'angle commun C, &amp; des angles droits M &amp; N, la droite IN sera egale à KM. <del>Partant</del> Par consequent, comme CO sera à IN, ou DC à DI, ou DP à DE, ainsi GL sera à KM.</p>
<p>Mais pourceque CI, EP sont perpendiculaires à la tangente CH, &amp; que les angles DCH, HCE sont egaux, par la susdite 49 prop. du 1, &amp; que les 2 angles faits au point Q sont droits, CP sera egale à CE, &amp; DP à l'axe transversant BF. <del>Dor</del></p>
<p>Donc le sinus GL sera au sinus KM, comme l'axe transversant BF de l'hyperbole ABC, est à la distance <del>des foyers</del> DE des foyers, ce qu'il falloit demonstrer.
<note type="editorial" resp="#pass">un mot bref est écrit au-dessus de « des foyers » biffé ; il n'a pas été lu.</note></p>
<p>Proposition IV.</p>
<p>Dans toute Ellipse, si de quelconque point, qui ne soit pas au milieu de la section, l'on meine 2 droites, l'une par le foyer le plus eloigné, l'autre parallele à l'axe ; &amp; qu'on conduise <unclear>encore</unclear> du mesme point une troisiesme droite <del>qui</del> parallele à la tangente, les sinus des angles faits par la parallele à l'axe, &amp; par la droite menée par le foyer avec la perpendiculaire, seront entre eux comme <del>l'axe</del> le plus grand axe transversant de la section à la distance des foyers.
<note type="editorial" resp="#pass">énoncé tenu dans une accolade. « Ellipse » est récrit sur un premier tracé. La troisième droite est dite « parallele à la tangente », puis la fin de l'énoncé parle de « la perpendiculaire » : transcrit tel qu'écrit ; la démonstration qui suit la mène perpendiculaire.</note></p>
<p>Soit quelconque Ellipse ABC, dont <del>l'axe transversant</del> le plus grand axe transversant est BF, les foyers DE : &amp; soit pris quelconque point C dans la section pourveu qu'il ne soit point au milieu (qui est là où se termine l'un &amp; l'autre axe). Soit tirée CD par le foyer le plus eloigné D, &amp; CG parallele à l'axe BF.</p>
<p>Et après avoir tiré la tangente CH, <del>soit menée</del> que CI luy soit perpendiculaire <del><gap reason="illegible"/></del> &amp; rencontre l'axe en I. Du centre C, de l'intervalle CI soit descritte la circonference du cercle coupant la droite CD au point K, &amp; la droite CG en G. Menez sur CI les perpendiculaires KM, GL ; je dis que le sinus GL est au sinus KM, comme l'axe BF à la distance des foyers ED ;</p>
<p>Du point I menez <del>la</del> <supplied resp="#pass">la</supplied> perpendiculaire IN sur CD &amp; après avoir tiré la tangente CH, &amp; joint CE, <del>prolongez</del> &amp; tirez la droite EP parallele à CI sur la droite DC prolongée : &amp; du point C faites CO perpendiculaire à l'axe.
<note type="editorial" resp="#pass">« la » est biffé puis récrit au-dessus de la ligne.</note></p>
<p>Ce qu'estant fait, il s'ensuit, qu'à cause que les triangles semblables CIO, &amp; GCL, &amp; les droites GC, CI, egales, que la droite CO sera egale à GL : &amp; à cause de l'un &amp; l'autre angle droit aux points M &amp; M, &amp; l'angle C commun, &amp; les egales CI, CK la droite IN sera aussi egale à KM.
<note type="editorial" resp="#pass">« aux points M &amp; M » : les deux lettres se lisent M ; la figure demande N et M. Transcrit tel qu'écrit. La page s'arrête ici ; la suite est à la vue 25.</note></p>
<pb n="25" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170/f25.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Verso du feuillet de la vue 24, avec un béquet rabattu sur le bas de la page de gauche, qui masque le début d'une douzaine de lignes. Le texte n'est donné qu'une fois, à la vue 26, où le béquet est relevé. Le béquet porte, à l'encre, « 19 » en haut, et une figure d'apparence imprimée : un triangle X aux côtés hachurés, pareil à celui de la vue 21, et une construction lettrée A, B, C, D, E, F, G, I, K, L, M, N, O, P, Q, R, S, T, Y, Z, avec un arc de cercle de S à K par F et D ; le cachet de la bibliothèque y est apposé. Aucun nombre en tête de la page.</note></p>
<pb n="26" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170/f26.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">La même page que la vue 25, le béquet relevé vers la gauche : on n'en voit que le dos. La page poursuit la démonstration de la proposition IV.</note></p>
<p>Donc comme CO est à IN, c'est àdire DC à DI, ou DP à DE, ainsi GL <del>est</del> à KM.</p>
<p><del>Mais</del> Or à cause des angles ECI, ICD egaux <supplied resp="#pass">sur la</supplied> <del><gap reason="illegible"/></del> tangente CH, &amp; des paralleles CI, PE, CP sera egale à CE &amp; DP aux 2 droites DC, CE qui viennent des foyers DE <del>au point</del> <supplied resp="#pass">à</supplied> C, qui est le point pris dans la section : c'est àdire que DP est egale à l'axe FB.
<note type="editorial" resp="#pass">« sur la » est écrit au-dessus d'un mot biffé, « à » au-dessus de « au point » biffé.</note></p>
<p>Et partant, le sinus GL est au sinus KM comme l'axe transversant BF à la distance des foyers DE, ce qu'il falloit <del>demonstrer</del> demonstrer.</p>
<p>Corollaire</p>
<p>Parceque l'axe transversant de l'Ellipse est plus grand que la distance de ses foyers &amp; que dans l'hyperbole il est moindre, il arrive que les loix de leurs refractions sont differentes, &amp; qu'elles ne peuvent servir à la mesme <gap reason="illegible"/> dans les mesmes &amp; autres diaphanes, si l'on ne change leur situation.
<note type="editorial" resp="#pass">le mot entre « la mesme » et « dans » n'a pas été lu.</note></p>
<p><del>La refraction de</del> V Proposition.</p>
<p>La refraction de quelconque rayon incliné sur la surface de quelconque diaphane estant donnée, descrire la figure de cette surface, qui rende tous les rayons qu'elle reçoit, <del>ou paralleles</del>, <del><gap reason="illegible"/></del> ou qui les rassemble en un mesme point, ou qui les <unclear>escarte</unclear> : <supplied resp="#pass"><gap reason="illegible"/></supplied> soit les <gap reason="illegible"/> <unclear>convergens</unclear> &amp; <unclear>divergens</unclear>.
<note type="editorial" resp="#pass">énoncé non tenu dans une accolade. Deux mots sont soulignés, à la fin de la troisième ligne et au début de la quatrième : la lecture « convergens », « divergens » est offerte avec doute. Un mot bref, sans doute une addition, est écrit au-dessus de la ligne avant « soit ».</note></p>
<p>Que le triangle X soit <del><gap reason="illegible"/></del> une piece de quelque corps diaphane comme est le cristal, &amp; qu'il soit transporté au triangle ABC ; le rayon soit FGI, dont l'inclination soit FID ; &amp; que venant de l'air FG, il se rompe en I après avoir transpercé <del>GI</del> perpendiculairement GI, afin de descendre en E par IE.
<note type="editorial" resp="#pass">« en » est écrit, ici et dans tout le traité, par un signe semblable à un 3 ; il est rendu « en ».</note></p>
<p>Soit faite DI perpendiculaire à IC, &amp; <del><gap reason="illegible"/></del> que MI face l'angle MIC egal à l'angle <unclear>CIE</unclear>. Soit la circonference FDK <unclear>s'estendant</unclear> par FK parallele à IC ; &amp; la droite KL parallele à DI, &amp; que le rayon IE se rencontre en L, &amp; soit fait tout le reste, comme dans la 2 propos.
<note type="editorial" resp="#pass">la lettre du milieu de « CIE » est couverte d'une tache.</note></p>
<p>De plus, que IR soit perpendiculaire à DE : &amp; qu'ET prolongée jusques à ce qu'elle rencontre la circonference KDF au point S ; &amp; SV, LY soient paralleles à IC ; &amp; DT perpendiculaire à ES : &amp; <supplied resp="#pass">que le</supplied> <del>que la section de</del> la droite FK couppe la droite DI soit le point Z.
<note type="editorial" resp="#pass">« que le » est écrit au-dessus de « que la section de » biffé.</note></p>
<p>Cela fait l'on aura la raison de tous les autres rayons inclinez comme l'on voudra sur ladite surface diaphane, par le moyen de la droite DI, ou FI comparée à la droite IL, c'est àdire du rayon d'incidence, comparé au rayon rompu.</p>
<p>Je dis donc premierement, qu'il y a mesme raison de la droite SV à la droite FR, c'est àdire du sinus de l'angle fait par le rayon rompu &amp; par la perpendiculaire au sinus de l'angle fait par la mesme perpendiculaire &amp; par le rayon d'incidence, qu'il y a du rayon d'incidence FI au rayon rompu IL.</p>
<p>Car à cause des angles egaux au sommet, &amp; des <del><gap reason="illegible"/></del> angles droits en V &amp; Y, &amp; en R, comme DI, ou SI est à IL ainsi SV est à LY, ou <unclear>HZ</unclear> ou <unclear>FZ</unclear>.
<note type="editorial" resp="#pass">les deux dernières lettres ont une forme proche de celle du point Z défini plus haut ; plus haut, dans « la droite FR », la même lettre a la panse d'un R. La figure du béquet (vue 25) porte un point Z et n'a pas de point H.</note></p>
<p>Je dis
<note type="editorial" resp="#pass">réclame, seule en bas à droite de la page. La suite n'est pas à la vue suivante, qui montre une bande de papier d'un autre texte (vues 27–28), mais en tête de la vue 29, qui commence par « Je dis en 2 lieu ».</note></p>
<pb n="27" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170/f27.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Une bande de papier, déchirée en haut, collée par son bord gauche sur une feuille de montage grise ; la page de gauche de la vue est un papier blanc moderne. En haut à droite de la bande, « 20 », rond et appuyé, et « 17 », d'un trait plus fin. Le cachet de la bibliothèque est apposé sur la bande. La main est celle des propositions d'optique qui précèdent, mais le texte est d'une autre nature : un morceau de prière ou de méditation, sans lien visible avec la réclame « Je dis » de la vue 26. L'écriture, très rapide et chargée de ratures, est ici plus difficile que dans le traité ; beaucoup de mots ne sont donnés qu'avec doute.</note></p>
<p>Luminaire, <del>qui</del> dont les rayons <unclear>rejallissans</unclear> par la rencontre des corps opaques, <gap reason="illegible"/> les plus <del><gap reason="illegible"/></del> <gap reason="illegible"/> &amp; <gap reason="illegible"/> à leurs <unclear>sources</unclear> <del><gap reason="illegible"/></del> &amp; nous servent de <unclear>fondemens</unclear> <del>pour</del> nous <unclear>eslever</unclear> à <del><gap reason="illegible"/></del> faire <unclear>reflechir</unclear> toutes nos pensées, &amp; nos desirs à l'honneur à la gloire &amp; à <unclear>l'amour</unclear> de Dieu <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>sans lequel</unclear> nous ne pouvons subsister <gap reason="illegible"/>,
<note type="editorial" resp="#pass">le premier mot, « Luminaire », ouvre la bande sans rien avant lui : la phrase commence ailleurs. Le premier mot de la quatrième ligne, bref, n'a pas été lu.</note></p>
<p><del><gap reason="illegible"/></del>
<note type="editorial" resp="#pass">une ligne entière biffée d'un trait continu.</note></p>
<p>Je <unclear>l'espere</unclear> donc de <gap reason="illegible"/> faire une autre nouvelle faveur, que <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>, en perfection <supplied resp="#pass">de lumiere</supplied> <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>chose</unclear> <unclear>aussy</unclear> qui ne <unclear>luy</unclear> soit agreable, &amp; que <del><gap reason="illegible"/></del> <gap reason="illegible"/> <del><gap reason="illegible"/></del> soit un miroir parfait qui face retour à <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>sa</unclear> source <del><gap reason="illegible"/></del> d'amour toutes les inspirations qu'elle donne à nostre <del><gap reason="illegible"/></del> esprit, jusques à ce que cette reflexion &amp; cette veue par le miroir <del><gap reason="illegible"/></del> soit changée dans la <unclear>claire</unclear> <gap reason="illegible"/> du <del><gap reason="illegible"/></del> soleil divin, <unclear>dans</unclear> la veue <del><gap reason="illegible"/></del> &amp; la <unclear>jouissance</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>bienheureuse</unclear>.
<note type="editorial" resp="#pass">« de lumiere » est écrit au-dessus de la ligne. Les mots biffés sont couverts d'un trait épais et n'ont pas été lus.</note></p>
<p><del>C'est <gap reason="illegible"/></del>
<note type="editorial" resp="#pass">deux ou trois mots biffés, seuls sur la dernière ligne écrite ; le reste de la bande est blanc.</note></p>
<pb n="29" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170/f29.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Recto écrit sur sa moitié supérieure seulement ; la page de gauche de la vue est le papier de montage, blanc. En haut à droite, « 21 », rond et appuyé, et « 18 », d'un trait plus fin. Le texte reprend la réclame « Je dis » laissée au bas de la vue 26 : la bande des vues 27–28 est intercalée entre les deux. Le cachet de la bibliothèque est apposé dans la marge de droite.</note></p>
<p>Je dis en 2 lieu, qu'il y a la mesme raison de la droite ME à la droite PQ, que du rayon d'incidence FI au rompu IL. Car à cause des <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">des droites</supplied> paralleles FK &amp; ID, &amp; des angles FZD, IDK, &amp; des angles droits aux points Z &amp; <unclear>R</unclear>, la droite IR sera egale à la droite FZ : &amp; DT <del><gap reason="illegible"/></del> egale à SV à cause des angles droits T &amp; V.
<note type="editorial" resp="#pass">« des droites » est écrit au-dessus de la ligne.</note></p>
<p>Donc comme SV sera à FZ, ou FI à IL, ou comme le rayon d'incidence au rompu, ainsi DT sera à IR, c'est àdire ED à EI, ou EM à EN ; ou EM, qui est la distance des foyers à EN ou PQ l'axe transversant de l'hyperbole ; ou <del>Ellipse</del> l'axe transversant EM de l'Ellipse, à PQ qui est la distance de ses foyers.</p>
<p>Je dis en 3 lieu que soit l'hyperbole, dont l'axe transversant soit à la distance de ses foyers, comme du rayon rompu IL <del><gap reason="illegible"/></del> au rayon d'incidence FI ; soit l'Ellipse, dont la raison de l'axe à la distance des foyers soit contraire de celle de l'hyperbole, à sçavoir la mesme que de la droite FI à la droite IL, que l'une &amp; l'autre de ces sections est propre pour les <del><gap reason="illegible"/></del> diaphanes.</p>
<p>C'est pourquoy l'on peut faire des Conoid. <del>de l'hyperbole</del> de l'hyperbole &amp; des spheroides de l'Ellipse pour tous les effects qu'on desirera : car les Conoid. convexes d'un costé &amp; <del><gap reason="illegible"/></del> plats de l'autre (comme l'on fait ordinairement les verres pour les lunettes de longue veue) rendent les rayons paralleles qu'ils recevront <unclear>convergens</unclear> ou divergens par leur costé convexe : &amp; rassemblent en un point <del>les rayons</del> par sa surface convexe les rayons qu'ils recevront paralleles par leur costé plat &amp; droit.
<note type="editorial" resp="#pass">« Conoid. » : abréviation de « Conoides », deux fois. La parenthèse est de l'auteur.</note></p>
<p>Les diaphanes spheroides feront tout le contraire, soit en recevant, soit en renvoyant les rayons. Les Conoid. concaves d'un costé &amp; droit de l'autre rendent les rayons paralleles par leur <del><gap reason="illegible"/></del> costé plat, les <unclear>escarte</unclear> &amp; divise par leur costé concave ; &amp; si les rayons <del><gap reason="illegible"/></del> tendoient à s'unir, il les rendra paralleles.
<note type="editorial" resp="#pass">le texte s'arrête ici, au milieu de la page ; le bas du feuillet est blanc, à part une tache d'encre.</note></p>
<pb n="31" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170/f31.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Page de droite, un feuillet plus petit monté sur onglet ; la page de gauche de la vue est une feuille de papier blanc sans écriture. En haut à droite, « 23 », rond et appuyé, et « 21 », plus fin. La main paraît la même que celle des propositions d'optique (même esperluette en grand C bouclé, même « q »), mais plus petite et plus serrée. Dans la marge de gauche, une figure à la plume : une ellipse d'axe vertical, de sommets <formula notation="TeX">\zeta</formula> (en bas) et n (en haut), une tangente menée d'un point <formula notation="TeX">\delta</formula> de la courbe jusqu'au point m de l'axe prolongé, deux ordonnées horizontales, celle de <formula notation="TeX">\delta</formula> en o et celle de l en u, la lettre <formula notation="TeX">\varepsilon</formula> entre les deux, et R, le centre. La page commence sans titre ; ce qui précède n'est pas dans ce lot. Le cachet de la bibliothèque est apposé dans le texte.</note></p>
<p>Pour l'Ellipse <unclear>en</unclear> <unclear>de cette methode aux tangentes</unclear> <gap reason="illegible"/> que <unclear>je garde</unclear>. Soit l'Ellipse exemple <formula notation="TeX">\overline{\zeta\delta\varepsilon n}</formula>, dont l'axe soit <formula notation="TeX">\overline{\zeta n}</formula> &amp; le centre R. Prenez un point quelconque <formula notation="TeX">\delta</formula> dans sa circonference duquel il faut tirer <formula notation="TeX">\overline{\delta m}</formula>, qui touche l'Ellipse. Tirez l'appliquée <formula notation="TeX">\overline{\delta o}</formula>, &amp; supposez <unclear>en premier lieu</unclear> que <unclear>supposons</unclear> <gap reason="illegible"/> que <formula notation="TeX">\overline{o\zeta}</formula>, qui est donnée, s'appelle B. &amp; <formula notation="TeX">\overline{on}</formula> aussi donnée s'appelle G. Feignons <unclear>que</unclear> <formula notation="TeX">\overline{om}</formula> inconnue, s'appelle A. <unclear>Ce qui est</unclear> <unclear>intercepté</unclear> par <formula notation="TeX">\overline{\delta m}</formula> la portion de l'axe <unclear>comprise</unclear> entre le point o &amp; le concours de la tangente.
<note type="editorial" resp="#pass">Les noms des points sont surmontés d'un trait, ici et dans toute la page ; ils sont rendus surlignés. La lettre qui ouvre les noms, bouclée vers le bas, est lue <formula notation="TeX">\zeta</formula> d'après la figure ; celle qui ressemble à un d bouclé, <formula notation="TeX">\delta</formula> ; celle du milieu de la figure, <formula notation="TeX">\varepsilon</formula>. « u », « n », « m », « o » sont des lettres latines. B, G, A, E sont les lettres des espèces, écrites en capitales, G ayant la forme d'un 6 ouvert. Le premier mot suivant « Ellipse » est écrit par le signe semblable à un 3 que les feuillets d'optique emploient pour « en ». La fin de la première ligne, entre « tangentes » et « Soit », n'est lue qu'en partie.</note></p>
<p>Puisque dans toute l'Ellipse, si on tire <formula notation="TeX">\overline{lu}</formula> parallele à <formula notation="TeX">\overline{\delta o}</formula>, par le point u pris à discretion entre o &amp; n, il est clair que cette ligne <formula notation="TeX">\overline{lu}</formula> coupe la tangente <formula notation="TeX">\overline{\delta m}</formula>, &amp; l'Ellipse aussi, aux deux points <formula notation="TeX">\overline{\varepsilon l}</formula>. Et parceque la <unclear>partie</unclear> de la tangente, tous ses points <unclear>excepté</unclear> <formula notation="TeX">\delta</formula>, <unclear>tombent</unclear> hors de l'Ellipse, donc la ligne <formula notation="TeX">\overline{lu}</formula> sera plus grande que la ligne <formula notation="TeX">\overline{\varepsilon u}</formula>. Il y aura donc plus grande proportion du quarré <formula notation="TeX">\overline{\delta o}</formula> au quarré <formula notation="TeX">\overline{\varepsilon u}</formula> que du quarré <formula notation="TeX">\overline{\delta o}</formula> au quarré <formula notation="TeX">\overline{lu}</formula>. Or que le quarré <formula notation="TeX">\overline{\delta o}</formula> au quarré <formula notation="TeX">\overline{\varepsilon u}</formula>, ainsi est, par la proprieté de l'Ellipse, le rectangle <formula notation="TeX">\overline{\zeta on}</formula> au rectangle <formula notation="TeX">\overline{\zeta un}</formula>, &amp; que le quarré <formula notation="TeX">\overline{\delta o}</formula> au quarré <del><gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">\overline{lu}</formula>, ainsi le quarré <formula notation="TeX">\overline{om}</formula> au quarré <formula notation="TeX">\overline{um}</formula>. Donc il y a plus grande proportion du rectangle <formula notation="TeX">\overline{\zeta on}</formula> au rectangle <formula notation="TeX">\overline{\zeta un}</formula>, que du quarré <formula notation="TeX">\overline{om}</formula> au quarré <formula notation="TeX">\overline{um}</formula>. Feignons que <formula notation="TeX">\overline{ou}</formula> <unclear>prise</unclear> à discretion <unclear>soit</unclear> egale à E.
<note type="editorial" resp="#pass">« Puisque dans toute l'Ellipse » : la lecture du troisième mot est incertaine. Le mot biffé avant « <formula notation="TeX">\overline{lu}</formula> » est court.</note></p>
<p>Le rectangle <formula notation="TeX">\overline{\zeta on}</formula> se <unclear>nommera</unclear> B in G. Le rectangle <formula notation="TeX">\overline{\zeta un}</formula> se <unclear>nommera</unclear> B in G <formula notation="TeX">-</formula> B in E <formula notation="TeX">+</formula> G in E <formula notation="TeX">-</formula> Eq. Le quarré <formula notation="TeX">\overline{om}</formula> se <unclear>nommera</unclear> Aq. Et le quarré <formula notation="TeX">\overline{um}</formula> se <unclear>nommera</unclear> Aq <formula notation="TeX">+</formula> Eq <formula notation="TeX">-</formula> A in E bis. Il y a donc plus grande <del><gap reason="illegible"/></del> proportion de B in G à B in G <formula notation="TeX">-</formula> B in E <formula notation="TeX">+</formula> G in E <formula notation="TeX">-</formula> Eq, que de Aq à Aq <formula notation="TeX">+</formula> Eq <formula notation="TeX">-</formula> A in E bis.
<note type="editorial" resp="#pass">« se nommera » : le verbe, écrit vite et chaque fois de la même façon, est offert avec doute ; « Aq » et « Eq » sont les quarrés de A et de E, « bis » le double, « in » le produit, dans la notation des espèces.</note></p>
<p>Par consequent si l'on multiplie la premiere par la derniere, &amp; la 2 par la 3. B in G in Aq <formula notation="TeX">+</formula> B in G in Eq <formula notation="TeX">-</formula> B in G in A in E bis, qui est le produit du premier par le dernier, sera plus grand que B in G in Aq <del><formula notation="TeX">+</formula> B in G in Eq <formula notation="TeX">-</formula> B in G in A in E bis qui est le produit <gap reason="illegible"/></del> <formula notation="TeX">-</formula> B in E in Aq <formula notation="TeX">+</formula> G in E in Aq <formula notation="TeX">-</formula> Aq in Eq. <del>derniere, &amp; la plus grande</del>
<note type="editorial" resp="#pass">le passage biffé répète par erreur le premier produit ; il est barré d'un trait continu qui court sur la fin de la ligne et le début de la suivante.</note></p>
<p>Il faut donc suivant la <unclear>susdite</unclear> methode, comparer ces 2 produits par adæqualité. Ostant ce qui est commun de part &amp; d'autre, &amp; divisant le reste par E, il restera d'un costé B in G in E <formula notation="TeX">-</formula> B in G in A bis, &amp; de l'autre <formula notation="TeX">-</formula> B in Aq <formula notation="TeX">+</formula> G in Aq <formula notation="TeX">-</formula> Aq in E. Effaçant les termes <unclear>qui sont affectez</unclear> de la ligne E, il restera d'un costé <formula notation="TeX">-</formula> B in G in A bis, &amp; de l'autre <formula notation="TeX">-</formula> B in Aq <formula notation="TeX">+</formula> G in Aq, lesquels il faut maintenant, suivant la <unclear>susdite</unclear> methode, <unclear>egaler tout alors</unclear>, &amp; divisant le tout par A, &amp; transposant <unclear>d'un costé les termes contraires</unclear>, B in A <formula notation="TeX">-</formula> G in A egal à B in G bis.
<note type="editorial" resp="#pass">« adæqualité » : le mot, écrit en un seul trait, est lu avec la ligature æ. Le cachet de la bibliothèque recouvre le premier « B » de « B in G in E », et une tache d'encre la lettre qui suit « A » dans le même terme.</note></p>
<p><unclear>Voila donc</unclear> que cette solution de la question <unclear>est la mesme que</unclear> celle d'Apollonius, car <unclear>selon ma construction</unclear>, pour trouver la tangente, il faut faire que B <formula notation="TeX">-</formula> G est à G, ainsi B bis à A, c'est àdire que <formula notation="TeX">\overline{\zeta o}</formula> moins <formula notation="TeX">\overline{on}</formula> à <formula notation="TeX">\overline{on}</formula>, ainsi <formula notation="TeX">\overline{\zeta o}</formula> bis à <formula notation="TeX">\overline{om}</formula>. Et par celle d'Apollonius, il faut faire que <formula notation="TeX">\overline{\zeta o}</formula> à <formula notation="TeX">\overline{on}</formula>, ainsi <formula notation="TeX">\overline{\zeta m}</formula> à <formula notation="TeX">\overline{mn}</formula>. <unclear>Or</unclear> ces 2 constructions, qui il paroist, <unclear>reviennent</unclear> à la mesme.
<note type="editorial" resp="#pass">« <formula notation="TeX">\overline{\zeta m}</formula> à <formula notation="TeX">\overline{mn}</formula> » : les deux lettres, liées, peuvent se lire aussi u et n.</note></p>
<p>Je pourrois adiouster plusieurs autres exemples tant du 1<hi rend="sup">er</hi> que du 2 cas de ma methode, mais ceux cy suffisent pour faire assez voir qu'elle est generale, &amp; qu'elle ne trompe jamais.</p>
<p>Je n'adiouste point non plus la demonstration de la regle, ni plusieurs autres usages <unclear>qui en font encore</unclear> paroistre la perfection, <unclear>comme</unclear> de l'invention des centres de gravité, dont j'ay envoyé <unclear>les exemples</unclear> à M<hi rend="sup">r</hi> Roberval, &amp; plusieurs autres, <unclear>me contentant</unclear> de proposer la suivante question à soudre à ceux qui voudront l'entreprendre.
<note type="editorial" resp="#pass">la page s'arrête là ; la question annoncée n'est pas écrite sur ce feuillet. Le verso (vue 32, page de gauche) est blanc.</note></p>
<pb n="32" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170/f32.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Un bifeuillet plié, posé ouvert sur la page de gauche de la vue : sa page de gauche est écrite, sa page de droite blanche porte en haut à droite « 24 », rond et appuyé. La main est celle de la vue 31, petite et rapide, mais l'écriture est ici plus lâche et plus difficile ; plusieurs lignes ne sont lues qu'en partie. Le texte commence en haut de la page, sans titre. Le cachet de la bibliothèque n'y est pas apposé.</note></p>
<p>M<hi rend="sup">r</hi> <unclear>Fermat</unclear> dans sa derniere let. de Juillet 1638 dit que M<hi rend="sup">r</hi> de <gap reason="illegible"/> s'est trompé en sa methode de <gap reason="illegible"/>, puisqu'il a creu qu'il falloit bailler 2 noms à la ligne que j'appelle B, dont l'un est <formula notation="TeX">\dfrac{\text{B in A} - \text{in E}}{\text{A}}</formula>, l'autre <formula notation="TeX">\dfrac{\text{B in A} + \text{B in E}}{\text{A}}</formula>, &amp; que l'autre luy doit estre baillé <unclear>selon</unclear> la proprieté specifique de la courbe, ce qui reussit <unclear>en la parabole</unclear> &amp; autres questions <unclear>aysées</unclear>, <unclear>mais aux</unclear> difficiles, il est impossible d'y venir à bout. <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> qu'on peut <unclear>bailler</unclear> <unclear>un nom</unclear> à la ligne <unclear>selon</unclear> la proprieté specifique de la courbe, <unclear>ce qui se peut trouver</unclear> <unclear>par ma methode</unclear>, <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>, <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>.
<note type="editorial" resp="#pass">« let. » : abréviation de « lettre ». Le nom qui suit « M<hi rend="sup">r</hi> de », au début de la ligne, commence par un C et n'a pas été lu ; plus bas, la même page nomme « M<hi rend="sup">r</hi> de Cartes » (voir ci-dessous). Dans la première fraction, « in E » est écrit sans lettre devant, tel quel. Les deux fractions sont écrites comme ici, avec un trait et le A au-dessous. Les cinq dernières lignes de ce paragraphe sont écrites très vite et ne se lisent que par endroits ; la lecture proposée est fragmentaire.</note></p>
<p>Je dis de plus que <unclear>par ma methode</unclear> <gap reason="illegible"/> &amp; plus <unclear>aysement</unclear> que <unclear>la sienne</unclear>, car <unclear>soit</unclear> luy proposée la courbe de laquelle la proprieté specifique soit exprimée par cette egalité
<formula notation="TeX" rend="display">x^{10} + g\,x^{9} + g^{2}x^{8} + g^{3}x^{7} + g^{4}x^{6} + g^{5}x^{5} + g^{6}x^{4} + g^{7}x^{3} + g^{8}x^{2} + g^{9}x</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">\propto</formula>
<formula notation="TeX" rend="display">y^{10} - f\,y^{9} - f^{2}y^{8} - f^{3}y^{7} - f^{4}y^{6} - f^{5}y^{5} - f^{6}y^{4}\ f^{7}y^{3} - f^{8}y^{2} - f^{9}y</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">les deux membres sont écrits sur deux lignes, le premier se poursuivant sur une troisième par « <formula notation="TeX">+ g^{9}x</formula> ». Entre les deux, sous le premier, un signe isolé en forme de « &amp; » renversé, rendu <formula notation="TeX">\propto</formula> : c'est vraisemblablement le signe d'égalité de la Géométrie, mais la lecture est une inférence. La lettre rendue <formula notation="TeX">g</formula> a la forme d'un 6 ouvert, la même qu'à la vue 31 où elle a été lue G ; la lecture b n'est pas exclue. Devant <formula notation="TeX">f^{7}y^{3}</formula>, aucun signe n'est écrit. L'exposant de <formula notation="TeX">g^{8}</formula> est récrit.</note></p>
<p>Je dis que <unclear>par ma methode</unclear> on fera la solution sans nulle difficulté, car il ne faudra que <unclear>traiter</unclear> la question <unclear>à l'ordinaire</unclear> par adæqualité, en prenant <formula notation="TeX">\dfrac{\text{B in A} - \text{B in E}}{\text{A}}</formula> pour x au lieu de x, &amp; D <formula notation="TeX">-</formula> E pour y au lieu de y, &amp; jamais une seule <unclear>asymmetrie</unclear> ne s'y <unclear>rencontrera</unclear>, ce qui fait voir la facilité &amp; perfection de cette methode, &amp; <unclear>qu'elle n'a point les</unclear> difficultez qu'a celle de M<hi rend="sup">r</hi> de Cartes, de s'embarrasser dans les <unclear>asymmetries</unclear>, car lorsqu'il se sert de sa methode, où il s'efforce de rendre <unclear>egales</unclear> les <unclear>racines</unclear> par le moyen de la multiplication (page 344. l. 3.) il <unclear>se void fort empesché</unclear>.
<note type="editorial" resp="#pass">« page 344. l. 3. » est net et entre parenthèses : un renvoi à une page et à une ligne d'un imprimé, qui n'est pas nommé.</note></p>
<p><unclear>Or</unclear> puisque sa solution a <unclear>resolu</unclear> tout ce que je luy ay proposé <unclear>touchant</unclear> <gap reason="illegible"/>
<note type="editorial" resp="#pass">la ligne se termine par un long trait de plume ; la suite, s'il y en a une, n'est pas sur la page.</note></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Au-dessous, une figure à la plume : six demi-cercles de plus en plus grands, tous issus d'un même point A à gauche et posés sur une même droite, qui porte à la suite les lettres B, C, D, E, F, G ; une perpendiculaire élevée d'un point y de cette droite les coupe aux points marqués, de bas en haut, o, u, e, s, n, m. La lettre A et la lettre y sont écrites sous le pied de la figure et sont en partie effacées.</note></p>
<list rend="enumerate">
<item>Sunt 6 semicirculi AoB, AuC, A<unclear>e</unclear>D, a<unclear>s</unclear>E, anF, amG, super eadem recta AB. Ita secare in y, ut applicatâ perpendiculari yom occurrente semicirculis datis, summa rectarum yo, yu, ye, ys, yn, ym, sit aequalis rectae datae.</item>
<item>Secetur AB in y ut summa rectarum yo, yu, ye, ys, yn, ym sit <del>aequalis rectae</del> <del>datae</del> <unclear>minima vel maxima</unclear>.</item>
<item>Dati coni scaleni superficiei invenire aequale planum.</item>
<item>Invenire triangula rectangula in numeris, quorum area aequetur quadrato, aut demonstrare impossibilitatem quaestionis.</item>
</list>
<p><note type="editorial" resp="#pass">les quatre questions, en latin, sont numérotées 1 à 4 dans la marge de gauche. Les lettres des demi-cercles sont données d'après la figure, les points e et s y étant peu nets. Dans la deuxième, « aequalis rectae » est biffé à la fin d'une ligne et « datae » au début de la suivante ; ce qui suit est écrit vite. Rien ne dit sur la page si ces questions sont celles que la fin de la vue 31 annonce (« la suivante question ») : le rapprochement n'est qu'une possibilité.</note></p>
<pb n="33" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170/f33.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Page de droite, un feuillet monté sur onglet ; la page de gauche de la vue est une feuille de papier blanc sans écriture, pliée. En haut à droite, « 25 », rond et appuyé, souligné d'un trait, et « 12 » d'un trait plus fin. La main paraît celle des pages d'optique et de la vue 31, écrite vite, avec de nombreuses ratures et additions interlinéaires. Le texte commence en haut de page par un signe de renvoi (une croix surmontée de trois points) et « Car cela est », sans titre : il reprend une discussion commencée ailleurs. Il porte sur la vitesse de la lumière, comparée à celle des boulets, des flèches et des étoiles. Dans la marge de gauche, écrite en long de bas en haut sur trois lignes, une longue addition de la même main. Le cachet de la bibliothèque est apposé au milieu de la page.</note></p>
<p><unclear>Car cela est</unclear></p>
<p>Puisque <del>la lumiere</del> <unclear>cette</unclear> la <unclear>meilleure</unclear> de la <unclear>perfection</unclear> &amp; il <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">nous rend dans ses <unclear>rapports</unclear> <gap reason="illegible"/></supplied> <gap reason="illegible"/> sa creature, ou du moins <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass"><gap reason="illegible"/></supplied> <unclear>respec.</unclear> &amp;c. Quant à sa creature il est facile que nous <unclear>prenions</unclear> la <unclear>premiere</unclear> <unclear>sans</unclear> une idée plus intelligible que <unclear>sera</unclear> celle du mouvement le plus <unclear>prompt</unclear> que nous puissions <del><gap reason="illegible"/></del> imaginer.
<note type="editorial" resp="#pass">les deux premières lignes sont chargées de ratures et d'additions au-dessus de la ligne, en partie illisibles ; la lecture proposée n'en donne que l'ossature.</note></p>
<p>Car si nous considerons la communication qu'a le soleil de ses rayons depuis l'orient jusques à l'occident, lors que nous le voyons dans le soleil, &amp; dans les estoilles dont elle vient jusques à nous &amp; qu'elle retourne dans sa source, &amp; dans tous les lieux du monde, suivant les corps opaques qui la font reflechir, &amp; <unclear>pour</unclear> faire <unclear>ensuite</unclear> autre <unclear>chose</unclear> &amp; toute sa course, qu'elle fait presque en <unclear>instant</unclear> sans nous <unclear>assurer</unclear> qu'elle n'a point de vitesse <unclear>determinée</unclear> qui l'egale.</p>
<p>Ce qu'il est aysé de <unclear>prouver</unclear> par l'exemple de <del><gap reason="illegible"/></del> plus grande vitesse, dont je fais <unclear>juger</unclear> <unclear>tout</unclear> <unclear>naturel</unclear>, affin que ceux qui ne sont pas accoustumez à considerer une si grande vitesse que celle de la lumiere, &amp; jugent de sa facilité.</p>
<p>Je <unclear>commence</unclear> donc par la vitesse d'un cheval, <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>lequel</unclear> le plus viste qui se puisse <unclear>trouver</unclear> <unclear>qui</unclear> <unclear>courant</unclear> la course fait seulement 21 toises en trois secondes, c'est àdire 7 toises ou 42 pieds dans le temps d'une seconde minute, de sorte que s'il pouvoit courir de la mesme vitesse la dixiesme partie d'une heure ou 6 minutes il feroit une lieue, &amp; par consequent dix lieues dans <unclear>une</unclear> heure.</p>
<p>Et parceque l'on tient <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">quelques</supplied> <unclear>levriers</unclear> ou <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass"><gap reason="illegible"/></supplied> <unclear>chiens</unclear> vont deux fois plus viste que le cheval <del><gap reason="illegible"/></del> <del><gap reason="illegible"/></del>, &amp; qu'on tient de <unclear>plus</unclear> que l'oyseau qui vole le plus viste va deux fois aussi viste que le cheval, il s'ensuit que l'oyseau fait 28 toises dans une seconde minute, ou 40 lieues dans une heure, ce qui <supplied resp="#pass">me</supplied> <unclear>semble</unclear> probable, puisque la fleche tirée horizontalement ne fait que 30 toises <del>dans deux secondes</del>, &amp; que <unclear>communement</unclear> elle va plus viste que l'oyseau, qui sans doute seroit frappé de la fleche tirée avec un arc de bois, ou du moins du matras tiré avec une arbaleste d'acier, qui ne fait que 30 toises dans une seconde.
<note type="editorial" resp="#pass">les chiffres 21, 7, 42, 28, 40 et 30 sont nets ; le raisonnement qui les relie est donné tel qu'il se lit, sans être corrigé. Le passage sur les chiens et l'oiseau est surchargé d'additions interlinéaires ; « levriers » et « chiens » sont offerts avec doute. « matras » : le trait d'arbalète.</note></p>
<p>Or l'experience <unclear>m'enseigne</unclear> que la bale d'arquebuse va <del><gap reason="illegible"/></del> 4 fois plus viste que <unclear>l'arc</unclear> <unclear>susdit</unclear>, car elle fait 120 toises dans une seconde : &amp; parcequ'il semble que nous n'ayons point <supplied resp="#pass">de vitesse</supplied> plus grande que celle qui sort du <unclear>mousquet</unclear> <unclear>ou</unclear> canon, <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass"><gap reason="illegible"/></supplied> <supplied resp="#pass">laquelle</supplied> <unclear>ne cede</unclear> <supplied resp="#pass"><unclear>peut estre</unclear></supplied> pas à la vitesse <del>du foudre</del> de la poudre ou du feu qui accompagne le tonnerre, nous la pouvons comparer à la vitesse du mouvement de la terre, si c'est elle qui fait le tour &amp; le circuit de 24 heures, car puisqu'elle a 7200 lieues en <unclear>circonference</unclear>, elle fait 300 lieues à chaque heure ou 5 lieues à chaque minute qui reviennent à 208 toises <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>à peu pres</unclear>, pour chaque seconde.</p>
<p>Cette vitesse est bien grande ; mais celle des estoilles <del><gap reason="illegible"/></del> qui font le tour du monde en 24 heures, car <unclear>nous tenons</unclear> <del><gap reason="illegible"/></del> est beaucoup plus grande si elles <unclear>sont</unclear> au firmament 14000 fois plus grand que celle de la circonference de la terre. D'où il arrive qu'il faut multiplier la mesme <unclear>nombre</unclear> de sa vitesse, &amp; partant que les estoilles qui font leur <unclear>cours</unclear> dans une <unclear>si</unclear> grande estendue de leur ciel en 24 heures font plus de <unclear>mille</unclear> <unclear>cinquante</unclear> lieues dans une seconde <unclear>quand</unclear> nous <unclear>prenons</unclear> la moindre grandeur que les <unclear>Astronomes</unclear> luy donnent au 8 ciel.
<note type="editorial" resp="#pass">« 7200 », « 300 », « 5 », « 208 », « 14000 », « 24 » sont nets. Le chiffre des lieues parcourues par les étoiles en une seconde est écrit en toutes lettres et n'est pas sûr. La page s'arrête ici.</note></p>
<p><note type="authorial" place="margin"><unclear>Mais</unclear> <unclear>Roberval</unclear> <gap reason="illegible"/> <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass"><gap reason="illegible"/></supplied> <gap reason="illegible"/> dans la <unclear>proportion</unclear> que <unclear>peut faire</unclear> <unclear>communiquer</unclear> <gap reason="illegible"/> à la <gap reason="illegible"/> <unclear>celuy</unclear> qui a tant d'<unclear>honneur</unclear> qu'il suffit de l'<unclear>avoir</unclear> pour <gap reason="illegible"/>, c'est la <unclear>perfection</unclear> par laquelle <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>. Or puisque <unclear>ce</unclear> <gap reason="illegible"/> est d'un <unclear>estre</unclear> <unclear>plus</unclear> de sa <gap reason="illegible"/> <unclear>en</unclear> <unclear>nous</unclear> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> la contemplation de cette <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> <unclear>divine</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>pour</unclear> plusieurs <gap reason="illegible"/> de <unclear>perfection</unclear> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> &amp; <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> a <gap reason="illegible"/> plus <gap reason="illegible"/>, <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>.</note>
<note type="editorial" resp="#pass">addition écrite en long dans la marge de gauche, de bas en haut, sur trois lignes, de la même main et de la même encre, sans signe de renvoi visible ; on la donne ici, après le texte. Elle est serrée contre l'onglet et presque entièrement illisible à cette résolution ; seuls quelques mots se lisent. Le premier mot abrégé, « M<hi rend="sup">r</hi> Rob. » ou « Mais », n'est pas sûr.</note></p>
<pb n="34" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170/f34.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Ouverture : à gauche, le verso du feuillet de la vue 33 ; à droite, le recto du feuillet suivant. Les deux pages sont de la même main rapide, chargées de ratures et d'additions entre les lignes, et beaucoup de mots ne se lisent qu'avec doute. La page de gauche poursuit la méditation sur la vitesse de la lumière de la vue 33 et la tourne vers les corps glorieux ; la page de droite (ci-dessous) continue sur les « douaires » des corps glorieux, puis sur la lumière qui reproduit partout l'image de son principe, et passe enfin à la portée de la vue sur le globe terrestre. Dans la marge de gauche de la page de gauche, une petite figure : un cercle lettré A, B, C, D, et ses deux diamètres. En haut à droite de la page de droite, « 26 », rond et appuyé, et « 13 », plus fin.</note></p>
<p>Car si nous prenons celle qui luy est necessaire lors que <unclear>l'on suppose</unclear> les 7 planettes ordinaires ne doit estre pris que pour un point à son egard, nulle raison <unclear>n'empesche</unclear> que nous ne le supposions cent milliers de fois plus grand ; de sorte que son diametre <unclear>seroit</unclear> 100000000 fois celuy de la terre, ou <unclear>pourroit</unclear>, <supplied resp="#pass">s'il ne falloit</supplied>, <unclear>le nombre</unclear> des milliers de fois plus grand que le precedent pour <gap reason="illegible"/> sa grandeur.
<note type="editorial" resp="#pass">la construction de cette phrase n'est pas assurée ; « 100000000 » est net.</note></p>
<p>Ce qui augmentera sa vitesse en mesme proportion, &amp; luy fera faire plus de chemin dans une seconde, qu'elle n'en a fait depuis qu'elle a esté creée jusques à present.</p>
<p>Or bien que cette vitesse semble incomparable, elle ne l'est pas si on la compare à celle d'une <gap reason="illegible"/>, quand on l'applique à la vitesse de la lumiere laquelle semble estre la plus grande de toutes les possibles &amp; surpasser toutes les autres, voire <unclear>la surpasse infiniment</unclear> <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>en</unclear> toutes sortes de façons.</p>
<p><del>Cette vitesse de la lumiere se <gap reason="illegible"/> plus <gap reason="illegible"/></del> par la figure du cercle ABCD, <del><gap reason="illegible"/></del> supposé qu'il soit egal au plus grand cercle de l'univers &amp; qu'il comprenne tout l'espace creé, de sorte que le diametre DB soit <del>infiniment</del> 100000000 fois <del>autant</del> plus grand que l'espace <del><gap reason="illegible"/></del> du pole arctique à l'antarctique, il est clair que si le soleil, ou une estoille, ou tel autre luminaire qu'on voudra est imaginé en tel point, comme au point D, d'où il envoye sa lumiere jusques à B, &amp; que s'il trouve <del><gap reason="illegible"/></del> un corps reflechissant de B en A, &amp; d'A en C, &amp; de C en D, &amp; ainsi à l'infini, <unclear>nous verrons</unclear> tout ce chemin DBACD, &amp; un million d'autres semblables, en un temps si court &amp; si imperceptible que nous ne le pouvons mieux signifier que par un instant ou un moment.
<note type="editorial" resp="#pass">« DBACD » est net.</note></p>
<p>Et si <supplied resp="#pass">nous</supplied> <unclear>l'on</unclear> considerons le rayonnement d'un point lumineux en D, ou en B, ou en tel autre point de la circonference de ce cercle, ou de la surface de ce globe <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass"><unclear>tournant</unclear> <unclear>tout</unclear> <unclear>autour</unclear></supplied>, qu'il remplit dans un moment toute la solidité de cet espace, sans qu'il se puisse trouver aucun point où il ne pousse un rayon ; de sorte que cette sphere d'espace est toute remplie de lumiere.</p>
<p>Ne pouvons nous pas conclure que <unclear>le</unclear> corps glorieux a le don, ou la <unclear>vertu</unclear> d'agilité, par laquelle il peut aller aussi viste que la lumiere ? &amp; <del><gap reason="illegible"/></del> la <unclear>clarté</unclear> ou la lumiere ne luy peut elle pas aussi bien estre attribuée ? <supplied resp="#pass">qui le <unclear>rend</unclear></supplied> <del><gap reason="illegible"/></del> qu'il peut <del><gap reason="illegible"/></del> tellement <unclear><gap reason="illegible"/></unclear> qu'il fera paroistre ou disparoistre sa lumiere quand il luy plaira.
<note type="editorial" resp="#pass">deux questions, chacune fermée par un point d'interrogation ; le verbe avant « qu'il fera paroistre » est surchargé.</note></p>
<p>Car 2 <del><gap reason="illegible"/></del> proprietez des corps <unclear>bienheureux</unclear> estant posées, il est evident <del><gap reason="illegible"/></del> qu'il peut <del><gap reason="illegible"/></del> tellement remplir le ciel &amp; la terre, à nostre egard, que nous le verrons &amp; le toucherons par tout. <supplied resp="#pass"><gap reason="illegible"/></supplied> nous pouvons <unclear>imaginer</unclear> qu'il <supplied resp="#pass"><gap reason="illegible"/></supplied> <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass"><unclear>sa vitesse</unclear></supplied> <del><gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/> sa puissance <gap reason="illegible"/></del> ; car pour oster le moment qui semble incomparable, <unclear>puisqu'il</unclear> faut <unclear>un moment</unclear> ou <gap reason="illegible"/> pour <unclear>comprendre</unclear> un si grand <unclear>univers</unclear>, <unclear>supposons</unclear> <del><gap reason="illegible"/></del> le temps d'un <supplied resp="#pass"><unclear>battement</unclear></supplied> <gap reason="illegible"/> qui est la soixantiesme partie d'une seconde minute, &amp; que <del><gap reason="illegible"/></del> pendant ce temps le corps glorieux <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">passe</supplied> par toutes les lignes <unclear>de l'espace</unclear> total de la sphere ABCD, par lesquelles le rayon du luminaire D passe dans <unclear>un</unclear> moment, <unclear>il</unclear> peut <unclear>remplir</unclear> le tout dudit espace, <unclear>estre</unclear> <unclear>touché</unclear> par le corps glorieux, puisqu'il n'y a nul espace où il ne soit dans le temps d'une tierce.
<note type="editorial" resp="#pass">« tierce » : la soixantième partie d'une seconde, comme la phrase le dit ; le dernier mot est écrit en abrégé et la lecture en est offerte par le sens. Toute la fin de cette page est surchargée ; la lecture n'en donne que l'ossature.</note></p>
<p><note type="editorial" resp="#pass">Page de droite de la vue 34.</note></p>
<p>Et si nous voulons supposer qu'il ait le douaire ou la proprieté d'impassibilité, il <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>les</unclear> <unclear>pourra</unclear> <gap reason="illegible"/> tous les autres corps <del><gap reason="illegible"/></del> glorieux qu'il rencontrera s'il <unclear>jouit</unclear> de l'autre douaire de subtilité, par laquelle il passera à travers tout autre <del><gap reason="illegible"/></del> corps <unclear>comme</unclear> le rayon <unclear>passe</unclear> <unclear>par</unclear> le verre ou le cristal, sans qu'il <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>l'empesche</unclear>.
<note type="editorial" resp="#pass">« douaire » : les dons du corps glorieux (impassibilité, subtilité, agilité, clarté), dans la langue des théologiens ; le mot revient plus bas.</note></p>
<p>Enfin si nous supposons que ces proprietez soient tellement en la disposition des <unclear>bienheureux</unclear> qu'ils les puissent oster ou les <unclear>reprendre</unclear> selon <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>leur volonté</unclear>, qu'ils les <unclear>puissent</unclear> <unclear>donner</unclear> comme ils voudront, <unclear>il s'ensuit</unclear> qu'un corps glorieux peut <unclear>estre</unclear> lumineux à toutes les <unclear>heures</unclear> ; car lors qu'il <del><gap reason="illegible"/></del> voudra, allant de la grande vitesse dont nous avons parlé, il se voudra seulement rendre lumineux dans <unclear>la</unclear> partie du monde où il luy plaira, &amp; il sera <unclear>luy mesme</unclear> <supplied resp="#pass"><unclear>donnera</unclear></supplied> <del><gap reason="illegible"/></del> plus ou moins de clarté, s'il a la puissance de <unclear>la modifier</unclear> <del><gap reason="illegible"/></del> comme il luy plaira.</p>
<p>D'où il est aysé de conclure beaucoup d'autres choses en faveur de la <unclear>perfection</unclear> du corps glorifié <unclear>nostre</unclear> <unclear>felicité</unclear>.</p>
<p>Mais avant que de quitter la lumiere, nous pouvons remarquer qu'elle sert particulierement à produire l'image de son principe dans tous les lieux du monde, comme si elle estoit à la <unclear>representer</unclear> &amp; reproduire par tout, &amp; à la representer d'une immensité pour remplir <del>tout</del> le monde <unclear>entier</unclear>.</p>
<p>Car si elle trouvoit tous les corps qu'elle frappe, polis comme <del><gap reason="illegible"/></del> doit estre dans la <unclear>surface</unclear> d'un miroir parfait, nous ne verrions rien que l'image de son principe par exemple, que le soleil, <del><gap reason="illegible"/></del> si la lumiere en <unclear>parloit</unclear>, de sorte que chaque miroir qu'il frappe <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>luy</unclear> <unclear>rendroit</unclear> <gap reason="illegible"/> <del><gap reason="illegible"/></del> l'impression : de sorte que les couleurs ne sont autre chose que la lumiere diversement reflechie par une infinité de petits miroirs de chaque corps <supplied resp="#pass">qui ne sont pas assez polis</supplied>, qui <unclear>feroient</unclear> <unclear>voir</unclear> <unclear>continuellement</unclear> le corps solide du soleil, ou des autres principes de la lumiere.
<note type="editorial" resp="#pass">l'image du miroir parfait qui renvoie la lumière à sa source est déjà celle de la bande de la vue 27.</note></p>
<p>Et s'il nous est permis de nous <unclear>eslever</unclear> plus haut, nous pouvons dire que toutes les creatures <unclear>n'ont</unclear> point d'autre but principal que de nous representer leur principe, &amp; que toutes leurs actions <unclear>tendent</unclear> à <unclear>publier</unclear> <unclear>sa</unclear> <unclear>bonté</unclear>, sa puissance &amp; sa bonté <unclear>infinie</unclear> par tout l'espace <unclear>creé</unclear>, qu'elle <unclear>remplisse</unclear>, soit fini ou infini.</p>
<p>Or je <unclear>veux</unclear> achever cette lettre par la consideration d'un seul rayon, qui par l'effet nous pouvons <unclear>recognoistre</unclear>, quand il nous plaira, <unclear>trouver</unclear> la grandeur de toute la terre, &amp; par lequel un homme posté sur <supplied resp="#pass"><gap reason="illegible"/></supplied> <unclear>sa</unclear> <unclear>tour</unclear> <unclear>de</unclear> la lune ou d'une <del>autre</del> estoille, peut reconnoistre, par la <unclear>veue</unclear> seulement, qu'il est plus sur la terre <gap reason="illegible"/> <unclear>que</unclear> <unclear>luy</unclear> <gap reason="illegible"/> qu'il <unclear>visite</unclear> des <unclear>planettes</unclear>, &amp; d'autres corps semblables aux nostres dans d'autres globes.
<note type="editorial" resp="#pass">« achever cette lettre » : lecture offerte avec doute, mais elle ferait de ces feuillets une lettre. Tout le paragraphe est écrit très vite ; la construction n'est pas assurée.</note></p>
<p>Soit donc le globe terrestre ABC, &amp; <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">que nostre oeil soit eslevé</supplied> de 6 pieds <del><gap reason="illegible"/></del> au dessus de sa surface, par exemple en D, lors que nous <unclear>regardons</unclear> une <unclear>allée</unclear> <del>d'une lieue de long</del>, ou un estang ou riviere d'une lieue de long, ou moins. <del><gap reason="illegible"/></del> Si nous <unclear>voulons</unclear> <unclear>sçavoir</unclear> le lieu où nous commençons à ne voir plus rien sur la terre ou sur l'eau, soit la <unclear>lumiere</unclear> <unclear>partant</unclear> d'une chandelle ou de quelque autre corps <unclear>lumineux</unclear>, qui est de 6 pieds <unclear>eslevé</unclear> au lieu où nous commençons de voir la surface de ce globe, par exemple au point F, cet espace, <del><gap reason="illegible"/></del> c'est àdire la ligne AF, <del>qui n'est pas sensiblement</del> <unclear>peut</unclear> <unclear>estre</unclear> supposée egale au rayon DF, parceque leur difference ne nous est pas sensible, veu d'autre <unclear>part</unclear> le diametre AB ;
<note type="editorial" resp="#pass">dans la marge de gauche, en regard, une figure : un cercle de diamètre vertical AB, un point E au-dessus de A sur le diamètre prolongé, une droite menée de E et tangente au cercle en C, une autre courte droite de D à F, F sur le cercle près de A. Le texte nomme D l'œil, F et C des points de la surface ; la figure porte les lettres E, D, A, F, C, B.</note></p>
<p>Ce que je prouve parceque le quarré du rayon DF ou de la distance AF, que nous prenons ici pour la mesme chose, est egal au rectangle de BDA, de sorte qu'ayant quarré <del><gap reason="illegible"/></del> la distance AF <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>
<note type="editorial" resp="#pass">la page s'arrête ici en pleine phrase ; la suite est au verso de ce feuillet, page de gauche de la vue 35 (« Car puisque AD la hauteur de nostre oeil… »).</note></p>
<pb n="35" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170/f35.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Ouverture : à gauche, le verso du feuillet paginé 26 (vue 34, page de droite) ; à droite, le recto du feuillet suivant, avec un béquet rabattu sur son milieu. La page de gauche achève la lettre des vues 33–35 ; elle est donnée ici. La page de droite est donnée à la vue 36, où le béquet est relevé. Dans la marge de gauche de la page de gauche, en haut, la figure de la vue 34 reprise en petit : un cercle de diamètre vertical, lettres D, A, G, C, B. Le béquet de la page de droite porte une figure à la plume : un trapèze allongé, la base supérieure lettrée A, K, E, B, deux diagonales, un cercle inscrit, et au-dessous des droites convergeant vers un point I, lettres C, F, D ; le cachet de la bibliothèque y est apposé.</note></p>
<p>Car puisque <del>AD</del> la hauteur de nostre oeil est supposée d'une toise, &amp; la distance <supplied resp="#pass"><gap reason="illegible"/></supplied> <del><gap reason="illegible"/></del> AF ou DF d'une lieue ; &amp; que la lieue a 2500 toises, <unclear>veu</unclear> qu'elle <unclear>a</unclear> la lieue depuis la <unclear>Bastille</unclear> jusques au Chasteau <unclear>du</unclear> Bois de Vincennes, il s'ensuit que le rectangle BAD contiendra 6250000 toises, à sçavoir autant qu'une lieue en quarré : &amp; parceque ce rectangle n'aura pas plus de largeur que d'une toise, &amp; qu'elle ne multiplie point, le diametre BA aura six millions deux cens cinquante mille toises, <unclear>moins une</unclear>, qui ne doit pas nous faire changer de nombre, <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">dont</supplied> si nous <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">prenons</supplied> <del><gap reason="illegible"/></del> la moitié AG, le rayon de la terre sera de 3125000 toises, lesquelles <unclear>font</unclear> 1250 lieues.
<note type="editorial" resp="#pass">la lieue est prise de 2500 toises ; le calcul est juste : <formula notation="TeX">2500^2 = 6\,250\,000</formula>, et la moitié, <formula notation="TeX">3\,125\,000</formula> toises, fait 1250 lieues. Le lieu de la mesure, « depuis la Bastille jusques au Chasteau du Bois de Vincennes », n'est lu qu'avec doute.</note></p>
<p>D'où il est aysé de trouver la grandeur du tour de la terre <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass"><gap reason="illegible"/></supplied> <unclear>plus</unclear> <unclear>grande</unclear>, puisqu'il <del><gap reason="illegible"/></del> est à BA, comme 22 à 7 : de sorte qu'il ne faut que prendre 3 fois AB avec une septiesme partie d'iceluy AB, <del>qui fait <gap reason="illegible"/></del> ou faire que comme 7 est à 22, ainsi soit le diametre AB de 2500 à 7857 <formula notation="TeX">\frac{1}{7}</formula> lieues, qui donnent <del><gap reason="illegible"/></del> le tour de la terre.
<note type="editorial" resp="#pass"><formula notation="TeX">2500 \times 22/7 = 7857\frac{1}{7}</formula> : le calcul est juste.</note></p>
<p>Et parceque le soleil est plus grand, le rayon visuel DF sera plus grand, comme il sera <unclear>moindre</unclear> <gap reason="illegible"/> <unclear>pour ceux</unclear> qui ne seront pas sur la terre. <del><gap reason="illegible"/></del></p>
<p>Je sçais que l'observation sera d'autant plus exacte que l'oeil sera plus eslevé sur la terre, à raison que l'angle de la vision sera d'autant plus aigu ; mais il suffit que je vous aye fait voir la subtilité de la lumiere, à qui le rayon DF est essentiel, &amp; que vous puissiez prendre les lieux avantageux <del><gap reason="illegible"/></del> comme sont les plus hautes tours, &amp; les montagnes, quoy que la grande distance qu'il y a de leurs sommets soit bien difficile à mesurer, pour avoir la longueur du rayon optique : &amp; que les <unclear>moindres</unclear> <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>servent</unclear> aussi pour <unclear>sçavoir</unclear> les distances, <del><gap reason="illegible"/></del> &amp; que la moindre hauteur ne <unclear>soit</unclear> point plus <unclear>basse</unclear> que 3 pieds, ou <gap reason="illegible"/> <unclear>environ</unclear> de la hauteur, &amp; qu'on peut baisser l'oeil D jusques à ce qu'il <unclear>rase</unclear> la riviere, ou les estangs, <unclear>pendant</unclear> par un lieu de longueur.</p>
<p>Je laisse mille considerations <del><gap reason="illegible"/></del> utiles &amp; agreables de peur de vous ennuyer par une si longue lettre, qui suffit pour vous persuader que la science de l'optique merite d'estre prisée, &amp; qu'elle fournit autant ou plus de sujets pour nous eslever à Dieu, qu'aucune autre science, ce qui <unclear>me</unclear> persuade que vous la cherirez, &amp; que vous ne serez pas marry que j'aye employé quelque temps à la rendre françoise pour ceux qui n'entendent point d'autre langue.
<note type="editorial" resp="#pass">la lettre finit ici, sans formule ni signature ; le bas de la page est blanc. Elle se donne pour la présentation d'une optique mise en français (« à la rendre françoise ») ; ni l'auteur, ni le destinataire, ni l'ouvrage ne sont nommés sur ces pages. Le rapprochement avec les propositions d'optique des vues 21–29 est possible, mais la lettre ne le fait pas.</note></p>
<pb n="36" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170/f36.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">La même ouverture que la vue 35, le béquet de la page de droite relevé vers la gauche : on n'en voit que le dos, avec un petit papillon blanc collé dessus. La page de gauche est celle de la vue 35, donnée là. La page de droite, recto d'un nouveau feuillet, commence sous le titre « Propositions » ; elle est de la même main, plus posée. En haut à droite, « 40 », d'un trait fin, et plus bas « 28 », rond et appuyé. C'est la première fois dans ce lot que le petit nombre est au-dessus du grand, et que le petit dépasse le grand : voir l'en-tête. Le cachet de la bibliothèque est apposé au milieu de la page.</note></p>
<p>Propositions
<note type="editorial" resp="#pass">titre, en haut à droite de la page.</note></p>
<p>Les rayons tombans d'un corps lucide sur un <del><gap reason="illegible"/></del> plan diaphane different en transparence du milieu par où ils passent pour y tomber, se rompent tous de mesme façon, <del><gap reason="illegible"/></del> si leur cheute fait des angles egaux, &amp; s'ils font des angles differens ils se rompent <del><gap reason="illegible"/></del> differemment.
<note type="editorial" resp="#pass">énoncé tenu dans une accolade.</note></p>
<p>Soit le corps lucide AB, qui envoye ses rayons <del><gap reason="illegible"/></del> passans par l'air ABCD sur le plan CD du cristal CFDGC, dont la premiere surface CD est droite, &amp; plate, &amp; la seconde CGD est courbe, soit que sa courbeure soit spherique ou hyperbolique, car cela n'est pas maintenant en question.</p>
<p>L'experience enseigne que tous les rayons AKE, &amp; ceux qui tombent à plomb sur la glace CD du diaphane CFD, passent à travers sans se rompre, &amp; <unclear>les</unclear> autres se rompent sur cette surface CD comme l'on void aux rayons BM, &amp; AO, car au mesme moment que <del><gap reason="illegible"/></del> le rayon BM <del><gap reason="illegible"/></del> rencontre au point M de la surface FD, <unclear>à cause de</unclear> l'inclinaison du rayon BM, il se <unclear>plie</unclear> pour aller au point N, où il se <del><gap reason="illegible"/></del> rompt encore à cause de la ligne courbe GD, qu'il rencontre au point N.</p>
<p>Les rayons BC, &amp; AD se rompront encore davantage, parceque les angles qu'ils font avec la ligne CD sont plus <supplied resp="#pass">differens</supplied> <del><gap reason="illegible"/></del> des angles droits que font les rayons qui tombent à plomb.</p>
<p>Mais il est plus difficile de trouver combien chaque rayon se rompt plus ou moins l'un que l'autre ; nous <unclear>sçavons</unclear> seulement icy que les rayons de chaque costé qui tombent à pareils angles se rompent en telle sorte qu'ils se doivent rencontrer dans un mesme point ; par exemple <del><gap reason="illegible"/></del> si le rayon AC se rompt par la rencontre de la convexité du verre CL, en I, le rayon BD se rompra de mesme de D en I, où il se rencontrera.</p>
<p>Et si le rayon BM <supplied resp="#pass">du costé droit</supplied> se rompt tellement aux points M &amp; N qu'il aille en I, le rayon du costé gauche <unclear>sera</unclear> <unclear>comme</unclear> DA en O. Et si le rayon B se rompoit de CDH, son <unclear>correlatif</unclear> AD l'iroit aussi trouver en H, &amp; ainsi de tous les autres ; de sorte que si apres que tous les rayons qui tombent à plomb sur CD, <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">par exemple</supplied> les 7 qui sont icy paralleles au droit BD, ont <del><gap reason="illegible"/></del> traversé <del>&amp; qu'ils passent <gap reason="illegible"/></del> CD sans se rompre, <del><gap reason="illegible"/></del> rencontroient une surface courbe, comme CGD, sur laquelle ils tombassent tous à angles egaux, ils se ramasseroient tous dans un mesme point, comme il arrive en cette figure qu'ils se <unclear>reunissent</unclear> <supplied resp="#pass">tous</supplied> au point I.
<note type="editorial" resp="#pass">« le rayon B se rompoit de CDH » est donné tel qu'il se lit ; la lettre qui suit B n'est pas écrite.</note></p>
<p>Nous <del><gap reason="illegible"/></del> monstrerons apres que cette ligne <supplied resp="#pass">circulaire</supplied> <unclear>doit</unclear> estre hyperbolique &amp; que la <del><gap reason="illegible"/></del> spherique <unclear>s'approche</unclear> d'autant plus qu'elle est prise sur un plus grand cercle.
<note type="editorial" resp="#pass">« circulaire » est écrit au-dessus de la ligne, sans signe d'insertion net.</note></p>
<p>Proposition</p>
<p>Expliquer pourquoy se rompent les rayons par la rencontre d'un diaphane different de celuy d'où ils <unclear>partent</unclear>, ou par <del><gap reason="illegible"/></del>
<note type="editorial" resp="#pass">énoncé souligné d'un trait continu, la fin biffée.</note></p>
<p>Puisque nul ne doute que la lumiere ne se rompe lors qu'elle rencontre un milieu different en transparence, &amp; d'ailleurs <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>c'est</unclear> dans l'onziesme prop. de l'optique suivant l'experience qui sert de fondement à nostre discours, <supplied resp="#pass">à sçavoir</supplied> <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>nous</unclear> n'expliquerons la cause, comme <del><gap reason="illegible"/></del> avons fait en parlant de la reflexion : &amp; puis nous <unclear>dirons</unclear> <del>quelle est</del> <unclear>precisement</unclear> les loix de cette refraction, c'est àdire à quels angles elle se fait <del>suivant la <gap reason="illegible"/></del> dans les differentes inclinations du rayon entrant dans le diaphane, ou en sortant des mesmes diaphanes, car il se rompt <del><gap reason="illegible"/></del> aussi bien en sortant qu'en entrant.
<note type="editorial" resp="#pass">« l'onziesme prop. de l'optique » : lecture offerte avec doute ; la ligne est une addition interlinéaire serrée. Le texte s'arrête ici ; le bas de la page est blanc.</note></p>
<pb n="38" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170/f38.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Ouverture : à gauche, une feuille de papier blanc sans écriture ; au milieu, deux onglets de montage ; à droite, le recto d'un feuillet de la main des vues 21–36, écrit sur son tiers supérieur seulement. En haut à droite, « 30 », rond et appuyé, et plus haut « 39 », d'un trait plus fin. Le cachet de la bibliothèque est apposé dans le texte. La page de gauche de la vue 37, verso du feuillet paginé 28, et la page de droite de la même vue, blanche et numérotée 29, ne portent que la transparence du recto.</note></p>
<p>Proposition XXII.</p>
<p>Expliquer pourquoy si l'air fait faire refraction à la lumiere, &amp; si elle peut passer par le vuide.
<note type="editorial" resp="#pass">énoncé souligné d'un trait continu.</note></p>
<p>La premiere partie de cette proposition appartient à la dioptrique, c'est pourquoy je n'en parle icy qu'en general, &amp; dis seulement qu'elle se rompt en y tombant obliquement, <unclear>si l'esprit</unclear> <unclear>premier</unclear> <unclear>certain</unclear> par où passe la lumiere du soleil, ou des autres astres, par exemple l'ether qui est depuis le soleil jusques à nostre atmosphere, est plus subtil &amp; moins opaque <del><gap reason="illegible"/></del> ou plus diaphane que l'air ; de sorte qu'il se peut faire que le rayon se rompe plusieurs fois depuis sa source, jusques à ce qu'il arrive à nous suivant les differentes vapeurs ou atmospheres qu'il peut rencontrer, &amp; specialement à ceux des astres qui sont plus proches de nous que le soleil.</p>
<p>Mais parceque nous ne pouvons parler de ce qui est ailleurs, &amp; que quand nostre atmosphere seroit <unclear>cause</unclear> de la moitié des rayons solaires <del><gap reason="illegible"/></del> <unclear>refraction</unclear> dans les luminaires, <unclear>nous ne</unclear> <unclear>pourrions</unclear> <unclear>la</unclear> trouver, je laisse cette partie à la <unclear>subtile</unclear> <unclear>curiosité</unclear> : si ce n'est <unclear>qu'on</unclear> <unclear>veuille</unclear> <unclear>par</unclear> <unclear>ce</unclear> <supplied resp="#pass"><gap reason="illegible"/></supplied> <unclear>calculer</unclear> la force du soleil du midy <del><gap reason="illegible"/></del> quand le soleil est vertical, comparée à celle du matin ou du soir, &amp; des autres heures du jour, <supplied resp="#pass">quand</supplied> le soleil nous frappe obliquement.
<note type="editorial" resp="#pass">le passage « quand nostre atmosphere … la trouver » est écrit vite et chargé ; la lecture n'en donne que l'ossature.</note></p>
<p>Quant à l'autre partie,
<note type="editorial" resp="#pass">le texte s'arrête là, au milieu de la page, sur une virgule ; le reste du feuillet est blanc. Rien de la suite n'est dans ce lot.</note></p>
<pb n="39" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170/f39.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Page de droite : une feuille de garde moderne, sans texte ancien, qui sépare deux parties du volume. Au milieu, à l'encre, sur deux lignes, « Pascal / autographe », et au-dessous, d'une autre encre ou au crayon, « et copies ». En bas à gauche, « Libri 1848 » ; en bas à droite, « FR. nouv. acq. 5176 ». En haut à droite, un grand « 35 » tracé d'un trait large et, au-dessous, « 31 », rond et appuyé. La page de gauche de la vue est le verso blanc du feuillet de la vue 38, le recto y transparaissant. Ce feuillet est une marque de classement, non un texte : il est signalé ici parce qu'il annonce ce qui suit, et rien de ce qu'il dit n'est repris comme attribution.</note></p>
<pb n="40" facs="https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100900170/f40.item"/><p><note type="editorial" resp="#pass">Page de droite : un feuillet d'une autre main que tout ce qui précède dans ce lot, une cursive ronde, penchée, régulière, à l'encre noire, sur un papier bruni, taché et froissé ; le coin supérieur droit, sombre et plissé, cache la fin de plusieurs lignes. En haut à droite, « 32 », d'un trait appuyé, le 3 surélevé, et à sa gauche, plus bas, « 23 » ; voir l'en-tête. La page de gauche de la vue est une feuille blanche, sans écriture. Le cachet de la bibliothèque (« R.F. ») est apposé dans la marge de gauche. Dans la même marge, à mi-hauteur, une petite bande de papier collée porte une note de neuf ou dix lignes, très serrée, qui n'a pas été lue. Le sujet est la règle des partis au jeu. Rien n'y nomme l'auteur.</note></p>
<p><gap reason="illegible"/> <unclear>Sy</unclear> <gap reason="illegible"/> Jeux a <unclear>Brin</unclear> <unclear>J'ay</unclear> <unclear>les</unclear> <formula notation="TeX">\frac{3}{4}</formula> de tout l'argent. partant Il y a a <gap reason="illegible"/> 3 contre <unclear>1</unclear> que <gap reason="illegible"/>
<note type="editorial" resp="#pass">ligne ajoutée en tête de la page, au-dessus du titre, d'une encre plus noire, dans la partie brunie et plissée du bord ; plusieurs mots sont perdus dans la tache. Sous son début, un mot seul, « Espargne » ou « Esperance », n'a pas été lu sûrement.</note></p>
<p>Regle <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">auxquelles</supplied> se peuvent rapporter les partis
<note type="editorial" resp="#pass">titre, centré. « auxquelles » est écrit au-dessus d'un mot biffé.</note></p>
<p>Sy mon <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">hasard</supplied> est egale d'y gagner (par Ex.) 10, ou 12 — cela me vaut 11 — c'est à dire tousjours la moitié des deux <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">hasards</supplied> ou esperances.
<note type="editorial" resp="#pass">« hasard » et « hasards » sont écrits au-dessus de mots biffés. Le chiffre après « vaut » paraît « 11 » par le sens ; il est écrit en deux traits courbes et peut se lire autrement.</note></p>
<p>Et ainsy quand on propose. vous aurés 10, ou vous aurés 12, Il m'appartiendra 11. ce qui <unclear>fait</unclear> <gap reason="illegible"/> <gap reason="illegible"/>
qui est que mon esperance dans le party vaut une telle somme ou nombre, qu'y ayant <unclear>un</unclear> <unclear>semblable</unclear> <gap reason="illegible"/>
et le jouant contre <unclear>luy</unclear> egal, <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">a condition</supplied> que le gagnant donne au perdant la plus petite somme, je me <unclear>tiendray</unclear> <gap reason="illegible"/>
tousjours dans la mesme esperance d'avoir le mesme party qu'on m'a proposé.
<note type="editorial" resp="#pass">les fins de ces trois lignes disparaissent dans le coin bruni et plissé du feuillet. « a condition » est écrit au-dessus d'un mot noirci.</note></p>
<p>Par Ex. on me donne a choisir au hasard entre deux sommes cachées, l'une de 9, l'autre de 13. <gap reason="illegible"/>
cela vaut autant que 11. parceque Jouant 11 contre 11 a condition que le gagnant donne 9 au perdant
je reviens a la mesme esperance que j'avois auparavant qui est d'avoir tousjours 9 ou 13. car sy je
gagne j'auray 22 dont donnant <del><gap reason="illegible"/></del> 9 au perdant j'auray <del><gap reason="illegible"/></del> encor 13. sy je perds j'ay les 9 que
me <unclear>revient</unclear>.
<note type="editorial" resp="#pass">« 22 dont donnant 9 » : le chiffre avant « au perdant » est biffé et récrit.</note></p>
<p>Mais plus court, et moins embrouillé. Il n'y a qu'a dire que des deux partis proposés
j'ay desja seurement le moindre, et Il n'y a qu'a partager par moitié l'excedant du plus grand <gap reason="illegible"/>
moindre, et l'adjouster au moindre — pour faire a <unclear>chacun</unclear> ce qui <unclear>leur</unclear> revient.
<note type="editorial" resp="#pass">« l'excedant du plus grand » : la fin de la ligne est prise dans le pli du coin droit.</note></p>
<p>ainsy quand j'ay hasard egal a tirer 9 ou 13. j'ay desja seurement 9 quoy qu'arrive, Et
le hasard est egal d'avoir aussy tost 13 que 9, sy on veut quitter sans que je tire Et partagions a<gap reason="illegible"/>
est deu a chacun, Il est certain que pouvant avoir aussy tost 13 que 9 Il faut partager entre nous les <gap reason="illegible"/>
dont 13 excede 9, qui seront 2 pour moy, Et avec 9 font 11. ce qui est le mesme que l'autre Regle.
<note type="editorial" resp="#pass">les derniers mots des lignes sont pris dans le coin bruni ; le mot perdu à la fin de l'avant-dernière ligne est le nombre dont 13 excède 9.</note></p>
<p>de mesme si le hasard n'est pas egal et que j'aye par exemple 2 pour avoir 13 contre
1 pour n'avoir que 9 il faut partager l'excedent en 3 parties et m'en donner deux &amp;c.
<note type="editorial" resp="#pass">ces deux lignes sont d'une autre encre et d'un trait plus gros, plus droit, sans les liaisons de la main du feuillet : une addition, peut-être d'une autre main, serrée entre le paragraphe et le titre suivant.</note></p>
<p>Exemples suivant ces Regles</p>
<p>En 2 Jeux combien vaut le 1<hi rend="sup">er</hi>.
<note type="editorial" resp="#pass">titre et sous-titre, centrés.</note></p>
<p>Je joue contre quidam 6 escus en 2 jeux. J'ay le premier jeu, Et nous voulons quitter, combien me <gap reason="illegible"/>
il. c'est 9. car sy je faisois encor <del><gap reason="illegible"/></del> <supplied resp="#pass">le</supplied> jeu suivant j'ay 12 Et luy rien — s'il le fait j'ay encor 6, Et luy <gap reason="illegible"/>
or le hasard est egal a chacun pour ce jeu la. donc mon esperance est egale pour avoir 12, ou pour
avoir 6. — donc partageant les deux esperances par moitié j'ay 9, Et luy 3. (qui est la premiere Regle) ou <gap reason="illegible"/>
j'ay desja seurement 6, Et j'ay hasard egal pour les 6 autres — donc en quittant le jeu Il me revient la <gap reason="illegible"/>
de les 6 autres qui est 3 Et joint a 6 font 9 (qui est la 2<hi rend="sup">e</hi> Regle.) — Et pour achever de rapporter <gap reason="illegible"/>
chose a la premiere Regle Il faut dire, sy je joue 9 contre 9 a condition que celuy qui gagnera
donnera 6 a l'autre, Il est certain que je reviens encor a ma premiere esperance d'avoir 12, ou 6.
<note type="editorial" resp="#pass">les fins de lignes sont prises dans le bord bruni du feuillet. « 1<hi rend="sup">er</hi> » : « le 1<hi rend="sup">er</hi> » jeu. Les parenthèses sont de l'auteur.</note></p>
<p>or puisque j'ay 9 contre 3 sy un autre veut prendre mon jeu Il me doit donner 9 — ou sy <unclear>voulant</unclear>
<unclear>vous</unclear> gager que je gagneray tout, Il doit mettre 3 contre 9.</p>
<p>Pour d'autres exemples a plusieurs Jeux Il faut prendre premierement les Regles suivantes</p>
<p>I Regle. a chaque jeu chacun joue jeu egal, dans un hasard egal.</p>
<p>2 <del>Celuy <gap reason="illegible"/></del> <del>Pour</del> voir combien revient a chacun quand on joue en plusieurs jeux
Il ne faut que reduire la partie en sorte qu'il faille 2 jeux a l'un pour
gagner, et a l'autre seulement un, auquel cas celuy cy a les <formula notation="TeX">\frac{3}{4}</formula> de la
somme. Et suivre apres cela les Regles precedentes.
<note type="editorial" resp="#pass">« Celuy <gap reason="illegible"/> » est biffé en tête de la règle 2, et le mot suivant l'est aussi. La fraction <formula notation="TeX">\frac{3}{4}</formula> est à la marge, prise dans le pli.</note></p>
<p>Exemple — on joue en 3 jeux 8 escus contre 8 autres</p>
<p>Le premier jeu vaudra <formula notation="TeX">\frac{3}{16}</formula> si A le gagne Il luy revient <formula notation="TeX">\frac{11}{16}</formula> — Et a B seulement <formula notation="TeX">\frac{5}{16}</formula></p>
<p>Le second jeu vaut encor <formula notation="TeX">\frac{3}{16}</formula> — A le gagnant a <formula notation="TeX">\frac{14}{16}</formula> Et B <formula notation="TeX">\frac{2}{16}</formula></p>
<p>Le 3. jeu vaut <formula notation="TeX">\frac{2}{16}</formula>
<note type="editorial" resp="#pass">les dénominateurs ont un premier chiffre à trait d'attaque qui se lit aussi bien 2 que 1 ; les sommes des deux parts (<formula notation="TeX">11 + 5</formula>, <formula notation="TeX">14 + 2</formula>, <formula notation="TeX">12 + 4</formula>) donnent 16, et c'est la lecture retenue.</note></p>
<p>Sy A le gagne Il a tout</p>
<p>Sy B. A a encor <formula notation="TeX">\frac{12}{16}</formula> Et B <formula notation="TeX">\frac{4}{16}</formula></p>
<p>La mesme par les Regles est cecy
<gap reason="illegible"/> A a 2 <gap reason="illegible"/> a <gap reason="illegible"/> on veut sçavoir ce qui luy revient <gap reason="illegible"/> Il faut dire <gap reason="illegible"/>
<note type="editorial" resp="#pass">les deux dernières lignes courent sur le bord inférieur du feuillet, bruni et plissé ; seuls quelques mots se lisent. La suite, s'il y en a une, est au verso, hors de ce lot (vue 41).</note></p>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
